Riehen

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Riehen
Blason de Riehen
Héraldique
L'église de Riehen
L'église de Riehen
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Bâle-Ville
Maire Willi Fischer
NPA 4125
N° OFS 2703
Démographie
Population 20 539 hab. (31 décembre 2009)
Densité 1 891 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 07″ N 7° 39′ 00″ E / 47.5853, 7.65 ()47° 35′ 07″ Nord 7° 39′ 00″ Est / 47.5853, 7.65 ()  
Altitude 311 m (min. : 246 m) (max. : 483 m)
Superficie 1 086 ha = 10,86 km2
Divers
Langue Allemand
Localisation

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Riehen
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Riehen (ˈʀiəχə) en dialecte local) est une ville et une commune suisse du canton de Bâle-Ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Riehen se trouve à 6 km à vol-d’oiseau au nord-ouest de Bâle et fait partie de la banlieue de la métropole rhénane. Si le centre historique donne l’impression d’un grand village, Riehen est l’une des communes les plus peuplées du nord-ouest de la Suisse, après Bâle, mais avant Aarau.

La commune est presque entièrement entourée au nord par le Land allemand du Bade-Wurtemberg. Elle est traversée par la Wiese, qui, prenant sa source dans la Forêt-Noire, forme la vallée allemande du même nom. Le poste-frontière se situe sur la route principale conduisant à Lörrach.

Elle est reliée à la ville de Bettingen et de Sankt Chrischona par la rue Bettingerstrasse, c'est-à-dire la rue de Bettingen en allemand.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Riehen mesure 10,94 km2[2]. 47,4% de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 25,4% à des surfaces agricoles, 25,0% à des surfaces boisées et 2,1% à des surfaces improductives[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La région du grand coude rhénan - le Rhin commence sa descente dans le fossé d'effondrement entre Vosges et Forêt-Noire à l'époque quaternaire - est déjà habitée 3000 ans av. J.-C.

Les Rauraques qui dominent encore le sud de l'Alsace avant la Conquête romaine sont des populations celtisées et germanisées, à l'instar des Belges qui ne sont ni des Celtes (époque de la Tène) ni des Germains (mieux définis à l'époque antonine).

Au IVe siècle, des groupes Alamans participent déjà à la vie de la cité romaine d'Augusta Rauricorum, leurs frères guerriers se rendant maître d'une grande part des terres romaines abandonnées entre Rhin et Danube. Il est probable que la région bâloise sous protection alamanne possède encore une population à dominante gallo-romaine vers 455. Petit à petit, les groupes dominants alamans se soumettent et s'assimilent aux Francs conquérants.

Fuyant la pression fiscale, les populations paysannes dès le Bas-Empire et surtout à partir du VIe siècle, victimes de pandémies pesteuses et d'aléas climatiques sévères, désertent les campagnes. Ainsi le repeuplement autoritaire sous l'égide des Francs permet d'établir dans les campagnes des Alamans. Cette plèbe germanique, souvent servile, est d'abord attachée aux grands domaines. Le développement agricole sédentaire, mieux protégé par le cadre politique des bans dès la fin du VIIe siècle, permet l'essor des groupes familiaux de locuteurs alémanniques, qui englobent progressivement par alliance et assimilation les diverses autres populations rustiques.

La première mention du nom de Riehen date de 1113.

En 1270, Riehen est propriété de l’Evêché de Bâle. En 1522, la ville de Bâle achète le village à l’Evêché. Les grands domaines deviennent alors la terre d’élection des riches bourgeois bâlois qui y aménagent leurs résidences de campagne.

Depuis la séparation du canton de Bâle en demi-cantons, en 1833, Riehen appartient au demi-canton de Bâle-Ville.

Les grandes mutations apparaissent vers 1900 quand la réalisation du tramway permet de desservir le territoire communal le long du Rhin jusqu'à la frontière allemande. Riehen devient une simple banlieue moderne de Bâle. La population commence alors à croître de façon exponentielle, les promoteurs immobiliers vendent des parcelles de terrains à lotir ou pour le jardinage, des grands domaines sont démembrés.

Le transit par voie rhénane s'est accru fortement, appelant une importante main d'œuvre apte aux fonctions portuaires. À proximité du port de Auhafen et avant Birsfelden, sur l'autre rive du fleuve, les usines chimiques qui fabriquent colorants et autres spécialités de chimie organique, connaissent un puissant essor à la Belle Époque.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Riehen, qui se trouve au nord du Rhin, est très sévèrement contrôlée par l'armée suisse. Cette intense activité incite une importante fraction de la population aisée, consciente de l'absence de défenses naturelles, à émigrer de Riehen vers l’intérieur de la Suisse.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Riehen compte 20 542 habitants en 2008[1]. Sa densité de population atteint 1 877 hab./km2.

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Riehen entre 1850 et 2008[3] :

Économie[modifier | modifier le code]

La population de Riehen est essentiellement pendulaire et participe à l’activité économique du Grand Bâle. Un centre de recherche pourrait s'implanter dans la commune de Riehen dans le cadre du projet "basel bio-electronic corridor"[4].

Transports[modifier | modifier le code]

  • Tram No 6 pour Bâle

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec :

Musées[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale réformée Saint-Martin
  • Église paroissiale Saint-François
  • Église réformée Kornfeld
  • Meierhof
  • Klösterli
  • Maison des baillis
  • Maisons Wettstein (Musée du jouet)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bilan de la population résidante permanente (total) selon les districts et les communes, en 2009 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 1er septembre 2010)
  2. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  4. basel-research.beepworld.de.

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