Pimbo

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Pimbo
Chevet de la collégiale Saint-Barthélemy
Chevet de la collégiale Saint-Barthélemy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Geaune
Intercommunalité Communauté de communes du Tursan
Maire
Mandat
Jean-Marc Peyrucat
2008-2014
Code postal 40320
Code commune 40226
Démographie
Population
municipale
190 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 37″ N 0° 22′ 36″ O / 43.5769444444, -0.376666666667 ()43° 34′ 37″ Nord 0° 22′ 36″ Ouest / 43.5769444444, -0.376666666667 ()  
Altitude Min. 100 m – Max. 213 m
Superficie 10,89 km2
Localisation

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Pimbo est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine).

Le toponyme se traduit par thym en gascon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village surplombe la vallée du Gabas, dans la région du Tursan (Sud-Est des Landes), dans le vignoble du même nom.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bas, affluent droit du Gabas, traverse les terres de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

La tradition attribue la fondation de la collégiale à Charlemagne en 778. Il y eut très tôt des bénédictins.

Le 15 décembre 1268, un contrat de paréage fut signé entre l'abbé Arnaud de Sanguinet et cinq chanoines de la collégiale de Pimbo, d'une part, et Thomas d'Ypergrave sénéchal de Gascogne, représentant du Roi-Duc Henri III d'Angleterre, d'autre part. Ce contrat de fondation de la plus ancienne bastide landaise prévoit aussi la construction d'un château sur une terre donnée par l'abbé. Il y eut alors trois églises, Sainte-Marie-Madeleine, Notre-Dame et Saint-Barthélemy, collégiale qui, seule, demeure.

Le premier document connu est le contrat de paréage, de 1268, caractéristique des fondations des bastides. Il partage les droits sur un fief entre deux seigneurs (un religieux et un laïc généralement). En échange des droits de justice et des droits fonciers partagés entre les deux seigneurs, les nouveaux habitants bénéficient d'une protection religieuse de la Collégiale et militaire du château. En effet, la création de bastides anglaises ou françaises, phénomène politique du XIIIe et du XIVe siècle du sud-ouest de la France, a pour but l'implantation d'habitants qui se voient attribuer de nombreux avantages garantis par l'octroi d'une coutume (droits des habitants à l'intérieur d'une cité).

Si la plupart de ces villes nouvelles, que sont les bastides, ont un plan orthogonal régulier, certaines d'entre-elles ont dû s'adapter aux configurations du terrain ou à la présence d'un bourg ancien. C'est le cas à Pimbo, bastide-rue, bâtie sur une crête étroite permettant la construction d'une rue unique reliant la collégiale à ce qui fut le château.

En 1399, le roi d'Angleterre fait don de Pimbo à Raymond Bertrand de Castelnau, dont la famille a autorité sur le Tursan. En 1569, les troupes huguenotes menées par Montgomery détruisent le château fort, la bastide et la collégiale[1]. Cette dernière est reconstruite par les religieux quand la paix est ramenée dans le royaume par le roi Henri IV. La Révolution française amène son lot de destructions, entraînant la suppression du collège des neuf chanoines. La châtelaine, madame de Portets, dont le mari a émigré en Espagne, accueille les prêtres réfractaires et les cache dans son château de Barenne[2].

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Miramont-Sensacq, la prochaine commune est Morlanne.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jules Julien ...  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526 429 513 508 603 608 605 576 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
516 558 538 428 465 435 432 374 354
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
324 333 331 313 279 277 282 295 277
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
257 229 224 195 181 179 184 186 190
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, les Fêtes de la Saint-Barthélemy connaissent un véritable succès populaire, attirant tous les jours des milliers de personnes venant de tous les horizons, dans un village comptant une centaine d'âmes.
Elles se composent de quatre journées bien remplies avec concerts, bal gigantesque, jeux pour enfants, repas festifs, grand feu d'artifice et la traditionnelle course landaise[5].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aquarelle de l'abbaye de Pimbo dans le département français des Landes.
  • Maison à colombage, garnie de pierre et de torchis.
  • À l'extrémité ouest du village, une enceinte de 20 m de diamètre, talus d'une ancienne fortification.
  • Collégiale Saint-Barthélemy de Pimbo  : malgré de nombreuses destructions et restaurations, elle conserve encore son aspect militaire et défensif et un intéressant décor sculpté de la fin du XIIe siècle, notamment les modillons du chevet roman. L’intérieur, en berceau, a davantage souffert, tant des protestants au XVIe siècle, que des travaux de fortification au XIVe siècle, et du remplacement des pierres érodées par un décor de stuc depuis. On peut y voir un crucifix de bois XVIIe siècle et deux statues de saint Marc et saint Barthélémy. Le portail sculpté fin XIIe siècle s'ouvre en avancée avec un petit toit, sur un puissant mur pignon ajouré de deux arcades portant deux cloches, et coiffé du chemin de ronde. Une décoration naïve et faussement primitive juxtapose des disques d'allure celtique, des pommes de pins, et des personnages assis et parfois enlacés.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir les guerres de religions dans les Landes
  2. L'almanach du Landais 2009, éditions CPE, Bernadette Hourtolou, p 110-111
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. http://www.myspace.com/pimbo40 Programme des Fêtes de la Saint-Barthélemy
  6. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.


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Coquille Saint-Jacques
Via Podiensis
({{{reste}}} km jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle)
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