Landser

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Landser
La mairie.
La mairie.
Blason de Landser
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Canton Sierentz
Intercommunalité C.C. du Pays de Sierentz
Maire
Mandat
Daniel Adrian
2008-2014
Code postal 68440
Code commune 68174
Démographie
Population
municipale
1 561 hab. (2011)
Densité 513 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 09″ N 7° 23′ 30″ E / 47.6858, 7.3917 ()47° 41′ 09″ Nord 7° 23′ 30″ Est / 47.6858, 7.3917 ()  
Altitude Min. 254 m – Max. 348 m
Superficie 3,04 km2
Localisation

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Landser est une commune française de l'aire urbaine de Mulhouse située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Landser fait partie de l'arrondissement de Mulhouse et est situé entre la forêt de la Harth et les cantons de Habsheim, de Steinbrunn-le-Bas, de Mulhouse, d'Altkirch et de Huningue. À l'est il touche l'embranchement de Huningue au canal du Rhône au Rhin.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Landser est traversé par un ruisseau, le Muhlbach. C'est ce ruisseau qui inspirera le fameux poème Nage en eaux marécage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Castrum Landisera en 1246
  • Hus Landsere en 1279

Origine du village[modifier | modifier le code]

C'est dans une charte de l'année 1246 qu'apparaît pour la première fois le nom de Landser sous la forme castro dicto Landisera. Le fief appartenait aux seigneurs de Buttenheim, apparentés comme des chevaliers pillards qui rançonnaient les voyageurs. Le village est construit peu après 1269, presque aussitôt détruit. Une autre mention du village a été faite par Burcard de Frick, qui dit que sous la date de 1303, le château et le village de Landser furent achetés par les princes de la maison d'Autriche. Cette acquisition fut faite soit par Rodolphe Ier du Saint-Empire, soit par son fils Albert Ier de Habsbourg avec le consentement de l'église de Bâle, à qui les seigneurs de Butenheim avaient donné le château en fief. Un ancien cadastre de Landser de 1394 faisait connaître la ruine de ce village et sa conversion en une ville. Elle resta cependant la résidence de l'Obervogt et le chef-lieu de la seigneurie. Sous l'impulsion des Habsbourg, Landser va se métamorphoser en s'érigeant en véritable ville qui est entouré dès le début du XIVe siècle par des remparts.

Le bourg de Landser[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, Landser est ruiné et retourne au rang de simple bourg, tout en restant le siège d'une seigneurie les plus importantes de la Haute-Alsace. L'étendue de Landser, le privilège qu'elle obtint pour tenir des marchés, lui ont mérité le nom de bourg et de marktflecken. En 1664, il y fut fondé un couvent des capucins. Près du bourg existait autrefois deux autres villages : Mersheim et Eisweiler qui ont été pillés puis incendiés au XIVe siècle, de sorte qu'il ne reste plus aucun vestige. Entre Landser et Steinbrunn-le-Bas se trouve un fossé qui sépare les deux banlieues prénommé Kuttelsgraben qui veut dire fossé ou ruisseau des tripes.

Un bourg incendié[modifier | modifier le code]

En 1635, les troupes françaises du duc de Rohan, aux côtés des Suédois contre l'Empire, sèment la terreur et incendient Landser et tous les villages aux alentours. Landser est la localité la plus touchée qui est quasiment anéanti. La reconstruction du village ne se fera qu'un siècle après. Des notables s'y installeront.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, Landser est érigé en chef-lieu du canton, mais étant écarté de toute voie de communication, son importance va en déclinant. En 1948, c'est Sierentz qui prendra la relève.

Le château de Landser[modifier | modifier le code]

D'après les chroniques de l'époque Landser possédait un château. La première mention en a été faite par Boucard de Frick, lorsqu'il prétend, que sous la date de 1303, le château et la ville de Landser furent achetés par les princes de la maison d'Autriche. Cette acquisition fut faite soit par Rodolphe Ier ou son fils Albert Ier de Habsbourg avec l'approbation de l'église de Bâle à qui les Buttenheim avait donné le château en fief. Un ancien cadastre de Landser de 1394, indiquait l'emplacement de la ruine et sa conversion en un village. Elle resta cependant la résidence de l'Obervogt et le chef-lieu de la seigneurie. L'étendue de Landser, lui donna le privilège de tenir des marchés, ce qui lui conféra le nom de bourg et de marktflecken.

Faits particuliers[modifier | modifier le code]

Les chroniques rapportent qu'en mars 1496 naquit à Landser un animal monstrueux, un cochon avec une tête mais deux corps séparés et huit pattes. Deux éminents artistes de l'époque, frappés par cet événement comme tous leurs contemporains, en ont fait leur source d'inspiration : il s'agit de Sébastien Brant (qui rédigea un poème diffusé sous forme de « feuille volante" surmontée d'une gravure représentant le cochon avec le château de Landser en arrière-plan) et d’Albert Dürer (qui a réalisé une petite gravure sur cuivre représentant le cochon monstrueux de Landser).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Landser

Les armes de Landser se blasonnent ainsi :
« D'argent au palmier de sinople tigé au naturel et fruité d'or. »[1]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1792 M. Schneider    
1792 1802 M. Zeller    
1802 1803 François Antoine Rothea   Greffier
1803 1804 François-Joseph Lochmann   Avocat, puis juge de paix
1804 1805 François-Joseph Ristelhueber   Contrôleur des douanes
1805 1808 Jean-Baptiste Wendling   Commerçant
1808 1816 Charles Conrad Gabriel Rossee    
1816 1821 Antoine Jacques Ignace Wendling   Notaire
1821 1831 Philippe Antoine Redot   Chef d'escadron retraité
1831 1834 Joseph Wagner   Exploitant agricole
1834 1836 Philippe Antoine Redot   Chef d'escadron retraité
1837 1843 Antoine Jacques Ignace Wendling   Notaire
1843 1848 Jean-François Weingartner   Chef de bataillon en retraite
1848 1852 Adolphe Michel Ruell   Avocat
1852 1854 Georges Fuchs   Nommé par les autorités
1854 1864 Jean-Baptiste Kalt   Notaire
1864 1870 Joseph-Louis Acklin   Médecin
1870 1876 M. Ostertag   Vétérinaire
1876 1907 Pierre Billig   Notaire
1907 1915 Alphonse Fischesser   Exploitant agricole
1915 1921 Auguste Stutz   Exploitant agricole
1921 1932 Joseph Mosser   Représentant
1932 1935 Alphonse Mutterer   Exploitant agricole
1935 1945 Eugène Muller NSDAP Clerc de notaire
1945 1950 Prosper Kuentz   Entrepreneur agricole
1950 1977 Lucien Schnebelen   Exploitant agricole
1977 2008 Jean-Louis Lorrain UMP Médecin
2008 en cours Daniel Adrian   Économe
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 561 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
573 631 674 528 611 635 582 579 586
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
524 542 554 561 473 437 399 385 377
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
339 345 317 314 318 301 351 409 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
339 330 1 750 2 114 1 941 1 687 1 592 1 561 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de l'Assomption[modifier | modifier le code]

Cette église, construite primitivement dès 1269, a depuis été détruite. Il ne subsiste plus aujourd'hui que la tour, dont les fondations datent du XVe siècle. L'intérieur de l'église est de style néo-classique, se distinguant par les deux chapelles latérales surmontées d'une tribune.

Châsse de Saint Justin[modifier | modifier le code]

Station de chemin de croix[modifier | modifier le code]

Couvent de capucins (monastère Saint-Alphonse)[modifier | modifier le code]

Un premier couvent a été construit à cet emplacement à l'initiative d'Ulric et J. Christophe Hug au milieu de XVIIe siècle et occupé par une communauté de capucins à partir de 1659. Pendant plus d'un siècle ces religieux développèrent leur activité spirituelle (offices, prédication, confessions...) au couvent, dans les paroisses environnantes et dans une grande partie du Sundgau.

Mais la Révolution française entraîna la suppression et la dispersion de la communauté des pères capucins. Les bâtiments, devenus biens nationaux, furent vendus. La propriété changea plusieurs fois de mains. Une grande partie des bâtiments fut détruite. L'ensemble resta à l'abandon pendant de nombreuses années.

En 1842, à l'initiative d'Henri Wagner, un habitant de Landser, la propriété fut acquise par les Rédemptoristes qui y installèrent une communauté. Les bâtiments furent remis en état ; on construisit une nouvelle aile et une nouvelle chapelle.
Sous administration allemande, le couvent fut fermé en 1873 en raison du Kulturkampf mis en œuvre par le chancelier Otto von Bismarck. Il resta vide jusqu'en 1921. Les rédemptoristes y installèrent alors provisoirement leur noviciat.
En 1929 le couvent fut offert aux sœurs rédemptoristines; de nouvelles transformations furent entreprises et la communauté des sœurs s'y établit en 1931. Depuis cette date (sauf de 1939 à 1945) les sœurs rédemptoristines sont présentes à Landser et y mènent une vie entièrement consacrée à Dieu.

Fontaine du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

C'est une fontaine à colonne ("Stockbrunna") de 1661. Cette date ainsi que le blason de la famille Hug, commanditaire de cette réalisation, sont sculptés sur la base de la colonne. Celle-ci est surmontée d'un lion qui tient entre ses pattes les armoiries de Landser (à l'origine il s'agissait d'un chêne ; à l'occasion d'une restauration au XIXe siècle il s'est transformé en palmier !).

Pressoir à noix[modifier | modifier le code]

Ferme du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Établissement Don-Bosco[modifier | modifier le code]

En 1929 les pères salésiens (congrégation fondée au XIXe siècle à Turin par don Bosco) créèrent à Landser, grâce à une donation de Mme Laillier-Ruell (descendante de la famille Wendling) une école d'agriculture. Transformée en collège d'enseignement secondaire il accueillit dans son internat des jeunes de toute l'Alsace. Aujourd'hui le collège et le lycée Don-Bosco accueillent 901 élèves externes et demi-pensionnaires (2009-2010). Les classes vont du CM2 à la terminale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Départementales du Haut-Rhin
  2. Source : Revue municipale de LANDSER - n°55 - Décembre 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011