Castries (Hérault)
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| Castries | ||
Le château de Castries. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Hérault | |
| Arrondissement | Arrondissement de Montpellier | |
| Canton | Canton de Castries | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Montpellier Agglomération | |
| Maire Mandat |
Gilbert Pastor 2008-2014 |
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| Code postal | 34160 | |
| Code commune | 34058 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
5 519 hab. (2008) | |
| Densité | 229 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 20 m — Max. 154 m | |
| Superficie | 24,05 km2 | |
| Localisation | ||
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Castries en occitan Càstias est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Castriotes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Castries est une ville située à 12 km à l'est de Montpellier.
Les environs de Castries sont parsemés de carrières. La roche extraite est un calcaire de 20 millions d'années (au Miocène) d'une belle couleur jaune pâle. Cette pierre est utilisée à de nombreux endroits du département : au Peyrou à Montpellier, ou encore à la cathédrale de Maguelone... C'est une pierre riche en fossiles (coquillages, dents de requins, etc.). Au Miocène, le littoral languedocien était sous l'eau, ce qui englobe les régions actuelles de Narbonne, Béziers, Montpellier et Nîmes. La sédimentation des squelettes et coquilles de cette mer donnera cette roche tendre, utilisée comme matériau de construction.
La ville est traversée par l'ancienne route nationale 110 (Montpellier-Alès) déclassée en janvier 2006 sous le nom de route départementale 610. À cette date, ce sont entre 13 000 et 15 000 véhicules qui traversent le centre de la ville. Un projet du Conseil général de l'Hérault prévoit la construction d'une déviation au sud de Castries, avec enquête publique en 2008[1].
Préhistoire et histoire [modifier]
La région montre des traces (pointe de flèche, silex) d'une occupation néolithique et chalcolithique.
Dès le Ier siècle, un poste de garde romain (castra) est installé au sommet de la colline pour surveiller la voie romaine (via domitia).
Suit une zone d'ombre jusqu'au Xe siècle où le nom de Castra apparaît dans les recueils d'histoire locale. Le premier seigneur connu du chateau féodal se nomme Dalmace (venu de Catalogne et du Bitérois). La ville comporte deux accès (XVe siècle) : la porte de Sommières et la porte de Montpellier.
Le puissant seigneur Dalmace, chevalier croisé, participe à la 1re Croisade et meurt en Palestine. Le fief de Castries entre alors, par mariage (ermessende) et testaments, dans la seigneurie de Guilhem VII, seigneur de Montpellier. Au XIIIe siècle et XIVe siècle : calamités avec la peste, des famines et des guerres. À la fin du XIVe siècle, on comptait à Castries onze feux (cinq personnes par feu, soit 55 personnes).
En 1495, la famille de la Croix achète la baronnie de Castries à Jean de Pierre de Pierrefort. Vers 1520, l'ancien château fort est rasé et reconstruit sur les bases du château actuel, dont l'histoire pendant cinq siècles va être étroitement liée à celle du village.
Suivirent des années de paix fragile et de guerres brutales jusqu'à l'année terrible de 1622 où le duc de Rohan, chef des Églises réformées ordonne la démolition des murailles et le comblement des fossés, pour mieux défendre Montpellier, place de sûreté protestante, dont les troupes de Louis XII s'approchaient.
En 1985, le Château, classé Monument Historique depuis 1966, a été légué à l'Académie française, sur décision du propriétaire, le duc René de Castries de la Maison de Castries.
Administration [modifier]
La liste des maires successifs est extraite du livre d'André Tiano, qui a eu accès aux archives municipales.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 5 752 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Éducation [modifier]
- Le collège Les Pins
- L'école primaire Marcel Pagnol
- L'école primaire et maternelle de La Guesse
- L'école maternelle Le Chat Perché
- L'école primaire Sainte Marie
Jumelage [modifier]
Castries est jumelée avec la commune italienne de Volpiano
Lieux et monuments [modifier]
- Le château de Castries reconnaissable de fort loin à ses tours coiffées de hautes toitures à la mansard ou brisis récemment restituées couvertes de tuiles vernissées.
- La vieille église Saint-Étienne.
- l'église paroissiale de la seconde moitié du XIXe surmontée d'une flèche.
- Le moulin à huile.
- Le square Coste (rue du Château).
- L'Aqueduc de la Fontaine du château par Pierre-Paul Riquet
- Le château de Fontmagne
- Le mas de Rou.
- Le mas de Moulinas.
- Le mas de Fondespierres.
- Le mas de Fontmarie.
- Le mas de Cadenet.
- Le mas Naud.
- Le mas de Bannière.
- Le mas de Saint-Antoine;
- La médiathèque d'agglomération Françoise Giroud construite en 2007 à l'emplacement de l'ancienne cave coopérative
- la première tuilerie et le four à chaux.
- Le pont des Tourilles.
- Le pont de Cadoule.
- Le pont du Bérange et ses demeures.
- Le pont de Bannière.
- Les carrières de pierres.
- La voie secondaire romaine entre Castries et Sussargues
- L'ancienne gare PLM-SNCF
Personnalités liées à la commune [modifier]
- La famille du Duc de Castries de la Maison de Castries est une famille issue de la noblesse.
- Jacques Marie Cyprien Victor Coste (1807-1873), naturaliste.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- « Castries. Le contournement routier de la ville dévoilé », article publié dans l'édition montpelliéraine de Midi libre, 10 juillet 2007. Ce projet de déviation doit s'inscrire dans le paysage du château de Castries ; les Architectes des bâtiments de France ont donc été consultés.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Le progrès au village: Castries depuis la Révolution, d'André Tiano, professeur honoraire à l'Université Montpellier-I. Pour réaliser son ouvrage, l'auteur a également eu accès aux archives municipales.
