Castries (Hérault)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Castries.
Castries
Photo aérienne de la commune.
Photo aérienne de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Castries
(chef-lieu)
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Gilbert Pastor
2014-2020
Code postal 34160
Code commune 34058
Démographie
Gentilé Castriotes
Population
municipale
5 811 hab. (2011)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 47″ N 3° 58′ 56″ E / 43.6797222222, 3.9822222222243° 40′ 47″ Nord 3° 58′ 56″ Est / 43.6797222222, 3.98222222222  
Altitude Min. 20 m – Max. 154 m
Superficie 24,05 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative d'Hérault
City locator 14.svg
Castries

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique d'Hérault
City locator 14.svg
Castries

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Castries

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Castries

Castries est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Castriotes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, Castries est située à 11,8 km à l'est de Montpellier[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les Pins, un bois sur la commune.

La superficie de la commune est de 2 405 hectares ; son altitude varie entre 20 et 154 mètres[2].

Les environs de Castries sont parsemés de carrières. La roche extraite est un calcaire de 20 millions d'années (au Miocène) d'une belle couleur jaune pâle. Cette pierre est utilisée à de nombreux endroits du département : au Peyrou à Montpellier, ou encore à la cathédrale de Maguelone… C'est une pierre riche en fossiles (coquillages, dents de requins, etc.). Au Miocène, le littoral languedocien était sous l'eau, ce qui englobe les régions actuelles de Narbonne, Béziers, Montpellier et Nîmes. La sédimentation des squelettes et coquilles de cette mer donnera cette roche tendre, utilisée comme matériau de construction.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Vue aérienne des voies d'accès

Le territoire de la commune est traversé par l'ancienne route nationale 110 (Montpellier-Alès) déclassée en janvier 2006 sous le nom de route départementale 610. À cette date, ce sont entre 13 000 et 15 000 véhicules qui traversent le centre de la ville.

Un projet du conseil général de l'Hérault prévoit la construction d'une déviation au sud de Castries, avec enquête publique en 2008[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 505, alors qu'il était de 2 085 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 92,7 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 4,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 81,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 18,1 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 66,2 %, en légère baisse par rapport à 1999 (69,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 6,6 %, en légère hausse par rapport à 1999 (6,0 %)[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, le nom de la commune est Càstias.

Histoire[modifier | modifier le code]

La région montre des traces (pointe de flèche, silex) d'une occupation néolithique et chalcolithique.

Dès le Ier siècle, un poste de garde romain (castra) est installé au sommet de la colline pour surveiller la voie romaine (via domitia).

Suit une zone d'ombre jusqu'au Xe siècle où le nom de Castra apparaît dans les recueils d'histoire locale. Le premier seigneur connu du château féodal se nomme Dalmace (venu de Catalogne et du Bitérois). La ville comporte deux accès (XVe siècle) : la porte de Sommières et la porte de Montpellier.

Le puissant seigneur Dalmace, chevalier croisé, participe à la 1re Croisade et meurt en Palestine. Le fief de Castries entre alors, par mariage (Ermessende) et testaments, dans la seigneurie de Guilhem VII, seigneur de Montpellier. Aux XIIIe et XIVe siècles : calamités avec la peste, des famines et des guerres. À la fin du XIVe siècle, on comptait à Castries onze feux (cinq personnes par feu, soit 55 personnes).

En 1495, la famille de la Croix achète la baronnie de Castries à Jean de Pierre de Pierrefort. Vers 1520, l'ancien château fort est rasé et reconstruit sur les bases du château actuel, dont l'histoire pendant cinq siècles va être étroitement liée à celle du village.

Suivirent des années de paix fragile et de guerres brutales jusqu'à l'année terrible de 1622 où le duc de Rohan, chef des Églises réformées ordonne la démolition des murailles et le comblement des fossés, pour mieux défendre Montpellier, place de sûreté protestante, dont les troupes de Louis XII s'approchaient.

En 1985, le château, classé monument historique depuis 1966, est légué à l'Académie française, sur décision du propriétaire, le duc René de Castries de la Maison de Castries.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le 17 juillet 1944, un bombardier américain B-24 fait un atterrissage forcé dans une vigne située sur la commune. L'avion avait été touché par la flak au-dessus d'Avignon. Sur neuf membres d'équipage, deux étaient encore dans l'appareil lorsqu'il se posa sur le ventre à Castries, es autres ayant sauté en parachute. Il s'agissait du lieutenant co-pilote, James Zimmerman qui fut fait prisonnier par les Allemands et du sergent mitrailleur Willis Harless qui, décédé des suites de ses blessures provoquées par la flak, fut enterré dans le cimetière du village[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason D'or à Saint Etienne de carnation, habillé en diacre, l'aube d'azur et la dalmatique de gueules, tenant en sa dextre une palme de sinople et en sa senestre trois cailloux d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1791 décembre 1792 Delon    
décembre 1792 mars 1794 Antoine Redier    
3 décembre 1794 1er semestre 1795 Barthélémy Lafon    
1er semestre 1795 juin 1795 Pierre Julien    
juin 1795 mars 1798 Antoine Redier    
mars 1798 1800 Jean Estève    
1800 1804 Antoine Redier    
1804 1808 Etienne Lafon    
1808 1811 J. Coste    
1811 juin 1815 Jean Valgalier    
juin 1815 juillet 1815 Pierre Lafon    
juin 1815 décembre 1822 Jean-Jacques Redier    
1822 1825 Jean-Anne-Eulalie Lacroix    
mars 1825 janvier 1826 Laurent Ricome    
1826 1829 François Négret    
juillet 1829 juillet 1830 Jean Bastide    
1830 1840 Joseph Peysson    
1941 1950 René de La Croix de Castries    
mars 1951 mars 1977 Hippolyte Paulet Divers Gauche  
mars 1977 mars 1995 Paul Brunel Divers Gauche Conseiller général
mars 1995 mars 2001 Maurice Andrieux Divers Droite  
mars 2001 en cours Gilbert Pastor PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Castries est jumelée avec Volpiano, commune italienne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 811 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
511 558 615 787 715 798 954 1 017 1 126
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 150 1 213 1 386 1 415 1 212 1 044 1 080 1 168 1 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 339 1 336 1 242 1 368 1 364 1 430 1 234 1 090 1 247
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 368 1 791 2 461 3 419 3 992 5 146 5 423 5 519 5 811
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le collège Les Pins
  • L'école primaire Marcel-Pagnol
  • L'école primaire et maternelle de La Guesse
  • L'école maternelle Le Chat Perché
  • L'école primaire Sainte-Marie

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'ancienne église paroissiale.
Domaine de Castries.
Aqueduc alimentant le château.

La commune compte quatre monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[8] et aucun lieu et monument répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[9]. Par ailleurs, elle compte 81 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[10] et un objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[11]. :

Outre ces monuments, on peut également citer :

  • la vieille église Saint-Étienne ;
  • l'église paroissiale de la seconde moitié du XIXe siècle typique de l'architecture néo-gothique surmontée d'une haute flèche de pierre. Elle abrite une cloche datant de 1664, classée MH, du fondeur Lonar Bordes ;
  • le moulin à huile ;
  • le square Coste (rue du Château) ;
  • le château de Fontmagne ;
  • le mas de Roux et son site archéologique d'un ancien village médiéval qui vient d'être fouillé en bordure de l'A9 et les mas de Moulinas, de Fondespierres, de Fontmarie, de Cadenet, Naud, de Bannière, de Saint-Antoine ;
  • la médiathèque d'agglomération Françoise-Giroud construite en 2007 à l'emplacement de l'ancienne cave coopérative ;
  • la première tuilerie et le four à chaux ;
  • le pont des Tourilles ;
  • Le pont du Bérange et ses élégantes demeures bourgeoises en bordure de route. Grand parc avec un impressionnant et long alignement de platanes autour d'un ancien canal d'irrigation. Non loin se trouve l'ancien ermitage Saint-Léonard, chapelle romane à chevet plat, dont la façade est un placage du XIXe siècle ;
  • le pont de Bannière ;
  • les carrières de pierre ;
  • la voie secondaire romaine entre Castries et Sussargues ;
  • L'ancienne gare PLM-SNCF.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Tiano, Le progrès au village : Castries depuis la Révolution.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie entre "Castries" et "Montpellier" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 20 novembre 2013).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Castries. Le contournement routier de la ville dévoilé, édition montpelliéraine du quotidien Midi libre, 10 juillet 2007. Ce projet de déviation doit s'inscrire dans le paysage du château de Castries ; les Architectes des bâtiments de France ont donc été consultés.
  4. « L'histoire du crash de Castries », sur le site personnel de Robin Koskas (consulté le 20 novembre 2013).
  5. André Tiano, Le progrès au village : Castries depuis la Révolution.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Liste des monuments historiques de la commune de Castries », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Liste des lieux et monuments de la commune de Castries à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Liste des objets historiques de la commune de Castries », base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Liste des objets de la commune de Castries à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. « Pont sur la Cadoule », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Eglise paroissiale (vestiges de l'ancienne) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Domaine de Castries », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Aqueduc alimentant le château », base Mérimée, ministère français de la Culture.