République solidaire

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République Solidaire
Image illustrative de l'article République solidaire
Logo officiel
Présentation
Président Jean-Pierre Grand
Fondation
Siège 14 place Henri Bergson

75008 Paris

Fondateur Dominique de Villepin
Secrétaire général Marc Bernier
Porte-parole Brigitte Girardin
Trésorier Laurent Tessler
Adhérents 15 000 (2010)[1]
Idéologie Gaullisme, Républicanisme et Social-libéralisme
Couleurs Bleu et rouge
Site web www.republiquesolidaire.fr
Présidents de groupe
Sénat -
Assemblée -
Parlement européen -
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
1 / 348
Députés européens
0 / 72

République solidaire est un mouvement politique français, fondé par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le .

Historique[modifier | modifier le code]

Le , trois ans après son départ de Matignon, et après des critiques visant la gouvernance du président de la République Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin organise le congrès fondateur de son nouveau mouvement politique nommé République solidaire (RS). Seuls sept députés UMP assistent à ce meeting fondateur[2].

Située dans la continuité du Club Villepin créé l'année précédente, l'association se présente comme un « mouvement de rassemblement, au-dessus des partis »[3], mais les journalistes considèrent qu'il s'agit d'un mouvement politique destiné à permettre une candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle de 2012. Dans le prétendu but de déstabiliser le mouvement, Nicolas Sarkozy nomme la porte-parole de République solidaire, Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'État aux solidarités dans le 3e gouvernement Fillon le 14 novembre 2010[4]. Daniel Garrigue, qui a succédé à Marie-Anne Montchamp comme porte-parole du mouvement, démissionne à son tour le 14 avril 2011, en désaccord sur la façon dont le projet du parti a été élaboré, selon lui sans concertation, et sur sa proposition phare, la création du revenu citoyen suivant un principe est proche de celui de l'allocation universelle[5]. C'est Brigitte Girardin, la secrétaire générale, qui reprend la fonction de porte-parole[6].

À la suite de sa relaxe dans l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin décide de quitter la présidence du mouvement le , pour se consacrer à « une politique de rassemblement national »[7]. Il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 le . Il est crédité d'un niveau d'intention de vote très faible dans les sondages et ne parvient pas à réunir les parrainages nécessaires pour présenter sa candidature.

Statut juridique[modifier | modifier le code]

Il a le statut d'association loi de 1901, est un groupement politique au sens des articles L. 52-8 et L.52-12 du Code électoral[8] et a été déposé en préfecture la veille du congrès fondateur, le . Le Figaro relève que le passage du statut d'association à celui de parti politique facilitera l'obtention de ressources financières[9].

D'un point de vue administratif, République Solidaire provient du changement de nom et de statut de Courage république. Ce mouvement avait été créé par Dominique de Villepin quand il était premier ministre en novembre 2006, afin de récolter des fonds[10] pour son éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2007[11].

Membres[modifier | modifier le code]

République solidaire revendique entre 15 000 et 20 000 adhérents, dont[12],[13],[14] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.francetv.fr/2012/partis/republique-solidaire
  2. Le Canard enchaîné, 23 juin 2010, p. 2.
  3. Discours de Dominique de Villepin à la Halle Freyssinet, 19 juin 2010.
  4. (fr) « Montchamp ruine Villepin », Marianne, 5 janvier 2011.
  5. Pauline de Saint Rémy, « Il manque à Dominique de Villepin l'expérience du parti », Le Point,‎ 14 avril 2011 (consulté le 16 avril 2011).
  6. Eric Nunès, « Les proches de Dominique de Villepin s'en vont un à un », Le Monde,‎ 15 avril 2011 (consulté le 16 avril 2011)
  7. « Villepin quitte la présidence de son parti », Le Figaro,‎ 19 septembre 2011 (consulté le 20 septembre 2011)
  8. Nos statuts « République Solidaire
  9. « Financer son parti, la nouvelle bataille de Villepin », Le Figaro, 18 juin 2010.
  10. Didier Hassoux et Jean-Michel Thénard, « Ces faux partis politiques qui servent de vraies tirelires », Le Canard enchaîné, 2 décembre 2009, p. 3
  11. Sophie Landrin, « Dominique de Villepin annonce la création d'un mouvement politique », Le Monde, 24 mars 2010.
  12. Communiqué de presse
  13. « Un groupe tout sauf Sarkozy à l'Assemblée ? », Marianne2, 27 juillet 2010.
  14. « Encore un départ chez Villepin », Le Point, 14 septembre 2011.
  15. « Brigitte rejoint Dominique », Les Dernières nouvelles d'Alsace, 7 août 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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