Hontanx

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hontanx
Rue centrale d'Hontanxet clocher-tour du XIIe siècle
Rue centrale d'Hontanx
et clocher-tour du XIIe siècle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Mont-de-Marsan
Canton Canton de Villeneuve-de-Marsan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Villeneuve-de-Marsan en Armagnac Landais
Maire
Mandat
Jacques Doussang
2014-2020
Code postal 40190
Code commune 40127
Démographie
Gentilé Hontanois
Population
municipale
542 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 32″ N 0° 16′ 21″ O / 43.8256, -0.2725 ()43° 49′ 32″ Nord 0° 16′ 21″ Ouest / 43.8256, -0.2725 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 137 m
Superficie 30,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Landes

Voir sur la carte administrative des Landes
City locator 14.svg
Hontanx

Géolocalisation sur la carte : Landes

Voir sur la carte topographique des Landes
City locator 14.svg
Hontanx

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hontanx

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hontanx

Hontanx est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Hontanx est une commune du Bas-Armagnac.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Lusson, affluent gauche de la Midouze dans le bassin versant de l'Adour, prend sa source sur la commune.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de Hontanx - de Fontanis, de Fontanellis - évoque les fontaines, nombreuses dans les environs[1] (Hont signifie indifféremment « fontaine » et « source » en gascon)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Hontanx apparaît pour la première fois dans un texte de 1108, dans lequel un certain Bonellus « de Fontanellis » est mentionné comme témoin d'une donation consentie par le vicomte Pierre de Marsan, dont dépendait le lieu[1].

Du fait de sa situation et de sa configuration, Hontanx a sans doute été très tôt fortifié. En 1279, son castrum et sa motte castrale sont mentionnés parmi les possessions pour lesquelles le seigneur d'Estang fait hommage à Gaston VII, vicomte de Béarn, et à sa fille Constance de Moncade, vicomtesse de Marsan. Cette dernière perçoit sans doute très tôt l'intérêt de cet ensemble puisque, dès 1298, se trouvant entraînée dans un conflit avec les vicomtes d'Armagnac, elle acquiert le lieu et y édifie une maison forte, le château d'Aon, dont les éléments ont subsisté jusqu'à nos jours[1]. Hontanx devient ainsi un castelnau, appellation gasconne d'une ville neuve construite autour de son château.

Au siècle suivant, une bastide est créée sur le site, par un paréage établi le 25 janvier 1331 « entre le seigneur comte de Foix et de Marsan et seigneur de Béarn, d'une part, et noble Fortaner de Lescun, seigneur de Fontans et autres places, d'autre ». Cette bastide prend la forme d'un village-rue, protégé par des fossés et par une porte fortifiée[1].

La mention du moulin du grand étang d'Hontanx apparaît pour la première fois dans ce contrat de paréage, où Fortaner de Lescun s'engage à faire bâtir un moulin, en contrepartie d'un droit de banalité[3] , la « pougnère »[4]. En 1397, le moulin n'est toujours pas bâti, sans doute en raison de la guerre de Cent Ans. Les travaux sont terminés en 1566, comme l'atteste un contrat pour l'entretien de la digue et du pont des Nasses entre Jean Daon (écuyer, baron et seigneur de Lussagnet et de Hontanx) et les habitants.

Compte tenu du faible débit des cours d'eau dans les Landes, le moulin est obligatoirement lié à la construction d'un étang. En 1850, Hontanx compte trois étangs, donc trois moulins : le moulin du grand étang, l'étang et le moulin de Loubens, l'étang de Lamarque et le moulin de Houn. C'est celui-ci qui fonctionnera en dernier, jusque dans les années 1930. Le département des Landes comptera quant à lui jusqu'à 700 moulins en 1850[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1922 1935 Antoine Dubon PRS Député
         
mars 1989 en cours Jacques Doussang PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 542 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 952 1 261 1 136 1 198 1 197 1 231 1 306 1 291
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 385 1 432 1 342 1 328 1 275 1 237 1 208 1 092 1 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 061 989 904 770 779 750 755 736 709
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
643 582 501 504 513 533 556 542 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Production d'Armagnac, de Floc de Gascogne et de foie-gras. Le territoire de la commune d'Hontanx se situe dans les périmètres suivants :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Aon (maison forte du XIIIe siècle), et l'ancienne église Saint-Blaise, sa chapelle castrale, du XIe ou XIIe siècle, bâtis sur une motte castrale, situés à 200 m du clocher-tour[1]. Cet ensemble est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 29 février 1988[9].
  • Église Saint-Martin de Hontanx et son clocher-tour du XIIe siècle et hourd en bois qui marquaient l'entrée de la bastide, éléments inscrits aux Monuments historiques par arrêté du 27 juin 1962[10] constitutifs de l'église paroissiale Saint-Martin, (cette église en a remplacé une autre du même nom)[1].
  • Château de de Loubens avec sa tour médiévale et l'église Sainte-Marie-Madeleine de Loubens, à 2 km au sud est du bourg[1].
  • une église Saint-Michel de Toujouse Lablanque, mentionnée dès la fin du XIIIe siècle, a entièrement disparu. Elle s'élevait jadis à 1 km environ de l'église Sainte-Marie-Madeleine de Loubens, dans laquelle on a transporté son mobilier[1].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Panneau de présentation de l'église, consulté sur site, réalisé par Claire Desqueyroux, architecte, et les Amis des églises anciennes du département des Landes
  2. Voir les fontaines des Landes
  3. La banalité est la coutume médiévale selon laquelle le seigneur des lieux s'engage à construire un équipement collectif, four ou moulin en général. La population est astreinte à l'utilisation de ces équipements, moyennant le versement d'un droit d'usage, la « pougnère ».
  4. La « pougnère » vient de « poignée ». Elle correspond sans doute à un prélèvement de quelques poignées par le seigneur sur les blés portés au moulin.
  5. Panneau Les moulins d'Hontanx, réalisé par le Conseil général des Landes, consulté sur le site du moulin du grand étang d'Hontanx
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Site de l'INAO, commune d'Hontanx, consulté le 11 mars 2011
  9. « Château d'Aon », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 10 mars 2011
  10. « Clocher tour d'Hontanx », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 10 mars 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]