Daniel Pennac

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Daniel Pennac

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Daniel Pennac en 2008

Nom de naissance Daniel Pennacchioni
Activités Romancier
Naissance 1er décembre 1944 (70 ans)
Casablanca, Maroc
Langue d'écriture Français
Genres Romans
Essais
Scénarios
Distinctions Prix Mystère de la critique 1988
Prix du Livre Inter 1990
Prix Renaudot 2007

Œuvres principales

Daniel Pennacchioni, dit Daniel Pennac, né le 1er décembre 1944 à Casablanca au Maroc, est un écrivain français. Il a notamment reçu le prix Renaudot en 2007 pour son roman autobiographique Chagrin d'école.

Il a également écrit des scénarios pour le cinéma, la télévision et la bande dessinée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel Pennacchioni est le quatrième et dernier garçon d'une famille d'origine corse et provençale. Son père est un polytechnicien devenu officier de l'armée coloniale, ayant atteint le grade de général en fin de carrière et sa mère, femme au foyer, est une lectrice autodidacte[1]. Il passe son enfance au gré des garnisons paternelles, en Afrique (Djibouti, Éthiopie, Algérie, Afrique équatoriale), en Asie du sud-est (Indochine) et en France (notamment à La Colle-sur-Loup). C'est son père féru de poésie qui lui donnera très vite le goût des livres qu'il dévore dans la bibliothèque familiale ou à l'école[2].

Sa scolarité est désastreuse. Dans Chagrin d'école, il prétend avoir mis un an à assimiler la logique et la complexité du caractère « A » ; son père, militaire, général, ne s'en serait toutefois pas inquiété, affirmant que son fils maîtriserait parfaitement l'alphabet au bout de vingt-six ans[3]. Cancre, il se dit victime d'une dysorthographie enfantine. Ces versions plus ou moins romancées de ses difficultés scolaires ne l'empêchent pas de décrocher son baccalauréat et devenir maître ès lettres à Nice,

Adulte, il travaille comme chauffeur de taxi et illustrateur, avant de devenir en 1969 professeur de littérature de secondaire d'abord au collège Saint Paul à Soissons, puis à Nice enfin à Paris[4]. Il coupe son patronyme (Pennachioni) en Pennac par peur d'embarrasser son père en signant son premier écrit en 1977 Le service militaire au service de qui, un pamphlet sur le service militaire[2]. En 1979, désespérant de la transformation de son quartier d'adoption de Belleville, il réalise un séjour de deux ans au Brésil avec sa première femme Minne Pennac qui y a décroché un contrat de professeur dans l'Université fédérale du Ceará, séjour qui sera la source de son roman Le Dictateur et le hamac. Il revient en France et commence à écrire pour les enfants[5] tout en continuant son métier de professeur. Il finit par proposer Au Bonheur des Ogres en 1985[6] à la Série noire. C'est ainsi que Benjamin Malaussène et ses amis de Belleville font leur entrée dans la littérature. En 1995, il arrête son métier de professeur pour se consacrer entièrement à la littérature[7].

Daniel Pennac garde de son enfance une nostalgie du foyer et une tendresse pour la famille d'élection. Si ses écrits sont drôles et pleins d'une imagination débridée, Pennac peut aussi écrire Comme un roman, un essai de pédagogie active, lucide et enthousiaste, dans lequel il présente ce qu’il appelle « Les droits imprescriptibles du lecteur[8] ». Que l'on songe à cette phrase qui pourrait guider tout enseignant : « On ne force pas une curiosité, on l'éveille. » L'album de bande dessinée La Débauche, qu'il a signé avec Jacques Tardi, révèle sa conscience sociale et civique, révoltée par le licenciement sauvage, par la situation d'un chômeur victime d'un chef d'entreprise corrompu. Depuis ses débuts, Pennac étudie et critique les institutions qui nient l'individu. On pourrait dire de lui comme de son personnage principal : « Vous avez un vice rare, Malaussène, vous compatissez. » (La Petite Marchande de prose).

Daniel Pennac défend le plaisir de la lecture à voix haute. Grand amateur de livres audio, il a lui-même enregistré plusieurs de ses livres pour les éditions Gallimard et pour l'association Lire dans le noir. Et sur scène, après avoir interprété Merci au théâtre du Rond-Point, il lit Bartleby le scribe à la Pépinière Théâtre. Bartleby en coulisses est le documentaire réalisé par Jérémie Carboni sur la préparation de cette lecture-spectacle. En octobre 2012, Daniel Pennac lit Journal d'un corps, aux théâtre des Bouffes du Nord ; sa pièce Le 6e Continent sera jouée dans la même salle de spectacle.

En 2013, Daniel Pennac apporte son concours à la quatrième édition du livre AudioSolidaire[9] (enregistrement audio de Au bonheur des ogres par les internautes au profit des personnes aveugles ou malvoyantes).

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Saga Malaussène[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Saga Malaussène.

Romans pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Autres romans[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le 6e Continent (« collection blanche » chez Gallimard).

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

  • Les Grandes Vacances, (photographies) Daniel Pennac et Robert Doisneau (1991)
  • La Vie de famille
  • Le Sens de la Houppelande
  • Vercors d'en haut : La réserve naturelle des hauts-plateaux
  • Le Grand Rex (1980)
  • Némo
  • Écrire

Albums pour enfants[modifier | modifier le code]

  • Sahara
  • Le Tour du ciel sur les tableaux de Miró
  • Qu'est-ce que tu attends, Marie ? sur les tableaux de Monet.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Daniel Pennac a écrit ou coécrit plusieurs scénarios pour le cinéma ou la télévision, parfois en adaptant ses propres livres :

D'autre part, certaines œuvres de Daniel Pennac ont été adaptées à l'écran sans que Pennac lui-même ne participe à l'écriture du scénario :

Daniel Pennac a également participé à quelques productions audiovisuelles en prêtant sa voix ou en jouant un petit rôle  :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Pennac, Chagrin d'école, Gallimard,‎ 2007, p. 5
  2. a et b François Devinat, « Par ici les enfants », sur Libération,‎ 20 octobre 1997
  3. Dans Chagrin d'école, p. 16 (édition Folio), Pennac explique que son père affirme avec ironie qu'il faudra 27 ans à son fils pour apprendre l'alphabet.
  4. Il y enseignera notamment au lycée privé d'Hulst, c'est de cette expérience qu'il s'inspirera pour écrire Comme un roman.
  5. La série des Kamo est le fruit de sa collaboration avec le magazine Je bouquine.
  6. Ce roman aurait été écrit à la suite d'un pari. Pennac dit qu'il y a pris le contrepied des stéréotypes du genre, en créant le personnage du bouc émissaire.
  7. « Daniel Pennac », sur Gallimard,‎ 20 novembre 2012
  8. 1. Le droit de ne pas lire. 2. Le droit de sauter des pages. 3. Le droit de ne pas finir un livre 4. Le droit de relire. 5. Le droit de lire n'importe quoi. 6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible.) 7. Le droit de lire n'importe où. 8. Le droit de grappiller. 9. Le droit de lire à haute 10. Le droit de nous taire
  9. Le livre Audiosolidaire 2013 - Association Valentin Haüy
  10. Qu'il est triste, le son du corps…, Le Point, le 15 mars 2012
  11. Daniel Pennac et Manu Larcenet cosignent l'album illustré de "Journal d'un corps" !, 'My Boox, 7 mars 2013
  12. Le Prix Mystère de la Critique

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires sur Daniel Pennac[modifier | modifier le code]

  • Daniel Pennac, écrire, enseigner, communiquer de Stéphan Bureau (Canada/2009).
  • Daniel Pennac, la Métamorphose du crabe de Charles Castella pour la collection Empreintes de France 5 (Docside 2009).
  • Bartleby en coulisses de Jérémie Carboni (Zerkalo production/FTD).

Liens externes[modifier | modifier le code]