Amélie Nothomb

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Amélie Nothomb

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Amélie Nothomb au Salon du Livre de Paris, le 14 mars 2009, habillée de noir, comme à son habitude.

Nom de naissance Fabienne Claire Nothomb
Activités Écrivain
Naissance 9 juillet 1966 (48 ans)
Etterbeek, Belgique[Note 1]
Langue d'écriture français
Genres Roman
Distinctions Grand prix du roman de l'Académie française (1999) Prix de Flore (2007)
Grand prix Jean-Giono (2008)

Signature

Signature de Amélie Nothomb

Amélie Nothomb[Note 2] née Fabienne Claire Nothomb le 9 juillet 1966 à Etterbeek, Bruxelles[Note 1], est une femme de lettres belge francophone.

Ses romans, décrits comme une intertextualité entre la littérature japonaise médiévale et la littérature occidentale, évoquent des thèmes comme le sens de la vie et de la condition humaine, le métier d'écrivain — ils mettent également en scène un personnage de l'écrivain présenté comme autobiographique — ou encore le suicide amoureux. Le rythme de publication est soutenu, avec 24 romans entre 1992 et 2014, soit près d'un par an.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fabienne Claire Nothomb naît à Etterbeek, une commune de Bruxelles, le 9 juillet 1966, au sein d'une famille noble belge, dont les centres d'intérêts sont la politique et la littérature[1].

Son père est le baron Patrick Nothomb, diplomate belge. Peu après la naissance de Fabienne, il sert entre 1968 et 1972 comme consul général à Ōsaka au Japon avant d'être en poste à Pékin, New York, au Bangladesh et en Birmanie. En 1980, il rejoint la Belgique comme directeur d'Asie au ministère des Affaires étrangères avant de reprendre entre 1985 et 2001 une activité d'ambassadeur, notamment au Japon de 1988 à 1997. Le Japon est un pays qui attirera Fabienne dans son métier d'écrivain.

Selon l'écrivain Liliane Schraûwen, Fabienne étudie en Belgique, à l’Institut des Fidèles Compagnes de Jésus, à Uccle, commune du sud de Bruxelles[2].

Après une première année universitaire en droit, elle obtient une licence en philologie romane à l'Université libre de Bruxelles, et envisage un moment la carrière d'enseignant, passant l'agrégation.

En 1992, elle débute sa carrière d'écrivain et choisit comme nom de plume Amélie Nothomb. Elle publie dès lors de façon régulière un livre chaque année aux éditions Albin Michel. Un journaliste dit ainsi en 2003 : « Tous les ans, à la rentrée, il y a deux événements majeurs : les vendanges et la sortie du Nothomb. Cette année, le raisin est en avance, mais l'Amélie est à l'heure »[3]. Ses écrits sont traduits dans trente-sept langues à travers le monde[4]. Elle se présente comme « enceinte de ses romans », déclarant écrire depuis l'âge de 17 ans[5].

Amélie Nothomb suscite la polémique auprès de certains écrivains moins cotés du fait de son succès en librairie. Certains décrivent son travail acharné et son excentricité comme des arguments de vente avant toute chose : « C'est que mademoiselle Nothomb n'a pas que des admirateurs, mais aussi quelques détracteurs qui lui reprochent ceci et cela, et notamment sa célébrité. (…) Elle est devenue, par les hasards des interviews, un mythe »[réf. nécessaire]. Mais l'auteur se défend : « Je suis ce que je peux être. Je ne maîtrise pas ce que je suis et encore moins les regards que les autres posent sur moi »[6]. Des accusations de contrôle des éléments de sa biographie font également surface[pas clair].

En 2004, Amélie Nothomb déclare écrire près de quatre romans par an pour n’en publier qu’un seul[7] et souhaite user de son droit moral de divulgation pour que ne soient pas publiés les autres manuscrits[8].

En 2012, elle retourne pour la première fois au Japon depuis le séisme, le tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima, en disant : « le Japon m'a plusieurs fois sauvée et j'ai à nouveau besoin d'être sauvée par le Japon, qui a ce pouvoir guérisseur ». À cette occasion, un reportage sur elle sera tourné par France 5. Le 22 août est publié son vingt et unième roman, Barbe bleue. La même année, elle se voit représentée sous la forme d'un géant du Nord.[pas clair]

Amélie Nothomb interprète le personnage de Diane de Brassempouy, une aristo-sapiens snob et raciste, dans les trois saisons de la série d'animation Silex and the City, adaptée de la bande dessinée homonyme.

Elle préside la 34e édition du Livre sur la place, premier salon littéraire de la rentrée, qui s'est tenu les 14, 15 et 16 septembre 2012 à Nancy.

Elle est devenue présidente d'honneur du CRAC Europe, Comité radicalement anticorrida, le 3 octobre 2013.

Les œuvres[modifier | modifier le code]

L'hygiène de l'assassin[modifier | modifier le code]

Son premier roman, Hygiène de l'assassin, est un ouvrage presque uniquement composé de dialogues entre un prix Nobel incompris et des journalistes, la discussion virant à l'interrogatoire. Amélie Nothomb y montre un art de plaire et d'interroger, de montrer du doigt à la fois les petits défauts humains et les horreurs dont ils[Qui ?] sont capables.

La critique est parfois rude avec elle : il est mis en doute qu'elle ait écrit seule ce roman, prétendument trop excellent pour avoir été conçu par une femme aussi jeune[9].

Les romans à caractère autobiographique[modifier | modifier le code]

Le Mont Fuji, symbole du Japon, a un rôle prédominant[Lequel ?] dans Ni d'Ève, ni d'Adam.

Amélie Nothomb se met en scène au travers d'un personnage homonyme présenté comme autobiographique dans les romans Métaphysique des tubes, Le Sabotage amoureux et Biographie de la faim ainsi que dans Ni d'Ève, ni d'Adam ; ils décrivent l'enfance d'une fille de diplomate, rythmée par d'incessants déménagements au gré des affectations paternelles.

En 1972, son père quitte le Japon pour Pékin, alors qu'elle a six ans. Elle s'inspire de ces évènements pour dire dans un roman qu'Amélie vit son départ du Japon, « pays de la beauté », pour la Chine, « pays de la laideur », comme un exil, présentant les autres déplacements familiaux comme autant de déracinements successifs. L'écrivain indique avoir vécu comme un choc la séparation d'avec sa gouvernante japonaise Nishio-San qu'elle considérait comme sa seconde mère. Dans un article de 2004, une journaliste évoque cet aspect de sa vie comme « un nomadisme culturel qui décuple sa curiosité et renforce sa précocité »[10].

Elle relate dans Biographie de la faim comment le personnage d'Amélie a plongé, avec sa sœur Juliette, dans les livres, la potomanie (un besoin irrépressible de boire constamment, généralement de l'eau) puis dans l'alcoolisme infantile et l'anorexie.

Dans Stupeur et tremblements, elle choisit de mettre en scène le personnage d'Amélie comme retournant au Japon pour y travailler comme interprète (elle maîtrise le japonais oral) après ses études en philologie romane. Elle décrit une lente descente professionnelle en se retrouvant notamment cantonnée dans la fonction de « nettoyeuse de chiottes ». Le roman a été primé par l'Académie française. Dans la biographie fictive, ce séjour au Japon est présenté comme se déroulant juste avant l'envoi du manuscrit de l’Hygiène de l'assassin à de nombreux éditeurs.

De 2009 à 2014[modifier | modifier le code]

Dans son roman écrit en 2009, Le Voyage d'hiver, Amélie Nothomb renoue avec ses thèmes favoris : l’autodérision (concernant la condition d'écrivain), le suicide amoureux, l'incohérence de l'existence si on ne s'attache à regarder qu'un seul fait de la vie (ici : l'amour).[réf. nécessaire]

En 2010, elle publie son dix-neuvième roman, Une forme de vie, roman épistolaire, dans lequel elle décrit sa relation privilégiée et particulière avec ses lecteurs, à travers une correspondance fictive, mais présentée comme relatant une réalité. Suite au séisme du 11 mars 2011, Amélie Nothomb publie, le 22 juin de cette même année, les Myrtilles, une nouvelle en supplément à Stupeur et Tremblements . Les bénéfices de cette édition exceptionnelle sont reversés à Médecins du monde au Japon. Le 17 août 2011 a été publié son vingtième roman, Tuer le père. Le 2 août 2013 paraît son vingt-deuxième roman, La nostalgie heureuse.

Parolière[modifier | modifier le code]

Entre 2000 et 2002, elle écrit sept textes pour la chanteuse française Robert. Elle romance la vie de la chanteuse dans Robert des noms propres, paru en 2002.

Dans l'album Ça se traverse et c'est beau de Juliette Gréco, sorti en 2012, rendant hommage aux ponts parisiens, Amélie Nothomb est l'auteur de la chanson Le pont Juliette.

Controverses[modifier | modifier le code]

Amélie Nothomb effectuerait un contrôle d'une part sur les éléments biographiques, pour qu'ils correspondent au mieux à son œuvre, et d'autre part, à l'intégrité de son œuvre[pas clair].

En 2008, le politologue et essayiste Marco Van Hees dénonce le contrôle qu'Amélie Nothomb opérerait sur le monde de l'édition : sa maison d'édition aurait menacé un pastiche, l’Hygiène de l'intestin, de procès, et aurait été jusqu'à menacer de procès quiconque dévoile que son véritable prénom n'est pas Amélie mais Fabienne[11]. Un journaliste de la RTBF, Pascal Goffaux, parle alors de « la machine d'Amélie Nothomb »[12].

Un article du Post de 2009 sur l'« affaire Nothomb » détaille les différences entre la biographie fictive et les informations réelles[13].

Un travail universitaire de 2012, présenté dans une conférence sur le rapport entre les femmes francophones et l'expérience asiatique, présente des preuves selon lesquelles des éléments biographiques sont une « pure invention »[Note 3], et notamment que la romancière n'est pas née au Japon, avant de proposer une explication sur le plan de la psychanalyse pour le choix d'Amélie Nothomb de se présenter comme née au Japon et enfin d'analyser le roman comme une intertextualité entre éléments de la littérature japonaise médiévale et de la littérature occidentale. Il estime que l'autobiographie « déforme la relation de confiance entre l'écrivain et son lectorat »[Note 4],[14].

Ce thème a également été abordé en 2010 dans un ouvrage de Mark D. Lee, Les Identités d’Amélie Nothomb. De l’invention médiatique aux fantasmes originaires.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans et pièces de théâtre[modifier | modifier le code]

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • « Légende peut-être un peu chinoise », conte, in collectif Le Sable et l’ardoise, Longue Vue, 1993
  • « Électre », nouvelle de quatorze pages, in collectif Des plumes au courant, Stock, 1996
  • « L'Existence de Dieu », dans La Revue Générale (vol. 3), 1996
  • « Simon Wolff », nouvelle de six pages, dans La Nouvelle Revue française n°519, avril 1996
  • « Généalogie d'un Grand d'Espagne », nouvelle de onze pages, dans La Nouvelle Revue française n°527, décembre 1996
  • « Le Mystère par excellence », nouvelle de 39 pages, opuscule Le Grand livre du mois, septembre 1999
  • « Brillant comme une casserole », recueil de trois contes illustrés par Kikie Crèvecœur, La Pierre d'Alun, 1999
    • « Légende peut-être un peu chinoise », conte de sept pages
    • « Le Hollandais ferroviaire », conte de cinq pages
    • « De meilleure qualité », conte de trois pages
  • « Aspirine », nouvelle de deux pages, in collectif Aspirine : mots de tête, Albin Michel, 2001
  • « Sans nom », nouvelle de soixante-quatre pages, opuscule couplé à Elle no 2900, 30 juillet 2001
  • « L’Entrée du Christ à Bruxelles », nouvelle de 46 pages, opuscule couplé à Elle no 3053, 05/07/2004
  • « Les Champignons de Paris », nouvelle en neuf épisodes parue dans Charlie Hebdo du 4 juillet au 29 août 2007
  • « Les myrtilles », nouvelle de onze pages incluse dans l'édition limitée de Stupeur et tremblements, Le Livre de poche, 2011

Livres audio[modifier | modifier le code]

Huit romans d'Amélie Nothomb ont été adaptés sous forme de livres audio, les quatre premiers ont été publiés par les éditions VDB, les suivants par Audiolib :

  • Amélie Nothomb (auteur) et Véronique Groux de Miéri (narratrice), Robert des noms propres, La Roque-sur-Pernes, Éditions VDB,‎ 1er mars 2003 (ISBN 978-2-84694-068-9, notice BnF no FRBNF39186856)
    Support : 3 CD audio (durée : 3 h 15 min, texte intégral), réf. V.D.B. 008.
  • Amélie Nothomb (auteur) et Véronique Groux de Miéri (narratrice), Antéchrista, La Roque-sur-Pernes, Éditions VDB,‎ 1er mars 2004 (ISBN 978-2-84694-137-2, notice BnF no FRBNF39186872)
    Support : 3 CD audio (durée : 2 h 52 min, texte intégral), réf. VDB033. Illustration musicale : Thierry Duhamel.
  • Amélie Nothomb (auteur) et Véronique Groux de Miéri (narratrice), Biographie de la faim, La Roque-sur-Pernes, Éditions VDB,‎ 1er mars 2005 (ISBN 978-2-84694-281-2, notice BnF no FRBNF40227909)
    Support : 4 CD audio (durée : 4 h 17 min, texte intégral), réf. VDB074. Illustration musicale : Thierry Duhamel.
  • Amélie Nothomb (auteur) et Véronique Groux de Miéri (narratrice), Acide sulfurique, La Roque-sur-Pernes, Éditions VDB,‎ 1er mars 2006 (ISBN 978-2-84694-403-8, notice BnF no FRBNF40227903)
    Support : 3 CD audio (durée : 5 h 39 min, texte intégral), réf. VDB104. Illustration musicale : Thierry Duhamel.
  • Amélie Nothomb (auteur) et Patrick Waleffe (narrateur), Le Fait du prince, Paris, Audiolib,‎ 21 janvier 2009 (ISBN 978-2-356-41048-1, notice BnF no FRBNF41406834)
    Support : 1 CD audio (durée : 3 h 0 min, texte intégral), réf. Audiolib 25 0049 4.

Textes de chansons[modifier | modifier le code]

  • Pour Juliette Gréco : Le Pont Juliette (texte lu par Guillaume Gallienne (2011)
  • Pour la chanteuse Robert : L'Appel de la succube (2000), À la guerre comme à la guerre, Le chant des sirènes, Celle qui tue, Nitroglycérine, Requiem pour une sœur perdue, Sorcière (2002)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Adaptations au théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le sabotage amoureux, Théâtre Le Ranelagh, Paris, 1999
    Avec Valérie Mairesse, Pétronille de Saint-Rapt, Vanessa Jarry
    Mise en scène: Annabelle Milot
  • Le sabotage amoureux, Théâtre Daniel-Sorano, Vincennes[15], 2003-2005
    Avec Pauline Foschia, Jeanne Gougeau, Laurence Vielle
    Adaptation & Mise en scène: Brigitte Bailleux, Laurence Vielle
  • Le sabotage amoureux, Mise en scène Christine Delmotte, Belgique, compagnie Biloxi 48, 2013
  • Cosmétique de l'ennemi, La Compagnie des Sept Lieux, Suisse[16], 2003-2008
    Avec John Durand et Olivier Renault
    Adaptation et mise en scène: Emmanuel Samatani et Jean-Daniel Uldry
  • Les combustibles, Théâtre Daniel-Sorano, Vincennes[17], mars-avril 2008
    Avec Michel Boy, Julie Turin, Grégory Gerrebo
    Mise en scène: Stéphane Cottin
  • Métaphysique des tubes[18], 2007-2009
    Avec Cécile Schletzer et Claire Rieussec
    Mise en scène: Claire Rieussec
  • Hygiène de l'assassin, Théâtre de Namur & Théâtre le Public, Bruxelles[19], septembre-octobre 2008
    Avec Daniel Hanssens, Nathalie Cornet, Valérie Marchand et Vincent Lécuyer
    Mise en scène: Pierre Santini
  • Biographie de la Faim, Théâtre de la Place des Martyrs, Bruxelles[20], avril-mai 2009
    Avec Nathalie Cornet, Michel Hinderyckx, Jessica Gazon, Stéphanie Blanchoud…
    Adaptation et mise en scène: Christine Delmotte
  • Les Combustibles, Théâtre de Nesle, Paris, 16 septembre 2010 - 2 octobre 2010
    Avec Philippe Doré, Freddy Zimmer, Florine Moreau
    Mise en scène: Hubert Vinzani
  • Stupeur et Tremblements, Théâtre le Petit Hébertot, Paris, 18 mars 2011 - 22 mai 2011
    Avec Layla Metssitane
    Adaptation & Mise en scène, Layla Metssitane
  • Cosmètica de l'enemic (Cosmetique de l'ennemi), Sala Muntaner, Barcelona, 9 octobre 2012 - 9 novembre 2012
    Avec Lluís Soler, Xavier Ripoll
    Adaptation et traduction au catalan : Pablo Ley
    Mise en scène, Magda Puyo.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Amélie Nothomb remporte les prix littéraires suivants :

Elle sera également faite Commandeur de l'ordre de la Couronne[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a et b L'éditeur Albin Michel donne sur son site comme lieu et date de naissance 'Kobé, 13 août 1967' ; cette information est souvent reprise, comme sur la notice d'autorité de la BNF. Ces lieu et date sont cependant erronés, comme le démontrent e. a. les généalogies Nothomb (contrôlées et approuvées par la famille) qui confirment le lieu et date donnés ici. Ces généalogies ont paru, sans variations, dans État présent de la noblesse belge, éditions de 1979, 1995 et 2010. Ses parents ont annoncé sa naissance dans le no 87, octobre 1966, p. 340 du Bulletin de l’association de la noblesse du royaume de Belgique, publication trimestrielle : Annonces de naissance : "Baron et Baronne Patrick Nothomb : Fabienne, 9 juillet 1966".
  2. Son grand-oncle Paul Nothomb a indiqué dans une interview qu'il s'agit d'un nom de plume.
  3. En anglais, “complete fabrication”.
  4. En anglais, “distorts reader-author trust”.
  5. a, b, c, d et e Œuvre autobiographique, ou pseudo-autobiographique car les libertés prises par rapport à la vie réelle de l’auteur ne sont pas bien connues
  6. a et b Roman dans lequel l’auteur est un personnage, sans que le rôle joué ait de rapport avec sa vie réelle
Références
  1. Marc Quaghebeur, Anthologie de la littérature française de Belgique, Entre réel et surréel, Bruxelles : Racine, 2006, p. 367.

    « Issue d'une famille belge de la petite aristocratie où la politique et la littérature ont toujours fait bon ménage, elle a atteint, pratiquement depuis son premier récit, Hygiène de l'assassin (1992), un lectorat que n'ont jamais connu ses ancêtres. Sa production oscille entre les textes à contenu plus ouvertement autobiographique comme Le Sabotage amoureux (1993) ou Stupeur et tremblements (1999) et des récits plus fictionnels tels Mercure (1998) ou Les Combustibles (1994), une pièce de théâtre. Chez cet écrivain, une forme de cruauté et d'humour se mêle à un romantisme qui plonge dans l'univers actuel. »

    — Marc Quaghebeur, Anthologie de la littérature française de Belgique, entre réel et surréel

  2. Liliane Schraûwen, « de Fabienne à Amélie, ou quand Uccle se délocalise au Japon »,‎ 6 septembre 2012 (consulté le 18 juillet 2014)
  3. Simon Marty, « Le dernier Nothomb, un sadomaso de premier cru », in Marianne, Le Journal de la Culture, du 8 au 14 septembre 2003, p. 76.
  4. Olivier Stevens, « L’acide de la dame en noir », La Libre Match, dossier en couverture, du 1er au 7 septembre 2005, pp. 96-101.
  5. « Interview d’Amélie Nothomb » (sur l'Internet Archive) sur Fluctuat.
  6. Joëlle Smets, « Un mythe, bien malgré elle », Le Soir Magazine no 3714, En couverture, 27 août 2003, pp. 14-17.
  7. Anne Masset, « Amélie Nothomb », monomaniaque de l’écrit, La Libre Belgique, Rubrique « Questions à domicile », 4 août 1994, p. 2. « J'écris 3, 7 romans par an, c'est un rythme, je l'ai constaté après coup. Cela dit, n'allez surtout pas imaginer que tous ces romans sont bons. Il y a une énorme proportion de romans ratés dont il est hors de question que je les publie. »
  8. Geneviève Simon, « L’autogéographie d’Amélie », La Libre Belgique, Rubrique « Culture », 26 septembre 2004, p. 49. « L'immense majorité [de ces manuscrits] restera dans des caisses et n'en sortira pas. Je veillerai à me protéger suffisamment pour cela. »
  9. Laureline Amanieux et Luca Chiari, Amélie Nothomb, une vie entre deux eaux, documentaire diffusé sur France 5, 2012, coll. Empreintes. Description du documentaire en ligne.
  10. Marianne Payot, « La boulimie d’Amélie », Le Vif L’Express, Rubrique « Culture », 3 septembre 2004, p. 84.
  11. Marco Van Hees, « Les fabuleuses pressions d’Amélie Nothomb », Solidaire, PTB,‎ 27 août 2008 (lire en ligne)
  12. Marco Van Hees, « Les fabuleuses pressions d’Amélie Nothomb », sur Frère Albert : Le site des gros patrimoines,‎ 27 août 2008 (consulté le 9 octobre 2013)
  13. Fictio, « Au sujet de "l'affaire" Nothomb », sur Le Post,‎ 13 novembre 2009 (consulté le 9 octobre 2013)
  14. (en) Benjamin Hiramatsu Ireland, « Amélie Nothomb's Distorted Truths : Birth, Identity, and Stupeur et tremblements », New Zealand Journal of French Studies, Jean Anderson, Victoria University of Wellington, no 33.1,‎ 2012, p. 135-156 (lire en ligne)
  15. « Le sabotage amoureux » (consulté le 23/09/2009)
  16. « Cosmétique de l'ennemi d'Amélie Nothomb » (consulté le 23/09/2009)
  17. « Les combustibles » d'Amélie Nothomb sur les planches » (consulté le 23/09/2009)
  18. « Nothomb revisitée par Claire Rieussec », Ouest-France (consulté le 23/09/2009)
  19. Catherine Makereel, « L'hygiène de l'assassin », Le Soir, Bruxelles (consulté le 23/09/2009)
  20. Michèle Friche, « Biographie de la Faim », Le Soir, Bruxelles (consulté le 23/09/2009)
  21. Liste des lauréats du prix René-Fallet
  22. Liste des lauréats du prix littéraire de la Vocation
  23. Moniteur Belge, 14 juillet 2008, p. 36843. Lire en ligne
Autorité

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie sur Amélie Nothomb[modifier | modifier le code]

  • Laureline Amanieux, Amélie Nothomb l’éternelle affamée, Albin Michel, 2005.
    • Entretien audio avec Amélie Nothomb, éd. Autrement dit, 2007.
    • Le récit siamois, personnage et identité dans l'œuvre d'Amélie Nothomb, Albin Michel, 2009.
  • (en) Susan Bainbrigge et Jeanette Den Toonder (dir.), Amélie Nothomb, Authorship, Identity and Narrative Practice, Peter Lang, 2003.
  • Alain Dantinne, Hygiène de l'intestin, éd. Labor, 2000.
  • Michel David, Amélie Nothomb, le symptôme graphomane, L'Harmattan, coll. « L'œuvre et la psyché », 2006.
  • Aleksandra Desmurs, Le Roman Hygiène de l'assassin - Œuvre manifestaire d'Amélie Nothomb, préface d'Amélie Nothomb, éd. Praelego, 2009.
  • Frédéric Huet, Ma vie ratée d'Amélie Nothomb, éd. Anabet, 2009.
  • Mark D. Lee, Les Identités d’Amélie Nothomb. De l’invention médiatique aux fantasmes originaires, éd. Rodopi, 2010.
  • Jean-Michel Lou, Japon d'Amélie Nothomb, L'Harmattan, coll. « Espaces littéraires », 2011.
  • Kobialka Margaux, La Création d’Amélie Nothomb à travers la psychanalyse, Le Manuscrit, 2004.
  • Michel Zumkir, Amélie Nothomb de A à Z, portrait d’un monstre littéraire, éd. Le Grand miroir, coll. « Une vie », 2007.
  • Ardolino, Francesco, "La guerra fictícia en la narrativa d'Amélie Nothomb", Femmes et guerre en Mediterranée, Guy Dugas y Marta Segarra (eds.), Barcelona i Montpellier, Publicacions de la Universitat de Barcelona i Presses de l'Université Paul Valéry: 169-178, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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