Amélie Nothomb

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Amélie Nothomb
Amélie Nothomb au Salon du Livre de Paris, le 14 mars 2009.
Amélie Nothomb au Salon du Livre de Paris, le 14 mars 2009.

Activité(s) Écrivain
Naissance 13 août 1967 (41 ans)
Japon Kōbe
Langue d'écriture français
Genre(s) Roman
Distinctions Grand Prix du roman de l'Académie française (1999) Prix de Flore (2007)
Grand Prix Jean Giono (2008)

Amélie Nothomb, (née le 13 août 1967 à Kōbe au Japon), est une écrivain belge de langue française.

Sommaire

[modifier] Biographie

« Issue d'une famille de la petite aristocratie où la politique et la littérature ont toujours fait bon ménage, [elle] a atteint, pratiquement depuis son premier récit Hygiène de l'assassin (1992), un lectorat que n'ont jamais connu ses ancêtres. Sa production oscille entre les textes à contenu plus ouvertement autobiographiques comme Le Sabotage amoureux (1993) ou Stupeur et tremblements (1999) et des récits plus fictionnels tels Mercure (1998) ou Les Combustibles (1994), une pièce de théâtre. Chez cette écrivain, une forme de cruauté se mêle à un romantisme qui plonge dans l'univers actuel. »
    — Marc Quaghebeur, Anthologie de la littérature française de Belgique, entre réel et surréel[1]

Les Nothomb font donc partie de l'aristocratie belge et plusieurs de ses ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle (Charles-Ferdinand Nothomb notamment). Fille du baron Patrick Nothomb, ambassadeur de Belgique, elle séjourne ainsi au Japon, en Chine, aux États-Unis (New York), en Asie du Sud Est (Laos, Bangladesh, Birmanie). Elle ne découvre la Belgique qu'à l'âge de 17 ans. Elle y finit ses humanités à l’Institut Marie Immaculée Montjoie à Uccle pour ensuite entamer des études de philologie romane à l’Université libre de Bruxelles.

Amélie Nothomb lors d'une séance de dédicaces

Depuis 1992, elle publie chez Albin Michel un livre par an soit dix-sept romans à ce jour. Son premier roman aurait dû être publié chez Gallimard, maison avec laquelle elle avait entamé une collaboration[réf. nécessaire], mais Philippe Sollers, alors directeur de collection, refusa Hygiène de l'assassin[réf. nécessaire]. Amélie Nothomb se tourna alors vers Albin Michel, qui publie toujours ses romans[2]. Avec une régularité notoire : « Tous les ans, à la rentrée, il y a deux évènements majeurs : les vendanges et la sortie du Nothomb. Cette année, le raisin est en avance, mais l'Amélie est à l'heure »[3]. Ses écrits sont traduits dans trente-sept langues à travers le monde[4].

Amélie Nothomb suscite la polémique: elle compte de très nombreux fans, mais aussi de violents détracteurs : « C'est que mademoiselle Nothomb n'a pas que des admirateurs, mais aussi quelques détracteurs qui lui reprochent ceci et cela, et notamment sa célébrité. (…) Elle est devenue, par les hasards des interviews, un mythe »[réf. nécessaire]. Mais l'auteur se défend : « Je suis ce que je peux être. Je ne maîtrise pas ce que je suis et encore moins les regards que les autres posent sur moi »[5].

Le Mont Fuji, symbole du Japon, a un rôle prédominant dans Ni d'Ève, ni d'Adam

Amélie Nothomb raconte une partie de son enfance dans ses romans Métaphysique des tubes, Le Sabotage amoureux et Biographie de la faim. Fille du diplomate Patrick Nothomb, cette enfance est rythmée par d'incessants déménagements au gré des affectations paternelles. Notamment à cause de sa gouvernante japonaise Nishio-San qu'elle considérait comme sa seconde mère, elle vit son départ du Japon, « pays de la beauté », pour la Chine, « pays de la laideur », comme un exil et vit les autres déplacements familiaux comme autant de déracinements successifs. Mais aussi comme « un nomadisme culturel qui décuple sa curiosité et renforce sa précocité »[6]. Elle raconte dans Biographie de la faim comment elle a plongé, avec sa sœur Juliette, dans les livres, la potomanie, l'alcool infantile et l'anorexie. Adulte, son diplôme de philologie romane en poche, Amélie Nothomb retourne au Japon pour y travailler comme interprète (elle maîtrise le japonais, du moins oralement) et songe à s'y installer définitivement. Elle entre dans une grande entreprise japonaise, dans laquelle elle restera un an. Après cette expérience, désastreuse à plusieurs égards, qu’elle romance dans Stupeur et tremblements[7], elle rentre en Belgique et envoie le manuscrit de Hygiène de l'assassin à de nombreux éditeurs. Elle publie Hygiène de l'assassin chez Albin Michel, en 1992.

En 2004, elle en était à son 53e manuscrit[réf. nécessaire]. Elle dit écrire près de trois romans par an pour n’en publier qu’un seul : « J'écris 3,7 romans par an, c'est un rythme, je l'ai constaté après coup. Ceci dit, n'allez surtout pas imaginer que tous ces romans sont bons. Il y a une énorme proportion de romans ratés dont il est hors de question que je les publie »[8], « L'immense majorité [de ses manuscrits] restera dans des caisses et n'en sortira pas. Je veillerai à me protéger suffisamment pour cela »[9]. Se disant également « enceinte de ses romans », Amélie Nothomb dit écrire depuis l’âge de dix-sept ans[10].

Entre 2000 et 2002, elle écrit sept textes pour la chanteuse française Robert. Elle romance la vie de la chanteuse dans Robert des noms propres, paru en 2002.

[modifier] Bibliographie

Littérature

Par catégories

Histoire littéraire

Antiquité - Moyen Âge
XVIe s. - XVIIe s. -
XVIIIe s. - XIXe s. -
XXe s. - XXIe s.
Courants littéraires

Genres & formes littéraires

Conte
Nouvelle - Roman -
Poésie - Théâtre

Auteurs

Écrivains - Livres

Portail littérature

[modifier] Romans et théâtre

[modifier] Contes et nouvelles

  • « Légende peut-être un peu chinoise », conte, in collectif Le Sable et l’ardoise, Longue Vue, 1993
  • « Électre », nouvelle de 14 pages, in collectif Des plumes au courant, Stock, 1996
  • « L'Existence de Dieu », dans La Revue Générale (vol. 3), 1996
  • « Le Mystère par excellence », nouvelle de 39 pages, opuscule Le Grand livre du mois, septembre 1999
  • « Brillant comme une casserole », recueil de 3 contes illustrés par Kikie Crèvecœur, La Pierre d'Alun, 1999
    • « Légende peut-être un peu chinoise », conte de 7 pages
    • « Le Hollandais ferroviaire », conte de 5 pages
    • « De meilleure qualité », conte de 3 pages
  • « Aspirine », nouvelle de 2 pages, in collectif Aspirine, Albin Michel, 2001
  • « Sans nom », nouvelle de 64 pages, opuscule couplé à Elle no 2900, 30 juillet 2001
  • « L’Entrée du Christ à Bruxelles », nouvelle de 46 pages, opuscule couplé à Elle no 3053, 05/07/2004
  • « Les Champignons de Paris », nouvelle en 9 épisodes parue dans Charlie Hebdo du 4 juillet au 29 août 2007


[modifier] Adaptations cinématographiques

[modifier] Bibliographie critique

  • Desmurs Aleksandra, préfacé par Amélie Nothomb, Le Roman Hygiène de l'assassin - Oeuvre manifestaire d'Amélie Nothomb, Editions Praelego, Paris, 2009
  • Kobialka Margaux, La Création d’Amélie Nothomb à travers la psychanalyse, Le Manuscrit, Paris, 2004
  • Laureline Amanieux, Amélie Nothomb l’éternelle affamée, Albin Michel, Paris, 2005, (ISBN 2226155929)
  • Michel David, Amélie Nothomb, le symptôme graphomane, Éditions L'Harmattan, coll. « L’œuvre et la Psyché », Paris, 2006 (ISBN 2296004806)
  • Michel Zumkir, Amélie Nothomb de A à Z, portrait d’un monstre littéraire, Le Grand Miroir, coll. « Une vie », Bruxelles, 2007 (ISBN 978-2-87415-798-1)
  • Alain Dantinne, Hygiène de l'intestin, Labor, Bruxelles, 2000
  • (en) Susan Bainbrigge, Jeanette Den Toonder, Amélie Nothomb, Authorship, Identity and Narrative Practice Peter Lang, New York, 2003, acte de colloque international.

[modifier] Prix et distinctions

[modifier] Notes et références

  1. Marc QUAGHEBEUR, Anthologie de la littérature française de Belgique, Entre réel et surréel, Éditions Racine, Bruxelles, 2006, p. 367
  2. Article sur pileface.com
  3. Simon Marty, « Le dernier Nothomb, un sadomaso de premier cru »", in Marianne, Le Journal de la Culture, du 08 au 14 septembre 2003, p. 76
  4. Olivier Stevens, « L’acide de la dame en noir », La Libre Match, dossier en couverture, du 1er au 7 septembre 2005, pp. 96-101
  5. Joëlle SMETS, « Un mythe, bien malgré elle », Le Soir Magazine no 3714, En couverture, 27 août 2003, pp. 14-17
  6. Marianne Payot, « La boulimie d’Amélie », Le Vif L’Express, Rubrique « Culture », 3 septembre 2004, p. 84
  7. Elle raconte comme en effet elle entame une lente descente professionnelle en se retrouvant notamment cantonnée à « nettoyeuse de chiottes »
  8. Anne Masset, « Amélie Nothomb », monomaniaque de l’écrit, La Libre Belgique, Rubrique « Questions à domicile », 4 août 1994, p. 2
  9. Geneviève SIMON, « L’autogéographie d’Amélie », La Libre Belgique, Rubrique « Culture », 26 septembre 2004, p. 49
  10. Interview d’Amélie Nothomb sur Fluctuat.net.
  11. abcde Œuvre autobiographique, ou pseudo-autobiographique car les libertés prises par rapport à la vie réelle de l’auteur ne sont pas bien connues
  12. ab Roman dans lequel l’auteur est un personnage, sans que le rôle joué n’ait de rapport avec sa vie réelle
  13. Liste des lauréats du Prix René Fallet
  14. Liste des lauréats du Prix Littéraire de la Vocation

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes

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