René-Jean Clot

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René-Jean Clot

Activités écrivain
Naissance 19 janvier 1913
Ben-Chicao, Algérie
Décès novembre 1996
Clermont-Ferrand
Langue d'écriture anglais
Distinctions prix Renaudot (1987)
prix des Deux Magots (1951)

Œuvres principales

L'Enfant halluciné (1987)

René-Jean Clot, né à Ben-Chicao en Algérie, le 19 janvier 1913, et mort à Clermont-Ferrand en novembre 1996[1], est un peintre-graveur et écrivain français, lauréat du prix des Deux Magots en 1951) pour Le Poil de la bête et du prix Renaudot en 1987 pour L'Enfant halluciné.


Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études de droit, René-Jean Clot se tourne vers l'art en intégrant l’École des beaux-arts d'Alger en 1934. En 1935, il s’installe dans un atelier de Montparnasse à Paris et reçoit de nombreux prix, tant pour ses œuvres littéraires que plastiques (Prix Mesures de poésie et Prix Paul-Guillaume en peinture). Il se lie d'amitié avec René Huyghe la même année. René-Jean Clot fut également élève de Marcel Gromaire et d’Othon Friesz à l’Académie scandinave en 1936.

René-Jean Clot développe notamment un gout pour l'art abstrait arabe tout autant que l'abstraction de Lascaux[2]. Nommé par Jacques Soustelle contrôleur à Alger des missions de la France libre en 1942, il publie L'Exil français, et fut lauréat de la Mission Tchad-Tibesti. Il réalise de nombreux paysages africains, dessins, peintures. De 1948 à 1965, il publie de nombreux romans tels que Le Noir de la vigne, Fantômes au soleil, Le Bleu d’outre-tombe, et une pièce de théâtre, La Révélation, créée par Jean-Louis Barrault au théâtre de l'Odéon. Mystique, idéaliste et désabusé, il fit partie du groupe des littérateurs dis de « L'École d'Alger » auprès d'Albert Camus, Emmanuel Roblès, Jules Roy, Jean Grenier et Max-Pol Fouchet notamment chez Edmond Charlot « aux vraies richesses ».

René-Jean Clot décide de se consacrer entièrement à la peinture à partir de 1965. En 1991 il réalisa une rétrospective de son œuvre peinte à la Galerie d’art contemporain de Chamalières et une exposition à l’espace Pierre-Laporte de Clermont-Ferrand.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1936 : L'Annonciation à la licorne, coll. « Méditerranéennes » (no 1), Alger, éditions Edmond Charlot
  • 1941 : Les Gages charnels de l'art français, éditions Charlot Alger
  • 1945 : Paysages africains, Tchad, Tibesti, Fezzan, Borkou
  • 1948 : Le Noir de la vigne, éditions Gallimard
  • 1949 : Fantômes au soleil, éditions Gallimard
  • 1950 : Empreintes dans le sol, éditions Gallimard
  • 1951 : Le Poil de la bêteprix des Deux Magots
  • 1953 : Le Mat de cocagne, Gallimard
  • 1954 : Le Meunier, son fils, l'âne
  • 1956 : Le Bleu d'outre-tombe, Gallimard
  • 1960 : La Querelle des images, édition Pierre Cailler
  • 1961 : La Révélation, Gallimard
  • 1964 : Les Voix dans la cour, suivi de La nuit n'est pas si noire et de Un feu de bois vert, Gallimard
  • 1965 : Le Cœur pourpre, édition Pierre Cailler
  • 1984 : Un amour interdit, éditions Grasset
  • 1987 : L'Enfant hallucinéPrix Renaudot
  • 1987 : Le Mirage de l'orge, recueil de nouvelles, éditions l'Âge-d'Homme
  • 1988 : La Neige en enfer, éditions Moren-sell
  • 1988 : La Peinture aux abois, éditions Conti-Bourin
  • 1989 : Les Larmes de Lucifer
  • 1992 : Une patrie de sel ou le souvenir d'Alger, librairie bleue
  • 1997 : Pourquoi les femmes pleurent elles, éditions Grasset et Fasquelle
  • 1997 : L'amour épouse sa nuit, éditions Grasset et Fasquelle
  • 1997 : Charhouz le voyant, éditions Grasset et Fasquelle

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les artistes de l'Algérie : dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, Élisabeth Cazenave,‎ 2001 (ISBN 9782909034270, lire en ligne), p. 201
  2. Ces centres d'intérêt seront développés dans La Peinture aux abois paru en 1988

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hommage à René Jean Clot, par Valère Bertrand, Orangerie du Domaine de Madame Elizabeth, 2001.
  • René Jean Clot où les Ténèbres hallucinés, par Dominique Daguet, Les Cahiers bleus, 2008.