Série noire (film, 1979)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Série noire (homonymie).

Série noire

Description de cette image, également commentée ci-après

Dessin d'après une scène du film, figurant Marie Trintignant et Patrick Dewaere

Réalisation Alain Corneau
Scénario Alain Corneau
Georges Perec
Jim Thompson (roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Prospectacle
Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame, Policier
Sortie 1979
Durée 111 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Série noire est un film français réalisé par Alain Corneau et sorti en salles le .

Le film a donné lieu à cinq nominations pour la 5e cérémonie des César (films sortis en 1979) : meilleur acteur Patrick Dewaere ; meilleur acteur dans un second rôle Bernard Blier ; meilleure actrice dans un second rôle Myriam Boyer ; meilleur scénario original ou adaptation Georges Perec et Alain Corneau ; meilleur montage Thierry Derocles.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Franck Poupart, excentrique et imprévisible représentant de commerce, rêve d'une vie plus aventureuse, malgré sa grande lâcheté. Quand sa femme Jeanne le quitte et qu'il perd son emploi après une nuit en cellule, il saute le pas : pour les beaux yeux de Mona, une prostituée de 16 ans, il va commettre un crime. Il tue sa tante (qui est aussi sa maquerelle), lui vole ses économies (100 000 francs), et abat sur les lieux du crime un pauvre immigré au chômage, Tikidès, pour faire croire à un cambriolage qui a mal tourné. Mais quand Jeanne revient et que son patron Staplin commence à avoir des soupçons, Franck, de plus en plus fou, se retrouve dans une situation ingérable. Il finira par tuer sa femme et se faire voler son butin par Staplin. Mais qu'importe, il a eu ce qu'il voulait, une aventure et une femme, Mona.

Le désespoir des personnages reste baigné d'une tonalité sarcastique et d'un humour surréaliste.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Bande originale[modifier | modifier le code]

  1. Moonlight Fiesta (Duke Ellington & Juan Tizol)
  2. Rivers of Babylone (Boney M.)
  3. Dieu est amoureux (Gérard Lenorman)
  4. Soleil aide moi (Shake)
  5. Lilas Lilas (Gérard Lenorman)
  6. Alexandrie Alexandra (Claude François)
  7. Je cherche une mome (Ringo)
  8. Fou d'amour (Sacha Distel)
  9. Le Lambeth Walk (Dalida)
  10. Kennedy Airport (Sheila)
  11. Magnoglia forever (Claude François)
  12. You light my fire (Sheila B. Devotion)
  13. Vénus (Sacha Distel)
  14. Etranger au Paradis (Shake)
  15. Le jour où la pluie viendra (Gilbert Becaud)

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Dans l'ouvrage « Patrick Dewaere, mon fils, la vérité » de Mado Maurin, Alain Corneau révèle que si l'acteur n'avait pas accepté le rôle, il aurait renoncé à monter le film.
  • Lors de sa dernière interview, trois jours avant son suicide, Patrick Dewaere déclare que ce rôle fut pour lui celui qu'il eut le plus de plaisir à jouer[2].
  • Pour une scène du film, l'acteur s'est précipité, la tête la première et sans aucune protection, contre le capot d'une voiture. Il refusa d'être doublé par un cascadeur.
  • Comme le relate la biographie de l'acteur publiée par Christophe Carrière en 2012, l'acteur qui subit alors une addiction à la drogue reste toujours parfaitement lucide durant toute la durée du tournage et maîtrise son texte à la perfection.
  • Dans le livre de Mado Maurin, Marie Trintignant relate combien Dewaere a été attentionné et protecteur pour la jeune actrice alors âgée de 15 ans. Elle avoue aussi : « Dans ce film, j'ai l'impression qu'on se jetait tous dans les scènes, dans les éléments, comme des animaux... C'était un film violent. Tout était violent ! ».
  • Dans le même ouvrage, Myriam Boyer précise combien le budget du film était « maigre », sans maquilleur, sans habilleuse. Après une séquence forte où le personnage joué par Dewaere bat celui de Myriam Boyer, l'acteur révèle à sa partenaire qu'il avait l'impression de frapper sa mère (Mado Maurin) comme pour régler ses comptes avec elle.
  • Inspiré par le Mean Streets de Scorsese, Alain Corneau décide de ne pas utiliser de musique originale pour son film mais plutôt les tubes de l'époque - on entend Claude François par exemple - ce qui donne une proximité saisissante des décors et de l'action.
  • À sa sortie et en dépit d'assez bonnes critiques[3], Série noire n'a rencontré qu'un demi-succès (seulement 890 578 entrées[4]). Cependant, au fil des années, le film est devenu un classique.
  • Le film a été tourné principalement à Saint-Maur-des-Fossés et Créteil[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. paru dans la Série noire (no 1106, Éditions Gallimard, 1967; traduit par Gilberte Sollacarno) sous le titre Des cliques et des cloaques.
  2. [1] Entretien avec Patrick Dewaere, émission détaillée dans La Vie n° 3037, le
  3. http://dewaere.online.fr/serie-noire.html
  4. http://www.boxofficestars.com/8-categorie-11116755.html
  5. Bande générique du film

Liens externes[modifier | modifier le code]