Jacques Roubaud

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Jacques Roubaud

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Débat au Salon du livre de Paris (2008)

Activités Dramaturge, écrivain, poète, traducteur, professeur de mathématiques.
Naissance 5 décembre 1932 (82 ans)
Caluire-et-Cuire (Rhône)
Langue d'écriture français
Genres poésie, essais, romans

Jacques Roubaud, né le 5 décembre 1932 à Caluire-et-Cuire (Rhône), est un poète, romancier, essayiste et professeur de mathématiques français.

Membre de l'Oulipo[1], il a développé une œuvre prolifique, qui comprend des ouvrages de prose, de poésie, des écrits autobiographiques et des essais, et qui s'est intéressée à l'utilisation des mathématiques et de l'informatique pour l'écriture à contraintes oulipienne.

Jacques Roubaud a reçu plusieurs prix littéraires couronnant l'ensemble de son œuvre : le Grand prix national de la poésie (1990) et le Grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française (2008). Son recueil poétique Quelque chose noir a été inscrit au programme d'admission de l'École normale supérieure lettres et sciences humaines de Fontenay Saint-Cloud[2] en 2007-2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Roubaud passe son enfance à Carcassonne puis à Paris après la Seconde Guerre mondiale ; il se dit un élève moyen[3]. Reconnu très tôt par Louis Aragon, il publie un premier recueil de poésie en 1944 sous le titre Poésies juvéniles, puis un second en 1952 intitulé Voyage du soir.

Véritablement fasciné par les formes fixes des poèmes comme le sonnet (il dit en avoir lu plus de cent cinquante mille), le renga et la sextine (L'OuLiPo qualifie de « n-ine » ou encore « quenine » les généralisations de la sextine à des nombres autres que 6[4]), il apprend depuis tout jeune des milliers de vers et des centaines de poèmes par cœur[5]. En 1961, il se consacre exclusivement à la composition de sonnets, entamant dès lors une démarche expérimentale dans la plupart de ses travaux littéraires – la série des « pseudo-romans » autour du personnage de « la Belle Hortense », de même que ses nombreux livres de poèmes pour enfants, ou la majeure partie de ses contes, pour enfants ou adultes, ne relèvent cependant pas à proprement parler, ou seulement à la marge, de cette démarche.

Étudiant en hypokhâgne, l'expérience ne lui plaît pas. Il y met fin à la suite d'un commentaire d'un poème des Chimères de Gérard de Nerval. Il dit détester les concours et les examens. Aux études de lettres, il préfère les mathématiques (vouant une grande admiration à l'œuvre du collectif mathématique Bourbaki), et obtient dans cette discipline un doctorat d'État à l'université de Rennes, avant de devenir professeur à l'université Paris X et à celle de Rennes à partir de 1958. Il obtiendra toutefois également un doctorat d'État en littérature française sous la direction d'Yves Bonnefoy (« La forme du sonnet français de Marot à Malherbe. Recherche de seconde rhétorique »). Les mathématiques ont une grande influence sur son activité littéraire, poétique (comme dans ) ou de fiction (voir la série des Hortense basée sur la sextin - 6 volumes prévus dont 3 publiés).

En décembre 1965, il fait partie des six poètes pour lesquels Louis Aragon organise une soirée baptisée « Six poètes et une musique de maintenant » au célèbre théâtre parisien, le Théâtre Récamier[6].

En 1966, Jacques Roubaud devient membre de l'Ouvroir de littérature potentielle (OuLiPo), pour lequel il est coopté par Raymond Queneau. Il devient l'inventeur de nombreuses contraintes telles que le « baobab » et le « haïku oulipien généralisé ». Il est le cofondateur, avec Paul Braffort, de l'Atelier de littérature assistée par les mathématiques et les ordinateurs (ALAMO) en 1981[7]. Jacques Roubaud obtient le prix France Culture en 1986. En 1989, il publie Le Grand Incendie de Londres, début d'un cycle en prose qu'il appelle son « projet ».

Jacques Roubaud a été directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) jusqu'en 2001. Il a travaillé avec de nombreux artistes en collaboration, avec Nathalie Heinich, Christian Boltanski, et le compositeur français François Sarhan pour lequel il écrit la Grande Kyrielle du Sentiment des choses en 2002.

Il a dirigé le cipM de 1992 à 1997.

Analyse des œuvres[modifier | modifier le code]

Jacques Roubaud revendique plusieurs influences à travers ses nombreux et divers centres d'intérêts : littérature médiévale, en particulier l'énorme corpus de la « matière de Bretagne » (Arthur et la Table ronde) en français, en anglais… ; poésie des troubadours, dont il est sans doute un des plus grands connaisseurs en France (reprise par exemple de la forme extrêmement complexe de la sextine dans Quelque chose noir); poésie japonaise ancienne ; prose japonaise ancienne (le Genji Monogatari) ; jeu de go (qu'il a introduit en France en en publiant un traité en collaboration avec Pierre Lusson et Georges Perec) ; ou encore littérature en anglais : écrivains britanniques, Lewis Caroll tout spécialement, Trollope… et poètes britanniques jusqu'à la fin du XIXe siècle, parmi lesquels Gerard Manley Hopkins ; poètes américains du XXe siècle. Il est ainsi réputé pour ses nombreuses traductions, dont il a rassemblé une partie dans un volume intitulé Traduire, journal, où ne figure aucun des poèmes en version originale : J. Roubaud estime que le poème cible est une œuvre à part entière, distincte du poème-source et autonome. (Pourtant, son anthologie de la poésie des troubadours parue chez Seghers comporte les œuvres originales en langue d'oc.)

Les écrits autobiographiques[modifier | modifier le code]

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La vie de Jacques Roubaud, professeur de mathématiques à l'université (à l’Université Paris X[8]), et poète en devenir, est marquée, à en croire le narrateur du « Projet », par le suicide de son frère Jean-René alors qu'il approche de la trentaine, puis par la mort de sa femme Alix Cléo Roubaud, d'une embolie pulmonaire, trois ans seulement après leur mariage. Ayant fait publier le journal d'Alix, les ouvrages qu'il publie par la suite, le recueil poétique Quelque chose noir, puis sa « prose de mémoire », dont le titre général est Le Grand Incendie de Londres, portent ce deuil. Cette œuvre maîtresse, en six branches (la troisième branche a été publiée en deux ouvrages distincts au Seuil : Mathématique : et Impératif catégorique), pourrait apparaître au lecteur pressé comme une sorte de « tombeau pour Alix », ou une tentative d'autobiographie sophistiquée organisée selon une structure hypertextuelle et ramifiée.

Cependant, dans le cas de J. Roubaud, comme dans celui de Georges Perec, qui était son ami et collègue à l'Oulipo, la question de l'autobiographie est à poser avec la plus grande circonspection. Certes, la vie de J. Roubaud, professeur de mathématiques et poète, est évoquée, de façon très fragmentaire du reste, dans la plupart de ses ouvrages et plus particulièrement les six branches du Projet. Cela posé, d'une part, il serait naïf d'identifier la personne « Jacques Roubaud » à celle du narrateur, celui qui dit « je » dans les écrits en vers ou en prose de cet auteur (J. Roubaud lui-même a d'ailleurs, sur le mode de la parodie et le ton de l'ironie, traité de ce topique de la critique littéraire dès les premières pages de La Belle Hortense, « pseudoroman », selon l'appellation donnée par lui à cette variété particulière de production en prose, où le nom de « Jacques Roubaud » apparaît dans les premières pages. De même, Marcel Proust avait fait allusion à cette problématique dans une page de La Recherche du temps perdu, citant le prénom « Marcel » – « mon chéri Marcel », phrase prononcée par Albertine –, le présentant comme celui de l'auteur du livre en train d'être écrit et le distinguant de celui du narrateur) ; d'autre part, J. Roubaud lui-même s'est assez fermement, quoiqu'avec sa bienveillance accoutumée (tout au moins dans ces écrits) élevé contre une lecture autobiographique du Grand Incendie de Londres, précisant – en particulier dans la récente branche 6, et probablement dernière, de ce « Projet » (ou pour être plus précis, de ce compte-rendu de l'échec d'un projet), La Dissolution –, que si "autobiographie" il devait y avoir, il s'agirait alors d'une autobiographie « intellectuelle », en quelque sorte ; c'est-à-dire d'une autobiographie d'un l'auteur écrivant – en l'occurrence, tentant d'écrire – son œuvre, du récit d'un work in progress, de la reconstitution de la genèse (le rêve de la sortie du métro et de la jeune fille – rousse ? – sous le parapluie à Londres) d'un projet littéraire, de poésie et de prose, et de mathématique, et de l'échec de ce projet.

L'œuvre tout entière de l'auteur J. Roubaud est irriguée, voire saturée, par des références récurrentes, insistantes voire obsessionnelles à un nombre – limité – de faits que l'on peut se risquer à qualifier d'« attestés », en tout cas par le narrateur J. Roubaud, de sa vie, réelle ou imaginée, recréée (disons « mise en livres » tout simplement). Cependant, ces faits sont systématiquement transformés, transmutés serait plus exact, par le travail de la mémoire, pris et repris, écrits et réécrits, masqués et démasqués, exploités et réexploités, mis en forme et déformés, en prose, qu'il s'agisse de celle des récits, des contes ou des « pseudoromans », comme en vers. Ce travail sur la mémoire, non documentée par des carnets, journaux ou courrier (elle est souvent suscitée par cet « effecteur » privilégié des souvenirs qu'est la visite, ou la « revisite », à pied (la marche compte au nombre des passions avouées, avec la solitude, par le narrateur du « Projet »), de lieux parisiens (la « ville détestée »), du Royaume-Uni (Londres, la ville apaisante, Cambridge, l'Écosse aimée…), de New York…) est du reste l'objet même du Grand Incendie de Londres, « prose de mémoire » et de ses sequels (attention ! cet exercice de mémoire roubaldien ne doit pas être confondue avec les manifestations spontanées et prétendument incontrôlées de la mémoire dite « involontaire » selon Proust).

Parmi les souvenirs privilégiés comme matière première d'écriture, citons le givre sur la fenêtre l'hiver à Carcassonne (« la fleur inverse », par ailleurs titre d'un ouvrage d'érudition de J. Roubaud sur l'art des troubadours) ; le mouvement des nuages vu par le narrateur couché au sommet d'une colline les après-midi d'été dans le Minervois (nuages évoqués dans l'ouvrage de fiction sur le peintre britannique Constable, Ciel et terre et ciel et terre, et ciel) ; ou encore, l'opération de séduction d'une jeune lectrice de la Bibliothèque nationale débutant par l'invitation écrite à aller boire un café déposée à la place de celle-ci (glissée dans La Belle Hortense), ou encore le motif semi-obsessionnel de la découverte du corps mort d'Alix Cleo puis de son errance, simulée ou non, dans leur ancien appartement à la suite de cet événement. Le travail sur la mémoire et la réflexion théorique, dont il découle ou qu'il engendre, sont nourris par la découverte, déjà ancienne dans la vie du narrateur, des anciens, fort complexes et en grande partie perdus « arts de la mémoire », et des techniques sophistiquées inventées dès l'Antiquité puis perfectionnées à la Renaissance pour mémoriser de longs textes, les garder en mémoire et les évoquer à la demande – le narrateur Roubaud évoque à plusieurs reprises la pratique du poète Roubaud consistant à composer de la poésie en marchant et partant, « mentalement » donc, sur le modèle du calcul mental. Autre pièce à verser au dossier délicat et vertigineux, voire abyssal, de la vraie-fausse autobiographie (un « mentir vrai » ?) roubaldienne, l'auteur J. Roubaud semble avoir réfléchi, si l'on en croit le narrateur J. Roubaud, de façon approfondie à la question plus vaste de la possibilité de la biographie en général. Réflexion mise en pratique dans un genre quasi expérimental qui lui est particulier, les « vies brèves », biographies délibérément accélérées d'écrivains, philosophes… Citons, entre autres, celle, exemplaire, de la romancière et poétesse britannique Sylvia Townsend Warner (in L'Abominable tisonnier de John McTaggart Ellis McTaggart). La « vie brève » peut être définie comme une sorte de coupe opérée dans la biographie d'un personnage historique, ou quasi imaginaire ! privilégiant normalement la dimension « professionnelle » de cette vie. Soit, pour un écrivain, l'écriture (on sait que J. Roubaud, comme son maître Queneau, a fait sienne la définition du travail de l'écrivain professionnel donnée par Trollope dans ses mémoires, calqué sur celui du cordonnier : quand le cordonnier a fini de fabriquer une paire de chaussures, il en commence aussitôt une nouvelle, sans contempler avec complaisance son œuvre).

Œuvres, bibliographie sommaire[modifier | modifier le code]

  • Poésies juvéniles (janvier 1942-novembre 1944), Montpellier, Éd. C.G.C., 1944
  • Voyage du soir, Poésie 52, Collection Pierre Seghers no 161, Paris, 1952, 38 pages.
  • Morphismes rationnels et algébriques dans les types d'A-algèbres discrètes à une dimension, thèse, Université de Rennes, 1967, Publications de l'Institut de Statistique de l'Université de Paris, vol. XVII, no 4, 1968, p. 1-77
  • , Gallimard, Paris, 1967.
  • Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go (avec Pierre Lusson et Georges Perec), Bourgois, Paris, 1969.
  • Mono no aware (le sentiment des choses), Gallimard, Paris, 1970.
  • Trente et un au cube, Gallimard, Paris, 1973.
  • Autobiographie, chapitre dix, poèmes avec des moments de repos en prose, Gallimard, Paris, 1977.
  • Graal théâtre : Gauvain et le chevalier vert, Lancelot du Lac, Perceval le Gallois, L'enlèvement de Guenièvre, avec Florence Delay, Gallimard, Paris, 1977. De ce futur cycle de dix pièces, ils publient celles qui seront les III, IV, V et VI de la décalogie.
  • Graal fiction, Gallimard, Paris, 1978.
  • La Vieillesse d'Alexandre, essai sur quelques états récents du vers français, F. Maspero, Paris, 1978 (rééd. éditions Ivrea, 2000)
  • Io et le loup, dix-sept plus un plus plus un haïku en ouliporime, Oulipo, Paris, 1981.
  • Dors, Gallimard, Paris, 1981.
  • Les animaux de tout le monde, Ramsay, Paris, 1983
  • Graal théâtre : Joseph d'Arimathie, Merlin l'enchanteur, avec Florence Delay, Gallimard, Paris, 1981. Ce sont les pièces I et II de la décalogie.it, vers l'alexandrin de longueur variable, Oulipo, Paris, 1984.
  • La Belle Hortense, Ramsay, Paris, 1985 (rééd. Seuil, coll. Points) (Tome 1 de la série des Hortense (3 volumes publiés sur 6 prévus))
  • Jacques Roubaud, par Robert Davreu, Seghers, Paris, 1985.
  • La Fleur inverse, essai sur l'art formel des troubadours, Ramsay, Paris, 1986.
  • Quelque chose noir, recueil de poèmes, Gallimard, Paris, 1986.
  • L'Enlèvement d'Hortense, Ramsay, Paris, 1987 (rééd. Seuil, coll. Points) (Tome 2 de la série des Hortense (3 volumes publiés sur 6 prévus))
  • Le Grand Incendie de Londres, récit avec incises et bifurcations, Seuil, Paris, 1989 (Branche 1 du Projet)
  • L'Hexaméron (avec Michel Chaillou, Michel Deguy, Florence Delay, Natacha Michel et Denis Roche), Le seuil, « Fiction & Cie », 1990.
  • La Forme du sonnet français de Marot à Malherbe. Recherche de seconde rhétorique, thèse de doctorat d'État, Université de Paris IV-Sorbonne, 1990.
  • La Princesse Hoppy ou le conte du Labrador, Hatier (coll. Fées et gestes), Paris, 1990 (rééd. Absalon, Nancy, 2008)
  • L'Exil d'Hortense, Seghers (coll. Mots), Paris, 1990 (rééd. Seuil, coll. Points) (Tome 3 de la série des Hortense (3 volumes publiés sur 6 prévus))
  • La pluralité des mondes de Lewis[9], Gallimard, Paris, 1991.
  • Les animaux de personne, Seghers, Paris, 1991; Seghers Jeunesse, 2004.
  • L'invention du fils de Leoprepes, poésie et mémoire, Ed. Circé, Saulxures, 1993.
  • N-ines, autrement dit quenines, encore, Oulipo (coll. La bibliothèque oulipienne), Paris, 1993.
  • La boucle, Seuil, Paris, 1993. (Branche 2 du Projet)
  • Mathématique :, Seuil, Paris, 1997. (Branche 3, première partie, du Projet)
  • Poésie, etcetera, ménage, Stock, Paris, 1995.
  • La fenêtre veuve, prose orale, Théâtre Typographique, Courbevoie, 1996.
  • Trois ruminations, Oulipo, Paris, 1996.
  • Quel avenir pour la mémoire ?, Gallimard (coll. Découvertes), Paris, 1997.
  • L'abominable tisonnier de John McTaggart Ellis McTaggart, et autres vies plus ou moins brèves, Seuil, Paris, 1997.
  • Poésie :, Seuil, Paris, 2000. (Branche 4 du Projet)
  • Le Chevalier silence, une aventure des temps aventureux, Gallimard, Paris, 1997.
  • La Dernière balle perdue, Fayard, Paris, 1997.
  • La ballade et le chant royal (1997), éd. Les Belles Lettres, coll. Architecture du Verbe, (ISBN 2-251-49007-8)
  • La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains. Cent cinquante poèmes. 1991-1998, Gallimard, Paris, 1999.
  • Menu, menu, Gallimard jeunesse, Paris, 2000.
  • Traduire, journal, Editions NOUS, 2000 (ISBN 2-913549-03-9)
  • Le crocodile, Rue du Monde, Paris, 2001.
  • La Bibliothèque de Warburg. Version mixte, Seuil (coll. Fiction & Cie), Paris, 2002. (Branche 5 du Projet)
  • Grande Kyrielle du Sentiment des choses, Ed. Nous, Paris, 2003.
  • Churchill 40 et autres sonnets de voyage", Gallimard, Paris, 2004.
  • Tokyo infra-ordinaire, Inventaire-Invention, Paris, 2005.
  • Graal théâtre : Joseph d'Arimathie - Merlin l'enchanteur - Gauvain et le Chevalier Vert - Perceval le Gallois - Lancelot du Lac - L'enlèvement de la reine - Morgane contre Guenièvre - Fin des Temps Aventureux - Galaad ou la Quête - La tragédie du roi Arthur, avec Florence Delay, Gallimard, Paris, 2005.
  • Cœurs, La Bibliothèque Oulipienne no 155, 2006.
  • Nous, les moins-que-rien, fils ainés de personne, multiroman, Fayard, Paris, 2006.
  • 128 poèmes ... composés en langue française, de Guillaume Apollinaire à 1968, La Bibliothèque Gallimard, Paris, août 2006.
  • Parc Sauvage, récit, Seuil (coll. Fiction & Cie), Paris, 2008
  • Impératif catégorique, récit, Seuil (coll. Fiction & Cie), Paris, 2008. (Branche 3, seconde partie, du Projet)
  • La dissolution, récit, Nous Eds, 2008. (Branche 6 (dernier), du Projet)
  • Eros mélancolique (coécrit avec Anne F. Garréta), Grasset, Paris, 2009
  • Le Grand Incendie de Londres, réédition des 5 premières branches du Projet en un seul volume, Seuil (coll. Fiction & Cie), Paris, 2009. (La sixième branche (La Dissolution) n'est pas incluse car publiée chez un autre éditeur)
  • Les Fastes (avec Jean-Paul Marcheschi), éditions Lienart, Montreuil-sous-Bois, 2009 (ISBN 978-2-35906-009-6)
  • Ciel et terre et ciel et terre, et ciel, Éditions Argol, Paris, 2009 (ISBN 978-2-915978-56-8)
  • Ode à la ligne 29 des autobus parisiens, Éditions Attila, 2012 (ISBN 978-2-917084-58-8)
  • Quasi-Cristaux. Un choix de sonnets en langue française de Lazare Carnot (1820) à Emmanuel Hocquard (1998), Éditions Martine Aboucaya et Yvon Lambert, Paris, 2013 (ISBN 978-2-9540208-5-3)
  • Octogone. Livre de poésie, quelquefois prose, Gallimard, Paris, 2014 (ISBN 978-2-07-014399-3)

Traductions de l'anglais[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Roubaud sur oulipo.net.
  2. Programme du concours 2008 sur le site de l'ENS-LSH.
  3. Autobiographie chapitre X, p. ?
  4. Voir l'article sur les sextines.
  5. Le Grand Incendie de Londres, p. ?
  6. Carré d'Art, Jean-Pierre Thiollet, Anagramme éditions, 2008, p. 77, [1]
  7. Les premières réalisations de l'ALAMO sont présentés dans la revue Action poétique, no 95.
  8. Notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  9. Se réfère à l'ouvrage du philosophe David Kellogg Lewis, De la pluralité des mondes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Véronique Montémont, Jacques Roubaud : l'amour du nombre, Presses Universitaires du Septentrion, coll. Perspectives, 2004.
  • Jean-Jacques Poucel, Jacques Roubaud and the Invention of Memory, NCSRLL, University of North Carolina Press, 2006.
  • Christophe Reig, Mimer, Miner, Rimer : le cycle romanesque de Jacques Roubaud - préface de Bernard Magné, New-York/Amsterdam, Rodopi, coll. « Faux-Titre » no 275, 2006.
  • Jacques Roubaud, Roubaud — Rencontre avec Jean-François Puff, Argol éditions, 2008.
  • Agnès Disson et Véronique Montémont (dir.), Jacques Roubaud, compositeur de mathématique et de poésie, Éditions Absalon, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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