Hôpital Charles-Foix

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Hôpital Charles-Foix
Image illustrative de l'article Hôpital Charles-Foix
La chapelle de l'hôpital Charles-Foix
Présentation
Coordonnées 48° 48′ 20″ N 2° 23′ 46″ E / 48.805648, 2.39617948° 48′ 20″ Nord 2° 23′ 46″ Est / 48.805648, 2.396179  
Pays Drapeau de la France France
Ville Ivry-sur-Seine
Adresse 7, avenue de la République

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Géolocalisation sur la carte : Paris et la petite couronne/France

L'hôpital Charles-Foix est un hôpital de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) situé 7 avenue de la République, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Le 1er janvier 2011, les deux groupes hospitaliers Pitié-Salpêtrière et Charles-Foix ont été fusionnés en un unique groupe hospitalier[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hospice des Incurables d'Ivry, qui va devenir l'hôpital Charles-Foix, est édifié sous le second Empire[3] par l'architecte Théodore Labrouste au cours des années 1864 à 1869, sur des terrains, acquis en 1851 par la direction de l'Assistance publique, qui formaient auparavant le parc d'un château (aujourd'hui disparu) construit en 1691 par Claude Bosc, conseiller au Parlement de Paris. L'hospice est destiné aux 2 500 pensionnaires venant du couvent des Récollets ou de l'hospice de la rue de Sèvres. Le nouvel édifice est inauguré en 1873 par Mac-Mahon. Devenu l'hospice d'Ivry, il est, en 1976, rebaptisé hôpital Charles-Foix en mémoire du neurologue qui en fut chef de service[4].

Le parti architectural[modifier | modifier le code]

L’Hospice des Incurables d’Ivry, œuvre majeure de Théodore Labrouste, témoigne tout autant de ses qualités d’architecte que de sa connaissance de l’Assistance publique à laquelle il apartient.

Labrouste adopte une structure moins pavillonnaire que celle de l’Hôpital Lariboisière : il est moins nécessaire dans les hospices que dans les hôpitaux de séparer les différentes catégories de malades. Il aligne les salles dans le prolongement les unes des autres, dégageant ainsi de très vastes cours. Regroupant à nouveau les hommes et les femmes, l’hospice se doit, compte tenu de l’évolution des mœurs au XIXe siècle, de les accueillir dans des quartiers bien distincts et totalement séparés. Labrouste prévoit donc deux ensembles de bâtiments, parfaitement identiques, formant deux vastes rectangles ouverts sur celui de leur petit côté orienté au sud-ouest. Ces deux ensembles sont disposés symétriquement, de part et d’autre d’un rectangle plus étroit dont l’architecte fait la cour d’honneur. Celle-ci est fermée : au sud-ouest, par le bâtiment de l’administration par lequel se fait l’entrée principale ; au nord-est, par la chapelle et derrière celle-ci, par les cuisines, les bains et l’infirmerie. Il résulte de cette disposition une symétrie absolue de part et d’autre d’un axe qui joint l’entrée principale à la chapelle.

Classée monument historique en 1997, la chapelle, de style italianisant, s’accorde avec le goût éclectique de l’époque. Bien plus originale en est la conception interne qui offre le premier exemple de charpente métallique appliqué à un édifice religieux. La structure métallique permet à la nef d’offrir une exceptionnelle largeur[5].

Le système de galeries assure une circulation commode et agréable à l'abri des intempéries : une grande galerie promenoir, longeant l’avenue de la République, fait communiquer l’ensemble des bâtiments ; une autre galerie, parallèle à la première, réalisée en pierre dans la partie bordant la cour d’honneur – architecturalement, elle s’intègre au porche de la chapelle – et en métal partout ailleurs, joue le même rôle, faisant communiquer les bâtiments au droit des pavillons situés aux extrémités des corps centraux de chacun des quartiers ; un troisième système, composé de galeries métalliques, assure les liaisons dans l’axe perpendiculaire aux deux précédents : sur les grands côtés de la cour d’honneur d’abord, puis de part et d’autre de la chapelle, jusque dans les bâtiments de service (cuisine, buanderie, infirmerie, maison de la communauté) qu’il dessert au nord-est.

L'architecture est sobre : structure simple ; pas d’ornements superflus. Le désir de « faire économique » paraît évident. Chacun des corps de bâtiment situé entre deux pavillons est composé de trois dortoirs, appelés salles, un à chaque étage. Le cubage imparti à chaque pensionnaire est en moyenne d’une quarantaine de mètres cubes : la préoccupation aériste (volume d’air suffisant et renouvellement de l’air) est, de même que le chauffage, une préoccupation majeure. Théodore Labrouste et son assistant Etienne Billon sont préoccupés tant par le confort et le bien-être des pensionnaires que par leur sécurité sur le plan de l’hygiène.

Le bâtiment est inscrit, depuis 1997, à l'inventaire des monuments historiques.

La chapelle de l'hôpital abrite un orgue ancien[6], mis en valeur par Les Amis des orgues d'Ivry[6],[7].

Activités[modifier | modifier le code]

L'hôpital Charles Foix est regroupé avec celui de la Pitié-Salpêtrière depuis le début d'année 2010 et forme le groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière/Charles Foix[8]. Il dessert le XIIIe arrondissement de Paris et les communes du Val de Marne implantées à l'ouest de la Seine, du sud de Paris jusqu'à Orly[9].

Gériatrie[modifier | modifier le code]

L'hôpital Charles-Foix est spécialisé en gériatrie avec quatre pôles[8] :

Depuis novembre 2011[10], l'hôpital abrite l’Institut de la Longévité Charles-Foix, centre de recherche entièrement dédié au vieillissement. L’institut, émanation de l’université Pierre-et-Marie-Curie dans le cadre du pôle Allongement de la Vie Charles-Foix, vise à développer la recherche fondamentale et clinique sur la longévité et sur les maladies associées au vieillissement (Alzheimer, maladies cardiovasculaires…).

Odontologie[modifier | modifier le code]

L'hôpital accueille un des services hospitalo-universitaires de la faculté de chirurgie dentaire de l'université Paris Descartes. Des soins dentaires y sont pratiqués par des étudiants en chirurgie dentaire en formation pratique.

Patients connus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Louis Laget, Claude Laroche et al.,L'Hôpital en France, histoire et architecture, Cahiers du Patrimoine,

éd. Lieux-Dits, Lyon, 2012, p. 272-273.

  • Georges Beisson, De l'hospice à la maisonnée, Actes du colloque de Fécamp, Yannick Marec (dir.), 2010, p. 287-301.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « L’hôpital vient de se doter d’un projet médical ambitieux », sur le site pitiesalpetriere.aphp.fr.
  2. Voir sur le site de la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie.
  3. Source : page histoire du site de la faculté de médecine Pierre-et-Marie-Curie.
  4. Voir historique sur le site de l'hôpital.
  5. Si Théodore Labrouste construit cette chapelle entre 1864 et 1869, on se rappellera qu’Henri Labrouste a achevé la Bibliothèque Sainte-Geneviève en 1850 et que le chantier de la Bibliothèque nationale est en cours.
  6. a et b « Les organistes s'organisent » dans Ivry-ma-ville, février 2012.
  7. Association créée en 2011.
  8. a et b Présentation de l'hôpital sur le site de l'AP-HP.
  9. Arcueil, Cachan, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Fresnes, Gentilly, Ivry-sur-Seine, Kremlin Bicêtre, L'Hay-les-Roses, Orly, Rungis, Thiais, Vitry-sur-Seine, Villejuif.
  10. Voir sur le site de l'université Pierre-et-Marie-Curie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]