André Obey

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André Obey

Activités écrivain
Naissance 8 mai 1892
Douai, France
Décès 11 avril 1975 (à 82 ans)
Montsoreau, France
Langue d'écriture français
Distinctions Prix Renaudot (1928)

Œuvres principales

André Obey est un auteur dramatique, romancier et essayiste français, né le 8 mai 1892 à Douai et mort le 11 avril 1975 à Montsoreau (Maine-et-Loire)[1].

D'abord romancier, il se consacre entièrement après sa rencontre avec Jacques Copeau à l'écriture dramatique dont il devint l'une des figures majeures de l'Entre-deux-guerres et jusque dans les années 1950. Bien que tombé dans un certain oubli, il laisse une œuvre théâtrale importante.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une enfance passée entre le collège et l’école de musique, il passe ses licences de Droit et de Lettres à Lille. Engagé pendant la Première Guerre mondiale, il s’installe après l'Armistice à Paris où il gagne sa vie en faisant de la critique musicale et des chroniques sportives. Parallèlement, il écrit des nouvelles, des essais et des romans. Il se fait remarquer en 1924 en écrivant La Souriante Madame Beudet avec Denys Amiel, une pièce inscrite en 1935 au répertoire de la Comédie-Française (et diffusée sur la radio nationale après la guerre).

Son roman autobiographique, Le Joueur de triangle, obtient le prix Renaudot en 1928.

C’est Jacques Copeau qui lui fait découvrir le théâtre. Il écrit un Dom Juan en 1929, qui sera révisé à deux reprises (Le Trompeur de Séville en 1938 et L’Homme de cendres en 1949). Il devient l’auteur privilégié de la Compagnie des Quinze et inaugure le théâtre du Vieux-Colombier avec Noé (1931), puis Le Viol de Lucrèce, La Bataille de la Marne et Loire. Sa notoriété aidant, ses pièces sont jouées aussi bien en France qu’à l’étranger (Angleterre, États-Unis, Allemagne…). En 1946, Benjamin Britten demandera à l'écrivain Ronald Duncan d’adapter Le Viol de Lucrèce pour un opéra de chambre, The Rape of Lucretia, et ce huit ans après Lucrezia, première adaptation composée par Ottorino Respighi.

En 1933, il adapte Richard III pour Charles Dullin, et écrit des œuvres radiophoniques puis deux pièces que l’approche de la Seconde Guerre mondiale lui inspire. La seconde, Revenu de l’Étoile, sera montée par les Comédiens de Paris et Valentine Tessier. Elle connaîtra un succès retentissant qui lui vaudra d’être jouée pendant plusieurs années.

Président des auteurs, compositeurs résistants pendant l’Occupation, il succède à Pierre Dux comme administrateur général de Comédie-Française le 2 octobre 1945 à la demande de René Capitant, alors ministre de la Culture, d'abord à titre provisoire puis en titre à partir du 6 avril 1946. Il démissionne le 5 février 1947.

La Libération le voit également travailler aux premières réformes du Conservatoire et au nouveau statut des comédiens en tant que Directeur du théâtre et de la musique.

En tant qu’administrateur de la Comédie-Française, il enrichit le répertoire avec des pièces telles : A souffert sous Ponce Pilate de Paul Raynal, Asmodée de François Mauriac, La Princesse d’Élide de Molière, Britannicus de Racine et Le Maître de Santiago de Henri de Montherlant. Il adapte, entre autres, Richard III de Shakespeare.

Il adaptera plusieurs autres pièces dont Œdipe roi de Sophocle (pour Pierre Blanchar) et La Paix d'Aristophane. En 1950, il crée Lazare pour Jean-Louis Barrault puis Une fille pour du vent qui est montée à la Comédie-Française en 1953 avec Julien Bertheau.

De 1953 à 1957, il adapte L'Orestie d'Eschyle pour Jean-Louis Barrault et deux pièces américaines : La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams et Douze hommes en colère de Reginald Rose.

C’est aussi un homme de radio pour laquelle il écrit plusieurs pièces (Le Jour du retour, Revenu de l’Étoile…). Il participe à Lecture à une voix de Michel Polac. On se souvient, sur France Culture, de ses entretiens avec Henri Dutilleux : Entre cour et jardin.

En 1972, il crée encore pour la Comédie-Française Les Retrouvailles sous le titre Le Jour du retour, ainsi que trois pièces en un acte.

Le 10 août 2001, par arrêté de l’administration française, l’œuvre d’André Obey entre au patrimoine littéraire national.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Adaptations

Littérature[modifier | modifier le code]

Romans
Chroniques
  • L'Orgue du stade (1924)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Bourin et Jean Rousselot, Dictionnaire de la littérature française contemporaine, Librairie Larousse, Paris, 1966.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]