Herman Melville

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Herman Melville

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Herman Melville

Activités Romancier, nouvelliste, essayiste, poète
Naissance 1er août 1819
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 28 septembre 1891 (à 72 ans)
New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Genres Roman, nouvelle, poésie, essai

Œuvres principales

Moby Dick (1851)
Pierre ou les Ambiguïtés (1852)
Benito Cereno (1855)
Bartleby (1856)
Billy Budd (1891, publié en 1924)

Herman Melville, né le 1er août 1819 à Pearl Street, au sud-est de Manhattan (New York), mort le 28 septembre 1891 à New York, est un romancier, essayiste et poète américain.

Pratiquement oublié de tous à sa mort, Melville est redécouvert dans les années 1920 à travers son œuvre maîtresse Moby-Dick. Il est désormais considéré comme l'une des plus grandes figures de la littérature américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les années de formation[modifier | modifier le code]

Herman Melville est le troisième de huit enfants (et le second fils) de Maria Gansevoort et Allan Melvill (sans « e »). Du côté maternel, ses aïeux sont des patriciens d'origine néerlandaise (l'un d'eux, le général Peter Gansevoort, est un héros de la révolution américaine). Du côté paternel, c'est une lignée de commerçants écossais. Le père d'Allan, le major Thomas Melvill, a lui aussi joué un rôle glorieux pendant la guerre d'indépendance. Allan Melvill importe de France des « nouveautés ». En 1826, l'économie américaine entre dans une période de stagnation, et le père de l'écrivain subit de plein fouet la concurrence britannique. Ses affaires périclitant, il doit faire des emprunts de plus en plus importants à son beau-père, Peter Gansevoort, qui devient le soutien financier de la famille. Entre 1820 et 1830, la famille déménage trois fois, avant de s'installer en 1830 à proximité des Gansevoort, à Albany, capitale de l'État de New York, où Allan Melvill travaille comme employé dans une fabrique de fourrures.

Au cours d'un voyage à New York en décembre 1831, Allan Melvill, qui tente de monter une nouvelle affaire dont il serait le patron, contracte une pneumonie. Il meurt le 28 janvier 1832. Les deux aînés, Gansevoort (né en 1815) et Herman quittent alors le collège d'Albany. Le premier, aidé par l'oncle Peter, ouvre un commerce de peaux et fourrures qui prospérera pendant trois ans (à cette époque, il ajoute un « e » à son nom, que toute la famille reprend). Le second devient à treize ans employé à la New York State Bank, dont l'oncle Peter est l'un des administrateurs.

Melville en 1846-1847.

Deux ans plus tard, peut-être à cause d'une faiblesse des yeux, Herman Melville quitte son travail à la banque et part chez un autre oncle, qui possède une ferme à Pittsfield, dans le Massachusetts. Après quelques mois dans les champs, il revient à Albany au début de 1835 et s'inscrit au lycée classique de la ville. Durant ces années, il fait ses premières lectures marquantes : James Fenimore Cooper, Walter Scott, Byron, les poètes anglais du XVIIIe siècle. Après les cours, il tient les comptes du commerce de son frère Gansevoort.

En avril 1837, un mouvement de panique financière accule Gansevoort à la faillite. Les Melville s'installent à Lansingburgh, une petite ville sur les bords de l'Hudson. Herman enseigne quelque temps comme instituteur dans une école de campagne près de Pittsfield. Puis, de retour à Lasingburgh, il suit des cours d'arpentage au collège.

En 1839, Melville s'engage comme mousse à bord d'un navire marchand en partance pour Liverpool, le St. Lawrence. Cette première croisière entre New York et Liverpool (du 5 juin au 30 septembre) lui inspirera dix ans plus tard un roman d'apprentissage de la vie de mer et de l'enfer de la ville industrielle dans Redburn. À son retour, il trouve un nouveau poste d'école à Greenbush, en 1840 (qui ne sera jamais rémunéré). Puis il se rend dans l'Illinois, où il parcourt la frontière occidentale et descend peut-être le Mississippi jusqu'à Cairo.

À la fin de 1840, déçu dans ses espoirs à l'ouest, Melville se rend à Nantucket, berceau américain de la chasse à la baleine, où il signe, le 26 décembre, son inscription sur le rôle de l’Acushnet, trois-mâts baleinier de 358 tonnes (il reçoit une avance de 84 dollars sur son salaire) et embarque à New Bedford le 31 décembre. Il parcourt ainsi le Pacifique, visitant les îles Galápagos et les Marquises où il déserte, le 9 juillet 1842, avec un de ses compagnons d'infortune, Richard Tobbias Greene, le « Toby » du livre Typee (Taïpi), qui relatera son aventure sur Nuku Hiva.

Le 9 août 1842, il réussit à quitter la vallée de Taipivai sur le baleinier australien Lucy Ann alerté par Richard Tobbias Greene et part pour Tahiti. À l'arrivée à Tahiti, il est arrêté pour avoir participé à une mutinerie à bord du Lucy Ann et est emprisonné. Il s'échappe de Tahiti pour rejoindre Moorea, puis Hawaii. Il travaille un temps comme commis chez un marchand, puis s'engage comme simple matelot dans l'équipage de la frégate USS United States de la marine de guerre américaine qui débarque à Boston en octobre 1844.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Herman Melville

La période aventureuse de sa vie, qui s'achève lorsqu'il pose à nouveau le pied sur le sol américain, est la matière de ses deux premiers romans, Taïpi et Omoo. La rédaction du premier nommé est achevée à l'issue de l'été 1845[1], mais Melville rencontre des difficultés à trouver un éditeur. C'est en 1846 qu'il est finalement publié à Londres, où il devient un bestseller immédiat. Le succès facilite les démarches de Melville : le Boston publisher accepte son roman suivant, Omoo, sans même l'avoir vu. Si Melville assoit sa notoriété sur des récits d'aventures exotiques à caractère autobiographiques, Mardi (1849) marque un premier tournant dans sa carrière littéraire. Pour la première fois, son récit ne se nourrit pas directement de son expérience personnelle. Rompant avec la recette qui a fait son succès, Melville s'engage sur une voie plus ambitieuse, celle d'un roman qui prend comme prétexte le cadre bien établi du récit maritime pour aborder des questionnements philosophiques qui résonnent avec l'actualité politique de son temps.

Beaucoup plus épais que ses écrits précédents, émaillé de longues digressions, Mardi rencontre l'hostilité conjuguée de la critique et du public. L'auteur est pour sa part persuadé que « le Temps, qui résout toutes les énigmes, donnera la clé de Mardi[2]. ».

En juin-juillet 1849, Melville écrit Redburn, souvenir de son passage dans la marine marchande, puis en août-septembre, Vareuse-Blanche, son engagement dans la marine de guerre américaine[3]

En août 1850, lors d'une excursion sur le site de Monument Mountain, dans le Massachusetts, il fait par hasard la rencontre de l'écrivain Nathaniel Hawthorne. Les deux hommes produisent forte impression l'un sur l'autre. Melville se lance immédiatement dans une critique du premier écrit de Hawthorne qu'il parvient à se procurer, le recueil de nouvelles Mousses d'un vieux presbytère (Mosses from an Old Manse, 1846). Publié anonymement sous le titre « Hawthorne et ses mousses » (Hawthorne and his Mosses) dans le Literary World d'Evert Augustus Duyckinck, l'article fait franchir à Hawthorne une marche décisive sur le chemin de la reconnaissance littéraire. Il rapproche encore les deux hommes, Hawthorne n'ayant pas tardé à identifier en Melville l'auteur des lignes louangeuses qui le comparent à Shakespeare.

Les liens entre les deux hommes sont si forts que Melville obtient de son beau-père la somme nécessaire à l'acquisition d'« Arrowhead », une veille ferme située à proximité de la propriété de son nouveau mentor. La mère de Melville et trois de ses sœurs ne tardent pas à rejoindre le couple Melville et leur fils dans les Monts Berkshire[4].

L'achat, qui l'a obligé à contracter plusieurs emprunts, place toutefois Melville dans une situation financière précaire. C'est sous la pression de ses créanciers qu'il met la touche finale à son dernier roman, qui paraît d'abord en Angleterre sous son titre initial — The Whale — en octobre 1851. Les critiques anglaises sont excellentes et lorsque le roman paraît à son tour aux États-Unis, sous le titre définitif de Moby-Dick, les ventes sont plutôt bonnes lors de la première semaine. Le roman rencontre toutefois l'hostilité des critiques américains tandis que, de leur côté, les ventes déclinent[4].

La suite de sa carrière littéraire est une longue suite de désillusions. Son ouvrage suivant, Pierre ou les Ambiguïtés (1852), rencontre une hostilité encore plus grande[5]. Son éditeur Harper refuse le manuscrit, d'Isle of the Cross, aujourd'hui perdu. The Confidence-Man (1857) est lui aussi sévèrement critiqué. Pour faire face à des finances toujours plus fragiles, Melville suit le conseil de ses proches et se fait conférencier, occupation qui peut à cette époque s'avérer très lucrative. De 1857 à 1860, il se produit dans les lyceums pour évoquer ses aventures dans les mers du Sud. Il se tourne parallèlement vers la poésie, sans parvenir à éveiller l'intérêt des éditeurs. Il ne rencontre pas plus de succès lorsqu'il tente de solliciter un poste de consul du sénateur Charles Sumner, alors à la tête du Comité des affaires étrangères[6].

Le silence[modifier | modifier le code]

En 1866, sa femme fait jouer ses relations pour lui obtenir un poste d'inspecteur des douanes de la ville de New York, lui qui tenait pourtant, quelques années plus tôt, cet emploi pour « des moins glorieux qui soient, à vrai dire, pire qu'amener des oies à l'abreuvoir[7]. » Il s'acquitte pourtant de sa tâche dix-neuf années durant, gagnant la réputation d'être le seul employé honnête dans une maison connue pour sa corruption généralisée.

Sa carrière publique d'écrivain est quant à elle arrivée à son terme. En privé, il continue cependant d'écrire : d'abord un long poème épique, inspiré de son pèlerinage en Palestine ; ce Clarel est bien publié en 1876[8], grâce au concours financier de son oncle, Peter Ganservoort[9]. Mais l'expérience est cependant une nouvelle fois cruelle pour Melville, puisque les exemplaires invendus sont brûlés, l'écrivain n'ayant pas même été en mesure de réunir la somme nécessaire pour les racheter.

Son second fils, Stanwix, meurt de la tuberculose à San Francisco, au début de l'année 1886. C'est aussi l'année de la retraite de Melville, permise par un héritage que sa femme reçoit de son frère[10]. Il reprend alors la plume, écrivant une série de poèmes inspirés pour partie par son expérience de la mer. Deux recueils — John Marr (1888) et Timoleon (1891) — paraissent dans des éditions confidentielles, destinées avant tout à sa famille et à ses proches[11].

Un de ces poèmes le retient plus particulièrement ; il le reprend, le développe pour en faire une nouvelle, puis un roman. Avec des périodes d'interruption, il y consacre plusieurs années, n'arrêtant d'y travailler qu'en avril 1891[12], quelques mois avant sa mort, en septembre 1891. Il faut l'intervention de Raymond Weaver, son premier biographe, pour voir l'ouvrage publié en 1924, sous le titre de Billy Budd, marin (Billy Budd, Sailor).

Descendance[modifier | modifier le code]

Herman Melville est l'arrière-arrière-grand-oncle de Elizabeth McBride Warner, la mère de Richard Melville Hall, l'artiste électronique mondialement connu sous le nom de Moby.

L'Œuvre[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Moby-Dick raconte l'histoire du Péquod, baleinier dont le capitaine se nomme Achab[13]. Cet étrange marin est obsédé par une grande baleine blanche : Moby Dick. Le narrateur est un membre d'équipage nommé Ishmaël qui dispose, tout comme Melville, d'une grande culture littéraire et y recourt fréquemment pour mettre en scène les membres de l'équipage et leur aventure. L'équipage du Péquod permet à Melville de multiplier les portraits et des analyses psychologiques ou sociales extrêmement fouillées et détaillées ; l'action se déroulant sur ce seul baleinier, l'œuvre a souvent été qualifiée par les critiques d'univers clos. Les descriptions de la chasse à la baleine, l'aventure elle-même et les réflexions du narrateur s'entrelacent dans une gigantesque trame où se mêlent des références à l'Histoire, à la littérature occidentale, à la mythologie, la philosophie et la science.

La prose de Melville est complexe et déborde d'imagination ; il est considéré comme un des plus grands stylistes américains — aux côtés de William Faulkner, Henry James ou Thomas Pynchon. Il était lié d'amitié avec Nathaniel Hawthorne, et fut influencé par ses écrits ; Moby-Dick est ainsi dédié à Hawthorne.

Melville est aussi l'auteur de récits tirés de son expérience de marin, Typee, Omoo et Mardi, de romans, Redburn, White-Jacket (La Vareuse blanche), Pierre ou les Ambiguïtés, The Confidence Man, ainsi que de plusieurs nouvelles, parues pour l'essentiel dans les années 1850 dans deux revues concurrentes, le Putnam's Monthly Magazine (qui publie cinq nouvelles, dont : Bartleby, Benito Cereno et Les Îles enchantées) et le Harper's New Monthly Magazine (qui en publie sept). Bartleby the scrivener est certainement la plus célèbre : on considère qu'elle contient déjà en gésine des traits de la littérature existentialiste et de la littérature de l'absurde, entre autres.

Cas rare parmi les poètes, il n'écrit aucune œuvre lyrique majeure avant un âge avancé. Après la guerre de Sécession, il publie quelques pièces sur le conflit (Battle Pieces), qui se vendent bien. Mais une fois encore il prend ses distances par rapport aux goûts et aux attentes des lecteurs contemporains dans la pièce maîtresse de son œuvre poétique, Clarel, qui raconte l'épopée du pèlerinage d'un étudiant en Terre sainte et resta, elle aussi, quasiment inconnue de son vivant.

Publications (en anglais)[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Typee: A Peep at Polynesian Life (1846)
  • Omoo: A Narrative of Adventures in the South Seas (1847)
  • Mardi: And a Voyage Thither (1849)
  • Redburn: His First Voyage (1849)
  • White-Jacket, or The World in a Man-of-War (1850)
  • Moby-Dick, or The Whale (1851)
  • Pierre: or, The Ambiguities (1852)
  • Isle of the Cross (vers 1853, perdu)
  • Israel Potter: His Fifty Years of Exile (1856)
  • The Confidence-Man: His Masquerade (1857)
  • Billy Budd, Sailor (1924)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Cock-A-Doodle-Doo! (1853)
  • Poor Man's Pudding and Rich Man's Crumbs (1854)
  • The Happy Failure (1854)
  • The Fiddler (1854)
  • Paradise of Bachelors and Tartarus of Maids (1855)
  • Jimmy Rose (1855)
  • The Piazza Tales (1856), comprenant : The Piazza, Bartleby, the Scrivener, Benito Cereno, The Lightning-Rod Man, The Encantadas, or Enchanted Isles et The Bell-Tower (1856)
  • The Gees (1856)
  • I and My Chimney (1856)
  • The Apple-Tree Table (1856)
  • The Two Temples (posthume)
  • Daniel Orme (posthume)

Poèmes[modifier | modifier le code]

  • Battle Pieces and Aspects of the War (1866)
  • Clarel: A Poem and Pilgrimage in the Holy Land (1876)
  • John Marr and Other Sailors (1888)
  • Timoleon (1891)
  • Weeds and Wildings, and a Rose or Two (1924)

Essai[modifier | modifier le code]

  • Hawthorne and His Mosses (1850)

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

Éditions de bibliophilie[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Andrew Delbanco, Melville, His World and Work, New York : Knopf, p. 66.
  2. « Time, which is the solver of all riddles, will solve Mardi », cité in Hershel Parker, Herman Melville: A Biography, 1819-1851, Johns Hopkins University Press, vol. 1, p. 659.
  3. Oeuvres, vol. 2 : Redburn, Vareuse-Blanche Fiche récapitulative sur le site de France Culture, www.franceculture.fr, relu le 21 septembre 2013.
  4. a et b « Herman Melville », American National Biography Online, février 2000.
  5. Lewis Mumford, Herman Melville (1929), Éditions Sulliver, Arles, 2006, p. 250-251.
  6. Mumford (2006), p. 314.
  7. Dans son roman Redburn, cité par Mumford (2006), p. 334.
  8. Mumford (2006), p. 335
  9. Mumford (2006), p. 336.
  10. Mumford (2006), p. 366.
  11. Mumford (2006), pp. 366-367.
  12. Mumford (2006), p. 367.
  13. Ce nom est aussi celui d'un roi d'Israël : Achab.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Frederix, Herman Melville, Paris, Gallimard, 1950.
  • Jean Giono, Pour saluer Melville, Paris, Gallimard, 1941 ; rééd. 1986.
  • Philippe Jaworski, Melville: le desert et l'empire, Paris, Presses de l'École normale superieure, 1986.
  • Marc Richir, Melville: les assises du monde, Paris, Hachette, 1996.
  • Lewis Mumford, Herman Melville, 2006, Éditions Sulliver, traduction en français, révisée, de Herman Melville: A Study of His Life and Vision, New York: Harcourt, Brace, and Co., 1929; London: Jonathan Cape, 1929
  • Gérald Hervé, Orphée interdit (1960), Talus d'approche, 2004, p. 85-99 (d'abord publié sous le titre « Herman Melville » dans la revue Arcadie nº 254, février 1975, p. 57-68
  • Herman Melville, Profili di donne, opera a cura di Alberto Lehmann e Giulia Bogliolo Bruna, Maser (TV), Edizioni Amadeus, 1986 (un inédit de Herman Melville)
  • Les écrivains célèbres, Tome III, le XIXe et le XXe siècles – Éditions d’art Lucien Mazenod, 1956
  • Elizabeth Hardwick, Herman Melville, traduction de Geneviève Bigant-Boddaert – Éditions FIDES, ISBN 2-7621-2433-6, 202 p.
  • Peter Szendy, Les Prophéties du texte-Léviathan. Lire selon Melville, Editions de Minuit, 2004.
  • Realino Marra, Una giustizia senza diritti. La condanna di Billy Budd, «Materiali per una storia della cultura giuridica», XXXVI-1, 2006, pp. 103-17.
  • Barbara Spinelli, Moby Dick, o L’ossessione del male, Brescia, Morcelliana, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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