Pascal Bruckner

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Pascal Bruckner
Pascal Bruckner (Strasbourg, 2009)
Pascal Bruckner (Strasbourg, 2009)

Activités Romancier, essayiste
Naissance 15 décembre 1948
Paris
Distinctions Prix Médicis, Prix Renaudot, Prix Montaigne

Pascal Bruckner est un romancier et essayiste français, né à Paris le 15 décembre 1948.

Sommaire

[modifier] Biographie

Issu d'une famille catholique, Pascal Étienne Bruckner passe son enfance entre l'Autriche, la Suisse et la France. Il étudie notamment chez les jésuites à Lyon.

Il poursuit ses études à Paris, au lycée Henri-IV (hypokhâgne et khâgne), à l'Université de Paris I et à l'Université de Paris VII, puis à l’École pratique des hautes études.

Sa thèse de 3e cycle, consacrée à l'émancipation sexuelle dans la pensée du socialiste utopique Charles Fourier (« Le corps de chacun est accessible à tous »), a été dirigée par Julia Kristeva (et soutenue en 1975 à l'Université Paris VII)[1]. Il est à cette époque proche des mouvements trotskistes et maoïstes, mais selon ses dires, non militant. Pascal Bruckner s’illustre d’abord, au milieu des années 1970, aux côtés des « nouveaux philosophes ».

Depuis 1986, il enseigne dans des universités américaines, notamment celle de New York. Depuis 1990, il est maître de conférences à l’Institut d'études politiques de Paris. Il collabore au Nouvel Observateur et au Monde.

On retient de lui : Parias, Lunes de fiel (adapté à l'écran par Roman Polanski), et Les Voleurs de beauté (Prix Renaudot en 1997). Parmi les essais, citons :

De 1983 à 1988, il a été membre du conseil d'administration d'Action contre la faim.

Il est par ailleurs signataire de l'appel de soutien à l'Initiative de Genève[2], plan de paix prévoyant la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël.

De 1992 à 1999, il milite contre l'agression serbe en ex-Yougoslavie[3], en Croatie d'abord, puis en Bosnie et au Kosovo. En 1999, il défend l'intervention militaire de l'OTAN contre les forces serbes.

En mars 2003, favorable à la destitution de Saddam Hussein, il appuie la guerre en Irak lancée par le gouvernement de George W. Bush dans un article paru dans Le Monde, cosigné avec un groupe d'intellectuels[4], notamment Romain Goupil et André Glucksmann, qui participeront, trois ans plus tard, à la création de la revue d'orientation néo-conservatrice Le Meilleur des mondes. Deux ans plus tard, il critique dans Le Figaro l'impréparation de l'armée américaine ainsi que l'usage de la torture à la prison d'Abou Ghraib.

Outre ses activités d'écrivain, Pascal Bruckner est éditeur chez Grasset et chroniqueur au Nouvel Observateur.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Essais

[modifier] Romans et récits

  • Allez jouer ailleurs, Le Sagittaire, 1976
  • Lunes de fiel, Seuil, 1981 (adapté au cinéma par Roman Polanski).
  • Parias, Seuil, 1985.
  • Qui de nous deux inventa l'autre ?, Gallimard, 1988
  • Le divin enfant, Seuil, 1992.
  • Les Voleurs de beauté, Grasset, 1997 (prix Renaudot).
  • Les ogres anonymes, Grasset, 1998.
  • L'amour du prochain, Grasset, 2005.
  • Mon petit mari, Grasset 2007.

[modifier] Livres jeunesse

  • Le palais des claques, Points-Virgule Seuil 1986.
  • Au secours, le Père Noël revient (illustré par Hervé Di Rosa), Seuil 2003.

[modifier] Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Références

  1. Catalogue SUDOC [1]
  2. Il faut soutenir le Pacte de Genève, Marianne, 1er décembre 2003.
  3. Pascal Bruckner, « Punir Milosevic », Le Monde, 8 avril 1994
  4. « En France, ces intellectuels qui disent « oui » à la guerre », Le Monde, 20 mars 2003
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