Alain Mabanckou

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Alain Mabanckou

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Alain Mabanckou en janvier 2013.

Activités Romancier
Naissance 24 février 1966
Pointe-Noire,
Drapeau de la République du Congo République du Congo
Genres Roman
Distinctions Prix Renaudot 2006 ; Grand Prix de littérature de l'Académie française Henri Gal 2012 décerné pour l'ensemble de son œuvre

Alain Mabanckou est un écrivain franco-congolais né à Pointe-Noire (République du Congo) le 24 février 1966. Il a remporté en 2006 le prix Renaudot pour son roman Mémoires de porc-épic. L'ensemble de son œuvre a été couronné d'abord en 2012 par l'Académie française (Grand Prix de littérature Henri Gal), puis en 2013 par la Principauté de Monaco (Prix Littéraire Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de l'œuvre)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en lettres et philosophie au lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l'université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.

Après un DEA de droit à l'université de Paris-Dauphine, il travaille une dizaine d'années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l'écriture avec la parution en 1998 de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge publié aux éditions Présence Africaine qui lui vaut le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire. À partir de cette date, il ne cessera de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006.

Écrivain en résidence en 2002, il enseigna la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d'être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui l'invite d'abord comme Visiting Professor en 2006 puis le nomme Professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone en 2007.

Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.

Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales.

En 2007 reparaissent les écrits poétiques d'Alain Mabanckou, chez Points-Seuil, sous le titre de Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy (Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain.

En 2008 Alain Mabanckou a traduit de l'anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d'origine nigériane, auteur de Beasts of no nation, (Bêtes sans patrie, Éd. de L'Olivier).

Le roman Black Bazar, paru aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 a été classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France dans les listes de L'Express, du Nouvel Observateur et de Livres Hebdo.

Demain j'aurai vingt ans, roman paru en 2010 marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre a été couronnée par le Prix Georges Brassens 2010 et classée parmi les grands romans de la rentrée littéraire française 2010 (Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Marianne, Lire, La Quinzaine littéraire...)[réf. nécessaire]

Alain Mabanckou au Salon du livre de Paris en 2010.

En 2010, Alain Mabanckou a été nommé par décret du Président de la République française au grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.

En 2012 l'Académie française lui a décerné le Grand Prix de littérature Henri Gal (prix de l'Institut de France doté d'un montant de 40 000 euros et qui couronne l'ensemble de l'œuvre d'un écrivain).

Dans un entretien avec Evene.fr, il souligne que « le danger pour l'écrivain noir est de s'enfermer dans sa "noirceur", comme dirait Frantz Fanon »[1]. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ». C'est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l'homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d'essais et documents[2].

Lumières de Pointe-Noire, paru en janvier 2013 aux éditions du Seuil (collection Fiction & Cie) marque un grand tournant dans l'écriture de l'auteur qui passe du ton truculent et cocasse qui caractérisait ses précédentes œuvres à une voix grave, profonde et émouvante sans pour autant perdre cet humour et cette dérision qui l'ont fait connaître. Ce livre a reçu un accueil favorable de la critique et a été classé parmi les vingt meilleures ventes de romans en France[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Au jour le jour, Maison rhodanienne de poésie
  • 1995 : La Légende de l'errance, Éditions L'Harmattan
  • 1995 : L'Usure des lendemains, Nouvelles du Sud
  • 1997 : Les arbres aussi versent des larmes, L'Harmattan
  • 1999 : Quand le coq annoncera l'aube d'un autre jour, L'Harmattan
  • 2007 : Tant que les arbres s'enracineront dans la terre, Œuvre poétique complète, « Points », Seuil

Essais[modifier | modifier le code]

Anthologies[modifier | modifier le code]

Livres pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Black Bazar, album de rumba congolaise, produit par Alain Mabanckou, avec les musiciens Modogo Abarambwa et Sam Tshintu[5].
  • 2013 : Black Bazar — Round 2, album produit par Alain Mabanckou d'après les compositions du guitariste Popolipo Beniko et du bassiste Michel Lumana, auxquelles se mêlent des sonorités de dancehall[6].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Alain Mabanckou en 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b INTERVIEW D'ALAIN MABANCKOU' evene.fr, publié le 10 février 2009
  2. François Hollande en tête des ventes de documents palmarès de L'Express-Tite-Live du 20-26 février 2012
  3. Marc Levy débarque dans le palmarès palmarès de L'Express-Tite-Live du 11-17 février 2013
  4. Entretien de Boniface Mongo-Mboussa avec Alain Mabanckou sur Africultures.com, le 01 octobre 2002. (Consulté le 23/09/2014)
  5. Black Bazar (album 2012) sur Africultures.com (consulté le 23 septembre 2014).
  6. Black Bazar — Round 2 (album 2013) sur Africultures.com (consulté le 23 septembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kian-Harald Karimi: "Afrikanische Passagen zwischen Gestern und Heute: Auf den Spuren urbanen Lebens von Mongo Betis 'La ville cruelle' bis Alain Mabanckous 'Black Bazar'", ds.: Ursula Hennigfeld (Ed.) Nicht nur Paris. Metropolitane und urbane Räume in der französischsprachigen Literatur der Gegenwart, Bielefeld (Transkript) 2012, Lettre, p. 125-152,  ISBN 978-3-8376-1750-4.
  • Lydie Moudileno, Parades postcoloniales : la fabrication des identités dans le roman congolais : Sylvain Bemba, Sony Labou Tansi, Henri Lopes, Alain Mabanckou, Daniel Biyaoula, Paris, éditions Karthala, 2006, 160 p. (ISBN 978-2-84586-541-9)
  • Gaël Ndombi-Sow, Système littéraire francophone et posture d'écrivain : le cas d'Alain Mabanckou, Colloque de l'Université d'Anvers, 13 décembre 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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