André Billardon

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André Billardon

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Naissance 22 octobre 1940
Monceaux-le-Comte
Nationalité Français

André Billardon, né le 22 octobre 1940 à Monceaux-le-Comte (Nièvre), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Ancien ministre, il est actuellement maire du Creusot.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Diplômé d'Études Supérieures de Mathématiques, André Billardon exerce tout d'abord le métier de professeur.

Il débute en politique dans la troisième circonscription de Saône-et-Loire (Le Creusot-Autun) où, alors conseiller municipal d'Autun et conseiller général d’Autun nord, il est élu pour la première fois comme député le 19 mars 1978.

Du local au national[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, en 1979, André Billardon prend la tête du Conseil général de Saône-et-Loire qu'il préside jusqu'en 1982, année de son accession à la présidence du Conseil régional de Bourgogne.

Réélu député en 1981, à la suite de la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle, il devient au fil des ans une personnalité de premier plan au sein du parti socialiste. Il est ainsi élu président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale de 1984 à 1986. En 1988, à la suite de sa réélection comme député, André Billardon devient premier vice-président de l'Assemblée nationale jusqu'en 1992. Cette année-là, alors qu'il est numéro 2 du PS depuis 1989, il est nommé ministre délégué à l'Énergie auprès du ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur dans le gouvernement Pierre Bérégovoy pendant moins de 7 mois (du 2 octobre 1992 au 29 mars 1993). Il est alors notamment l'auteur de la circulaire du 14 janvier 1993 relative aux lignes à haute tension, première expérimentation en France de démocratie participative sur des grands projets nationaux d'infrastructures, et qui préfigure la création en 1995 de la Commission nationale du débat public[1]. André Billardon perdra les législatives de 1993 mais reprendra son siège lors de la dissolution par Jacques Chirac en 1997. Ces deux législatives ont été un duel entre André Billardon et Jean-Paul Anciaux (RPR puis UMP).

André Billardon et l'industrie[modifier | modifier le code]

La nomination d'André Billardon au sein du ministère de l'Industrie est la suite logique d'un parcours politique tourné vers le monde industriel. Cet engagement débute dès 1981 quand le député de la troisième circonscription de Saône-et-Loire, très industrielle, devient président de la commission Production et échanges de l'Assemblée nationale.

L'engagement au Creusot[modifier | modifier le code]

André Billardon est déjà député de la circonscription Autun-Le Creusot lorsque survient le dépôt de bilan de Creusot-Loire, principal employeur de la ville, en 1984. Il le sera pour la dernière fois lors de la législature courant de 1997 à 2002, date à laquelle il fait le choix de ne pas se représenter.

Il a aussi été président de la Communauté Urbaine Creusot-Montceau, de 1989 à 2001. En 1995, il est élu maire du Creusot, puis réélu en 2001, en 2008 (avec 66,67 % des voix au premier tour) et en 2014 (avec 51,99% des voix au second tour).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]