Jacques Barrot

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Jacques Barrot
Jacques Barrot, en mars 2008.
Jacques Barrot, en mars 2008.
Fonctions
Membre du Conseil constitutionnel
En fonction depuis le
Président Jean-Louis Debré
Prédécesseur Pierre Joxe
Vice-président de la Commission européenne
Président José Manuel Durão Barroso
Commissaire européen à la Justice, à la Sécurité et aux Libertés
Président José Manuel Durão Barroso
Prédécesseur Franco Frattini
Successeur Viviane Reding (Justice)
Cecilia Malmström (Sécurité)
Commissaire européen aux Transports
Président José Manuel Durão Barroso
Prédécesseur Ana Palacio
Successeur Antonio Tajani
Commissaire européen à la Politique régionale
Président Romano Prodi
Prédécesseur Michel Barnier
Successeur Danuta Hübner
Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale
Législature 12e
Prédécesseur Création du groupe
Successeur Bernard Accoyer
Ministre du Travail et des Affaires sociales
Travail, Dialogue social et Participation jusqu'au 7/11/1995
Président Jacques Chirac
Gouvernement Alain Juppé I et II
Prédécesseur Michel Giraud (Travail)
Simone Veil (Affaires sociales)
Successeur Martine Aubry
Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale
Législature Xe législature
Prédécesseur Jean Le Garrec
Successeur Pierre Méhaignerie
Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Raymond Barre III
Prédécesseur Simone Veil
Successeur Edmond Hervé
Ministre du Commerce et de l'Artisanat
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Raymond Barre III
Prédécesseur René Monory
Successeur Maurice Charretier
Député de la 1re circonscription de la Haute-Loire
Prédécesseur Jean Prunayre (CD)
Successeur Laurent Wauquiez (UMP)
Président du conseil général de Haute-Loire
Prédécesseur Jean-Claude Simon (RI)
Successeur Gérard Roche (DVD)
Conseiller général d'Yssingeaux (Haute-Loire)
Prédécesseur Noël Barrot (CD)
Successeur Madeleine Dubois (UMP)
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Yssingeaux
(Haute-Loire)
Nationalité Française
Parti politique CD
CDP
CDS-UDF
Force démocrate-UDF
UMP
Diplômé de IEP de Paris
Profession Avocat
Présidents du conseil général de Haute-Loire
Députés de Haute-Loire

Jacques Barrot, né le à Yssingeaux (Haute-Loire), est un homme politique français.

Ancien secrétaire général du Centre des démocrates sociaux (CDS), composante de l'UDF, il a longtemps été une des principales figures de la démocratie chrétienne en France.

Il a occupé plusieurs fonctions ministérielles, dont celles de ministre du Commerce, de la Santé, du Travail. Jacques Barrot est aussi vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009, initialement chargé des Transports, puis de la Justice et des Affaires intérieures.

Depuis le , il est membre du Conseil constitutionnel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du résistant démocrate-chrétien Noël Barrot[1], député MRP de Haute-Loire, Jacques Barrot effectue ses études secondaires à Yssingeaux, avant de les poursuive à Aix-en-Provence par une licence de droit et un certificat de sociologie. Diplômé par la suite de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP), il est aussi titulaire du Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), mais ne plaidera jamais[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Peu après la mort de son père à l'Assemblée nationale, alors qu'il n'est encore que conseiller municipal d'Yssingeaux, il est élu député de la Haute-Loire en mars 1967 : porté par le souvenir de Noël Barrot (CD), il défait le candidat de la fidélité au général de Gaulle, le RI Jean Proriol, et conservera ce siège jusqu'en 2004. Démocrate chrétien comme son père, il refuse cependant de soutenir la candidature Poher en 1969 et rejoint le Centre Démocratie et Progrès (CDP) de Jacques Duhamel qui, dira-t-il, « a éclairé toute ma vie politique[3]. »

Partisan du président Georges Pompidou comme le ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing, il se rapproche de ce dernier qui le nomme secrétaire d'État au Logement lorsqu'il accède à la présidence de la République, en 1974[4]. À ce poste durant près de quatre ans, il lance le premier programme de rénovation de grands ensembles en France (« Habitat et vie sociale »[5]). Raymond Barre l'appelle alors au ministère du Commerce puis au ministère de la Santé et de la Sécurité sociale. À ce titre, il soutient le développement d'une information indépendante au service des médecins, en accordant une subvention à La revue Prescrire[6].

Après l'échec de 1981, il se consacre essentiellement à ses fonctions locales et devient maire de sa commune natale en 1989, mairie que son père avait eu de grandes difficultés à conquérir. Président du conseil général de la Haute-Loire après le décès de son ami le docteur Simon (1976), il se montre un ardent défenseur du désenclavement, et notamment de l'aménagement de la RN 88 ; il inaugure ainsi en 1994 le viaduc du Lignon qui rapproche la Haute-Loire de Rhône-Alpes. Par la suite, il lance le projet de restauration de l'Hôpital général du Puy-en-Velay, où s'installe l'hôtel du département en 2001.

À l'Assemblée nationale, il s'impose comme une des figures principales du centre-droit, même s'il ne parvient pas à obtenir la présidence du Centre des démocrates sociaux (CDS) face à Pierre Méhaignerie. Soutien de Raymond Barre lors de l'élection présidentielle de 1988, il préside par la suite le groupe parlementaire de l'Union du centre, élément de l'ouverture voulue par Michel Rocard, entre 1988 et 1993. C'est au titre de ses fonctions de secrétaire général du CDS qu'il sera condamné, aux côtés de Pierre Méhaignerie et de Bernard Bosson, pour « recel d'abus de confiance », en raison du financement irrégulier du CDS (s'agissant de faits antérieurs à la loi de 1990 sur le financement des partis politiques, sa peine sera aussitôt annulée du fait de l'amnistie du 3 août 1995)[7].

Soutien de Jacques Chirac, il est ministre du Travail et des Affaires sociales entre 1995 et 1997 (et doit défendre le très contesté plan Juppé pour les retraites) puis président du nouveau groupe UMP à l'Assemblée nationale, de 2002 à 2004.

Jacques Barrot est l'un des membres fondateurs, avec Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier et Dominique Perben, du club Dialogue & Initiative, créé en 1999. Il a aussi été vice-président du Cercle de l'industrie, de sa création en 1993 à 2004.

Carrière européenne[modifier | modifier le code]

En 2004, il est nommé vice-président de la Commission européenne, présidée par José Manuel Barroso, et abandonne son siège de député à son jeune suppléant, Laurent Wauquiez. Chargé des transports à Bruxelles (DG TREN), il signe avec les États-Unis un accord d'ouverture des relations aériennes transatlantiques, et doit trouver des financements pour le projet Galileo.

En avril 2008, il remplace Franco Frattini au poste de commissaire à la Justice, à la Liberté et à la Sécurité, mais ne poursuit pas ses fonctions au sein de la Commission Barroso II, qui prend ses fonctions en février 2010.

Conseil constitutionnel[modifier | modifier le code]

Il est nommé, le , au Conseil constitutionnel par le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer[8], succédant à Pierre Joxe.

Distinction[modifier | modifier le code]

Il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur le .

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Député de la Haute-Loire

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Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Début Fin Fonction Gouvernement
27 mai
1974
25 août
1976
Secrétaire d'État auprès du ministre de
l'Équipement, chargé du Logement
Jacques Chirac I
27 août
1976
29 mars
1977
Secrétaire d'État auprès du ministre de
l'Équipement, chargé du Logement
Raymond Barre I
1er avril
1977
31 mars
1978
Secrétaire d'État auprès du ministre
de l'Équipement et de l'Aménagement du territoire,
chargé du Logement
Raymond Barre II
5 avril
1978
4 juillet
1979
Ministre du Commerce et de l'Artisanat Raymond Barre III
4 juillet
1979
13 mai
1981
Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale Raymond Barre III
18 mai
1995
7 novembre
1995
Ministre du Travail, du Dialogue social
et de la Participation
Alain Juppé I
7 novembre
1995
2 juin
1997
Ministre du Travail et des Affaires sociales Alain Juppé II

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]