Ernest Constans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Constans.
Ernest Constans (détail d'un fragment du panorama intitulé L'Histoire du siècle, réalisé par Henri Gervex et Alfred Stevens, en 1889).

Jean Antoine Ernest Constans est un homme politique français né à Béziers (Hérault) le et mort à Paris le . Il repose au cimetière de Sainte-Croix (Aveyron).

Biographie[modifier | modifier le code]

Ernest Constans fut d'abord professeur de droit à la faculté de Toulouse avant d'être élu député de la Haute-Garonne (circonscription de Toulouse) en 1876, siégeant au centre gauche. Réélu en octobre 1877, il fut appelé comme ministre de l'intérieur dans le gouvernement de Charles de Freycinet (17 mai 1880 au 14 novembre 1881).

Du 16 novembre 1887 à avril 1888, Constans fut le premier Gouverneur général de l'Indochine française, placée sous protectorat français.

Le 22 février 1889, il redevint ministre de l'intérieur dans le gouvernement de Pierre Tirard qui cherchait un républicain qui soit un homme à poigne pour contre-carrer les entreprises du général Boulanger. Constans l'était, et il était en outre franc-maçon ce qui, dans le contexte d'alors, était également une recommandation. Il se signala par sa répression du boulangisme, ordonnant la dissolution de la Ligue des patriotes (3 avril 1889). Il fit également courir la rumeur de l'arrestation imminente du général Boulanger et de son jugement en Haute Cour pour "attentat contre la sûreté de l'État", ce qui amènera l'intéressé à s'enfuir en Belgique, non sans se discréditer auprès de l'opinion. Constans démissionna le 1er mars 1890, entraînant la chute du gouvernement.

Il retrouva son portefeuille dans le gouvernement de Charles de Freycinet le 17 mars 1890. Bien que violemment pris à partie par les députés boulangistes et par une partie de la presse, il resta en fonctions jusqu'à la chute du gouvernement le 26 février 1892. Entre-temps, il avait été élu sénateur de la Haute-Garonne le 29 décembre 1889.

Le 27 décembre 1898, il fut nommé ambassadeur à Constantinople, fonction qu'il occupa jusqu'en juin 1909. Il y mena une diplomatie personnelle largement indépendante de la politique étrangère française, dont on a des raisons de penser qu'elle fut avant tout guidée par l'appât du gain, ce qui expliquerait notamment son activisme dans le développement du projet de chemin de fer reliant Constantinople à Bagdad.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Au pied de la fontaine de la place Plumancy, des plaques mentionnent les noms de personnalités de l'époque à laquelle le monument fut érigé : Ernest Constans figure parmi eux[1].

Résidence[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruce Fulton, "Ernest Constans and the struggle for power in the French Republic, 1892-93", The Australian Journal of Politics and History, 22 septembre 1997
  • Bruce Fulton, "France's Extraordinary Ambassador: Ernest Constans and the Ottoman Empire, 1898-1909", French Historical Studies, Volume 23, Number 4, 1 October 2000, p. 683-706(24)

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Penaud, Le Grand Livre de Périgueux, Périgueux, éditions la Lauze,‎ mars 2003, 601 p. (ISBN 2-912032-50-4), p. 403.