Jacques Mellick

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Jacques Mellick
Fonctions
Maire de Béthune
20022008
19931996
19771993
Député de la 9e circonscription du Pas-de-Calais
28 mars 199329 février 1996
19 mars 19781er avril 1986
Secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense
2 avril 199229 mars 1993
Secrétaire d'État chargé de la Défense auprès du ministre de la Défense
15 mai 19912 avril 1992
Ministre délégué chargé de la Mer auprès du ministre des Transports et de la Mer
23 juin 198815 mai 1991
Secrétaire d'État aux Anciens combattants
10 mai 198822 juin 1988
Député du Pas-de-Calais
(scrutin proportionnel par département)
16 mars 198614 mai 1988
Biographie
Date de naissance 22 juillet 1941 (73 ans)
Lieu de naissance Fresnicourt-le-Dolmen
(Pas-de-Calais)
Nationalité Française
Parti politique PS
DVG
Profession Cadre de société

Jacques Mellick, né le 22 juillet 1941 à Fresnicourt-le-Dolmen (Pas-de-Calais), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Très tôt engagé en politique, Jacques Mellick fut secrétaire national des jeunesses socialistes SFIO.

Il fut responsable de la Fédération Léo-Lagrange puis en 1967 directeur adjoint d'une société coopérative HLM dans le Pas-de-Calais et directeur de sociétés. Il est actuellement consultant pour une société internationale.

Il devient conseiller régional en 1974, maire de Béthune en 1977, et député en 1978.

Il est ensuite élu conseiller général du canton de Béthune-Sud de 1979 à 1985, puis de Béthune-Nord de 1985 à 1994 et sera vice-président du Conseil général du Pas-de-Calais.

Il se fait remarquer par sa combativité pour défendre les salariés de l'industrie du Pas-de-Calais et s'investit puissamment dans le développement économique et dans l'action de modernisation industrielle de la région.

Tout au long des années 1980, Béthune se modernise et devient la ville précurseur en matière d'habitat et de développement social des quartiers.

De 1988 à 1993, sous la présidence de François Mitterrand, Jacques Mellick devient successivement secrétaire d'État aux Anciens combattants, ministre de la Mer puis secrétaire d'État à la Défense.

En 1996, il est contraint par la justice à abandonner tous ses mandats suite à sa condamnation pour témoignage de complaisance dans l'affaire VA-OM[1]. Il est condamné à un an de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité pour subornation de témoins[2] et à cinq ans de privation de droits civiques pour faux témoignages. Il publie quelques années plus tard Excès de vitesse, où il revient sans détours sur son parcours politique.

En 2002, suite à l'invalidation de l'élection de Bernard Seux, maire sortant, il redevient maire de Béthune dès le premier tour[3].

Lors des législatives de 2007, il est investi par le PS dans la 9e circonscription du Pas-de-Calais ; bien que la circonscription soit réservée à une femme, il réussit à imposer sa candidature à la veille du Conseil national. Cependant, il ne réussit pas à battre le député UMP sortant, André Flajolet, au second tour[4].

Il est battu lors du deuxième tour des municipales de 2008 à Béthune par la liste menée par Stéphane Saint-André[5].

Le 8 février 2014, il se déclare candidat à la mairie de Béthune, avec la liste "Béthune Forte et Unie", en vue des élections municipales de 2014[6]. Il se présente sans l'investiture socialiste, confiée au maire sortant Stéphane Saint-André. En tête à l'issue du premier tour, Jacques Mellick est battu au second tour : il obtient 28.08% des voix, arrivant en troisième position derrière Stéphane Saint-André (28.41%) et le nouveau maire issu de l'UDI Olivier Gacquerre (33.6%)[7].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Jacques Mellick a été condamné en 1997 pour son faux témoignage dans l'affaire VA-OM.

Il a également été condamné pour subornation de témoin[8].

Il avait reconnu avoir menti en soutenant devant le juge qu'il se trouvait dans le bureau de Bernard Tapie à Paris, le 17 juin 1993, à une heure où Boro Primorac, entraîneur de Valenciennes affirmait avoir rencontré le président de l'Olympique de Marseille à la demande de ce dernier. Bernard Tapie niait que cette entrevue ait eu lieu. Le retour sur ses déclarations de son assistante parlementaire, la présence avérée de Jacques Mellick une heure avant à Béthune lors d'une réunion (d'où son surnom de l'époque de « maire le plus rapide de France ») l'avait obligé à revenir sur ses premières déclarations. Jacques Mellick avait alors soutenu avoir menti « pour sauver Béthune » où était installée l'entreprise Testut, appartenant alors au groupe de Bernard Tapie.

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

  • Conseiller municipal et maire :
    • 1977-1983 : maire de Béthune ;
    • 1983-1989 : maire de Béthune ;
    • 1989-1995 : maire de Béthune ;
    • 1995-1996 : maire de Béthune (mandat interrompu pour cause de démission suite à condamnation pénale) ;
    • 2002-2008 : maire de Béthune ;
    • depuis 2008 : conseiller municipal de Béthune.
  • député à l'Assemblée nationale :
    • 1978-1981 : député du Pas-de-Calais ;
    • 1981-1986 : député du Pas-de-Calais ;
    • 1986-1988 : député du Pas-de-Calais ;
    • 1988 : réélu député du Pas-de-Calais (mandat interrompu pour cause d'entrée au gouvernement) ;
    • 1993-1996 : député du Pas-de-Calais (mandat interrompu pour cause de démission suite à condamnation pénale).

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage de Jacques Mellick[modifier | modifier le code]

  • Excès de vitesse ![9], Calmann-Lévy, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]