Jacques Mellick

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Jacques Mellick
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du Ministre de la Défense
2 avril 199228 mars 1993
Secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense, chargé de la Défense
15 mai 199131 mars 1992
Maire de Béthune
1977avril 1993
Biographie
Date de naissance 22 juillet 1941

Jacques Mellick est un homme politique français, né le 22 juillet 1941 à Fresnicourt-le-Dolmen (Pas-de-Calais). Il fut député et maire de Béthune.

Sommaire

Biographie[modifier]

Très tôt engagé en politique, il fut secrétaire national des jeunesses socialistes SFIO.

Il fut responsable de la Fédération Léo-Lagrange puis en 1967 directeur adjoint d'une société coopérative HLM dans le Pas-de-Calais et directeur de sociétés. Il est actuellement consultant pour une société internationale.

Il est élu conseiller régional en 1974, puis maire de Béthune en 1977, député du Pas-de-Calais en 1978, conseiller général en 1979. Il sera vice-président du Conseil général.

Il se fait remarquer par sa combativité pour défendre les salariés de l'industrie du Pas-de-Calais et s'investit puissamment dans le développement économique et dans l'action de modernisation industrielle de la région.

Tout au long des années 1980, Béthune se modernise et devient la ville précurseur en matière d'habitat et de développement social des quartiers.

De 1988 à 1993, sous la présidence de François Mitterrand, Jacques Mellick devient successivement secrétaire d'État aux Anciens Combattants, ministre de la Mer puis secrétaire d'État à la Défense.

En 1996, il est contraint par la justice à abandonner tous ses mandats suite à sa condamnation pour témoignage de complaisance dans l'affaire VA-OM[1]. Il est condamné à un an de prison avec sursis, deux ans d'inéligibilité pour subornation de témoins[2] et à cinq ans de privation de droits civiques pour faux témoignages. Il publie quelques années plus tard Excès de vitesse, où il revient sans détours sur son parcours politique.

En 2002, suite à l'invalidation de l'élection de Bernard Seux, maire sortant, il redevient maire de Béthune dès le premier tour.

Il a été candidat du Parti Socialiste aux élections législatives de 2007 dans la 9e circonscription du Pas-de-Calais. Dans cette dernière, initialement réservée à une femme, il impose sa candidature à la veille du Conseil National du Parti Socialiste. Cette circonscription a été conservée par le député UMP sortant, André Flajolet.

Il est battu lors du deuxième tour des élections municipales de Béthune en 2008.

Mandats électifs[modifier]

  • Conseiller municipal et maire :
    • 1977-1983 : maire de Béthune ;
    • 1983-1989 : maire de Béthune ;
    • 1989-1995 : maire de Béthune ;
    • 1995-1996 : maire de Béthune (mandat interrompu pour cause de démission suite à condamnation pénale) ;
    • 2002-2008 : maire de Béthune ;
    • depuis 2008 : conseiller municipal de Béthune.
  • député à l'Assemblée nationale :
    • 1978-1981 : député du Pas-de-Calais ;
    • 1981-1986 : député du Pas-de-Calais ;
    • 1986-1988 : député du Pas-de-Calais ;
    • 1988 : réélu député du Pas-de-Calais (mandat interrompu pour cause d'entrée au gouvernement) ;
    • 1993-1996 : député du Pas-de-Calais (mandat interrompu pour cause de démission suite à condamnation pénale).

Fonctions gouvernementales[modifier]

Affaire judiciaire[modifier]

Jacques Mellick a été condamné en 1997 pour son faux témoignage dans l'affaire OM-VA[3].

Il a également été condamné pour subornation de témoin[4].

Il avait reconnu avoir menti en soutenant devant le juge qu'il se trouvait dans le bureau de Bernard Tapie à Paris, le 17 juin 1993, à une heure où Boro Primorac, entraîneur de Valenciennes affirmait avoir rencontré le président de l'Olympique de Marseille à la demande de ce dernier. Bernard Tapie niait que cette entrevue ait eu lieu. Le retour sur ses déclarations de son assistante parlementaire, la présence avérée de Jacques Mellick une heure avant à Béthune lors d'une réunion (d'où son surnom de l'époque de « maire le plus rapide de France ») l'avait obligé à revenir sur ses premières déclarations. Jacques Mellick avait alors soutenu avoir menti « pour sauver Béthune » où était installée l'entreprise Testut, appartenant alors au groupe de Bernard Tapie.

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Éric de Montgolfier commentera l'affaire: « Ça n'est pas un simple témoignage mensonger. C'est le témoignage mensonger de quelqu'un qui, par son mandat, élabore la loi. » « Pourquoi je poursuis Mellick », Renaud Leblond , L'Express, 27 juillet 1995
  2. Les «affaires» du foot, Libération.fr, 13 mai 1996
  3. Condamnation en première instance, l'Humanité, 15 avril 1995
  4. Jacques Mellick a été condamné pour subornation de témoin, PATRICK LEROUX, Libération.fr, 15 avril 1995