Olivier Stirn

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Olivier Stirn
Olivier Stirn, en 1989.
Olivier Stirn, en 1989.
Fonctions
Ministre délégué au Tourisme
23 juin 19885 juillet 1990
Gouvernement Rocard II
Prédécesseur François Doubin
Successeur Jean-Marie Rausch
Ministre délégué aux DOM-TOM
10 mai 198822 juin 1988
Gouvernement Rocard I
Prédécesseur Bernard Pons
Successeur Louis Le Pensec
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
5 avril 197822 mai 1981
Gouvernement Barre III
Prédécesseur Jean-François Deniau
Successeur aucun (Jean-Michel Baylet en 1984)
Secrétaire d'État aux DOM-TOM
8 juin 197431 mai 1978
Gouvernement Chirac I, Barre I et II
Prédécesseur Joseph Comiti
Successeur Paul Dijoud
Secrétaire d'État auprès du Ministre chargé des Relations avec le Parlement
4 avril 197427 mai 1974
Gouvernement Messmer II et III
Député de la Cinquième circonscription de la Manche
12 juin 198829 juin 1988
Élection juin 1988
Législature IXe
Groupe politique apparenté socialiste
Prédécesseur Louis Darinot (indirectement)
Successeur Bernard Cauvin (suppléant)
Député de la Manche
16 mars 198614 mai 1988
Élection mars 1986 (scrutin proportionnel)
Législature VIIIe
Groupe politique Socialiste
Député de la Cinquième circonscription du Calvados (Vire)
30 juin 196812 mai 1973 puis 12 mars 19786 mai 1978 puis 14 juin 19811er avril 1986
Élection juin 1968
Réélection mars 1973, mars 1978, juin 1981
Législature IVe, Ve, VIe, VIIe
Groupe politique UDR (1968-1973)
RPR (1978)
UDF (1981-1984)
Non-inscrit (1984-1986)
Prédécesseur Marcel Restout
Successeur Charles Malouin (suppléant, 1973-78)
Antoine Lepeltier (suppléant, 1978-81)
René Garrec (député de Vire après 1988)
Président de la Communauté urbaine de Cherbourg
1989 – 1990
Prédécesseur Jean Lerouvreur
Successeur Bernard Cauvin
Maire de Vire
mars 197119 mars 1989
Élection mars 1971
Réélection mars 1977, mars 1983
Prédécesseur André Halbout
Successeur Jean-Yves Cousin
Conseiller général du canton de Vire
1970 – 1988 puis 1994 – 2001
Élection mars 1970
Réélection mars 1976, mars 1982, mars 1994
Prédécesseur Bertrand Le Chevrel
Successeur Jean-Yves Cousin (1988-1994)
Jean-Yves Cousin (2001-2002)
Biographie
Date de naissance 24 février 1936 (78 ans)

Olivier Stirn, né le 24 février 1936 à Boulogne-Billancourt, est un homme politique français, ancien ministre, qui a appartenu à plusieurs partis de droite et de gauche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Olivier Stirn est l'arrière-petit neveu d'Alfred Dreyfus[1]. Il est le frère de Bernard Stirn.

Élève au lycée Janson-de-Sailly, il entre à l'Institut d'études politiques de Paris où il suit des études de droit public et de sciences politiques.

Fils d'Alexandre Stirn, préfet honoraire et magistrat à la Cour des comptes, il choisit aussi la préfectorale devenant chef de cabinet du préfet de la Meuse en 1961. Il occupe des postes de chargé de mission aux cabinets de Louis Jacquinot, ministre d'État chargé des DOM-TOM (1964), de Jean Charbonnel, secrétaire d'État aux Affaires étrangères chargé de la Coopération (1966-1967) et de Jacques Chirac, secrétaire d'État aux Affaires sociales, chargé des problèmes de l'emploi (1967-1968).

Il s'implante à Vire à partir de 1968, devenant député UDR, conseiller général (1970) et maire de Vire en 1971. Bon orateur et parlementaire actif, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre chargé des Relations avec le Parlement (1973-1974), secrétaire d’État aux départements et territoires d’outre-mer (1974-1978), puis aux affaires étrangères (1978). Comme secrétaire d'État aux DOM-TOM pendant quatre ans, il négocie l'indépendance des Comores en 1975 et de Djibouti en 1977. Il désire départementaliser l'outre-mer ce qu'il fait pour Saint-Pierre-et-Miquelon mais doit accorder l'autonomie à la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie en 1976 et 1977 face aux pressions indépendantistes[2].

Lorsque Jacques Chirac entre en conflit avec Valéry Giscard d'Estaing, il quitte le RPR et crée le Mouvement des sociaux-libéraux (MSL) en 1977, parti qui fusionne quelques mois après avec le Parti radical valoisien, alors partie constitutive de l'UDF.

En 1984, Olivier Stirn quitte le Parti radical pour créer l'Union centriste et radicale (UCR). Aux élections européennes de 1984, il est tête de liste de l’Entente radicale écologiste pour les États-Unis d'Europe (ERE), unissant l'UCR, le MRG et des écologistes, dont Brice Lalonde, et obtient 3,32 % des voix.

Aux élections législatives de 1986, l'UCR, rebaptisée depuis 1985 Union centriste et républicaine, participe à des listes d'alliance avec le PS puis fusionne avec ce dernier.

À l'époque, Le Canard enchaîné le surnomme « l'Andouille de Vire » puis « l'Andouille de Vire à gauche ». Il change alors de département d'élection en devenant, malgré des réticences locales, la tête de la liste socialiste dans la Manche en 1986. Il obtient un très bon score qui permet à la gauche manchoise d'avoir deux élus à l'Assemblée pour la première fois de son histoire[3]. En 1988, il succède à Louis Darinot dans la circonscription de Cherbourg.

Ministre du Tourisme du premier gouvernement Michel Rocard, il quitte son mandat parlementaire.

Il doit renoncer à ses fonctions ministérielles en 1990 en raison d'un scandale : il avait recruté des auditeurs payés afin de faire nombre[4] dans un colloque sur l'avenir de la gauche (les recrutés avaient tous quitté la salle à 18 h, heure de fin de leur contrat, pendant un discours d'orateur, laissant la salle quasiment vide hormis les personnalités du PS). Sous la pression de la majorité socialiste, il démissionne alors du conseil municipal de Cherbourg et de la présidence de la Communauté urbaine de Cherbourg. L'année suivante, il est nommé ambassadeur de France auprès du Conseil de l'Europe[5]. Il démissionne en février 1993 pour se présenter aux élection législatives[6].

Après avoir échoué à redevenir député de Vire face à René Garrec aux législatives de 1993, il rejoint en 1994 le MDR de Jean-Pierre Soisson comme lui ancien ministre d'ouverture du gouvernement Rocard puis annonce son soutien à Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995. Aux élections régionales de 1998, il présente avec Corinne Lepage une liste dissidente à celle du président RPR sortant René Garrec sans obtenir de siège. Il intègre ensuite l'UMP où il est conseiller du président.

En 2004, il publie Mes Présidents, illustrant par ce titre un record, celui d'avoir appartenu à tous les partis présidentiels des six présidents de la Ve République. Dans ce livre, il se qualifie de « gaulliste de gauche » et exprime son soutien à Nicolas Sarkozy.

En 2009, il devient conseiller de la présidence de la République pour l’Union pour la Méditerranée puis, l'année suivante, secrétaire national de l'UMP chargé de la diversité[7].

Il annonce, le 18 mars 2011, la création de l'Union des Français musulmans[8].

Olivier Stirn est président d'honneur de l'Union pour la diversité républicaine et du Club Nouveau Siècle de la Manche et membre du comité France-Israel[9].

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Député du Calvados (5e circonscription, Vire) 
Député de la Manche
Député de la Manche (5e circonscription, Cherbourg)
  • 12/06/1988 - 29/06/1988 : apparenté socialiste
Conseiller général du Calvados
  • 1970-1988 et 1994-2001
Maire de Vire
  • mars 1971 - 19 mars 1989
Président de la Communauté urbaine de Cherbourg
  • 1989 - 1990

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État auprès du Ministre chargé des Relations avec le Parlement
  • 05/04/1973 - 01/03/1974
  • 01/03/1974 - 27/05/1974
Secrétaire d'État aux DOM-TOM (autonome)
  • 28/05/1974 - 25/08/1976
Secrétaire d'État aux DOM-TOM (auprès du Ministre de l'Intérieur)
  • 29/08/1976 - 29/03/1977
  • 29/03/1977 - 31/03/1978
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
  • 31/03/1978 - 11/09/1978
Ministre délégué aux DOM-TOM (auprès du Premier ministre)
  • 10/05/1988 - 22/06/1988
Ministre délégué au Tourisme (auprès du Ministre de l'Industrie et de l'Aménagement du territoire)
  • 23/06/1988 - 05/06/1990

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Auffray, « Une cérémonie nationale pour Alfred Dreyfus », Libération, 6 juillet 2006.
  2. Dictionnaire des ministres
  3. Lors des élections législatives françaises de 2012, deux députés socialistes sont de nouveau élus dans le département : Stéphane Travert et Bernard Cazeneuve
  4. http://discours.vie-publique.fr/notices/913053800.html
  5. Décret du 16 septembre 1991, sur Légimobile.
  6. « La préparation des élections législatives - D'une région à l'autre - Basse-Normandie Calvados : le retour d'Olivier Stirn », Le Monde, 24 février 1993
  7. « Olivier Stirn chargé de la diversité à l'UMP », Le Parisien, 8 août 2010.
  8. « L'UMP crée une “Union des Français musulmans” », Le Monde, 18 mars 2011.
  9. https://www.france-israel.org/bqimages/Instances-France-Israel.pdf
  10. Décret du 31 décembre 1993 portant promotion et nomination, JORF no 1 du 1er janvier 1994, p. 22–33 (26), NOR PREX9310861D, sur Légifrance.