Olivier Stirn
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| Olivier Stirn | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 24 février 1936 |
| Décès | {{{décès}}} |
| Mandat | Député 1968-1973 puis 1978 puis 1981-1988 |
| Début du mandat | {{{début du mandat}}} |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Calvados (5e) Manche Manche (5e) |
| Groupe parlementaire | UDR (1968-1978) UDF (1978-1981) PS (1986-1988) |
| Ve République | |
Olivier Stirn, né le 24 février 1936 à Boulogne-Billancourt, est un homme politique français, ancien ministre, qui a appartenu à plusieurs partis de droite et de gauche. Il est l'arrière-petit neveu d'Alfred Dreyfus.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Élève au lycée Janson-de-Sailly, il entre à l’Institut d'études politiques de Paris et suit des études de droit public et de science politique à Paris.
Fils d'Alexandre Stirn, préfet honoraire et magistrat à la Cour des comptes, il choisit également la préfectorale, entrant comme chef de cabinet du préfet de la Meuse en 1961. Il arpente rapidement les palais de la République. Il enchaîne les postes de chargé de mission aux cabinets de Louis Jacquinot, ministre d'État chargé des DOM-TOM (1964), de Jean Charbonnel, secrétaire d'État aux Affaires étrangères chargé de la Coopération (1966-1967) et de Jacques Chirac, secrétaire d'État aux Affaires sociales, chargé des problèmes de l'emploi (1967-1968).
Il s'implante localement à Vire à partir de 1968, en devenant député UDR, conseiller général (1970) et maire de Vire en 1971. Bon orateur et parlementaire actif, il est nommé secrétaire d'État auprès du ministre chargé des Relations avec le Parlement (1973-1974), secrétaire d’État aux départements et territoires d’outre-mer (1974-1978), puis aux affaires étrangères (1978). Comme secrétaire d'État aux DOM-TOM durant quatre ans, il négocie l'indépendance des Comores en 1975 et de Djibouti en 1977. Il désire départementaliser l'outre-mer, ce qu'il fait pour Saint-Pierre-et-Miquelon, mais doit donner l'autonomie à la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie en 1976 et 1977 face aux pressions indépendantistes[1].
| Lorsque Jacques Chirac entre en conflit avec Valéry Giscard d'Estaing, il quitte le RPR et lance le Mouvement des sociaux-libéraux (MSL) en 1977, parti qui fusionne quelques mois après avec le Parti radical valoisien, alors partie constitutive de l'UDF.
En 1984, Olivier Stirn quitte le Parti radical pour créer l'Union centriste et radicale (UCR). Aux élections européennes de 1984, il est tête de liste de l’Entente radicale écologiste pour les États-Unis d'Europe (ERE, unissant UCR, le MRG et certains écologistes dont Brice Lalonde) et obtient 3 32 % des voix.
Aux élections législatives de 1986, l'UCR, rebaptisée depuis 1985 Union centriste et républicaine, participe à des listes d'alliance avec le PS, puis fusionne avec ce dernier.
À cette époque, Le Canard enchaîné le surnomme « l'Andouille de Vire » puis « l'Andouille de Vire à gauche ». Il change alors de département d'élection, en prenant la tête, malgré les réticences locales, de la liste socialiste dans la Manche en 1986. Il obtient un très bon score qui permet à la gauche manchoise d'avoir deux représentants à l'Assemblée, pour la seule fois de son histoire. En 1988, il succède à Louis Darinot dans la circonscription de Cherbourg.
Ministre du tourisme du Gouvernement Michel Rocard, il démissionne de son mandat parlementaire. Mais il est contraint de renoncer à ses fonctions ministérielles en 1990, pour avoir payé des auditeurs pour un colloque sur l'avenir de la gauche. Il quitte en même temps le conseil municipal de Cherbourg, sous la pression de la majorité socialiste locale, abandonnant sa fonction de président de la Communauté urbaine de Cherbourg.
Après avoir échoué à reprendre son siège de député de Vire à René Garrec aux législatives de 1993, il rejoint en 1994 le MDR de Jean-Pierre Soisson, comme lui ancien ministre d'ouverture dans le gouvernement Rocard, puis annonce son soutien à Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1995. Aux élections régionales de 1998, il présente avec Corinne Lepage une liste dissidente à celle menée par le président RPR sortant René Garrec sans obtenir de siège. Il intègre ensuite l'UMP, où il est conseiller du président.
En 2004, il publie Mes Présidents, illustrant par ce titre un record particulier, celui d'avoir appartenu à tous les partis présidentiels, pour chacun des six présidents de la Ve République. Dans ce livre, il se qualifie de « gaulliste de gauche » et fait part de son soutien à Nicolas Sarkozy.
[modifier] Mandats électifs
- Député du Calvados (5e circonscription, Vire)
- 30/06/1968 - 01/04/1973 : Union des démocrates pour la République
- 04/03/1973 - 12/05/1973 : Union des démocrates pour la République
- 12/03/1978 - 06/05/1978 : Union pour la démocratie française
- 14/06/1981 - 01/04/1986 : Union pour la démocratie française, puis à partir de 1984, non inscrit
- Député de la Manche
- 16/03/1986 - 14/05/1988 : apparenté Parti socialiste
- Député de la Manche (5e circonscription, Cherbourg)
- 12/06/1988 - 29/06/1988 : Parti socialiste
- Conseiller général du Calvados
- 1970-1988
- Maire de Vire
- mars 1971 - 19 mars 1989
- Président de la Communauté urbaine de Cherbourg
- 1989 - 1990
[modifier] Fonctions gouvernementales
- Secrétaire d'État auprès du Ministre chargé des Relations avec le Parlement
- 05/04/1973 - 01/03/1974
- 01/03/1974 - 27/05/1974
- Secrétaire d'État aux DOM-TOM (autonome)
- 28/05/1974 - 25/08/1976
- Secrétaire d'État aux DOM-TOM (auprès du Ministre de l'Intérieur)
- 29/08/1976 - 29/03/1977
- 29/03/1977 - 31/03/1978
- Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
- 31/03/1978 - 11/09/1978
- Ministre délégué aux DOM-TOM (auprès du Premier ministre)
- 10/05/1988 - 22/06/1988
- Ministre délégué au Tourisme (auprès du Ministre de l'Industrie et de l'Aménagement du territoire)
- 23/06/1988 - 05/06/1990
[modifier] Anecdote
Il fut également surnommé « Stourne » en raison de ses changements de bord politique[réf. nécessaire].
[modifier] Notes et références
- ↑ Dictionnaire des ministres

