Adolphe Le Flô

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Adolphe le Flô
Image illustrative de l'article Adolphe Le Flô

Naissance 2 novembre 1804
Lesneven, France
Décès 16 novembre 1887 (à 83 ans)
Morlaix, France
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Années de service 18231871
Conflits Campagne d'Algérie
Guerre franco-prussienne de 1870
Faits d'armes Siège de Constantine
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Député
Ministre de la Guerre
Ambassadeur en Russie

Adolphe Charles Emmanuel Le Flô, né à Lesneven (Finistère) le 2 novembre 1804 et décédé au château de Nec'hoat (près de Morlaix) le 16 novembre 1887, est un général et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il sort de Saint-Cyr en 1825. Après avoir servi en Algérie (prise de Constantine où il s'illustre), il devient colonel en 1844, général de brigade en 1848 et est nommé commandant de la subdivision de Bône.

Il est envoyé en Russie comme ministre plénipotentiaire le 23 août de la même année.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En avril 1848, il est élu député du Finistère à l'Assemblée constituante. Il est réélu en mai 1849 à l'Assemblée législative dont il devient questeur. Il siège parmi la majorité antirépublicaine jusqu'à la rupture entre les monarchistes parlementaires et l'Elysée. Il combat alors la politique du prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte qu'il avait auparavant soutenu. Sa qualité d'adversaire acharné du président lui vaut d'être banni après le coup d'État du 2 décembre 1851. Incarcéré à Vincennes et à Ham, il est ensuite expulsé de France, se réfugie en Belgique puis en Angleterre.

Exilé par Napoléon III, il gagne l'amitié du tsar de Russie.

Autorisé à rentrer en France en 1857, il se tient à l'écart de l'Empire et vit en son château de Nec'hoat.

Guerre Franco-prussienne[modifier | modifier le code]

Au début des hostilités avec la Prusse, il demande à être réintégré au sein de l'armée, ce que le ministre de la guerre lui refuse. Mais après la chute de l'Empire et la proclamation de la Troisième République, et malgré ses convictions orléanistes notoires, le gouvernement de la Défense nationale le nomme Ministre de la Guerre. Replacé dans l'armée en tant que général de division, le Flô se charge d'armer l'armée active et la garde nationale. Lors du siège de la capitale, on lui prête plusieurs projets offensifs restés toutefois sans effets. Le 19 février 1871, Thiers le maintient dans ses fonctions de ministre de la guerre du gouvernement, qu'il seconde dans sa lutte contre la Commune. Il démissionne en juin 1871, après le siège de Paris par les Versaillais et la Semaine sanglante.

Il est réélu député du Finistère de 1871 à 1876.

Il est nommé ambassadeur à Saint-Pétersbourg de 1871 à 1879 et utilise ses relations personnelles avec le tsar Alexandre II pour neutraliser la politique agressive de l'Allemagne en 1875. Admis à la retraite en 1879, il est remplacé à Saint-Petersbourg par le général Alfred Chanzy.

Il meurt en son château de Nec'hoat le 16 novembre 1887.

Souvenir[modifier | modifier le code]

Probablement dépassé par le poids de ses responsabilités lors des évènements de 1870, le Flô déploiera véritablement ses talents de diplomatie et d'habileté dans ses fonctions d'ambassadeur promoteur du rapprochement franco-russe.

Il a sa statue à Lesneven, œuvre de Cyprian Godebski.

Sources et références[modifier | modifier le code]