François Barbé-Marbois

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François, marquis de Barbé-Marbois, en 1835
par Jean François Boisselat

Le marquis François Barbé-Marbois, né le 31 janvier 1745 à Metz en Lorraine et mort le 12 janvier 1837 à Paris, est un diplomate et homme politique français et fut l'un des ministres de Napoléon Ier et premier président de la Cour des comptes

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Né à Metz dans une famille d’hommes de loi, il entre dans la diplomatie successivement en poste à Ratisbonne, comme secrétaire de légation et chargé d'affaires en Allemagne à Dresde, à Munich et en 1780, consul général aux États-Unis, à Philadelphie, où il épouse en 1784, Elizabeth Moore (1765-1834), la fille de William Moore, le gouverneur de Pennsylvanie. En 1785, il est nommé intendant à Saint-Domingue.

Révolution[modifier | modifier le code]

À son retour, il est chargé de négocier les problèmes financiers à Vienne (1792). Il est ministre de France auprès de la diète de l'Empire, quitte les affaires pendant la Terreur.

Il est maire de la ville de Metz du 5 janvier au 4 octobre 1795, puis député et président du Conseil des Anciens. Député au Conseil des Anciens en 1795, lié avec les Clichiens, il est déporté à Sinnamary en Guyane lors du coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797). Revenu en France dès 1800, il entre au Conseil d'État et il est nommé en 1801 directeur (puis ministre) du Trésor.

Premier Empire[modifier | modifier le code]

Timbre américain (vers 1953) commémorant la Vente de la Louisiane; Barbé-Marbois est figuré aux côtés de James Monroe et de Robert Livingston

En 1803 il négocie le traité de cession de la Louisiane aux États-Unis. Ministre du Trésor, il réorganise avec succès l'administration des finances mais ne peut éviter la crise financière de 1805. Il se voit révoqué le 27 janvier 1806 suite a une faute de gestion avec les Négociants réunis ou figurer aussi Gabriel-Julien Ouvrard, et il est remplacé par Mollien. Il n'en devient pas moins en 1807 premier président de la Cour des comptes nommé par Napoléon Ier. Il est fait membre du Sénat conservateur le 5 avril 1813, pair de France en 1814.

Restauration et Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Il sera maintenu dans cette fonction de président de la cour des comptes par Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier jusqu'en 1834, date de sa retraite. Sous Louis XVIII, il est quelque temps garde des sceaux.

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext comte sénateur de l'Empire GCLH.svg
Blason François Barbé-Marbois (1745-1837) comte.svg
Armes du comte Barbé de Marbois et de l'Empire

De gueules, au cheval cabré contourné d'or, à une fasce d'argent chargée de trois étoiles en fasce de gueules brochant sur le tout ; adextré d'un franc-quartier d'azur à trois bandes d'argent : franc-quartier des comtes sénateurs brochant au 9e de l'écu.[1],[5]

Orn ext Marquis et pair GCLH.svg
Blason François Barbé-Marbois (1745-1837).svg
Armes du marquis Barbé-Marbois, pair de France

De gueules, au cheval cabré et contourné d'or, à la fasce d'argent chargée de trois étoiles de gueules, brochant sur le tout ; au franc-quartier d'azur, chargé de trois bandes d'argent.[5],[2]

Publications[modifier | modifier le code]

Membre de l’Académie des Inscriptions, il a laissé plusieurs écrits, entre autres :

  • Rapport fait à la Chambre, au nom d'une Commission spéciale, chargée de l'examen du projet de loi relatif à la répression de la traite des noirs, P., 1827
  • Observations sur les votes de quarante-un conseils généraux de département, concernant la déportation des forçats libérés, P., Imprimerie royale, 1828
  • Histoire de la Louisiane et de la cession de cette colonie aux États-Unis de l'Amérique septentrionale ; précédée d'un discours sur la constitution et le gouvernement des États-Unis, P., Firmin-Didot, 1829
  • Journal d'un déporté non jugé, ou déportation, en violation des lois, décrétée le 18 fructidor an V (4 septembre 1797, P., Didot, 1834 (2 tomes)
  • Il serait, d'après Barbier, traducteur de La richesse des cultivateurs, ou dialogue entre Benjamin Jachère et Richard Trèfle, laboureurs, sur la culture du trèfle, de la luzerne et du sainfoin [traduit de l’allemand], Metz, Ve Antoine et fils, [et Paris], 1792, in-8°, XIV-174 p. ; [Paris, 1792, in-8°] ; [Metz, 1798, in-8°] ; Paris, G.-J. Marchand, 1803 (an XI), in-8°, XVI-175 p[6].

Source partielle et notes[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « François Barbé-Marbois » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

  • 'Seuls les morts ne reviennent jamais : les pionniers de la guillotine sèche en Guyane française sous le Directoire de Philippe de Ladebat, Nantes, éd. Amalthée, 2008. (ISBN 978-2-35027-894-0)
  1. a, b et c « BB/29/974 page 242. », Titre de comte accordé à François Barbé de Marbois. Erfurt (28 avril 1813)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  2. a et b François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  3. « Notice no LH/107/22 », base Léonore, ministère français de la Culture
  4. Almanach impérial, 1811.
  5. a et b « Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries », Noblesse impériale, sur toutsurlheraldique.blogspot.com (consulté le 24 juin 2011)
  6. Florian Reynaud, Les bêtes à cornes dans la littérature agronomique de 1700 à 1850, Caen, thèse de doctorat en histoire, 2009, annexe 2 (13.3. 1792)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Notice biographique de François Barbé-Marbois, extrait de l’ouvrage Les ministres des Finances de la Révolution française au Second Empire, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2007, 376 p, (ISBN 978-2-11-094805-2)
  • François de Barbé-Marbois, Journal d’un déporté non jugé, ou déportation en violation des lois, décrétée le 18 fructidor an V (4 septembre 1797), t. 1, Paris, Chatet, Fournier,‎ 1835, 275 p. (lire en ligne)
  • François de Barbé-Marbois, Journal d’un déporté non jugé, ou déportation en violation des lois, décrétée le 18 fructidor an V (4 septembre 1797), t. 2, Paris, Chatet, Fournier,‎ 1835, 328 p. (lire en ligne)
  • François de Barbé-Marbois, Etat des finances de Saint-Domingue, contenant le réfumé des recettes & dépenfes de toutes les caiffes publiques, depuis le 1er janvier 1788, jufqu’au 31 décembre de la même année, Paris, de l’Imprimerie Royale,‎ 1790, 48 p. (lire en ligne)