Claude Guéant

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Claude Guéant
Claude Guéant à Athènes, en 2010.
Claude Guéant à Athènes, en 2010.
Fonctions
Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration
40e ministre de l'Intérieur de la Ve République
27 février 201110 mai 2012
Gouvernement Francois Fillon III
Prédécesseur Brice Hortefeux
Successeur Manuel Valls (Intérieur)
Victorin Lurel (Outre-mer)
22e secrétaire général de la présidence de la République française
16 mai 200727 février 2011
Président Nicolas Sarkozy
Prédécesseur Frédéric Salat-Baroux
Successeur Xavier Musca
Préfet d'Ille-et-Vilaine
17 juillet 200016 mai 2002
Prédécesseur Yves Mansillon
Successeur Bernadette Malgorn
Préfet du Doubs
9 février 199817 juillet 2000
Prédécesseur Daniel Constantin
Successeur Alain Géhin
Préfet des Hautes-Alpes
26 août 19915 avril 1993
Prédécesseur Jacques Barthélémy
Successeur Jean-Christian Cady
Biographie
Date de naissance 17 janvier 1945 (70 ans)
Lieu de naissance Vimy (Pas-de-Calais)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP
Diplômé de IEP de Paris
ENA
Profession Avocat

Claude Guéant, né le 17 janvier 1945 à Vimy (Pas-de-Calais), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Ancien préfet, il devient secrétaire général de la présidence de la République française le 16 mai 2007, jour de l'investiture de Nicolas Sarkozy. Il quitte ses fonctions le 27 février 2011 pour devenir ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration, fonction qu'il exerce jusqu'au 10 mai 2012.

Famille et vie privée[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Robert Guéant, employé d'une entreprise de transport[1], et de Madeleine Leclercq[2], institutrice[1]. Grâce à un accessit au concours général d'anglais, il suit une année d'études aux États-Unis, dans le Minnesota[1]. Après des études à la faculté de droit à Paris (licence en droit)[3] et à l'Institut d'études politiques de Paris, il entre à l'École nationale d'administration (promotion Thomas More 1971) dont il sort 17e[1] et choisit la Préfectorale[1].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Veuf depuis octobre 2008[4], il est père de deux enfants, dont François, conseiller régional de Bretagne, suppléant du député du Morbihan UMP Loïc Bouvard entre 2007 et 2012, et candidat malheureux aux élections législatives dans la circonscription de Ploërmel en 2012[5],[6].

Carrière et responsabilités publiques[modifier | modifier le code]

Haut fonctionnaire et préfet[modifier | modifier le code]

En 1971, il devient directeur de cabinet du préfet du Finistère. En 1973, il devient secrétaire général pour les affaires économiques de la Guadeloupe. De 1977 à 1981, il est conseiller technique au cabinet de Christian Bonnet, ministre de l'Intérieur. ll est chargé des problèmes de sécurité intérieure aux côtés de Jean Paolini, le directeur de cabinet du ministre, ancien préfet de police[7]. Claude Guéant est le permanencier au ministère de l'Intérieur le 29 octobre 1979, nuit de la mort du ministre du Travail, Robert Boulin[8].

Nommé sous-préfet hors classe, il travaille auprès du préfet de la région Centre, puis est secrétaire général de la préfecture de l'Hérault, puis des Hauts-de-Seine.

En 1991, il est nommé préfet des Hautes-Alpes.

En 1994, Charles Pasqua l'appelle à ses côtés, au ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, comme directeur-adjoint de cabinet, puis Charles Pasqua le nomme directeur général de la police nationale[9].

En 1998, Claude Guéant est nommé préfet de la région Franche-Comté et du Doubs. En 2000, il est nommé préfet de la région Bretagne, de la zone de défense Ouest, et d'Ille-et-Vilaine.

Directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

Il devient le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, de 2002 à 2004. En 2004, il est nommé au ministère des Finances. De juin 2005 à mars 2007, il est nommé au ministère de l'Intérieur.

Lors de la présidentielle en 2007, il est directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, après le refus du président Jacques Chirac de le nommer préfet de police de Paris.

Secrétaire général de la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Une fois élu, Nicolas Sarkozy le nomme, le 16 mai 2007, secrétaire général de la présidence de la République. L'influence importante qu'il a auprès du président de la République lui vaut les surnoms de « cardinal », « Premier ministre bis » ou « vice-président »[10].

Début 2010, il fait valoir ses droits à la retraite en tant que préfet hors-classe à compter du 18 janvier 2010[11]. Il reste néanmoins secrétaire général de la présidence de la République et cumule donc son traitement avec sa retraite de préfet.

Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration[modifier | modifier le code]

Claude Guéant est nommé ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration le 27 février 2011. Il s'installe à l'hôtel de Beauvau le lendemain, après la passation de pouvoir avec son prédécesseur, Brice Hortefeux.

Il est considéré comme un représentant de l'aile droite de l'UMP et est souvent accusé par l'opposition d'être sur la même ligne politique que le Front national[12],[13] : moins d’un mois après avoir succédé à Brice Hortefeux, le ministre tient plusieurs propos sur l'immigration et les musulmans, jugés insultants par l’opposition, et qui ne font pas l'unanimité à l'UMP[14],[15],[16]. De même, il affirme le 4 février 2012 lors d'un colloque de l'UNI : « Il y a des comportements, qui n'ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu'ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l'homme, a-t-il déclaré. Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation »[17]. Ce discours, préparé par le philosophe Yves Roucaute[18], provoque un tollé et conduit à une question du député Serge Letchimy pendant les questions au gouvernement du 7 février 2012, pendant laquelle il déclare à Claude Guéant : « Vous nous ramenez jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration », ce qui provoque un incident de séance[19].

Le 8 juin 2011, Claude Guéant se déclare opposé à toute dépénalisation de l'usage du cannabis en France, considérant que cela irait à l'encontre d'une lutte efficace contre les trafics[20].

Fin mai 2011, il annonce un renforcement des mesures répressives dans le domaine de la sécurité routière[21].

Le 22 mars 2012, devant l'absence totale de mouvement à l'intérieur du domicile de Mohammed Merah, Claude Guéant exprime des doutes sur le fait qu'il soit encore vivant et ordonne l'assaut. La consigne est de le prendre vivant[22].

Le 6 mai 2012, Claude Guéant fait publier le décret d'application de la loi Loppsi 2, fusionnant le STIC policier (système de traitement des infractions constatées) avec le JUDEX de la gendarmerie (système judiciaire de documentation et d'exploitation)[23]. Le 8 mai 2012, trois jours avant la démission du gouvernement dont il fait partie, le ministre de l’Intérieur fait publier le décret d'application d'une autre mesure de la loi Loppsi 2, le « fichier d'analyse sérielle ».

L'après gouvernement[modifier | modifier le code]

Sa candidature aux législatives de 2012 dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine[24] est contestée dans l'opposition[25] et au sein de son camp politique[26]. Il est finalement battu au second tour (avec 38,41 %) par le dissident UMP Thierry Solère (39,35 %).

Il soutient François Fillon en vue du congrès pour la présidence de l'UMP[27], puis apporte son soutien à la motion Droite forte, la motion déposée par Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, se revendiquant du sarkozysme, en février 2013.

Carrière privée[modifier | modifier le code]

Le 19 décembre 2012, il fait usage de la passerelle qui autorise les anciens hauts fonctionnaires titulaires d'une maîtrise de droit et ayant exercé une activité juridique pendant au moins 8 ans à devenir avocat. Présentant l'épreuve orale portant sur le Code de déontologie des avocats, il recueille la note de 18/20 à cet examen[28].Il prête le serment d’avocat au palais de justice de Paris[29].

En août 2013, il est nommé conseiller stratégique ("Strategic Adviser") de International Mining & Infrastructure Corporation plc[30], groupe minier présent au Gabon et au Cameroun[31].

Mises en cause[modifier | modifier le code]

Affaire Sarkozy-Kadhafi : financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007[modifier | modifier le code]

Claude Guéant et la Libye[modifier | modifier le code]

Claude Guéant, directeur de campagne du candidat Sarkozy pour la campagne présidentielle de 2007, s'était rendu à plusieurs reprises en Libye entre 2005 et 2007 pour y rencontrer de hauts dignitaires du régime Kadhafi[32]. Avant de devenir directeur de campagne, il avait occupé le poste de directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur. Officiellement, ses visites en libye avaient pour but de parler d’immigration et de lutte contre le terrorisme. En coulisses, le cabinet Sarkozy et Ziad Takieddine négocient en secret[33] des contrats commerciaux: ventes d’armes ou gisement gazier pour le groupe Total. Il fut aussi l’homme clé de la tentative de blanchiment judiciaire d’Abdallah Senoussi, patron des services spéciaux libyens et beau-frère de Kadhafi, condamné en 1999 à une peine de perpétuité en France dans l'affaire de l'attentat contre le DC10 d'UTA et visé depuis lors par un mandat d'arrêt international. En mars 2011, à quelques jours de l’offensive militaire occidentale en Libye qui aboutira quelques mois plus tard à son exécution, Mouammar Kadhafi avait affirmé qu’un « grave secret » allait « entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale[34] ». Quelques jours après, son fils Saif al-Islam Kadhafi avait enfoncé le clou : « Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. ».

Affaire Takieddine : information judiciaire ouverte en 2013[modifier | modifier le code]

Suite aux enquêtes sur l'homme d'affaires Ziad Takieddine dans l'organisation d'un financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy de 2007 par le chef d'état libyen Mouammar Kadhafi à hauteur de 50 millions d'euros, le parquet de Paris ouvre le 19 avril 2013 une information judiciaire contre X... pour « corruption active et passive », « trafic d'influence, faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment, complicité et recel de ces délits »[35].

Selon Ziad Takkiedine – intermédiaire dans les ventes d'armes entre la France et le Pakistan, actuellement incarcéré –, « M. Guéant donnait des indications bancaires à M. Bachir Saleh », ex-directeur du cabinet de Kadhafi, qui « faisait des comptes rendus écrits de ses visites en France, destinés à M. Kadhafi »[36]. M. Guéant a qualifié ces déclarations « d'affabulations», « Jamais quelque Libyen que ce soit, quelque autorité libyenne que ce soit, n'est passé par mon intermédiaire pour alimenter des enrichissements personnels ou bien la campagne de 2007 »[37].

Moussa Koussa, ancien chef des secrets extérieurs libyens a été entendu le 5 août 2014 par des magistrats au Qatar, où il s’est exilé pendant la guerre avec la bénédiction de la France. Il a indiqué que le régime Kadhafi « avait des relations fortes avec la France, c’est M. Claude Guéant, qui était mon interlocuteur. On se suivait ». Moussa Koussa est le signataire de la note révélée par Mediapart sur le déblocage de 50 millions d’euros au moment de la campagne 2007[38].

Le parquet de Paris diligente une enquête préliminaire qui conduit à la perquisition du domicile de Claude Guéant le 27 février 2013. La perquisition est également menée afin de déterminer le rôle qu'il a joué en tant que secrétaire général de l’Élysée lors de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie dans le cadre de l'affaire du Crédit Lyonnais[39]. Les saisies effectuées lors de cette perquisition ont conduit à l’ouverture de nouvelles enquêtes comme celle sur l’affaire des tableaux d'Andries van Eertvelt.

Garde à vue et mise en examen en mars 2015[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de cette enquête, il est placé en garde à vue le 6 mars 2015[40] puis fait l’objet d’une mise en examen pour «blanchiment de fraude fiscale en bande organisée», «faux et usage de faux» dans le cadre de l'enquête sur le soupçon de financement libyen de la campagne de 2007 Nicolas Sarkozy[41]. Dans le même temps, un nouveau protagoniste de cette affaire, l'homme d'affaires saoudien Ali Bugshan, proche d'un autre intermédiaire français lié au clan Sarkozy, Alexandre Djouhri, a également été mis en examen par les juges[42].

Affaire des tableaux flamands[modifier | modifier le code]

Au cours de la perquisition effectuée le 27 février 2013 dans le cadre du financement présumé libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, les enquêteurs découvrent un versement de 500 000 euros sur son compte bancaire ainsi que des factures payées en liquide, pour un montant total d'environ 25 000 euros [43]. Claude Guéant affirme que les 500 000 euros sont le paiement d'une vente de deux tableaux d'Andries van Eertvelt à un avocat étranger (malaisien)[44]. Le ministère de la Culture avait affirmé n'avoir jamais reçu de demande de certificat d'exportation pour la vente des œuvres de van Eertvelt[45], alors que tout tableau d'une valeur supérieure à 150 000 euros doit obligatoirement obtenir ce document pour être autorisé à sortir de France. Le délit d’exportation illégale de trésors nationaux passible de deux années d’emprisonnement et d’une amende de 450 000 euros. Néanmoins, le montant de cette vente à l'exportation, qui n'aurait pas été déclarée aux douanes, est supérieur aux cours de ces tableaux selon les experts[46]. Les toiles d'Andries van Eertvelt, spécialiste des batailles navales, se vendent, en moyenne, à 41 000 euros. Et, selon Artprice, la "valeur type" d'un tableau comparable à ceux évoqués par Claude Guéant, est de 15 127 euros (hors frais). Claude Guéant a été placé en garde à vue dans le cadre de cette affaire le vendredi 6 mars 2015[47]. Les enquêteurs soupçonnent le cabinet d'avocats d’être une simple « boîte à lettres » dans la transaction, et la vente de tableaux un écran pour des mouvements de fonds suspects. L’affaire porte sur beaucoup plus que des montages financiers autour des tableaux d’un peintre hollandais sans grand renom. Elle plonge dans les sombres arcanes de l’Etat et amène la justice à visiter les coulisses des contrats internationaux, un monde parallèle peuplé d’intermédiaires occultes[48].

Affaire des « primes de cabinet en liquide »[modifier | modifier le code]

Claude Guéant affirme aussi avoir reçu des sommes d'argent en liquide pour environ 25 000 euros, provenant selon lui de « primes de cabinet », « non déclarées ». M. Guéant a assuré que ces sommes lui avaient été versées lorsqu'il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur. « Cela vient de primes payées en liquide. Elles n'ont pas été déclarées car ce n'était pas l'usage. À posteriori, on se dit que c'était anormal. D'ailleurs, ça a été modifié »[49] . Or, les « fonds spéciaux » des ministères ont été supprimés en 2002 par Lionel Jospin, et n’existaient plus au moment où Claude Guéant prétend les avoir perçus. Cette défense est également démentie par les anciens ministres Daniel Vaillant et Roselyne Bachelot[50]. Le 2 mai 2013, Manuel Valls annonce l'ouverture d'une enquête interne concernant les « primes de cabinet » qui auraient été versées au sein du ministère de l'Intérieur[51].

Emploi fictif présumé[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 2013, une autre information judiciaire contre X pour «détournements de fonds publics, complicité et recel» est ouverte par le parquet de Nanterre sur des soupçons d'emploi fictif concernant Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson, au cabinet de Christine Boutin[52], ministre du Logement de 2007 à 2008. Celle-ci affirme que ce « recrutement » était imposé par Claude Guéant[53]. Le maire du Plessis-Robinson venait en effet de voir son élection à l'Assemblée nationale invalidée. Il se cherchait un point de chute et l'aurait trouvé avec l'aide de Claude Guéant, pour un salaire mensuel de plus de 5400 €, quasi équivalent à l'indemnité parlementaire qu’il venait de perdre.

Confusion patrimoine personnel/mobilier national[modifier | modifier le code]

Le 14 mai 2013, la presse révèle que Claude Guéant a conservé dans son patrimoine personnel une œuvre de peinture de James Houra qui avait été offerte à l’état lors d'une visite officielle en novembre 2011, par le président ivoirien Alassane Ouattara[54]. Or, selon une circulaire de François Fillon, « les cadeaux offerts aux membres du gouvernement ou à leur conjoint, dans le cadre de l'exercice des fonctions gouvernementales, notamment à l'occasion des visites effectuées à l'étranger (…) sont, pour leurs auteurs, la manifestation de la volonté d'honorer la France. C'est donc à l'État qu'ils s'adressent, au-delà de la personne du récipiendaire (…). Il est par conséquent normal qu'ils n'entrent pas dans le patrimoine personnel du ministre ou de sa famille. »[55]. Claude Guéant n'aurait donc pas dû pouvoir conserver ce tableau en quittant ses fonctions, mais devait en théorie le remettre au service du Mobilier national. Contacté par Le Monde.fr, celui-ci indique n'avoir « jamais reçu de demande de versement sur cette œuvre », comme les services du ministère auraient dû le faire en principe.

Affaire Tapie - Crédit lyonnais[modifier | modifier le code]

Le parquet de Paris a ouvert en septembre 2012 une information judiciaire pour « usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit ». Dans le cadre de cette procédure, les trois juges d’instruction du pôle financier de Paris chargés de l’affaire, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut ont fait procéder à des perquisitions, notamment aux domiciles des trois juges arbitres, de Bernard Tapie, de Christine Lagarde et de son ex-directeur de cabinet, Stéphane Richard, ainsi qu'aux cabinets de Me Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie ; et enfin au domicile de Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée au moment de l'arbitrage.

Dans cette affaire, cinq personnes, dont Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, un des trois juges-arbitres, Pierre Estoup, et l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée.

Le 26 mai 2014, Claude Guéant est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur son rôle dans l'affaire Tapie - Crédit lyonnais[56]. Devant les enquêteurs, Stéphane Richard a expliqué que son « interlocuteur à l'Élysée sur ce dossier [avait] été M. Guéant », « apparu dès le départ très impliqué sur cette affaire ». Claude Guéant est appelé à détailler ses relations avec Bernard Tapie et expliquer les nombreuses visites de l'homme d'affaires à l'Élysée, en 2007 et 2008, dans une période cruciale pour l'arbitrage. Parmi elles, une réunion-clé, qu'il avait convoquée, à la fin de juillet 2007, en présence de Bernard Tapie.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Pascal Ceaux, « La part d'ombre de Claude Guéant », L'Express,‎ 26 décembre 2013 (lire en ligne)
  2. Who's who, édition 1991-1992, page 812 b.
  3. « Biographie de M. Claude Guéant », sur Ministère de l'Intérieur
  4. « Claude Guéant », sur lci.tf1.fr,‎ 24 août 2010 (consulté le 18 juin 2012)
  5. « UMP : François Guéant investi dans le Morbihan », sur www.letelegramme.com,‎ 28 janvier 2012
  6. « Ploërmel. Paul Molac élu (52,56 %) », sur www.letelegramme.com,‎ 18 juin 2012 (consulté le 18 juin 2012)
  7. Interview enregistrée en février 2011 de Christian Bonnet par Sylvie Matton, journaliste à Paris Match, reprise entre autres sur les sites Owni et Bakchich
  8. « Le Dormeur du Val » de Fabienne Boulin, éditions Don Quichotte, 2011, et interview enregistrée en février 2011 de Christian Bonnet par Sylvie Matton, journaliste à Paris Match, reprise en partie sur les sites Owni et Bakchich ainsi que dans Sud Ouest le 22 septembre 2011 ("Quel rôle a joué Claude Guéant dans l'affaire Boulin ?"); RFI, mardi politique du 1er novembre 2011, interview de Claude Guéant par Yvon Mézou de 20 minutes, Médiapart, documentaire d'Antoine Perraud ("Affaire Boulin : une bassesse française") mis en ligne le 28 janvier 2013
  9. « Claude Guéant, éminence grise de Nicolas Sarkozy, à l'Intérieur », L'Express,‎ 27 février 2011 (lire en ligne)
  10. Hervé Gattegno et Sylvie Pierre-Brossolette, « Claude Guéant, l'homme le plus puissant de France », Le Point no 1827, 20 septembre 2007.
  11. « Décret du 11 janvier 2010 portant admission à la retraite d'un préfet », Légifrance, 11 janvier 2010.
  12. Guéant, la droite du président Sur le site lesechos.fr du 15 juin 2011
  13. Pour Benoît Hamon, UMP et FN ont un « même projet politique » Sur le site lemonde.fr du 23 mai 2011
  14. AFP : Propos sur les musulmans:Guéant choque Sur le site lefigaro.fr
  15. Échec scolaire et immigration : la direction de l'Insee corrige Guéant Sur le site lemonde.fr
  16. Laïcité : Rosso-Debord s’éloigne de Guéant Sur le site europe1.fr
  17. Claude Guéant persiste : « Toutes les cultures ne se valent pas » sur Le Monde, le 5 février 2011
  18. Yves Roucaute est l'auteur du discours de Claude Guéant sur les civilisations, Le Monde, 8 février 2012
  19. Compte rendu provisoire de la première séance du mardi 7 février 2012 Sur le site assemblee-nationale.fr
  20. « Guéant hostile à une dépénalisation du cannabis », L'Express, 8 juin 2011.
  21. Sécurité routière : Guéant promet 1000 radars pédagogiques Sur le site Nouvelobs.com du 22 mai 2011
  22. Un an après, Guéant raconte l'assaut final contre Merah, Jean Cohadon et Jean-Pierre Bédéï, La Dépêche du Midi, 22 mars 2013
  23. LOPPSI 2 : Claude Guéant active le fichier d'analyse sérielle Sur le site fr.news.yahoo.com
  24. Guéant candidat aux législatives dans les Hauts-de-Seine, Libération, 30 décembre 2011.
  25. Législatives : la candidature de Guéant à Boulogne fait grincer des dents dans l'opposition, L'Express, 29 décembre 2011.
  26. Guéant confronté à un candidat UMP à Boulogne, Le Figaro, 2 janvier 2012.
  27. Claude Guéant apporte son soutien à François Fillon, Le Figaro, 10 octobre 2012.
  28. C. Guéant Déontologie http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Claude-Gueant-18-20-en-deontologie-580047
  29. « Guéant et Bougrab deviennent avocats », Libération, 20 décembre 2012.
  30. IMIC Appoints Claude Guéant as a Strategic Adviser INTERNATIONAL MINING & INFRASTRUCTURE CORPORATION PLC, 14 May 2013
  31. Claude Guéant vient « se refaire » en Afrique GabonEco, Publié le 08-08-2013
  32. Sarkozy et la Libye : si vous n'avez rien suivi lemonde.fr, le 19/04/2013
  33. Les documents Takieddine. Les négociations secrètes de l'Élysée pour blanchir le bras droit de Kadhafi madiapart.fr, le 22/07/2011
  34. Notre dossier: l'argent libyen de Sarkozy madiapart.fr, le 14/11/2014
  35. 500 000 € découvert sur un compte de Claude Guéant Le NouvelObs, le 30/04/2013
  36. 50 millions pour Sarkozy : l'accusation de l'ancien chef de l'Etat libyen mediapart, le 07/02/2014
  37. Ziad Takieddine charge Sarkozy et Guéant sur la Libye mediapart, le 02/01/2013
  38. Sarkozy-Kadhafi: des experts valident l’authenticité du document de Mediapart mediapart, le 14/11/2014
  39. Affaire Tapie-Lagarde : perquisition chez Guéant, Le Figaro, 27 février 2013.
  40. http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/l-ancien-ministre-de-l-interieur-claude-gueant-ete-place-en-garde-vue-652987
  41. http://www.mediapart.fr/journal/international/070315/le-bras-droit-de-sarkozy-claude-gueant-mis-en-examen Le bras droit de Sarkozy, Claude Guéant, mis en examen], mediapart, 7 mars 2015.
  42. http://www.rtl.fr/actu/politique/soupcon-de-financement-libyen-de-sarkozy-comprendre-l-affaire-qui-touche-nicolas-sarkozy-et-claude-gueant-7776929931 Soupçons de financement libyen de Sarkozy : comprendre l'affaire qui touche Nicolas Sarkozy et Claude Guéant], rtl, 8 mars 2015.
  43. Primes de Guéant: l'Intérieur diligente une enquête administrative, Le Figaro.fr, 2 mai 2013
  44. Claude Guéant nous prend-il pour des imbéciles ?, Dominique Jamet, bvoltaire.fr, 2 mai 2013
  45. "Aucun certificat" délivré à Claude Guéant pour ses tableaux, tempsreel.nouvelobs.com, 2 mai 2013
  46. Artprice évalue à 15 000 euros la valeur des toiles de Guéant Libération, 02/05/2013
  47. Affaire des tableaux: Claude Guéant en garde à vue, lexpress.fr, 6 mars 2015
  48. Les dessous de l’affaire Guéant marianne, 13/05/2015
  49. Les sept affaires qui menacent Claude Guéant Lemonde.fr, le 18/06/2013
  50. La défense de Claude Guéant mise à mal Le Figaro, le 01/05/2013
  51. Primes de Guéant: Valls transmet le rapport à la justice LaDepeche.fr, le 10/06/2013
  52. Soupçon d'emploi fictif de Pemezec : Boutin charge Guéant leparisien.fr, le 16/05/2013
  53. Claude Guéant suspecté d’avoir favorisé un emploi fictif Le NouvelObs, le 30/04/2013
  54. Après les tableaux flamands, la toile ivoirienne de Claude Guéant FranceInfo.fr, le 14/05/2013
  55. Claude Guéant a oublié de rendre un tableau reçu en cadeau alors qu'il était ministre lemonde.fr, le 13/05/2013
  56. Affaire Tapie : Claude Guéant placé en garde à vue, Le Monde, 26 mai 2014.
  57. http://ivoire.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=63059

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Duplan et Bernard Pellegrin, Claude Guéant, l'homme qui murmure à l'oreille de Sarkozy, Éditions du Rocher,‎ 2008, 1e éd.