Jules Chanoine

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Jules Chanoine
Image illustrative de l'article Jules Chanoine

Naissance 18 décembre 1835
Dijon
Décès 9 janvier 1915
Baudement
Mort au combat
Grade Général
Distinctions Légion d'honneur

Charles Sulpice Jules Chanoine est un général français, ministre de la guerre en 1898, lors de l'affaire Dreyfus.

Cadre familial[modifier | modifier le code]

Tombe de Jules Chanoine (cimetière du Père Lachaise, division 8)

Né à Dijon le 18 décembre 1835, mort le 9 janvier 1915 à Baudement, dans la Marne, il est le fils d'un haut magistrat et petit-fils d'un officier de cavalerie sous le Premier Empire.

Il est né au domicile de ses parents 25, rue Berbisey fils de Sulpice Jules Chanoine procureur du Roi au tribunal de première instance de Dijon et de Marie Flore André son épouse. Il est issu de la famille fondatrice de la maison de champagne Chanoine Frères.

Le 21 décembre 1870 à Paris, il épouse Marguerite Frossard, fille du général Charles Auguste Frossard, gouverneur du prince impérial (fils de l'empereur Napoléon III). Il a de cette union trois fils qui font tous Saint-Cyr, dont le capitaine Julien Chanoine, et trois filles (Henriette, Germaine et Madeleine).

Le général Chanoine est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (division 8).

Une brillante carrière[modifier | modifier le code]

Entré à Saint-Cyr à 16 ans et demi, il en sort dans le corps d’état-major puis, à la suppression de ce dernier en 1880, passe dans la cavalerie.

Il s’illustre en Algérie et en Chine — il est nommé chevalier puis promu officier de la Légion d’honneur à respectivement 20 et 24 ans — avant de mener la première mission militaire française au Japon.

La mission au Japon dirigée par Jules Chanoine. Alors capitaine, il est au centre de la photo; son adjoint Jules Brunet est 2nd en partant de la droite, au premier rang.

Attaché militaire à Saint-Pétersbourg puis à Pékin, commandant la 1re division d’infanterie, il reste très longtemps général de brigade (près de huit ans), pénalisé par le classement de l’arme de la cavalerie alors qu’il exerce un commandement d’infanterie.

Passé général de division, il sera l’un des éphémères ministres de la Guerre (de septembre à novembre 1898) du cabinet d'Henri Brisson pendant l’affaire Dreyfus. Après sa démission, le général Chanoine occupe plusieurs emplois et missions jusqu'à sa retraite en 1900.

Il fut également membre de la Société académique de l'Aube.

Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière du Père-Lachaise.

Décorations[modifier | modifier le code]

Décorations françaises :

  • grand officier de la Légion d'honneur ;
  • officier de l’Instruction publique ;
  • médaille de Chine ;
  • médaille coloniale avec agrafe Algérie ;
  • médaille commémorative de la campagne de 1870-71 ;

Décorations et ordres étrangers

  • chevalier de première classe de l'ordre de Sainte-Anne de Russie ;
  • commandeur de l'ordre du Soleil levant (Japon) ;
  • commandeur de l'ordre impérial du Dragon d'Annam ;
  • ordre du Trésor sacré de première classe (Japon) ;
  • croix de Saint-Stanislas (Russie) de 2e classe ;
  • ordre de la Couronne de fer d’Autriche de 2e classe ;
  • ordre du Christ du Portugal de 2e classe.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Fiche biographique de Jules Brunet, membre de la mission militaire au Japon commandée par Jules Chanoine, puis chef d'état-major du général Chanoine lorsqu'il est ministre.
  • Page web dédiée à la mission militaire au Japon [1]
  • Fiche biographique de Chanoine sur le site Military-photos.com [2]
  • Courte biographie sur le site Internet de Larousse [3]
  • Généalogie