François Allain-Targé

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François Allain-Targé
Fonctions
Ministre de l'Intérieur
6 avril 18857 janvier 1886
Prédécesseur Pierre Waldeck-Rousseau
Successeur Ferdinand Sarrien
Ministre des Finances
4 novembre 188130 janvier 1882
Prédécesseur Pierre Magnin
Successeur Léon Say
Député de la Seine
7 mars 187611 novembre 1889
Biographie
Date de naissance 17 mai 1832
Lieu de naissance Angers
Date de décès 16 juillet 1902
Lieu de décès Château de Targé

François Henri René Allain-Targé, né à Angers (Maine-et-Loire) le 17 mai 1832 et mort au château de Targé à Parnay (Maine-et-Loire) le 16 juillet 1902, était un avocat, magistrat et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une famille de parlementaires[modifier | modifier le code]

Il est le fils de François Henri Allain-Targé (1797-1884), député du Maine-et-Loire[1].

Il s'est marié en 1857 avec Mlle Villemain, fille d'Abel-François Villemain, député en 1830, ministre et Pair de France. De cette union naquirent deux filles. La première épousa Charles Ferry, député des Vosges, et la seconde Amédée de La Porte, député des Deux-Sèvres, puis sous-secrétaire d'État aux Colonies.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1861, il est substitut du procureur impérial à Angers, il finit par démissionner et s'établit à Paris. Il collabore aux journaux d'opposition à Napoléon III, et devient l'ami de Léon Gambetta, de Paul-Armand Challemel-Lacour, d'Eugène Spuller et d'Henri Brisson[1].

Aux élections législatives de 1869, il se présente sans succès dans le Maine-et-Loire contre le député sortant Charles Louvet[1].

À la proclamation de la République, il devient préfet de Maine-et-Loire, puis préfet de Gironde avant de démissionner après la capitulation de Paris. Il est de nouveau battu aux élections législatives de 1871. La même année, il est élu au conseil municipal de Paris comme Républicain radical, aux côtés de Georges Clemenceau, lors des élections du 30 juillet 1871. Il fonde avec Gambetta le quotidien La République française, où il écrit jusqu'en 1889[2].

Élu député de la Seine[3] sur la liste de Union républicaine aux élections législatives de 1876. Il siège à l'Assemblée nationale (France) jusqu'en à 1889[2].

Il devient ministre des Finances en 1881 sous le Gouvernement Léon Gambetta[3] et ministre de l'Intérieur en 1885 sous le Gouvernement Henri Brisson[3]. Il démissionne le 26 décembre 1885 suite aux élections législatives. Battu aux élections législatives de 1889, affecté par la mort de sa femme en 1884 puis de sa fille en 1886, il décide de se retirer de la vie politique. Il meurt à Targé le 16 juillet 1902[2].

Il aurait été initié à la Franc-maçonnerie le 20 mars 1869 à la Loge Le Réveil Maçonnique, à l'Orient de Boulogne-sur-Seine[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Port 1965, p. 10
  2. a, b et c Port 1965, p. 11
  3. a, b, c et d Daniel Ligou, Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie, Presses universitaires de France, 3e éd., 1991, p. 29.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1965, 2e éd. (notice BnF no FRBNF33141105, lire en ligne)