Georges Sarre
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| Georges Sarre | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 26 novembre 1935 |
| Décès | {{{décès}}} |
| Mandat | Député (1981-1988 1993-2002) |
| Début du mandat | |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Sixième circonscription de Paris |
| Groupe parlementaire | PS (1981-1993) RL (1993-1997 RCV (1997-2002) |
| Ve République | |
Georges Sarre, fils d'Alcide Sarre et d'Alice Kenette, né le 26 novembre 1935 à Chénérailles (Creuse), est un homme politique français. Il fut secrétaire d'État dans divers gouvernements socialistes entre 1988 et 1993. Il est adjoint au maire de Paris, chargé de la sécurité et de la prévention.
Sommaire |
[modifier] Repères biographiques
[modifier] Postier au temps de "Paris-Brune"
C'est aux PTT que Georges Sarre fait ses premières armes de militant. Nommé au centre de tri postal Paris-Brune, mis en place au début des années 1960 (et démoli depuis), il y est "inspecteur", chargé d'encadrer un certain nombre d'agents trieurs.
Aux journalistes qui l'interrogent, il s'étend sur "l'épopée de Paris-Brune", un centre employant plus de mille postiers, jeunes et provinciaux pour la plupart d'entre eux. Au travail répétitif, aux normes contraignantes, les postiers opposent la force d'un syndicalisme pluriel, animé par des militants très disponibles. Georges Sarre milite au syndicat Force ouvrière, qui est loin d'être majoritaire face à une CGT puissante, et une CFDT qui progresse en avançant des thèmes autogestionnaires. Surtout, adhérant à la SFIO en 1964, il crée l'association des postiers socialistes[1]. Cette structure politique, qui répond à l'organisation des communistes dans des "cellules d'entreprises, aurait compté plusieurs milliers de membres sur Paris. En mai 1968, par le biais de cette association, Georges Sarre participe au comité de grève de Paris-Brune et acquiert une notoriété qu'il met au service du courant politique qu'il anime.
[modifier] Militant socialiste
Cofondateur du Ceres et de l'Association des postiers socialistes, il participe à la fondation du parti socialiste à Épinay en 1971 et donne avec ses amis du Ceres la majorité à François Mitterrand.
De 1969 à 1971, il est Premier Secrétaire de la Fédération de Paris du Parti Socialiste et lui imprime une orientation nouvelle et une grande dynamique.
Tête de liste du PS aux élections municipales à Paris en 1977, il est battu par Jacques Chirac avec seulement deux mille voix de retard. Il est élu député européen en 1979, puis député de Paris en 1981. Georges Sarre sera secrétaire d'État aux transports routiers et fluviaux de 1988 à 1993, dans les gouvernements formés par Michel Rocard, Édith Cresson et Pierre Bérégovoy. Il est maire du 11e arrondissement de Paris de 1995 à 2008 et président du Groupe MRC au Conseil de Paris depuis 2001.
En 1991, la guerre du Golfe provoque une crise au sein du PS et de Socialisme et République. Lorsque Jean-Pierre Chevénement démissionne du gouvernement, la crise éclate dans son courant parisien: certains leaders (Michel Charzat, Patrick Bloche, Roger Madec - tous anciens collaborateurs de Georges Sarre - prennent clairement le parti de François Mitterrand en faveur de l'engagement de la France dans la coalition américaine. Georges Sarre hésite, critique d'abord Jean-Pierre Chevénement à qui il reproche d'avoir "mal choisi son moment" pour démissionner, puis finalement choisit de lui rester fidèle
En 1993, dans la débâcle électorale de la gauche, Georges Sarre est le seul député de gauche réélu à Paris. En désaccord avec le Parti socialiste dont il veut contre-carrer la dérive libérale, il crée avec Jean-Pierre Chevènement le Mouvement des Citoyens dont il devient le porte-parole et le vice-président, puis le président en 2001. En 2002, il soutient naturellement, au sein du Pôle Républicain, la candidature de son ami Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle. En 2003, il est nommé porte-parole du M.R.C., Mouvement Républicain et Citoyen, qui assure la continuité du Mouvement des Citoyens et du Pôle Républicain. En décembre 2004, à l'issue du congrès de la Bidassoa, il est élu Premier secrétaire du MRC.
Député de 1981 à 1988 et de 1993 à 2002, il est battu par la socialiste Danièle Hoffman-Rispal à l'élection législative de 2002.
Vice-président puis président du Mouvement des citoyens entre 1992 et 2002, il est le premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen depuis décembre 2004.
Georges Sarre a soutenu la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002 et s'est investi dans la préparation de la nouvelle candidature de celui-ci à l'élection présidentielle de 2007.
Mais, dans la soirée du 9 décembre, intervenait un accord politique entre le PS et le MRC, que Georges Sarre signait conjointement avec François Hollande. Il en résultait que Jean-Pierre Chevènement et le MRC soutenaient la candidature de Ségolène Royal dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Pour sa part, Georges Sarre, investi par le MRC dans la deuxième circonscription de la Creuse pour les élections législatives de juin 2007, recevait aussi le soutien du PS. Chénérailles, le bourg de sa naissance et de son enfance, se situe dans cette circonscription. Il choisissait pour suppléant Michel Moine, maire et conseiller général socialiste d'Aubusson.
Georges Sarre affronte donc, aux législatives de 2007, le député sortant Jean Auclair (UMP) dans la deuxième circonscription de la Creuse pour les élections législatives de juin 2007 ; il est battu au second tour.
En 2008, il rejoint la liste du nouveau député socialiste Patrick Bloche qui devient son successeur au siège de maire du 11e arrondissement de Paris, élu dès le 1er tour[2].
[modifier] Mandats locaux
- Conseiller de Paris depuis 1977
- Maire du 11e arrondissement de Paris de 1995 à 2008
- Adjoint au maire de Paris, chargé de la sécurité et de la prévention, depuis 2008
- Présidence du groupe socialiste au Conseil de Paris de 1977 à 1993
- Président du Groupe Mouvement républicain et citoyen de 2001 à 2008
[modifier] Mandat de Député
[modifier] Député européen
[modifier] Citation
« Nos concitoyens veulent que la conduite du pays soit assurée par ses élus et non par une technostructure européenne et nationale qui échappe à tout contrôle démocratique. ».[1]
[modifier] Liens externes
- Blog de Georges Sarre
- Georges Sarre sur le site de la mairie de Paris
- Généalogie de Georges Sarre
[modifier] Notes et références
- Le Monde, 22 mai 1994, article de Jean-Louis Saux : Georges Sarre, "le préposé" de Paris
- Maxime Vivas, Paris Brune (roman, )Pantin, Le Temps des cerises, 1997
- Biographie de Georges Sarre, Fluctuat.net. Consulté le 2008-01-22
- ↑ Le PS et le MRC s'accordent pour Paris, 22 janvier 2008, Nouvelobs.com. Consulté le 2008-01-22
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