Jean-Louis Bianco

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Louis Bianco
Image illustrative de l'article Jean-Louis Bianco
Fonctions
Président de l'Observatoire de la laïcité
En fonction depuis le 5 avril 2013
Président du conseil général Alpes-de-Haute-Provence
27 mars 19981er octobre 2012
Prédécesseur Pierre Rinaldi
Successeur Gilbert Sauvan
Député de la 1re circonscription des Alpes-de-Haute-Provence
1er juin 199719 juin 2012
Prédécesseur Francis Galizi
Successeur Gilbert Sauvan
Conseiller général du Canton de Digne-les-Bains-Ouest
27 mars 19941er octobre 2012
Prédécesseur Fernand Tardy
Successeur Françoise Bérenguier-Boyer
Maire de Digne-les-Bains
21 juin 199518 mars 2001
Prédécesseur Pierre Rinaldi
Successeur Serge Gloaguen
Ministre de l'Équipement, du Transport et du Logement
4 avril 199229 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Bérégovoy
Prédécesseur Paul Quilès
Successeur Bernard Bosson
(Équipement et transport)
Hervé de Charette
(Logement)
Ministre des Affaires sociales et de l'Intégration
17 mai 19912 avril 1992
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Prédécesseur Claude Évin
Successeur René Teulade
17e secrétaire général de la présidence de la République française
29 juin 198215 mai 1991
Président François Mitterrand
Prédécesseur Pierre Bérégovoy
Successeur Hubert Védrine
Biographie
Nom de naissance Jean Louis Bianco
Date de naissance 12 janvier 1943 (71 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine, Seine (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS
Diplômé de École nationale supérieure des mines de Paris
IEP de Paris
ENA

Jean-Louis Bianco est un homme politique français, né le 12 janvier 1943 à Neuilly-sur-Seine (Seine).

Ancien secrétaire général de l'Élysée (le plus jeune à ce poste et durant la plus longue période sous la Ve République : neuf ans, sous la présidence de François Mitterrand), deux fois ministre (des Affaires Sociales et de l'Intégration ; puis de l'Équipement, du Logement et des Transports), ancien député, ancien président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, ancien maire de Digne-les-Bains, ancien conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, il est aujourd'hui président de l'Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre et conseiller du Premier secrétaire du Parti socialiste sur les questions européennes. Depuis le 4 avril 2014, il est également conseiller spécial de Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

Au sein de la direction du Parti socialiste, il est le principal soutien de Ségolène Royal et défend sa candidature à la primaire citoyenne de 2011 organisée par le PS et le PRG, après avoir été son codirecteur de campagne lors de l'élection présidentielle de 2007. À la suite de la défaite de Ségolène Royal au premier tour de la primaire, il s'engage en faveur de François Hollande, puis annonce, en septembre 2012, l'abandon de ses mandats électifs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Janson-de-Sailly, dans le XVIe arrondissement de Paris, Jean-Louis Bianco est diplômé de l’institut d’études politiques de Paris, licencié en sciences économiques, ingénieur civil des mines et énarque (promotion Thomas More).

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il entre au Conseil d'État en 1971 en tant qu'auditeur. En 1978, il devient maître des requêtes. Il deviendra conseiller d'État en 1994.

De 1979 à 1981, il est chargé de mission au syndicat intercommunal de développement des vallées de la Durance et de la Bléone. Le 13 septembre 2012, il annonce qu'il renonce à mon mandat de conseiller général et à ma fonction de président du conseil à compter du 1er octobre 2012[1].

En octobre 2012, il est missionné par le Premier ministre et le ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche, Frédéric Cuvillier, sur le rapprochement entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), puis, en novembre 2012, est nommé par le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, au conseil supérieur de la Cour des comptes.

Secrétariat général de la présidence de la République[modifier | modifier le code]

En mai 1981, il est appelé pour travailler auprès du président de la République François Mitterrand.

À partir de 1982, il devient secrétaire général de la présidence de la République de François Mitterrand jusqu'en 1991. Il est le plus jeune à ce poste et y détient le « record de longévité » (9 ans, sans compter sa première année auprès du Président en tant que chargé de mission) sous la Cinquième République.

Présidence de l'Office national des forêts (ONF)[modifier | modifier le code]

De 1983 à 1991, Jean-Louis Bianco préside l'Office national des forêts (ONF). À cette occasion, il écrit un rapport au Premier ministre, reconnu par la filière, intitulé La Forêt : une chance pour la France[2].

Mandats électifs et ministères[modifier | modifier le code]

En 1991, Jean-Louis Bianco se voit confier le ministère des Affaires sociales et de l'Intégration dans le gouvernement d'Édith Cresson. À cette occasion, il permet la régularisation des sans-papiers. En janvier 1992, 10 000 des 50 000 étrangers déboutés de droit d'asile qui l'avaient demandé ont vu leur situation régularisée, conformément à la procédure mise en place par une circulaire de juillet 1991.

En 1992, il est élu conseiller régional de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En 1992, il intègre le gouvernement de Pierre Bérégovoy en qualité de ministre de l'Équipement, du Logement et des Transports. À ce titre, il est l’auteur d’une circulaire (la « circulaire Bianco » du 15 décembre 1992) qui préfigure la création de la Commission nationale du débat public. Par ailleurs, il permet la mise en œuvre du permis à points qui entre en vigueur le 1er juillet 1992.

En 1994, il est élu conseiller général des Alpes-de-Haute-Provence.

En 1995, il devient maire de Digne-les-Bains.

Il est élu député depuis le 1er juin 1997 dans la 1re circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Il est réélu le 16 juin 2002, pour la XIIe législature 2002-2007, en obtenant 50,79 % des voix face au candidat UMP. Le 17 juin 2007, il est réélu député pour la XIIIe législature en obtenant au second tour 52,32 % des suffrages face à Éliane Barreille (UMP).

Il siège dans le groupe Socialiste, radical et citoyen, est membre de la commission des Affaires étrangères et président de la mission parlementaire sur l'Iran.

Il est également le président du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence depuis 1998 (réélu en 2001, 2004 et 2008) et a renforcé sa majorité à chaque réélection. Depuis 2010, le budget départemental est adopté à l'unanimité. Le 13 septembre 2012, à Digne-les-Bains, il annonce renoncer à son mandat de conseiller général et à sa fonction de président du conseil général, et ce à compter du 1er octobre 2012. Il souhaite se consacrer à sa famille. En novembre 2012, Jean-Pierre Bel a nommé Jean-Louis Bianco comme « personnalité qualifiée » au Conseil supérieur de la Cour des Comptes.

De 1999 à 2001, il préside l'Institut François-Mitterrand.

Orientations politiques au sein du PS[modifier | modifier le code]

En 2005, il est le cofondateur avec Gaëtan Gorce du groupe «Nouvelle voix» au sein du Parti socialiste, sensibilité de la motion majoritaire du Congrès de la même année.

En décembre 2006, « Nouvelle voix » s'est transformé en club de réflexion et en lieu de débat, fusionnant avec le club « Témoins », présidé par Jean-Pierre Mignard. Ils signeront la même contribution (« Combattre et proposer », de Ségolène Royal) et la même motion (« Fier(e)s d'être socialistes, l'espoir à gauche ») à l'occasion du congrès de Reims.

Suite au congrès de Reims de 2008, il est un des chefs de file de la sensibilité issue de la motion E « l'espoir à gauche » (dont les principaux acteurs sont Ségolène Royal, Vincent Peillon, François Rebsamen et Patrick Mennucci).

En 2009, il devient membre du Secrétariat national du PS (en tant que coprésident du Forum des Territoires, avec Marylise Lebranchu) et du Conseil national du PS.

Le mercredi 24 juin 2009, il est également devenu le responsable et principal rédacteur du projet des socialistes pour les élections régionales de 2010.

En août 2009, il préside une réunion du courant « motion E, l'espoir à gauche » à Marseille (ouverte par Michel Vauzelle) en présence de plusieurs sensibilités de toute la gauche (socialistes, radicaux, communistes, écologistes avec notamment Daniel Cohn-Bendit, altermondialistes, syndicalistes) et également d'élus du MoDem dont Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias.

Le 12 décembre 2009, Jean-Louis Bianco présente à la convention nationale du Parti socialiste le "contrat socialiste de nos régions" (c'est-à-dire le programme du PS pour les élections régionales de mars 2010), dont il a coordonné les travaux. Ce programme est particulièrement bien reçu par les présidents de régions sortants et par les militants et contribuera au succès du PS aux élections régionales.

Fin décembre 2009, suite à la rupture politique entre Ségolène Royal et Vincent Peillon au sein de « l'espoir à gauche » et à la création par ce dernier du « rassemblement social, écologique et démocrate » dont Jean-Louis Bianco s'éloigne car trop peu conforme à « l'alliance arc-en-ciel » (de la gauche de la gauche au centre-gauche) qu'il défend, il appelle avec Najat Vallaud-Belkacem et Gaëtan Gorce (et avec le soutien de Ségolène Royal) à "transcender les courants" et à "dépasser les clivages corporatistes à l'intérieur du PS[3]".

En 2010, il est membre des commissions de travail sur les différentes conventions nationales du PS : "nouveau modèle économique, social et écologique", "rénovation", "international". Il y défend la vision de sa sensibilité politique.

Fin août 2010, il publie un livre d'entretiens Si j'étais président… Que faire en 2012 ? dans lequel il livre sa vision de l'état actuel de la France, revient sur son parcours politique et livre ses projets quant aux attentes des Français pour 2012. Sans toutefois se déclarer candidat aux primaires du Parti socialiste. Néanmoins, il déclare en septembre 2010 sa possible candidature si Ségolène Royal ne s'y présente pas ou si certaines idées ne sont pas portées.

Primaire socialiste de 2006[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, Jean-Louis Bianco soutient Ségolène Royal pour l'investiture socialiste de novembre à l'élection présidentielle de 2007 et est ensuite son porte-parole.

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

Au sein de l'équipe de la candidate, il est codirecteur de campagne, avec François Rebsamen, jusqu'au 6 mai 2007, jour du second tour de l'élection présidentielle.

Primaire socialiste de 2011[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Bianco soutient la candidature de Ségolène Royal pour l'élection de cette première primaire citoyenne organisée par le PS et le PRG les 9 et 16 octobre 2011. Il devient membre de l'équipe de campagne de Ségolène Royal et est chargé des sujets régaliens (« sherpa », institutions, Europe, relations internationales).

À la suite de la défaite de Ségolène Royal au premier tour de la primaire citoyenne (6,9 % des voix), comme elle, il s'engage en faveur de François Hollande, qui l'emporte au second tour avec 56,57 % des suffrages et devient ainsi le candidat officiel du PS et du PRG à l'élection présidentielle de 2012.

Après l'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Il annonce le 12 janvier 2012 qu'il ne se représentera pas aux élections législatives[4].

En octobre 2012, le Premier ministre et le ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche, Frédéric Cuvillier, lui confient la mission gouvernementale sur la réforme du secteur ferroviaire, actuellement en cours de préparation et qui doit aboutir à un rapprochement entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF). Le 15 novembre 2012, le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, le nomme au Conseil supérieur de la Cour des comptes.

Par décret en date du 5 avril 2013, il est nommé président de l'Observatoire de la laïcité.

Le 4 avril 2014, il est nommé conseiller spécial auprès de Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie[5]. Il exerce cette fonction à titre bénévole[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Bianco est le petit-fils de quatre grands-parents étrangers (Italien, Irlandaise, Belge flamand, Suissesse).

Il est marié et père de trois enfants.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Député 
Conseiller régional 
Conseiller général 
Conseiller municipal, adjoint au maire, maire 

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Fonctions à la présidence de la République[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Bianco à la foire du livre 2010 de Brive la Gaillarde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]