London School of Economics

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London School of Economics and Political Science (LSE)
Image illustrative de l'article London School of Economics
Devise Rerum cognoscere causas (connaître la cause des choses)
Nom original École d'économie et de sciences politiques de Londres
Informations
Fondation 1895
Type Université
Budget £44 million
Localisation
Coordonnées 51° 30′ 50″ N 0° 07′ 00″ O / 51.514, -0.1167 ()51° 30′ 50″ Nord 0° 07′ 00″ Ouest / 51.514, -0.1167 ()  
Ville Londres
Pays Royaume-Uni
Direction
Président Craig Calhoun
Chiffres clés
Enseignants 1 303
Undergraduates 3 810
Postgraduates 4 760
Divers
Mascotte Le castor
Affiliation Université de Londres, Russell Group, EUA, ACU, CEMS, Association of Professional Schools of International Affairs (en) (APSIA), Golden Triangle
Site web www.lse.ac.uk/

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London School of Economics and Political Science (LSE)

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London School of Economics and Political Science (LSE)

La London School of Economics and Political Science, abrégé en London School of Economics mais plus souvent connue par son sigle LSE, est l'une des toutes premières institutions au monde pour les sciences économiques et sociales. Le campus se trouve sur Houghton Street, dans le borough Londonien de Westminster, et à proximité de la Cour royale de Justice. L'université abrite également la British Library of Political and Economic Science (BLPES), ou plus simplement LSE library, qui constitue la plus grande bibliothèque de sciences sociales au monde. Parmi ses anciens élèves et professeurs, la LSE compte pas moins de seize prix Nobel confondus (paix, littérature et économie) et plus de trente-cinq Chefs d'État ou de gouvernement.

Histoire[modifier | modifier le code]

La London School of Economics fut fondée en 1895 par Sidney et Beatrice Webb, Graham Wallas et George Bernard Shaw, membres de la Fabian Society, grâce à des donations privées, notamment un legs de £20 000 de Henry Hunt Hutchinson à leur organisation. Sidney et Beatrice s'inspirèrent sur le modèle de l'École libre des sciences politiques et des écoles supérieures de commerce françaises[trad 1],[1] pour construire le cursus de la LSE. Depuis 1902, la LSE se trouve sur Houghton Street dans le centre de Londres, aux environs d'Aldwych, près de la Cour royale de Justice.

Petite école atypique, la LSE est rapidement devenu un établissement réputé. Elle a rejoint l'Université de Londres en 1900 en tant que faculté d'économie et élargit rapidement son programme pour inclure d'autres sciences sociales : les relations internationales, l'histoire, la philosophie et la sociologie. Outre l'Université de Londres, la LSE fait partie du Russell Group (l'équivalent anglais de l'Ivy League américaine).

Old Building, bâtiment central de la LSE

Sous la direction féconde de William Beveridge, la LSE eut un impact considérable sur l'étude des sciences économiques et lui donna une définition nouvelle et célèbre qui forme désormais la base de la pensée économique moderne : « l'économie étudie la manière dont les hommes s'y prennent pour arriver à leurs fins avec des moyens rares qui sont susceptibles d'usages multiples et rivaux[trad 2]. »[2] Friedrich Hayek rejoignit la faculté de l'université en 1931, et confirma l'ascendance de la LSE grâce à de célèbres débats avec John Maynard Keynes. Ainsi, l'affrontement entre la LSE et l'Université de Cambridge (où enseignait Keynes) continue de définir les deux grandes écoles qui dominent la pensée économique moderne, et les politiques économiques préconisées aujourd'hui oscillent toujours entre l'institution d'un État providence ou d'un système économique libéral contrôlé par les lois du marché. Cependant, l'échec des politiques économiques keynésiennes face à la stagflation des années 1970, la révolution conservatrice consécutive dans les années 1980 (administration Reagan et Thatcher), et enfin l'effondrement de l'Union soviétique au début des années 1990 augmentèrent le prestige et l'influence de la LSE.

La LSE connût une nouvelle impulsion féconde sous la direction du sociologue Anthony Giddens, célèbre théoricien de la Troisième Voie qui influença fortement les politiques économiques de Bill Clinton et Tony Blair. La Troisième voie, qui opère une synthèse entre l'État providence et les lois du marché, fut une source d'inspiration pour de nombreux pays autour du monde qui cherchent un juste équilibre entre croissance et redistribution des richesses[réf. nécessaire].

La LSE est dirigée depuis 2003 par Sir Howard Davies, ancien Directeur de la Financial Service Authority (équivalent anglais de l'Autorité des marchés financiers (France) et ancien Vice-président de la Banque d'Angleterre.

Étudiants[modifier | modifier le code]

Le St Clements building

L'université accueille près de 7 800 étudiants à plein-temps et 800 étudiants à temps partiel, dont 34 % proviennent du Royaume-Uni, 18 % des pays de l'Union européenne et 48 % de plus de 130 autres pays. La LSE est donc l'institution académique au corps étudiant le plus internationalisé au monde. L'université compte 51 % de postgraduates et 49 % d'undergraduates, tous triés sur le volet. Avec en moyenne 16 inscriptions pour une place, la LSE est l'institution académique la plus sélective du Royaume-Uni - bien que pour certains programmes (économie ou encore relations internationales) le processus de sélection s'avère être encore plus féroce.

La vie étudiante de la LSE est particulièrement animée : pas moins de 160 sociétés étudiantes sont présentes, reflétant des centres d'intérêts éclectiques et souvent politisés. Le bureau des étudiants de la LSE (LSE Student Union) est particulièrement actif et souvent véhément - une réputation qu'il a su conserver depuis les manifestations d'étudiants entre 1968 et 1969.

Depuis le 5 mai 1949, le LSE Student Union publie également un journal universitaire hebdomadaire (The Beaver) qui demeure une des publications étudiantes des plus suivies et actives du Royaume-Uni.

Enseignement[modifier | modifier le code]

NABuilding.JPG

La LSE offre plus de 120 Masters différents (MSc, MA, LLM) et plus de 30 Licences (BSc, BA), enseignés au sein d'une trentaine de Centres de recherche et de 21 Départements académiques. Parmi les matières enseignées figurent l'économie, la gestion, la finance, les relations internationales, le droit, l'histoire des relations internationales, la sociologie, le journalisme, la philosophie, l'anthropologie, la géographie et la psychologie sociale. De nombreux étudiants poursuivent également des recherches au sein de l'École, que ce soit au sein des Master recherche (MPhil) ou dans le cadre d'un Doctorat (PhD).

Le corps enseignant est composé de 1 460 enseignants à plein temps et de 1 320 à mi-temps. 97 % d'entre eux mènent des recherches actives, et près de la moitié proviennent de pays étrangers.

Coat of arms de la LSE.

Classements Internationaux[modifier | modifier le code]

En novembre 2005, le supplément Higher Éducation du Times classait la LSE au 11e rang des meilleures universités au monde et au 2e rang mondial pour l'étude des sciences sociales après l'Université Harvard. Le classement mondial d'économétrie[3] de l'Université Yale la place en première position. En 2011, le classement QS World University classe LSE au 4e rang mondial en « Économie et Économétrie » devant Cambridge et Oxford. La LSE est l'université la plus internationale au monde, avec un corps étudiants composé de plus de 70 % d'étudiants étrangers et plus de 130 nationalités représentées chaque année.

UK rankings
Assessor 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006
The Complete University Guide 2nd[4] 4th[4] 5th[5] 4th[6] 3rd[7] 4th[7]
Guardian University Guide 3rd[8] 4th[9] 8th[9] 5th[10] 6th 3rd 3rd[11] 5th[12]
Times Good University Guide 3rd[13] 3rd 5th[14] 7th: 4th[15] 4th[16] 4th[17] 4th[18]
Sunday Times University Guide 4th 9th[19] 4th 4th[20] 3rd[21] 3rd[22] 4th

Anciens élèves ou professeurs célèbres[modifier | modifier le code]

Parmi les 80 000 anciens élèves de l'École, on compte un président américain (John F. Kennedy), un chancelier allemand, une reine du Danemark, trois premiers ministres canadiens, un premier ministre québécois, le prince héritier de Norvège, ainsi que plusieurs milliardaires et célébrités.

Plus précisément, les anciens élèves et professeurs comptent seize prix Nobel (économie, paix, littérature), plus de trente-huit chefs d'État ou de gouvernement dont neuf actuellement au pouvoir, vingt-huit membres de l'actuelle Chambre des communes britannique et quarante-deux pairs de la Chambre des Lords.

Mick Jagger, rock star, a étudié à la LSE en 1961 et 1962 mais l'a quittée avant d'obtenir le diplôme pour se consacrer à la musique. Erik Orsenna (pseudonyme d'Erik Arnoult, ancien économiste et ancien conseiller de François Mitterrand, membre du Conseil d'État et de l'Académie française, Prix Goncourt 1988) a également étudié à la LSE.

Lauréats du Prix Nobel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The provincial Écoles supérieures de commerce are turning out the most highly cultivated businessman. »
  2. (en) « Economics is a science which studies human behaviour as a relationship between ends and scarce means which have alternative uses. »
  1. Webb Sydney, The provision of higher education in London, 6 août 1897).
  2. définition de Lionel Robbins de 1932
  3. (en) [1]
  4. a et b (en) « The Complete University Guide 2011 », The Complete University Guide (en)
  5. (en) « The Complete University Guide 2011 », The Complete University Guide
  6. (en) « The Complete University Guide 2010 », The Complete University Guide
  7. a et b (en) « The Independent University League Table », sur The Independent, UK,‎ 24 April 2008 (consulté le 4 April 2010)
  8. (en) « University guide 2013: University league table », The Guardian, Londres,‎ 21 mai 2012 (lire en ligne)
  9. a et b (en) « University guide 2012: University league table », The Guardian, London,‎ 17 mai 2011 (lire en ligne)
  10. (en) « University guide 2011: University league table », The Guardian, UK,‎ 8 juin 2010 (lire en ligne)
  11. (en) « University ranking by institution », sur The Guardian, UK (consulté le 29 October 2007)
  12. (en) « University ranking by institution », sur The Guardian, UK (consulté le 4 April 2010)
  13. (en) « Good University Guide », The Times (consulté le 20 juin 2012)
  14. « The Times Good University Guide » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times. Consulté le 21 August 2009
  15. « The Times Good University Guide 2008 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times. Consulté le 3 November 2007
  16. « The Times Good University Guide 2007 – Top Universities 2007 League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times. Consulté le 3 November 2007
  17. « The Times Top Universities » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times. Consulté le 3 November 2007
  18. « The Times Top Universities 2005 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Times. Consulté le 4 April 2010
  19. « The Sunday Times University League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Sunday Times. Consulté le 14 September 2008
  20. « The Sunday Times University League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Sunday Times. Consulté le 8 October 2008
  21. (en) Patrick Kidd, « London School of Economics », The Times, London,‎ 1 June 2009 (lire en ligne)
  22. « The Sunday Times University League Table » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Sunday Times. Consulté le 3 November 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]

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