Jacques Guyard

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Jacques Guyard
Fonctions
Secrétaire d'État chargé de l’Enseignement technique
17 mai 19912 avril 1992
Député de la 2e circonscription de l’Essonne
21 juin 19811er avril 1986
Député de l’Essonne
16 mars 198614 mai 1988
Député de la 1re circonscription de l’Essonne
12 juin 198817 mai 1991
28 mars 199318 juin 2002
Maire d’Évry
13 mars 1983 – ? ? 1999
Biographie
Date de naissance 19 novembre 1937 (77 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Maître de conférences d’Histoire

Jacques Guyard, né le 19 novembre 1937 dans le 6e arrondissement de Paris, est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, il était secrétaire d'État à l’Enseignement technique, député de la deuxième puis la première circonscription de l’Essonne et maire d’Évry.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et vie familiale[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard est né le 19 novembre 1937 à Paris[1]. Il est issu d'une famille modeste (son père était cuisinier).

Études et formation[modifier | modifier le code]

Entré à l'école normale d'instituteurs en 1953, il réussit brillamment ses études, ce qui lui permet de préparer le concours d'entrée de l'école normale supérieure au lycée Chaptal. Lauréat du concours des instituts de préparation à l'enseignement secondaire (IPES), il obtient l'agrégation d'Histoire en 1962. C'est en 1972 qu'il soutient sa thèse de troisième cycle en Histoire

Carrière professionnelle et engagement syndical[modifier | modifier le code]

Professeur au lycée de Chalons sur Marne en 1962, puis au Lycée Arago de Paris, il est ensuite, en 1968, assistant à la Sorbonne, puis maître de conférences d’Histoire à l'Université Paris I.

Les premiers engagement de Jacques Guyard furent syndicaux. Adhérent du Syndicat national des instituteurs à son entrée à l'école normale, il milita ensuite au syndicat national de l'enseignement secondaire à partir de 1958, et devient secrétaire national, chargé des "catégories jeunes" de ce syndicat en 1962.

Membre de la tendance "autonome", il siège à la commission administrative nationale du nouveau syndicat national des enseignements de second degré, créé en 1966, et se retrouve donc dans la minorité. Passé au syndicat national de l'enseignement supérieur en 1970, il siège dans les instances nationales de 1970 à 1972.

En 1973, il soutint l'initiative prise par des militants socialistes proches du CERES de constituer une tendance "unité et rénovation" au sein du SNES, censée organiser la reconquête de la majorité de ce syndicat passée en 1967 au courant "unité et action".

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Membre de la Convention des institutions républicaines, il rejoint le nouveau parti socialiste dès 1970 et se retrouva au sein du courant CERES, animé par Jean-Pierre Chevènement. Premier secrétaire de la fédération de Paris du Parti socialiste de 1971 à 1974, il se consacra ensuite essentiellement à faire avancer la réflexion de son parti dans le domaine de l'éducation, au sein, notamment, du groupe "école et socialisme" dont il anima le bulletin régulier.

En 1974, en même temps qu'il quittait Paris pour s'installer à Evry, il rompit avec le CERES et rejoignit la majorité mitterrandiste du PS.

Après un premier échec aux législatives de 1978, il fut élu député de l'Essonne en 1981 et fut ensuite constamment réélu jusqu'en 2002, année où il ne se représenta pas. Conseiller municipal d'Evry en 1977, il fut le maire de cette "ville nouvelle" de 1983 à 1999 et présida le syndicat d’agglomération nouvelle de 1977 à 1983, puis de 1999 à 2000.

De 1991 à 1992, il fut secrétaire d'État à l'enseignement technique.

Il fit ses adieux politiques en 2002 après avoir laissé sa place à la députation au nouveau maire d’Évry, Manuel Valls[2].

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement technique[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard occupa le poste de secrétaire d’État à l’Enseignement technique dans le gouvernement Édith Cresson du 17 mai 1991 au 2 avril 1992[3],[4],[5].

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Député de la 2e circonscription de l’Essonne[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard fut élu député de l’ancienne deuxième circonscription de l’Essonne le 21 juin 1981 pour la VIIe législature et conserva son mandat jusqu’au 1er avril 1986[6].

Député de l’Essonne[modifier | modifier le code]

Lors de l’élection législative de 1986 organisée au scrutin proportionnel sur une circonscription unique départementale, Jacques Guyard occupa le mandat de député de l’Essonne du 16 mars 1986 au 14 mai 1988 pour la VIIIe législature[7].

Député de la 1re circonscription de l’Essonne[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard fut élu député de la nouvelle première circonscription de l’Essonne le 12 juin 1988 pour la IXe législature et conserva son mandat jusqu’à sa nomination au gouvernement le 17 mai 1991[8]. Il fut réélu le 28 mars 1993 pour la Xe législature jusqu’au 21 avril 1997[9]. Il fut enfin réélu le 1er juin 1997 pour la XIe législature et acheva ce mandat le 18 juin 2002[10].

À l’Assemblée nationale, il était membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de 1988 à 1991, de la commission des finances, de l’économie générale et du Plan en 1988 et de 1997 à 2002, de la commission de la production et des échanges de 1993 à 1997[10].

Membre de la commission d’enquête sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes[10] et de l’observatoire interministériel sur les sectes[11], il a été moteur dans l’élaboration d’un dispositif législatif contre les sectes en France.

Fonctions partisanes[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Maire d’Évry[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard fut élu maire d’Évry le 13 mars 1983 et démissionna de son poste en 1999[12].

Il fut moteur dans l’implantation en 1991 de la nouvelle Université d'Évry-Val d'Essonne[13].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard fut président du Syndicat d'agglomération nouvelle d’Évry de 1977 à 1983, puis de 1999 jusqu’en 2000[14]. Il fut président de l'association nationale des villes nouvelles de 1977 à 2001 et de la Communauté des Villes Ariane créée en 1998[15]. Il fut membre du conseil d’administration de l’Établissement public de réalisation de défaisance à partir du 16 juillet 1997[16]. À partir du 20 février 2001, il fut membre du comité du programme d’histoire et d’évaluation des villes nouvelles françaises[17].

Intégrité publique et condamnations[modifier | modifier le code]

Jacques Guyard fut mis en examen pour corruption et trafic d'influence dans le cadre de l’affaire SAGES par le juge Renaud Van Ruymbeke en 1992 pour des marchés passés entre ce cabinet d’études proche du Parti socialiste et la commune d’Évry dont il était maire[18], pour les mêmes griefs dans le cadre de l’affaire de la SANE par le juge Jean-Marie d'Huy en février 1995[19].

Le 21 mars 2000, il a été condamné par le tribunal de Paris à 20 000 francs d’amende et 90 000 francs de dommages et intérêts pour avoir qualifié de secte le mouvement anthroposophe sans « enquête sérieuse »[20]. Le 9 mai 2000, il a été condamné à un an de prison avec sursis pour recel de trafic d’influence dans l’affaire SAGES[21]. puis relaxé en appel

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Fiche personnelle sur le site du Who's Who France. Consulté le 26/02/2010.
  2. Article Les adieux politiques de Jacques Guyard paru le 3 octobre 2002 par Sébastien Ramnoux sur Le Parisien. Consulté le 26/02/2010.
  3. Fiche de Jacques Guyard sur le site du ministère français de l'Éducation nationale. Consulté le 26/02/2010.
  4. Décret du 17 mai 1991 relatif à la composition du gouvernement sur le site legifrance.gouv.fr Consulté le 26/02/2010.
  5. Décret du 10 juin 1991 relatif aux attributions du secrétaire d'État à l'Enseignement technique sur le site legifrance.gouv.fr Consulté le 26/02/2010.
  6. Fiche de Jacques Guyard pour la VIIe législature sur le site officiel de l'Assemblée nationale. Consulté le 26/02/2010.
  7. Fiche de Jacques Guyard pour la VIIIe législature sur le site officiel de l'Assemblée nationale. Consulté le 26/02/2010.
  8. Fiche de Jacques Guyard pour la IXe législature sur le site officiel de l'Assemblée nationale. Consulté le 26/02/2010.
  9. Fiche de Jacques Guyard pour la Xe législature sur le site officiel de l'Assemblée nationale. Consulté le 26/02/2010.
  10. a, b et c Fiche de Jacques Guyard sur le site officiel de l'Assemblée nationale. Consulté le 26/02/2010.
  11. Arrêté du 12 septembre 1996 portant nomination à l'observatoire interministériel sur les sectes sur le site legifrance.gouv.fr Consulté le 26/02/2010.
  12. Liste des maires d'Évry sur la base de données mairesgenweb.org Consulté le 26/02/2010.
  13. Présentation d'Évry, ville universitaire sur le site officiel de la commune. Consulté le 26/02/2010.
  14. Article Jacques Guyard quitte le SAN paru le 31 mai 2000 sur Le Parisien. Consulté le 26/02/2010.
  15. Historique de la Communauté des Villes Ariane sur son site officiel. Consulté le 26/02/2010.
  16. Décret du 16 juillet 1997 portant nomination au conseil d'administration de l'EPRD sur le site legifrance.gouv.fr Consulté le 26/02/2010.
  17. Arrêté du 20 février 2001 instituant le comité sur le site legifrance.gouv.fr Consulté le 26/02/2010.
  18. Article Rêves perdus d'une cité idéale. Insécurité, précarité Evry s'est peu à peu dégradé. de Bertrand Olivier paru le 29 janvier 1999 sur le quotidien Libération. Consulté le 27/09/2010.
  19. Article Enquête pour corruption sur une usine d'ordures de Bertrand Olivier paru le 5 février 1997 dans Libération. Consulté le 27/09/2010.
  20. Article Jacques Guyard condamné pour avoir qualifié le mouvement anthroposophe de secte paru le 23 mars 2000 dans Le Monde. Consulté le 26/02/2010.
  21. Article Jacques Guyard condamné dans le dossier Sagès du 10 mai 2000 par Sébastien Ramnoux sur Le Parisien. Consulté le 26/02/2010.