Auguste Casimir-Perier

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Auguste Casimir-Perier
Image illustrative de l'article Auguste Casimir-Perier
Fonctions
Sénateur inamovible
1er janvier 18751er janvier 1876
Ministre de l'Intérieur
18 mai 187324 mai 1873
Ministre de l'Intérieur
11 octobre 18716 février 1872
Biographie
Date de naissance 20 août 1811
Lieu de naissance Paris
Date de décès 6 juin 1876 (à 64 ans)
Lieu de décès Paris
Enfant(s) Jean Casimir-Perier

Auguste Victor Laurent Casimir-Perier, né à le 20 août 1811 à Paris où il est mort le 6 juin 1876, est un diplomate et homme politique français de la Deuxième et de la Troisième République. Il est le fils de Casimir Perier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entra de bonne heure dans la carrière diplomatique ; secrétaire d'ambassade à Londres en 1831, à Bruxelles en 1833, à la Haye en 1836, il fut envoyé ensuite comme chargé d'affaires à Naples en 1839, à Saint-Pétersbourg en 1841, et comme ministre plénipotentiaire en Hanovre en 1843. Membre du conseil général de l'Aube depuis 1845, il fut élu, le 1er août 1846, par les conservateurs, député du 1er arrondissement de Paris. Il se démit alors de ses fonctions diplomatiques, siégea au centre droit. Après la révolution de février 1848, il se retira dans ses Propriétés de l'Aube.

Élu représentant de l'Aube, le 13 mai 1849, il se prononça avec la majorité pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi restrictive du suffrage universel, fit partie de la commission de permanence, vota pour la révision de la Constitution, mais se sépara de l'Élysée lors de la formation du ministère qui prépara le coup d'État de 1851, contre lequel il protesta. Incarcéré pendant quelques jours au Mont-Valérien, il consacra ensuite les loisirs que lui fit le gouvernement impérial à des travaux agricoles et à la publication d'un certain nombre de traités économiques.

En 1861, il avait été réélu membre du conseil général de l'Aube par le canton de Nogent-sur-Seine, qu'il avait déjà représenté de 1845 à 1851. L'Académie des sciences morales et politiques l'élut membre libre en 1867. Pendant la guerre franco-allemande, il fut arrêté par les Prussiens, envoyé comme otage à Reims, et mis en liberté après l'armistice.

Trois départements, le 8 février 1871, l'envoyèrent siéger à l'Assemblée nationale (l'Aube, les Bouches-du-Rhône et l'Isère). Il opta pour l'Aube, prit place au centre droit, et fut choisi, en raison de sa compétence spéciale, comme rapporteur du budget exceptionnel de 1871. La même année, il devint président du conseil général de l'Aube et, le 11 octobre, à la mort de Lambrecht, fut appelé par Thiers à le remplacer au ministère de l'Intérieur.

Comme ministre, il s'associa pleinement aux actes du chef de l'État, suspendit le Pays, journal bonapartiste, réorganisa les bureaux du ministère de l'Intérieur, et créa quatre grandes directions, ainsi qu'une direction des affaires civiles de l'Algérie. Il se retira le 2 février 1872, devant le vote de la Chambre qui refusait de rentrer à Paris, et reprit sa place à la Chambre.

Lorsque, à la veille de la journée du 24 mai, Thiers tenta de reconstituer son cabinet en s'appuyant principalement sur le centre gauche, il confia de nouveau (18 mai 1873) le portefeuille de l'Intérieur à Casimir-Périer. Mais au bout de six jours, le vote de l'ordre du jour Ernoul entraîna tout à la fois la chute du ministère et la démission du président de la République.

Casimir-Périer reprit sa place au centre et combattit résolument la politique de Broglie. Membre des diverses commissions chargées d'examiner les lois constitutionnelles, il prit une part importante à leurs discussions, et attacha son nom à la proposition, dite proposition Casimir-Périer, tendant à rétablissement définitif et à l'organisation de la République. Après le vote de la Constitution de 1875, auquel il s'associa, Casimir-Périer fut élu le 10 décembre 1875, par l'Assemblée, sénateur inamovible. Il refusa, peu après, de former le premier cabinet constitutionnel dont le maréchal de Mac-Mahon lui offrait la présidence, à cause des conditions restreintes où le pouvoir se présentait à lui, et s'assit au centre gauche de la Chambre haute. Il mourut presque aussitôt, le 6 juillet 1876, des suites d'un refroidissement.

Il épousa en premières noces Adèle Paturle, fille de Jacques Paturle, et en secondes noces, Camille Fontenilliat, fille d'Henry Fontenilliat et de Jeanne Mosselman et sœur de Jenny-Marie Fontenilliat, l'épouse de Gaston d'Audiffret-Pasquier. Du second mariage naîtra Jean Casimir-Perier et Henriette, épouse du comte Louis-Philippe-Charles de Ségur.

Fonctions et mandats politiques[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Le Traité avec l'Angleterre, Paris : Michel Lévy frères, 1860
  • Les Finances de l'Empire, Paris : M. Lévy frères, 1861
  • La Situation financière en 1863, Paris : E. Dentu, 1863
  • Les Finances et la Politique. De l'influence des institutions politiques et de la législation financière sur la fortune publique, Paris : Michel Lévy frères, 1863
  • Les Sociétés de coopération : la consommation, le crédit, la production, l'amélioration morale et intellectuelle par l'association, Paris : Dentu, 1864
  • L'Article 75 de la Constitution de l'an VIII sous le régime de la Constitution de 1852, Paris : A. Le Chevalier, 1867
  • Discours et lettres politiques de M. Casimir Périer, 1871-1873, Paris : impr. de A. Chaix, 1873

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]