1860 en France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Années :
1857 1858 1859  1860  1861 1862 1863

Décennies :
1830 1840 1850  1860  1870 1880 1890
Siècles :
XVIIIe siècle  XIXe siècle  XXe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada (Alberta, Colombie-Britannique, Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec), États-Unis) • Asie • Europe (France (Paris), Italie, Suisse) • Océanie


Chronologies thématiques :
Architecture Chemins de fer Droit Littérature Musique populaire Musique classique Parcs de loisirs Photographie Science Sociologie Sport Théâtre


Calendriers :
Romain Chinois Grégorien Hébraïque Hindou Musulman Persan Républicain

Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1860 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 17 mai, Paris : fondation de l’Alliance israélite universelle ou (AIU), par la volonté d'Adolphe Crémieux, un Juif d’une très ancienne famille provençale qui joua un grand rôle en tant que révolutionnaire en 1848. L'AIU deviendra un vecteur des valeurs culturelles et spirituelles de la France républicaine et un agent d’influence et de renseignements du Quai d’Orsay (ministère des Affaires étrangères).
  • Juin-octobre : exposition internationale de Besançon
  • 19 août : nouvelle expédition franco-britannique en Chine qui bat une armée Taiping près de Shanghai.
  • 21 août, Chine : des forces franco-britanniques s'emparent des forts chinois de Dagu, près de Tianjin.
  • 24 août : les franco-britanniques occupent Tianjin.
  • 30 août : débarquement d'une expédition française en Syrie et au Liban, pour protéger les chrétiens maronites contre les druzes. Les maronites occupaient la fonction de paysans agriculteurs, et les druzes, celle de propriétaires terriens (cheikhs). À la suite d'une révolte des paysans contre leurs maîtres, les seigneurs druzes ripostent et l'emportent. On dénombre au total 22 000 victimes, dont 6 000 chrétiens au Mont-Liban et presque deux fois plus à Damas. Cet épisode est par la suite interprété, à tort, comme un massacre de chrétiens par les druzes. S'il s'agit au départ d'un conflit social, il n'en reste pas moins que ce massacre est le premier à cristalliser les antagonismes communautaires (et, partant, confessionnels) au Liban.
  • Du 8 au 10 septembre : visite de Napoléon III et de l'impératrice à Marseille, et inauguration du nouveau Palais de la Bourse, avant d'embarquer pour Alger.
  • Du 17 au 19 septembre : visite de Napoléon III à Alger. Il reçoit un accueil réservé de la part de la population française, qui n’avait pas voté en sa faveur lors de son élection en 1851. De plus, il souhaite garantir la protection des terres arabes contre l’avidité des colons. Se méfiant des civils, il préfère renforcer les prérogatives de l’armée.
  • 21 septembre : bataille de Baliqiao, lors de laquelle les troupes franco-britanniques du général Cousin-Montauban mettent en déroute 50 000 Chinois à l’est de Pékin. Cette victoire sur la cavalerie mandchoue leur ouvre les portes de Pékin.
  • 15 novembre : le journal Le Moniteur publie une longue lettre de Fould, destinée à l'empereur, et pourtant critiquant durement les dépenses excessives.
  • 23 novembre : ministère du comte Walewski, qui succède à celui de Fould.
  • 24 novembre :
    • Premières réformes libérales de Napoléon III.
      • Décret constitutionnel sur les nouveaux pouvoirs des assemblées :
        • En réponse au discours de l'Empereur ouvrant la session, le Corps législatif et le Sénat discuteront chaque année des termes d'une adresse.
        • Des ministres sans portefeuille seront désignés par l'Empereur pour défendre et expliquer la politique du gouvernement devant les deux assemblées.
        • Le journal Le Moniteur et tous les journaux pourront reproduire la sténographie in extenso des débats des deux assemblées.
    • Le ministère de l’Algérie et des Colonies est supprimé et le poste de gouverneur général de l'Algérie est rétabli. Il est attribué au maréchal Pélissier (fin en 1864). Politique du « Royaume arabe ». L'instruction publique et les cultes demeurent rattachés à Paris.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  1. Recueil des lois, décrets, conventions et cahiers des charges concernant le réseau concédé à la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, p. 182 [lire en ligne]