Cap-Haïtien
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| Cap-Haïtien | |||
La ville du Cap vue d'un morne voisin |
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| Administration | |||
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| Pays | |||
| Département | Nord | ||
| Arrondissement | Cap-Haïtien | ||
| Maire | Michel Saint Croix | ||
| Démographie | |||
| Population | 249 541 hab. (est. (2009)) | ||
| Densité | 4 664 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Superficie | 5 350 ha = 53,5 km2 | ||
| Localisation | |||
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Géolocalisation sur la carte : Haïti |
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Cap-Haïtien, (anciennement Cap-Français, Cap-Henri), souvent appelé Le Cap (Okap ou Kapayisyen en Créole haïtien) est une commune d'Haïti, chef-lieu du département du Nord et de l'arrondissement de Cap-Haïtien.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Cap-Haïtien est une ville portuaire située sur la côte septentrionale de la République d'Haïti et était considéré au XIXesiècle comme le port le plus sûr de celle-ci.
La ville se trouve sur la côte ouest de la baie du Cap-Haïtien, à l'embouchure de la rivière Mapou et est dominée par la montagne du Morne Jean qui culmine à 718 mètres d'altitude.
Dans les faubourgs de la ville de Cap-Haîtien se trouve la ville de Vertières où se déroula la bataille de Vertières en 1803.
Démographie [modifier]
La commune est peuplée de 249 541 habitants[1](recensement par estimation de 2009), dont 155 505 habitants pour la ville elle-même.
Histoire [modifier]
La ville s'appelait Guarico par les indiens. C'est à l'est de la ville, que Christophe Colomb fait construire un fortin baptisé La Navidad avec les débris de la Santa Maria, naufragée dans la nuit de Noël de l'année 1492. Il laisse sur place 39 de ses hommes qui, avant le retour de Colomb, sont tous tués par les indigènes excédés par leurs exactions. Le fort qui avait été incendié, ne sera jamais reconstruit et tombe dans l'oubli, jusqu'à ce que des vestiges soient découverts par un paysan en 1977.
Pendant la période coloniale française, la ville est connue sous le nom de Cap-Français. La ville est alors la capitale de la colonie de Saint-Domingue avant la Révolution haïtienne.
En mai 1695, le Cap est attaqué et pillé par les Anglais, en représailles à l'expédition de la Jamaïque, menée en 1694 par Jean-Baptiste du Casse.
En 1739, on édifie le fort Picolet, composé de deux batteries superposées, d'un chemin de ronde et d'une muraille longeant la côte. Tout proche de ce fort, se dressent d'autres fortifications : le fort Magny (dans lequel est enterré le général Magny et défendu par la batterie du Gris-Gris), le Fort Belly, le Fort-aux-Dames et le Fort Saint-Joseph.
La population compte 15 000 habitants en 1790.
Le 5 ou le 6 février 1802, lors du débarquement de l'expédition de Saint-Domingue, le général Henri Christophe, faisant face à la supériorité militaire française par une politique de la terre brûlée, déclenche l'incendie qui détruit la ville en totalité[2].
Administration [modifier]
La commune est constituée de 3 sections communales :
- Bande du Nord
- Haut du Cap
- Petit Anse (dont le quartier « Petite-Anse »)
Enseignement [modifier]
L'Université Roi Henri Christophe, un nouveau campus de l'Université d'État d'Haïti, a été inauguré le 12 janvier 2012 à Limonade[3], après plus de 17 mois de travaux (première pierre posée le 31 juillet 2010[4]). Financé par la République dominicaine, il doit accueillir 10 000 étudiants dans ce qui sera considéré comme l'infrastructure universitaire la plus moderne d'Haïti. Celle-ci sera composé de plusieurs bâtiments de trois étages comportant : 72 salles de classe pour 30 étudiants chacune, une bibliothèque, des salles de réunions, des laboratoires informatiques, comptables, scientifiques, ainsi que des installations académiques, administratives et récréatives[5].
Économie [modifier]
Cap-Haïtien possède un aéroport (code AITA : CAP), ainsi qu'un port international.
La station balnéaire de Labadie se trouve à environ 5 km au nord-ouest du Cap-Haïtien.
Religions [modifier]
Personnalités liées au Cap-Haïtien [modifier]
- Jean II Stapleton (Cap-Français, 1696 - 1776), armateur et planteur de sucre à Saint-Domingue, issu de l'émigration jacobites des Irlandais nantais.
- Antoine Walsh (Saint-Malo, 1703 - Cap-Français, 1763), homme d'affaires issu de l'émigration jacobites des Irlandais nantais.
- Toussaint Louverture (Cap-Français, 1743 - La Cluse-et-Mijoux, 1803), grand dirigeant de la Révolution haïtienne, devenu par la suite gouverneur de Saint-Domingue (le nom d'Haïti à l'époque).
- Jean-Baptiste-Joseph Brelle (Douai, 1754 - Cap-Haïtien, 1819), père capucin français, archevêque d'Haïti.
- Vincent Ogé (Dondon, 1755 - roué vif au Cap-Français, 1791), figure de la révolution haïtienne.
- François Marie Sébastien Pageot (Cap-Français, 1766 - Paris, 1834), militaire français des XVIIIe siècle et XIXe siècles.
- Philomé Obin (Limbé, 1892 - Cap-Haïtien, 1986), peintre.
- Frantz Zéphirin, né au Cap-Haïtien en 1968, peintre.
- François Gayot, archevêque de Cap-Haïtien de 1974 à 2003
Références [modifier]
Notes [modifier]
- [PDF] (fr) Population totale, par sexe et population de 18 ans et plus estimées en 2009, au niveau des différentes unités géographiques sur le site de l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI)
- Denis Laurent-Ropa, Haïti, une colonie française, 1625-1802, L'Harmattan, 1993, p.287
- L’Université Roi Henri Christophe inaugurée, sur Radio nationale d'Haiti. Consulté le 13 janvier 2012
- Haïti - République Dominicaine : Pose de la première pierre de l'Université Henri Christophe du Nord, sur Haïti libre. Consulté le 1er août 2010
- Haïti - Éducation : La nouvelle Université sera terminée le 12 janvier 2012, sur Haïti libre. Consulté le 13 janvier 2011
Bibliographie [modifier]
- Moreau de Saint-Méry, Description topographique, physique, civile, politique et historique de la partie française de l'isle Saint-Domingue, Philadelphie, Paris, Hambourg, 1797-1798, (réédition, 3 volumes, Paris, Société française d'histoire d'outre-mer, 1984), pp.294-608.