Christian Jacob

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Christian Jacob
Christian Jacob, le 29 août 2011.
Christian Jacob, le 29 août 2011.
Fonctions
Président du groupe UMP
à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le 23 novembre 2010
Prédécesseur Jean-François Copé
Député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne
En fonction depuis le 20 juin 2007
Prédécesseur Ghislain Bray
10 décembre 199518 juillet 2002
Prédécesseur Alain Peyrefitte
Successeur Ghislain Bray
Ministre de la Fonction publique
2 juin 200515 mai 2007
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur Renaud Dutreil
Successeur André Santini
Ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation
Ministre délégué jusqu'au 29 novembre 2004
31 mars 200431 mai 2005
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Prédécesseur Renaud Dutreil
Successeur Renaud Dutreil
Ministre délégué à la Famille
17 juin 200231 mars 2004
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Jean-François Mattei (ministre)
Successeur Marie-Josée Roig
Député européen
19 juillet 19941er septembre 1997
Biographie
Nom de naissance Christian Jacob
Date de naissance 4 décembre 1959 (55 ans)
Lieu de naissance Rozay-en-Brie, Seine-et-Marne (France)
Nationalité française
Parti politique RPR puis UMP

Christian Jacob, né le 4 décembre 1959 à Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne), est un exploitant agricole et homme politique français.

Agriculteur-éleveur de profession, il exerce de nombreuses responsabilités dans le syndicalisme agricole, avant de devenir ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation dans le gouvernement Raffarin III (2004-2005) et ministre de la Fonction publique dans celui de Dominique de Villepin (2005-2007). Depuis le 23 novembre 2010, il est président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Titulaire d'un brevet d’études professionnelles agricoles, Christian Jacob s'installe comme exploitant agricole. Engagé dans le syndicalisme, il est président du Centre régional des jeunes agriculteurs du Nord, de 1987 à 1990, puis président du CNJA de 1992 à 1994. Il est également membre du Conseil économique et social en 1992, puis, de 1994 à 1996, président de la commission de l'agriculture et du développement rural.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est élu député européen en 1994 (il démissionnera en 1997). Parallèlement, il est membre de la commission exécutive du RPR (de 1995 à 1997) et élu député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne élu en 1995. Il sera réélu en 2002 et 2007.

Très proche de Jacques Chirac, il fut au sein du RPR tout d'abord délégué général du RPR chargé de l'Agriculture (1998-1999), ainsi que président de la Fédération RPR de Seine-et-Marne (1998-2002), puis secrétaire national à l'agriculture. Il reste membre du bureau politique du RPR jusqu'en 2002.

En 2001, il est élu maire de Provins, mais démissionne l'année suivante (2002) en raison de sa nomination au gouvernement Jean-Pierre Raffarin II. De 2002 à 2006, il reste le premier-adjoint au maire. En 2006, il retrouve son siège de maire de Provins.

C'est donc en 2002 que sa carrière ministérielle débute. Il est d'abord nommé Ministre délégué chargé de la Famille du gouvernement Jean-Pierre Raffarin II jusqu'en 2004. En 2004, il est reconduit dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin III au poste de ministre délégué chargé des PME, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation, qui deviendra un ministère à part entière en novembre 2004. En 2005, dans le Gouvernement Dominique de Villepin, il obtient le ministère de la Fonction publique.

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Le 21 juin 2014, Mediapart affirme que le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale a secrètement[non neutre][1] « prêté » 3 millions d’euros au parti politique UMP dirigé par Jean-François Copé, alors que l'UMP était au bord de la faillite en 2012. Mais les députés n’en ont pas été informés, alors que l’argent provient pour l’essentiel des caisses de l’Assemblée nationale[2]. Christian Jacob a confirmé cette information[3],[4] et reste toutefois à la tête des députés UMP réunis le mardi 24 juin pour débatrre de ce sujet. À la suite de cette réunion d'urgence, Christian Jacob a dû annoncer une réforme du fonctionnement financier du groupe parlementaire[5].

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • Ministre délégué à la Famille, auprès du ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (2) (du 17 juin 2002 au 30 mars 2004)
  • Ministre délégué aux PME, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) (du 31 mars au 28 novembre 2004)
  • Ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, aux Professions libérales et de la Consommation du gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3) (du 29 novembre 2004 au 31 mai 2005)
  • Ministre de la Fonction publique du gouvernement Dominique de Villepin (du 2 juin 2005 au 15 mai 2007)

Mandat de député[modifier | modifier le code]

Le 17 novembre 2010, Jean-François Copé, proche de Christian Jacob, démissionne de son poste de Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale pour devenir secrétaire général du parti.

Le 23 novembre 2010, Christian Jacob lui succède à l'Assemblée nationale en battant Jean Leonetti qui lui aussi briguait le poste, avec 182 voix contre 109.

Il a failli remporter l'élection au 1er tour avec 151 voix (la majorité absolue étant 156) arrivant devant Jean Leonetti (84 voix), Hervé Gaymard (47 voix) et Nicolas Forissier (28 voix)[6]. Le 20 juin 2012, il est réélu au poste de Président du groupe UMP au premier tour avec 117 voix sur 197, devant Xavier Bertrand (63 voix) et Hervé Gaymard (17 voix)[7].

Lors d'un débat parlementaire sur les déclarations de patrimoine des parlementaires, il défend un amendement supprimant la pénalisation des déclarations « sciemment » erronées. Il doit retirer cet amendement adopté en commission lors de la séance plénière sous la pressions des élus de gauche, du centre et certains députés de l'UMP[8].

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Député européen[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Membre de la commission exécutive du RPR (1995-1997) ;
  • Délégué général du RPR, chargé de l'agriculture (1998-1999) ;
  • Président de la fédération RPR puis UMP de Seine-et-Marne (1998-2002) ;
  • Secrétaire national à l'agriculture au RPR (1999-2002) ; membre du bureau politique du RPR (jusqu'en 2002).

Autres fonctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Opinions[modifier | modifier le code]

À propos du mariage et de la famille[modifier | modifier le code]

En 1999, il s'oppose avec véhémence au Pacte civil de solidarité (PACS).

En 2012, à propos de la loi sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, interviewé par le Journal du dimanche[réf. nécessaire], il estime que si la loi était adoptée il faudrait « l'abroger ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « La clé des champs », Odile Jacob, 1994
  • « Le pari du bon sens, un paysan en politique », L'Atelier De L'archer, Presses universitaires de France, 1999
  • « Le bon sens en politique », Eyrolles, 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]