Voulzie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Voulzie
La Voulzie à Provins.
La Voulzie à Provins.
Caractéristiques
Longueur 43,9 km
Bassin 290 km2
Bassin collecteur Seine
Débit moyen 1,69 m3/s (Jutigny)
Régime pluvial océanique
Cours
Source Voulton, Seine-et-Marne, France
· Altitude ~160 m
· Coordonnées 48° 37′ 26″ N 3° 21′ 40″ E / 48.6238, 3.361 (Source - Voulzie)  
Confluence Seine
· Localisation Saint-Sauveur-lès-Bray, Seine-et-Marne, France
· Altitude 55 m
· Coordonnées 48° 25′ 39″ N 3° 12′ 30″ E / 48.4274, 3.2084 (Confluence - Voulzie)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Seine-et-Marne
Principales villes Provins

La Voulzie est une rivière de France qui coule en Seine-et-Marne. C'est un affluent de la Seine en rive droite.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Voulzie est un cours d'eau du sud de la Brie qui naît sur le territoire de la commune de Voulton, à environ 8 kilomètres au nord-est de la ville de Provins. Au début le cours d'eau se dirige vers le sud-est, mais effectue assez tôt un quart de tour vers le sud-ouest, en direction de Provins. Peu après avoir traversé et baigné cette cité, la Voulzie s'oriente droit au sud et, après un parcours de 43,9 kilomètres, elle rejoint la Seine en rive droite à Saint-Sauveur-lès-Bray.

Communes traversées[modifier | modifier le code]

Voulton ~ Beauchery-Saint-Martin ~ Léchelle ~ Saint-Brice ~ Provins ~ Poigny ~ Sainte-Colombe ~ Longueville ~ Jutigny ~ Chalmaison ~ Everly ~ Les Ormes-sur-Voulzie ~ Saint-Sauveur-lès-Bray

Affluents[modifier | modifier le code]

Entre sa source et sa confluence avec la Seine, la Voulzie est alimentée par les cours d'eau suivants :


L'eau potable de Paris[modifier | modifier le code]

En 1925, une série de travaux sont entrepris, dont la construction d'un long aqueduc, destinés à capter une série de sources de la vallée pour alimenter la capitale, et cela surtout aux environs de Provins.

Aujourd'hui, l'aqueduc de la Voulzie rejoint celui de la Vanne, entre Fontainebleau et Paris et fournit une partie de l'eau potable de la capitale. Il transporte plus ou moins 100 000 m3 d'eau par jour, soit plus de 35 millions de m³ par an.

En 2005, Paris consommait chaque jour 615 millions de litres d'eau d'eau potable, soit 7,12 mètres cubes par seconde, presque l'équivalent du débit de l'Essonne ou plus que le débit de l'Andelle, ou encore plus de quatre fois le débit de la Voulzie ! Cette énorme quantité est assurée essentiellement par de l'eau de source, et celle-ci est prélevée avant tout dans les bassins de l'Avre normande, de la Vanne bourguignonne et de la Voulzie francilienne. Et il ne s'agit là que de l'eau potable. Pour alimenter totalement la métropole en eau, il faut encore ajouter l'eau non potable pour le nettoyage des voiries, l'eau d'arrosage des arbres et espaces verts, l'eau destinée aux activités industrielles, etc.

La longueur de l'aqueduc de la Voulzie est de 55,4 kilomètres. L'eau de source y est acheminée par simple gravité, à la vitesse de 2,5 kilomètres à l'heure. Pour éviter une contamination durant le trajet, une certaine quantité de désinfectant y est adjointe, d'où la nécessité de traiter quelque peu cette eau à l'arrivée[1].

En compensation de cette perte pour sa propre consommation, la ville de Provins doit... pomper l'eau de la Seine ! C'est le rôle du canal de la Voulzie et de l'usine élévatoire des Ormes.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit moyen annuel, ou module, de la Voulzie a été observé durant une période de 35 ans (de 1974 à 2008), à Jutigny, localité située peu avant son confluent avec la Seine : il est de 1,69 m3/s pour une surface de bassin de 280 km2 [2].

La Voulzie présente des fluctuations saisonnières de débit extrêmement modérées. La période de hautes eaux se déroule en fin d'hiver et au printemps : elle est caractérisée par des débits mensuels moyens allant de 1,82 à 2,07 m3/s, de janvier à mai inclus (avec un maximum en mars et en avril). Dès le début du mois de juin, le débit diminue progressivement pour aboutir à la période des basses eaux qui a lieu d'août à novembre inclus, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 1,32 m3 au mois de septembre, ce qui est encore franchement abondant, pour un aussi petit cours d'eau. Cependant il peut arriver que les fluctuations de débit soient plus importantes ou qu'elles se produisent sur des périodes plus courtes.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Jutigny
(Données calculées sur 35 ans)

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 0,720 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 720 litres par seconde, ce qui est très loin d'être sévère.

Les crues sont rarement importantes, même compte tenu de la petitesse du bassin versant. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 6,9 et 9,9 m3/s. Le QIX 10 est de 12 m3/s, le QIX 20 de 14 m3, tandis que le QIX 50 se monte à 16 m3/s.

Le débit instantané maximal enregistré à Jutigny durant cette période a été de 13,6 m3/s le 9 avril 1983, tandis que le débit journalier maximal était enregistré le lendemain 10 avril, à raison de 13 m3/s. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on constate que cette crue était d'ordre vicennal (vingt ans), c'est-à-dire nullement exceptionnelle.

Ainsi, la Voulzie est une rivière médiocrement abondante, comme la plupart de ses voisines du sud de la Seine-et-Marne ou de l'ouest de l'Aube toute proche. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 191 millimètres annuellement, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de la France, tous bassins confondus, et aussi à la moyenne du bassin de la Seine (plus ou moins 240 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 6,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Littérature[modifier | modifier le code]

Hégésippe Moreau, poète du début du XIXe siècle ayant vécu à Provins, chante les charmes de la Voulzie en ces termes :
« S'il est un nom bien doux, fait pour la poésie,
Ah! dites, n'est-ce pas le nom de la Voulzie,
La Voulzie, est-ce un fleuve aux grandes îles ? Non!
Mais avec un murmure aussi doux que son nom,
Un petit ruisseau, coulant visible à peine.
Un géant altéré le boirait d'une haleine.
Mais j'aime la Voulzie et ses bois noirs de mûres,
Et, dans son lit de fleurs, ses bonds et ses murmures,
Enfant, j'ai bien souvent, à l'ombre des buissons,
Dans le langage humain, traduit ses vagues sons. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'eau de Paris - D'où vient l'eau de Paris
  2. Banque Hydro - Station H1932020 - La Voulzie à Jutigny (option Synthèse)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]