Rosa gallica

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Rosa gallica, le rosier de France ou rosier de Provins, est une espèce de rosier originaire d'Europe centrale et méridionale et d'Asie occidentale de la Turquie au Caucase.

Description[modifier | modifier le code]

C'est un arbrisseau à feuilles caduques pouvant atteindre jusqu'à deux mètres de haut, les tiges sont munies d'aiguillons et de poils glandulaires.

Les feuilles, imparipennées, comptent de trois à sept folioles vert-bleu.

Les fleurs sont réunies en groupes de 1 à 4. Ce sont des fleurs simples, dont la corolle compte cinq pétales de couleur rose, odorantes.

Les fruits de forme globuleuse à ovoïde, ont de 10 à 13 mm de diamètre et sont à maturité de couleur orange à brun.

Culture[modifier | modifier le code]

L’espèce est facile à cultiver sur des sols biens drainés en exposition ensoleillée ou à mi-ombre ; elle peut résister jusqu’à des froids de 25 °C au-dessous de zéro. Elle est l’une des espèces de rosiers les plus anciennement cultivées ; elle était connue des anciens Grecs et Romains et était commune dans les jardins du Moyen Âge. Au XIXe siècle, c’était l’une des plus importantes espèces de rosiers cultivés, et la plupart des cultivars modernes de roses européennes ont au moins une petite contribution provenant de Rosa gallica dans leurs gènes.

Les cultivars de l’espèce Rosa gallica et les hybrides[1] proches en apparence constituent un groupe de cultivars, le groupe des rosiers Gallica. Les ancêtres sont en général inconnus et l’influence des autres espèces ne peut pas être écartée.

Le groupe des rosiers Gallica partage les caractères végétatifs de l’espèce, formant des buissons bas couvrants. Les fleurs peuvent être simples, mais sont plus couramment doubles ou semi-doubles. La couleur des fleurs va du blanc (rare) au rose et au pourpre foncé. Tous les rosiers du groupe Gallica ont une floraison unique (non remontants). Ils sont faciles à cultiver.

Les plus connues sont le cultivar semi-double 'Officinalis', la rose de Provins et un cultivar incertain, la « Rose rouge de Lancastre » qui est l’emblème floral du Lancashire.

Mutations et hybrides[modifier | modifier le code]

'Officinalis'
  • Rosa gallica 'conditoum' ou 'rose de Hongrie', aux fleurs écarlates, semi-doubles,très parfumées, qui y a été cultivée pour la production d'eau de rose et de confiseries.
  • Rosa gallica 'officinalis' ou 'rose de Provins', ou 'rose des apothicaires', aux fleurs semi-doubles carmin
  • Rosa gallica 'Pumilla' ou'rose d'amour, nain, spontané en Espagne et en Italie.
  • Rosa gallica 'Versicolor' ou 'Rosa mundi' un sport d'officinalis aux fleurs rose pâle éclaboussées de carmin.
  • Rosa gallica 'Violacea' ou 'La Belle Sultane', mentionnée avant 1795, aux fleurs d'un rouge sombre violacé et velouté.

En 1807, Joséphine de Beauharnais cultive 167 roses galliques, beaucoup ont disparu, certaines sont présentes dans les roseraies conservatoires, très peu sont encore cultivées et commercialisées :

  • 'Cardinal de Richelieu' aux grandes fleurs doubles pourpre violacé.
  • 'Belle de Crécy' rose virant au poupre en fanant
  • 'Charles de Mills' aux grandes fleurs (9 cm) plates très doubles, carmin
  • 'Duc d'Angoulême' aux fleurs globuleuses roses
  • 'Gloire de France' aux fleurs très doubles de couleur rose, existant avant 1819
  • 'Tuscany superb', un sport de 'Tuscany' à fleurs plus grosses et plus doubles mais la même couleur violette, celle décrite en 1596 sous le nom de 'Velvet rose.
  • certains que l'on croyait perdus sont redécouverts dans d'anciens jardins, c'est le cas de 'Sissighust Castle' de couleur foncée, presque marron[2].

Des hybrides de Rosa gallica forment les groupes des Rosa ×waitziana, Rosa ×waitziana nothovar. macrantha et des Rosa ×francofurtana.

En 2004, un cultivar du groupe Gallica nommé 'Cardinal de Richelieu' a été modifié par interférence par ARN pour produire la première rose bleue.

Protection[modifier | modifier le code]

Cette espèce est protégée en France, à l'annexe 2[3].

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Rosa gallica par Redouté
  1. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 33 à 42.
  2. Roses, Peter Beales, éd. du Chêne, ISBN 2-85108-589-1 p 163
  3. INPN Protection

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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