Abbaye Notre-Dame de Longpont

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Abbaye Notre-Dame de Longpont
Image illustrative de l'article Abbaye Notre-Dame de Longpont
Vue méridionale de l'abbaye.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye fortifiée
Rattachement Diocèse de Soissons
Début de la construction 1131
Fin des travaux 1227
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1889)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Picardie
Région Picardie
Département Aisne
Commune Longpont
Coordonnées 49° 16′ 23″ N 3° 13′ 14″ E / 49.273057, 3.220602 ()49° 16′ 23″ Nord 3° 13′ 14″ Est / 49.273057, 3.220602 ()  [2]

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Abbaye Notre-Dame de Longpont

L'abbaye Notre-Dame de Longpont est une ancienne abbaye fortifiée[3] cistercienne dont les ruines se dressent sur la commune de Longpont dans le département de l'Aisne en région Picardie. Elle fut fondée en 1131 par Bernard de Clairvaux à la demande de l'évêque de Soissons, Josselin de Vierzy.

L'abbaye fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1889[1].

Situation[modifier | modifier le code]

Les vestiges de l'abbaye Notre-Dame de Longpont sont situés, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Soissons et à une dizaine de kilomètres au nord-est de Villers-Cotterêts dont elle est séparée par la forêt domaniale de Retz, dans le département français de l'Aisne sur la commune de Longpont, sur la Savière.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale gothique fut construite au début du XIIIe siècle, entre 1192 et 1227, date de sa consécration en présence du roi de France saint Louis. Elle fut détruite après le départ des moines à la Révolution française (1793), jusqu'au rachat des ruines en 1804 par le comte Henri de Montesquiou (1768-1844) dont les descendants continuent à entretenir de nos jours les restes des anciens bâtiments monastiques.

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

  • 1132-1145 : Hugues I Pipars
  • 1145-1149 : Baudouin I
  • 1149-1153 : Geoffroy
  • 1153-1161 : Géraud
  • 1161-1168 : Alexandre
  • 1168-1177 : Hugues II de Cassel
  • 1177-1184 : Hugues III de Juvencourt
  • 1184-1192 : Hugues IV de Saint-Quentin
  • 1192-1198 : Adam I
  • 1198-1219 : Gaucher d’Ochies
  • 1219-1232 : Hugues V de L’Oratoire
  • 1232-1254 : Baudouin II
  • 1254-1261 : Amice
  • 1261-1277 : Jean I
  • 1277-1279 : Jean II de Provins
  • 1279-1286 : Robert I
  • 1286-1320 : Adam II
  • 1320-1325 : Jacques I
  • 1325-1342 : Nicolas de Fère
  • 1342-1354 : Jean III
  • 1354-1372 : Thomas
  • 1372-1378 : Jean IV de Saint-Souplet
  • 1378-1387 : Gilles
  • 1387-1402 : Pierre I de Gillocourt
  • 1402-1430 : Nicolas II de Sarcicourt
  • 1430-1442 : Robert II
  • 1442-1465 : Jacques II Leclerc
  • 1465-1487 : Robert III de Thorigny
  • 1487-1516 : Jean V des Fossés
  • 1516-1531 : Pierre I d’Aragon
  • 1531-1544 : cardinal Jean VI du Bellay de Langey
  • 1544-1550 : Gabriel de Guzman
  • 1550-1563 : Guillaume d’Avançon
  • 1563-1573 : cardinal Hippolyte d'Este
  • 1573-1577 : Louis I de La Chambre
  • 1577-1578 : cardinal Louis II d’Este
  • 1578-1583 : cardinal René de Birague
  • 1583-1615 : Gaspard de Birague
  • 1615-1634 : François Crocquet de Puyvert
  • 1634-1715 : cardinal César d'Estrées
  • 1715-1734 : Louis III de La Vergue de Montenant de Tressan
  • 1734-1737 : Pierre II Auguste de Rosset de Rocozel de Fleury
  • 1737-1757 : Henri-Guillaume de Suckingen
  • 1757-1783 : Louis IV Marie de Frischman
  • 1783-1791 : Pierre III Garnier
  • 1791-1793 : Marie-Joseph Green de Saint-Marceau

Source : Gallia Christiana

Description[modifier | modifier le code]

De l'église abbatiale, il ne reste que le fronton principal avec la grande rosace vide, et des murs et contreforts extérieurs. La toiture a entièrement disparu ainsi que l'ensemble du chœur et du transept.

Sur la droite on trouve deux bâtiments entourant la cour où subsiste une des galeries du cloître, aménagés au XVIIIe siècle, avec une façade principale ornée de balcons de style Louis XIV en fer forgé.

Dans ces bâtiments on peut encore voir :

  • le chauffoir des moines, avec sa grande cheminée centrale reposant sur quatre piliers, du XIIIe siècle ;
  • l'ancien cellier gothique du XIIIe siècle, aménagé au XVIIIe siècle pour loger les hôtes des abbés commendataires, deux rangées de baies, garnies de balcons au premier étage, ont été percées au XVIIIe siècle dans les arcatures du XIIIe siècle ;
  • le vestibule du XVIIIe siècle avec son grand escalier de pierre orné d'une rampe de fer forgé.

Dans le village il reste la porte fortifiée de l'abbaye datant du XVe siècle dont l'étage à colombages est flanqué de quatre tourelles à toit de pierre. Cette porte se présente sous la forme d'un massif rectangulaire flanqué de quatre tourelles et dont la partie sud a été restaurée. Trois des tourelles sont sur tas de charge et s'appuient sur des contreforts. Il est percé de deux portes, piétonne et charretière, en arcs en tiers-point. La porte charretière est précédée d'un massif plus tardif. L'espace ainsi ménagé entre les deux est défendu par un assommoir qui s'ouvre entre un arc bandé en avant des deux tas de charge des tourelles et la porte. Une galerie de bois datant de la Renaissance est accrochée vers l'intérieur[3].

Le monument est privé mais peut se visiter. Les samedis, dimanches et jours fériés ; des trains de la ligne Paris - Laon s'arrêtent à proximité de l'abbaye.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ancienne abbaye », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Coordonnées vérifiées sur Géoportail.
  3. a et b Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ 1987, 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 689.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]