Malesherbes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Malesherbes (Loiret))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Malesherbes (homonymie).
Malesherbes
L'hôtel de ville de Malesherbes
L'hôtel de ville de Malesherbes
Blason de Malesherbes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Pithiviers
Canton Malesherbes
Intercommunalité C.C. du Malesherbois
Maire
Mandat
Delmira Dauvilliers
2014-2020
Code postal 45330
Code commune 45191
Démographie
Gentilé Malesherbois
Population
municipale
6 203 hab. (2011)
Densité 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 17′ 46″ N 2° 24′ 21″ E / 48.2961111111, 2.405833333348° 17′ 46″ Nord 2° 24′ 21″ Est / 48.2961111111, 2.4058333333  
Altitude Min. 67 m – Max. 140 m
Superficie 17,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte administrative du Loiret
City locator 14.svg
Malesherbes

Géolocalisation sur la carte : Loiret

Voir sur la carte topographique du Loiret
City locator 14.svg
Malesherbes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Malesherbes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Malesherbes
Liens
Site web www.ville-malesherbes.fr

Malesherbes est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

La gare de Malesherbes

Malesherbes est située aux limites de la Beauce, de la Brie et du Gâtinais, dans la vallée de l'Essonne. La superficie de la commune est de 1 761 hectares ; son altitude varie entre 67 et 140 mètres[1]. La commune est implantée au nord du Loiret, à 65 km (par la route) d'Orléans, dans le canton de Malesherbes. Elle est située à 18 km au nord-est de Pithiviers, son chef-lieu d'arrondissement.

Limitrophe de la région Île-de-France, la ville est située à 25 km à l'ouest de Nemours, 28 km au sud-est d'Étampes et à 73 km au sud de Paris.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Hameaux de Rouville (rattaché à Malesherbes en 1813), Le Buisson, Pinçon et Trézan (rattaché à Malesherbes en 1813).
  • Lieux-dit du bois de Châteaugay.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Essonne marque la limite est de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe des départements de l'Essonne (commune de Boigneville) et de la Seine-et-Marne (communes de Nanteau-sur-Essonne, Buthiers et Boulancourt).

Rose des vents Boigneville
(Essonne)
Nanteau-sur-Essonne
(Seine-et-Marne)
Rose des vents
Orveau-Bellesauve N Buthiers
(Seine-et-Marne)
O    Malesherbes    E
S
Coudray Labrosse Boulancourt
(Seine-et-Marne),
Augerville-la-Rivière

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route D2152 qui assure un accès à l'échangeur no 14 de l'A6 à 15 km au nord-est.

Transport[modifier | modifier le code]

  • RER (RER)(D)

Malesherbes<>Paris Gare de Lyon<>Paris gare de Châtelet - les Halles<>Paris gare du Nord<>Creil

La ville est un terminus sud du (RER)(D) mais du fait qu'elle est située dans le département du Loiret et donc hors de la région Île-de-France, cette gare est hors zone tarifaire carte orange (au-delà de la zone 5).

Desservie par le réseau interurbain du Loiret, Ulys:

  • Ligne 22

Pithiviers<>Malesherbes

Correspondance : (RER) (D) Gare de Malesherbes

  • Ligne 14

Montargis<>Malesherbes

Correspondances : SNCF et TransilienLigne R du Transilien Gare de Montargis ; (RER) (D) Gare de Malesherbes

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 824, alors qu'il était de 2 802 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 90,2 % étaient des résidences principales, 3,3 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 61,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 37,9 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 58,3 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (54,4 %). La part de logements HLM loués vides était de 19,3 % contre 22,2 %, leur nombre étant constant 492 contre 510[Insee 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Malesherbois(es)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu du canton et accueille le siège de la communauté de communes du Malesherbois.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Malesherbes sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Malesherbes Maire Michel Guérin 2008 2014
Cantonales Malesherbes Conseiller général Michel Guerin 27 mars 2011 2015
Législatives 5e circonscription Député Marianne Dubois 10 juin 2012 juin 2017
Régionales Centre Président du conseil régional François Bonneau 7 septembre 2007 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande 6 mai 2012 mai 2017
Autres résultats : Élections à Malesherbes

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1830 1831 Louis Couppé    
1831 1833 Louis Aublet    
1833 1836 Pierre Leclerc    
1836 1838 Jean Tazé    
1838 1860 François Hutteau    
1860 1863 Antoine Desroziers    
1863 1873 François Penot    
1873 1881 Pierre Halliard    
1881 1888 Louis Neveu    
1888 1893 François Bennetot    
1893 1912 Léopold Brégé    
mai 1912 1919 Paul Vuillot    
décembre 1919 1935 Henri Chevrier Radical-socialiste Député du Loiret
mai 1935 1941 Georges Billard    
1941 1944 Marc Hénault    
1944 1945 Maximin Gely    
mai 1945 1947 Félix Matignon    
octobre 1947 1954 Henri Fontaine    
1954 1977 Marcel Girard    
mars 1977 1983 Roger Guerre    
1983 1995 Bernard Sevin    
juin 1995 1997 Bernadette Dagnicourt    
1997 2008 Paul Sanchez app. PS  
mars 2008 2014 Michel Guérin DVD  
mars 2014 en cours
(au 10 avril 2014)
Delmira Dauvilliers DVD  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Malesherbes relève du tribunal d'instance d'Orléans, du tribunal de grande instance d'Orléans, de la cour d'appel d'Orléans, du tribunal pour enfants d'Orléans, du conseil de prud'hommes d'Orléans, du tribunal de commerce d'Orléans, du tribunal administratif d'Orléans et de la cour administrative d'appel de Nantes[4].

La commune accueille la brigade autonome de la circonscription de gendarmerie, une recette-perception des impôts et un bureau de poste.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 17 octobre 2014, Malesherbes est jumelée avec[5] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Malesherbes.

En 2011, la commune comptait 6 203 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
939 945 893 1 154 1 383 1 475 1 324 1 423 1 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 655 1 669 1 847 1 790 1 819 1 883 2 226 2 095 2 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 328 2 317 2 335 2 303 2 351 2 425 2 406 2 373 2 376
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 420 2 891 3 851 5 014 5 778 5 989 6 097 6 044 6 190
2011 - - - - - - - -
6 203 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie d'Orléans-Tours. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

Santé[modifier | modifier le code]

Malesherbes accueille un centre d'incendie et secours.

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier de Pithiviers[8].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La paroisse catholique Saint-Martin fait partie du groupement de paroisses de Malesherbes dans le doyenné de la Beauce-Pithiviers (diocèse d'Orléans).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 038 €, ce qui plaçait Malesherbes au 19 509e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[9].

En 2009, 45,1 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 969 personnes, parmi lesquelles on comptait 75,6 % d'actifs dont 64,6 % ayant un emploi et 11 % de chômeurs[Insee 5].

On comptait 3 160 emplois dans la zone d'emploi, contre 3 561 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 574, l'indicateur de concentration d'emploi est de 61,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[Insee 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Malesherbes comptait 405 établissements : 7 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 35 dans l'industrie, 32 dans la construction, 272 dans le commerce-transports-services divers et 59 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 7].

En 2011, 38 entreprises ont été créées à Malesherbes[Insee 8], dont 18 par des autoentrepreneurs[Insee 9].

Malesherbes accueille plusieurs entreprise liées à l'édition ; parmi elles, on peut citer Maury (imprimerie ; 1 500 employés), Brun (reliure, façonnage) ou Interforum (distribution ; groupe Editis).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin

Château de Malesherbes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Malesherbes.

Le château[Note 3] forme un quadrilatère avec des tours d'angle datant de la fin du XVe siècle. Il possède en annexe, un grand bâtiment des greniers du XIVe siècle ainsi que l'un des plus grands pigeonniers de France. De nombreux rois de France y séjournèrent, dont Henri IV, Charles V et Louis XIV. Le château, aujourd'hui domaine privé, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 mai 1965[10]. Le parc n'est plus accessible depuis son acquisition par un particulier en 2007.

Château de Rouville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Rouville.

Ce château privé[Note 4], du XVe siècle, a été construit par Hector de Boissy. À partir de 1863, Ernest et Alphonse Gabriel d'Aboville ont fait restaurer le château par l'architecte Auguste-Joseph Magne, dans un style néo-Renaissance. Le château de Rouville fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 août 2001[11].

Dolmen de Mailleton[modifier | modifier le code]

Ce dolmen[Note 5] fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 septembre 1979[12].

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale possède une mise au tombeau du XVIe siècle[13]. Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 juin 1926[14].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La ville est récompensée par deux fleurs au palmarès 2013 du concours des villes et villages fleuris[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Malesherbes

Les armes de Malesherbes se blasonnent ainsi :

De gueules à une tour d'argent posée sur un buisson de sinople, au chef cousu d'azur chargé d'une étoile d'or[17].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. 48° 17′ 14″ N 2° 24′ 57″ E / 48.2873, 2.4157
  4. 48° 18′ 16″ N 2° 24′ 42″ E / 48.3044, 2.411671
  5. 48° 15′ 59″ N 2° 24′ 40″ E / 48.26629, 2.41116

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. David Malescourt, « Nièvre > Malesherbes (45330) », sur le site habitants.fr (consulté le 17 octobre 2014).
  3. Les maires de Malesherbes sur MairesGenWeb. Consultation : novembre 2008.
  4. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 14 octobre 2014).
  5. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 17 octobre 2014).
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. Fédération hospitalière de France, « Trouver un établissement », sur L'hôpital (consulté le 17 octobre 2014).
  9. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » [xls], sur le site de l'Insee (consulté le 17 octobre 2014).
  10. « Notice no PA00098810 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Notice no PA45000018 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Notice no PA00098811 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Notice no PM45000348 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. « Notice no PA00098812 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Malesherbes », sur le site des Villes et villages fleuris (consulté le 17 octobre 2014).
  16. François Bazin, « Les fêtes au moulin », dans Jacques Pilhan, le sorcier de l’Élysée, Perrin,‎ 2011, p. 289-303
  17. Le blason de la ville sur Gaso. Consultation : mars 2008.