Musée Fabre

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Musée Fabre
Le bâtiment de l'ancien collège des Jésuites
Le bâtiment de l'ancien collège des Jésuites
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Montpellier
Adresse 13, rue Montpelliéret
F-34000 Montpellier
Coordonnées 43° 36′ 42″ N 3° 52′ 49″ E / 43.6116885, 3.8802069 ()43° 36′ 42″ Nord 3° 52′ 49″ Est / 43.6116885, 3.8802069 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1828
Collections Art français et européen du XVe au XXIe siècle
Nombre d’œuvres exposition : 900 collection : 9 000
Superficie 9 200 m²
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 43 965 (2003)
70 378 (2004)
32 957 (2005)
351 028 (2007)[1]
303 171 (2008)
254 660 (2009)
291 322 (2011)
Site web museefabre.montpellier-agglo.com

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Musée Fabre

Le Musée Fabre est le principal musée d'art de Montpellier. Il est créé à la suite d'une proposition en 1824 du baron François-Xavier Fabre[2](1766-1837), peintre et collectionneur, de faire don à la ville de ses collections, à condition qu’elles soient à l'origine d’un musée. Le maire de l'époque, Ange-Jean-Michel-Bonaventure Marquis de Dax d’Axat, premier président de la Société des Beaux-Arts de Montpellier et ami du baron Fabre, est aussi un amateur d’art. Il sera l'initiateur de la création du musée. En janvier 1825 il réunit un conseil municipal extraordinaire au cours duquel la donation est validée par un vote unanime. Après trois ans de travaux financés par la municipalité, le musée ouvre ses portes le 3 décembre 1828[3]. Le Musée Fabre est l'un des plus importants musées du Sud de la France. Il a le statut de musée de France, au sens de la loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002.

Le bâtiment[modifier | modifier le code]

Le musée a été installé dans l'hôtel de Massilian, hôtel particulier du XVIIIe siècle, situé à l'est de l'Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l'Esplanade, à proximité immédiate de la Place de la Comédie. Cette installation a demandé trois années d'importants travaux suivis de près par le maire et le baron Fabre et confiés à deux architectes de la ville de Montpellier, MM. Fovis et Boué. Le musée s'est étendu autour du bâtiment originel grâce à des constructions du XIXe siècle donnant sur l'Esplanade et en absorbant un ancien Collège de jésuites de la fin du XVIIe siècle.

La rénovation de 2003[modifier | modifier le code]

Galerie des Colonnes du musée.

Le musée a été fermé de 2003 à 2007 pour permettre un agrandissement et une réorganisation des espaces, par une démolition intérieure et le déménagement de la bibliothèque. La rénovation a été conçue par le cabinet d'architecture de Bordeaux Brochet-Lajus-Peyo associé à Emmanuel Nebout de Montpellier. L'inauguration officielle du musée a eu lieu le 3 février 2007, son ouverture au public le 4 février 2007.

Les espaces d'exposition ont été portés de 3 000 à quelque 9 000 m² dont une salle d'expositions temporaires de 1 000 m². Une nouvelle aile a été créée pour la peinture contemporaine. Le circuit de visite a été entièrement repensé tout en mettant en valeur les décors subsistant du XIXe siècle (grand escalier dessiné par Fabre lui-même, salle des Griffons avec sa frise néo-étrusque, ancien appartement de Fabre avec plafonds peints et lustres). L'entrée se fait désormais par l'ancien collège de Jésuites, en retrait par rapport à l'hôtel de Massilian. Le hall d'entrée, situé sous la cour du collège, est décoré d'une mosaïque conçue par l'artiste Daniel Buren. Les travaux ont coûté 62,7 millions d'euros, assumés par l'État (15,5 millions), la région Languedoc-Roussillon (2,8 millions) et la communauté d'agglomération de Montpellier, dont dépend aujourd'hui le musée. Une concession dans le musée a été accordée à la librairie Sauramps, sur 120 m2. Cette concession fait de Sauramps la première librairie privée accueillie au sein d'un musée public.

Les collections[modifier | modifier le code]

Constitution et histoire des collections[modifier | modifier le code]

En 2007, le fonds comporte près de 1800 tableaux, 4000 dessins et 1500 gravures. Il est complété par une collection de plusieurs centaines de sculptures. Seules 900 œuvres sont en exposition.

Les collections ont été constituées autour de la donation originelle de Fabre au profit de la ville, ensemble considérable de tableaux et de dessins des périodes classique et néo-classique. Fabre est un peintre de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, formé à l'école de dessin de la Société des beaux-arts de Montpellier. Il est aidé par l'un des membres de cette dernière, Philippe-Laurent de Joubert, pour entrer dans l'atelier de David. Grand collectionneur de tableaux (Renaissance italienne et contemporains), il lègue l'ensemble à sa ville natale à la condition de créer un musée public. Il devient le premier directeur en y poursuivant une politique d'acquisition. La générosité de Fabre a ensuite fait des émules : l'agent de change Antoine Valedau (1777-1836) a légué un important ensemble de maîtres hollandais et flamands, Rubens, David Teniers, Gerrit Dou...En 1868 et en 1876, Alfred Bruyas (1821-1877) offre des toiles majeures d'artistes contemporains Gustave Courbet, Eugène Delacroix, Alexandre Cabanel, ce dernier offrant directement une toile à l'institution (le Phèdre). La famille du peintre montpelliérain Frédéric Bazille (1841-1870) a offert des toiles importantes de ce précurseur de l'impressionnisme. Le musée a également reçu des dépôts du musée du Louvre, du musée d'Orsay et du musée national d'Art moderne. Venant couronner la rénovation sans précédent des années 2000, Pierre Soulages a offert 20 toiles emblématiques de sa peinture entre les années 1950 et aujourd'hui. Elles sont exposées dans deux salles spécifiques.

Les collections modernes et contemporaines comprennent principalement des œuvres de peintres comme Eugène Delacroix, Frédéric Bazille (14 œuvres) et surtout Gustave Courbet, l'un des artistes-phare du musée (16 œuvres, avec notamment le célèbre Bonjour Monsieur Courbet), et de sculpteurs modernes d'origine languedocienne, comme Germaine Richier, morte à Montpellier en 1959 (La Montagne), René Iché et Aristide Maillol, et des artistes du mouvement Supports/Surfaces dont beaucoup sont nés dans la région (Claude Viallat, Vincent Bioulès, Daniel Dezeuze).

Collection de peintures[modifier | modifier le code]

Collection de peintures du XVe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'Homme aux rubans noirs, Sébastien Bourdon, 1657-1658.
Lionello Spada, Lamentation sur le Christ mort, vers 1614.
Jan Steen, Comme les vieux chantent, les enfants piaillent, vers 1662.
Joshua Reynolds, Samuel enfant, 1776.

Cette liste répertorie certains des artistes majeurs dont on peut admirer les œuvres au musée Fabre sans se vouloir exhaustive.

France[modifier | modifier le code]
Italie[modifier | modifier le code]
Allemagne, Flandres et Hollande[modifier | modifier le code]
Espagne[modifier | modifier le code]
Autres[modifier | modifier le code]

Collection de peintures du XIXe et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Etude anatomique, Théodore Géricault, 1818-19.

Collection de sculptures[modifier | modifier le code]

Jean-Antoine Houdon, Voltaire assis, 1780-1790.

Collection d'arts graphiques[modifier | modifier le code]

Dessins[modifier | modifier le code]

Le fond de dessins du musée Fabre compte parmi les plus importants de France. Le fonds italien ancien notamment comprend plus de 500 feuilles. On remarque particulièrement au sein des collections des dessins de :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel de Roux, « Le Musée Fabre agrandi et musclé », Le Monde, 3 février 2007, p. 26
  • Le musée Fabre de Montpellier, Dossier de l'art, no 137, 2007
  • Éric Pagliano, L’atelier de l’œuvre. Dessins italiens du Musée Fabre, Snoeck, 2013, 464 p.

Accès[modifier | modifier le code]

Le musée est accessible en tramway par les lignes (1) (2) et (4) aux arrêts "Comédie" et "Corum".

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Veille Info Tourisme, p. 123, consulté le 16 août 2010
  2. Voir ce lien
  3. [« Marquis de Dax d'Axat, Le Maire qui créa le Musée Fabre » lire en ligne], in « Harmonie », revue de la Communauté d'Agglomération de Montpellier, no 290, janvier 2012, p. 38[1]
  4. La Tribune de l'Art, Le musée Fabre achète un chef-d'œuvre de Lionello Spada, consulté le 7 mai 2012.
  5. Tribune de l'Art, Un tableau d’Antonio (sic) Vaccaro acheté par le Musée Fabre, consulté le 1er décembre 2013.