Essonne (rivière)
| Essonne | |
L'Essonne à La Ferté-Alais. |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 97,2 km |
| Bassin | 1 870 km2 |
| Bassin collecteur | Seine |
| Débit moyen | 8,42 m3⋅s-1 (Ballancourt-sur-Essonne) |
| Régime | pluvial océanique |
| Cours | |
| Se jette dans | la Seine |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
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L’Essonne (prononcé [e.sɔn]
Écouter) est une rivière française, longue de 97,2 km[1], affluent de la rive gauche de la Seine, dont le cours traverse les départements du Loiret et de l’Essonne.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Le nom Essonne, Exonna au VIesiècle[2], viendrait d'Acionna, déesse des rivières dont le culte est attesté à Orléans (Genabum) pendant la période gallo-romaine.
Acionna serait également l'origine du cours supérieur de l'Essonne, que l'on appelle aujourd'hui l'Œuf.
Géographie [modifier]
Elle se forme dans le plateau du Gâtinais à La Neuville-sur-Essonne par la confluence de deux rivières, l'Œuf, qui prend sa source près de Chilleurs-aux-Bois (Loiret) à 130 m d’altitude) et la Rimarde, qui prend sa source près de Nibelle (Loiret) à 182 m d’altitude. Elle arrose notamment Malesherbes, La Ferté-Alais et Corbeil-Essonnes où elle se jette dans la Seine
Elle a pour affluent notable la Juine (longueur 55 km, affluent de rive gauche). Les autres affluents sont des ruisseaux de faible longueur : la Velvette, le Ru de D’Huison, le Ru de Misery en rive gauche, le Ru de Boigny et le Ru de Ballancourt en rive droite
Le RER D longe la vallée de l'Essonne de Corbeil-Essonnes jusqu'à son terminus à Malesherbes.
Une partie du bassin versant de l'Essonne, ainsi que de son cours entre Malesherbes et La Ferté-Alais, fait partie du parc naturel régional du Gâtinais français.
Communes traversées [modifier]
- Dans le Loiret
- La Neuville-sur-Essonne ~ Aulnay-la-Rivière ~ Ondreville-sur-Essonne ~ Briarres-sur-Essonne ~ Dimancheville ~ Orville ~ Augerville-la-Rivière
- Dans la Seine-et-Marne
- Boulancourt ~ Buthiers
- Dans le Loiret
- Malesherbes
- Dans la Seine-et-Marne
- Nanteau-sur-Essonne
- Dans l'Essonne
- Boigneville ~ Prunay-sur-Essonne ~ Buno-Bonnevaux ~ Gironville-sur-Essonne ~ Maisse ~ Courdimanche-sur-Essonne ~ Boutigny-sur-Essonne ~ Vayres-sur-Essonne ~ Guigneville-sur-Essonne ~ La Ferté-Alais ~ Baulne ~ Itteville ~ Ballancourt-sur-Essonne ~ Vert-le-Petit ~ Fontenay-le-Vicomte ~ Écharcon ~ Mennecy ~ Lisses ~ Ormoy ~ Villabé ~ Corbeil-Essonnes
Affluents [modifier]
Hydrologie [modifier]
L'Essonne est une rivière remarquablement régulière, contrairement à la plupart de ses voisines d'Île-de-France situées plus au nord (l'Orge par exemple), ou plus à l'est (le Loing). Elle est en effet largement alimentée par la nappe de Beauce, qui agit comme un puissant régulateur.
- La nappe de Beauce a une capacité de stockage estimée à 20 milliards de mètres cubes, soit 20 kilomètres cubes ou encore dix-huit fois le volume du lac d'Annecy... Elle joue un rôle régulateur du débit des rivières très important, car elle contribue à l'alimentation naturelle des cours d’eau qui lui sont liés, tels le Loing, le Loir, l'Essonne, la Conie, etc. Elle fournit à l'ensemble de ces cours d'eau une masse d'environ 500 millions de m3 par an en moyenne, soit 16 m3⋅s-1 environ[3].
Le débit de l'Essonne a été observé sur une période de 45 ans (1964-2008), à Ballancourt-sur-Essonne, localité du département de l'Essonne située à quelques kilomètres de son débouché dans la Seine[4]. À cet endroit le bassin versant de la rivière est de 1 870 km2.
Le module de la rivière à Ballancourt-sur-Essonne est de 8,37 m3⋅s-1.
L'Essonne présente des fluctuations saisonnières de débit très peu importantes, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen au niveau de 9,30 à 9,50 m3⋅s-1, de décembre à début mai inclus (avec un maximum en janvier-février), et des basses eaux d'été de juillet à septembre, avec une légère baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 6,72 m3 au mois d'août.
Le VCN3 peut chuter jusque 4,0 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui reste très élevé comparé à ce que subissent la grande majorité des cours d'eau du bassin de la Seine et d'ailleurs en France.
Les crues sont elles aussi peu importantes. Ainsi le débit instantané maximal enregistré a été de 24,7 m3⋅s-1 le 1er avril 1983, tandis que la valeur journalière maximale était de 24,3 m3⋅s-1 le 15 avril de la même année. Le QIX 10 est de 19 m3⋅s-1, le QIX 20 de 22 m3 et le QIX 50 de 25 m3. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 13 et 17 m3. D'où il ressort que les crues d'avril 1983 étaient cinquantennale.
L'Essonne est une rivière pas très abondante mais régulière, alimentée avant tout par la nappe souterraine, dite nappe de Beauce, ainsi que par des précipitations modérées. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 142 millimètres annuellement, ce qui est faible, nettement inférieur tant à la moyenne de la totalité du bassin de la Seine (240 millimètres), qu'à la moyenne d'ensemble de la France. Le débit spécifique (ou Qsp) atteint 4,5 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Gestion de la rivière [modifier]
Depuis son entrée en Essonne jusqu'à sa confluence, la rivière est gérée par le Syndicat intercommunal d'aménagement de réseaux et de cours d'eaux (SIARCE)[5].
Notes et références [modifier]
- SANDRE, « Fiche rivière l'essonne (F45-0400) ». Consulté le 12 août 2008
- L'origine d'Essonne d'après E. Nègre, 1990
- Les ressources en eau de la région Centre - La nappe de Beauce
- Banque Hydro - Station H4042010 - L'Essonne à Ballancourt-sur-Essonne (ne pas cocher la case "Station en service")
- La rivière Essonne – Hydrographie, sur siarce.fr. Consulté le 20 février 2013.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des rivières de France
- Loing
- Juine
- Eure (rivière)
- Orge
- Parc naturel régional du Gâtinais français
