Cornillon-Confoux

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Cornillon-Confoux
Cornillon-Confoux
Cornillon, village perché
Blason de Cornillon-Confoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Istres
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Daniel Gagnon
2020-2026
Code postal 13250
Code commune 13029
Démographie
Gentilé Cornillonnaise, Cornillonnais
Population
municipale
1 437 hab. (2019 en augmentation de 6,44 % par rapport à 2013)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 33′ 48″ nord, 5° 04′ 20″ est
Altitude 110 m
Min. 21 m
Max. 190 m
Superficie 14,95 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Marseille - Aix-en-Provence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berre-l'Étang
Législatives Huitième circonscription des Bouches-du-Rhône
Localisation
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Cornillon-Confoux
Liens
Site web www.cornillonconfoux.fr

Cornillon-Confoux [kɔʁnijɔ̃ kɔ̃fuks] est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle appartient au territoire Ouest Provence de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Cornillon-Confoux.

Cornillon-Confoux est situé entre le pays salonais et l'étang de Berre, au sud-est de la Crau. La commune occupe une haute plaine triangulaire couverte de forêt à l'ouest et une plaine cultivable à l'est. Le village de Cornillon est installé sur un promontoire situé à la pointe sud du triangle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grans Lançon-Provence Rose des vents
Miramas N Lançon-Provence
O    Cornillon-Confoux[1]    E
S
Saint-Chamas

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Touloubre arrose le flanc ouest de la commune. Le Grand Fossé de Confoux et la branche de Pélissanne du canal de Craponne irriguent la plaine à l'est, et se rejoignent pour former le Vallat des Crottes qui afflue dans la Touloubre au sud du village. Le grand canal EDF longe la commune sur son flanc est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France[2] / Station de Salon-de-Provence.

Sismicité et risques naturels[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cornillon-Confoux est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,4 %), forêts (26,8 %), terres arables (13,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,4 %), zones urbanisées (4,8 %), prairies (0,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Dès le néolithique final différentes peuplades pastorales et agricoles vivent sur le territoire de la commune. Une « allée des Sarcophages » à côté du cimetière contient des tombes du Ier siècle av. J.-C. L'oppidum de Constantine, sur la commune voisine de Lançon-Provence, était occupé dès le IIe siècle av. J.-C. Les derniers Celto-Ligures, dominés par les Grecs de Massalia, s'allièrent aux Romains. La Via Aurelia (voie Aurélienne), reliant Aquæ Sextiæ (Aix-en-Provence) à Arelate (Arles), passe juste au nord de la commune.

Après maintes invasions, le territoire de Cornillon devient propriété des comtes de Provence avant d'être rattaché à l’archevêché d'Arles. Le nom Cornellum apparaît au Xe siècle. Au XIe siècle, l’arrivée des moines de Montmajour permit au village de prospérer : les marais furent asséchés et l'agriculture se développa. L'église actuelle fut construite vers 1100, et était connue sous le nom de Sainte-Marie de Cornillon. Au XVe siècle, elle prit le nom de Saint Vincent, martyr espagnol du IVe siècle[10]. Elle fut agrandie au XIXe siècle, et tournée vers l'ouest. En 1852 fut construit le Beffroi (17 mètres). Le tremblement de terre de 1909 causa divers dommages (destruction du tympan de l'église).

Par décret du 18 novembre 1919 la commune a été autorisée à joindre le nom de Confoux à celui de Cornillon.

Le Cornillon-Confoux passe de l'arrondissement d'Aix-en-Provence à l'arrondissement d'Istres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cornillon-Confoux

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De sable, à une femme d'argent tenant de sa main dextre un croissant du même, ayant sa main senestre fermée, à la réserve de l'index et posée au milieu de l'estomac, l'index vers la pointe.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération[11]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1964 Arnould de Jessé ... ...
1964 1965 Charles Liotard ... ...
1965 1977 Bruno Carsignol ... ...
1977 1983 Claude Pellat ... ...
1983 1988 Jean-Pierre Van Acker ... ...
1988 2001 Jacques d'Haillecourt ... ...
mars 2001 En cours Daniel Gagnon DVD Vice-président de la métropole Aix-Marseille-Provence chargé des équipements culturels et de la culture
Les données manquantes sont à compléter.

Aux élections municipales de 2020, M. Daniel Gagnon, maire sortant, conduisait la seule liste en présence. Celle-ci a reçu 450 suffrages sur 550 votants (1185 inscrits)[12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Cornillonnais.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2019, la commune comptait 1 437 habitants[Note 3], en augmentation de 6,44 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,51 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
566514534620614648621673631
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
617598612565495455408354377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364338324273292328338326388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4115628109801 0601 1671 3041 3271 348
2017 2019 - - - - - - -
1 3731 437-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent, construite au XIIe siècle, de style roman, a été profondément remaniée depuis. Le presbytère, qui lui est accolé, date du XVe siècle. En face de l'église, la Tour de l'horloge, dite le Beffroi, haute de 17 mètres et surmontée d'un campanile provençal[17]. Elle est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[18].

Sur la place de l'église, côté ouest, se côtoient trois statues féminines : une Vierge enceinte datant de 1865, un buste de Marianne posé sur une fontaine monumentale datée 1898, et la Victoire d’Ikaria, une statue en bronze offerte à la commune par le sculpteur polonais Igor Mitoraj en 2001, en reconnaissance pour ses séjours au château de Confoux[17].

Dans le village, de nombreuses maisons anciennes en pierre, dont la mairie, ancien château du XIIe siècle ; quatre anciens lavoirs, bien entretenus. Deux murs peints en trompe-l'œil, l'un sur la route d'accès au village, hommage à Marcel Pagnol, l'autre sur la place de l'église, hommage à Adam de Craponne. En 2021, une fresque aux motifs provençaux a été réalisée sur le mur de l’Office de tourisme et de la culture, en hommage à Léopold Lelée[17].

Au pied du village, les restes d'une ancienne nécropole du Ier siècle av. J.C., la chapelle Saint-Vincent construite au XIe siècle par les moines de Montmajour près d’une nécropole salyenne datant aussi du Ier siècle av. J.C., et le Château du Lys, construit au XVIIe siècle sur un ancien site gallo-romain. À Confoux un ancien château-fort probablement construit au XIIIe siècle mais remanié à la Renaissance, avec une chapelle romane, et un enclos agrémenté de deux bronzes d'Igor Mitoraj. Sur la route D 70, une maison forte dite Bastide de Leydet[17].

Dans les bois au nord du village, de nombreuses constructions en pierre sèche : des murs, des recavades ou restanques, des bories (une cinquantaine), et un grand apier (mur à abeilles) comptant 56 niches (sans doute 200 à l'origine) destinées à abriter des ruches, le second apier en importance en France[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. http://france.meteofrance.com/france/climat_france?48043.path=climatstationn%252F13103001
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Joseph de Boisgelin, Cornillon et Confoux, Leurs églises et leur histoire, p3, 19
  11. Liste complète sur le site officiel de la commune
  12. Résultats des élections municipales de 2020 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  17. a b c d et e site de la commune de Cornillon-Confoux, rubrique patrimoine.
  18. « Eglise paroissiale », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  19. « Génération Macron: le témoignage de Jean-Marc Zulesi, 29 ans, député des Bouches-du-Rhône », sur Challenges, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]