La Baume-Cornillane

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La Baume-Cornillane
La Baume-Cornillane
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Dominique Sylvestre
2020-2026
Code postal 26120
Code commune 26032
Démographie
Gentilé Balmois, Balmoises
Population
municipale
447 hab. (2018 en diminution de 1,11 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 28″ nord, 5° 02′ 28″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 1 009 m
Superficie 14,42 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Crest
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Baume-Cornillane

La Baume-Cornillane est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Balmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Baume-Cornillane est située à 15 km de Crest, à 18 km de Valence.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le « Centre de la Pangée »[modifier | modifier le code]

La commune se trouverait à l'emplacement de ce qui a été le centre du très ancien continent appelé la Pangée (du grec ancien πᾶν (pân) « tout », et γαῖα (gaïa) « terre », qui devient en latin pangaea), il y a 240 millions d’années. Ce continent unique a commencé à se disloquer il y a 200 millions d'années, ce qui a donné naissance à la Laurasia (au Nord) et au Gondwana (au Sud). Par la suite, les continents se séparèrent et dérivèrent[réf. nécessaire].

Cette originalité a été mise en avant sur le plan touristique[1]. La Communauté d'agglomération Valence Romans n'a pas démenti[2].

Pour commémorer la chose, une association de pâtissiers drômois a eu l'idée d'un gâteau appelé « La Pangée » (élu meilleur biscuit de France en 2004)[3].
Le Point, en 2012, ironisait sur cette prétention[4].

Ottawa (Canada) se revendiquerait aussi comme le centre de la Pangée[réf. nécessaire].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Baume-Cornillane est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), terres arables (25 %), zones agricoles hétérogènes (15,7 %), prairies (10,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose de trois parties : la plaine, le contrefort du massif du Vercors et la montagne.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :

  • 1298 : mention de la paroisse : cura de Balma Cornillyana (cartulaire de Léoncel, 283).
  • 1332 : Balma Cornilliana (Gall. christ., XVI, 129).
  • 1391 : La Balme Cornilhe (choix de docum.).
  • 1438 : Balma Curnilhana (terrier de Montvendre).
  • 1442 : Balma Cornillana (choix de docum., 275).
  • XVe siècle : mention de la paroisse : cura Balme Cornilhane (pouillé de Valence).
  • 1527 : La Balme Cornilhane (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence], 283).
  • 1626 : La Baulme Cournilhanne (rôle de tailles).
  • 1630 : La Beaume Cornilliane (rôle de tailles).
  • 1891 : La Baume Cornillanne, commune du canton de Chabeuil.

Non daté[réf. nécessaire] : La Baume-Cornillane.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Balma Cornillane serait apparu en 1305 alors qu'Albert de Cornillan était seigneur de cette terre. Ses armoiries portent trois corneilles (du latin populaire cornicula) (voir plus bas : paragraphe héraldique).

La Baume Cornillane (Balma cornillana) doit son nom à la présence d’une grotte (balme / baume) dite de la Dame, cette Dame étant Catherine de Cornillan, grande famille de seigneurs locaux dont les armes sont trois corneilles[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Au Môyen Âge, le village s'établit autour d'une église paléochrétienne qui devient un prieuré clunisien de Marcigny sous le vocable de Saint-Étienne. Il est fortifié au XIe siècle[réf. nécessaire].

La seigneurie[12] :

  • Au point de vue féodal, La Baume-Cornillane était une terre (ou seigneurie) du fief des comtes de Valentinois.
  • Possession des Cornilhan.
  • Milieu XVIe siècle : passe (par mariage) aux Eurre.
  • 1579 : passe (par héritage) aux Alrics.
  • 1685 : passe (par héritage) aux Berton de Crillon, derniers seigneurs.

Refuge des Vaudois puis des protestants[14].

XVIe siècle : Catherine de Cornillan, dernière descendante des Cornillan (ou Cornilhan), adopte la religion réformée. Dans son testament de 1579, elle demande à sa descendance d'associer son nom à celui de leur père Thierry d'Eurre, d'entretenir la réforme protestante sur ses terres et d'être inhumée dans le temple protestant. Une grotte porterait son nom, « la Grotte de la Dame »[réf. nécessaire].

1589 (démographie) : 100 familles[12].

1789 (démographie) : 130 chefs de famille[12].

Avant 1790, la Baume-Cornillanne était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la sénéchaussée de Crest.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence. Son église était sous le vocable des Saints-Philippe-et-Jude et les dîmes appartenaient au prieur du lieu qui présentait à la cure[12].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune fait partie du canton de Chabeuil[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983   ?    
1989 1995 Louis Blache    
1995 2001 René Soulat    
2001 2008 René Soulat   maire sortant
2008 2014 René Soulat   maire sortant
2014 2020 Jean Meurillon   retraité
2020 En cours
(au 20 janvier 2021)
Dominique Sylvestre (mr.)[15][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2018, la commune comptait 447 habitants[Note 3], en diminution de 1,11 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478322401535560559543539506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512503458451482448401406388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369357386338327305277271230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
240203186245321396430448449
2018 - - - - - - - -
447--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le terrain devant la Grotte de la Dame est un lieu de rassemblement pour les joueurs de didgeridoo[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, arbres fruitiers, ovins, porcins[14].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le temple

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Panorama sur le Vercors et la plaine de Chabeuil[14].
  • Grotte de la Dame[14] /

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir le site L'Armorial des villes et des villages de France[22].


Escutcheon to draw-fr.svg

La Baume-Cornillane possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1906 : Théophile Vernier (pasteur), Un village protestant du Dauphiné (étude historique).
  • 1966 : Théophile Vernier, La Baume Cornillane, un village du Dauphiné (2ème édition, revue et augmentée).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La Pangée, centre de la Terre », sur Drôme Tourisme (consulté le 18 septembre 2019).
  2. martinm#ldap, « Rando patrimoine à La Baume Cornillane », sur www.valenceromansagglo.fr, (consulté le 18 septembre 2019).
  3. « Gourmandise drômoise - L'Arbre à fils et la Tortue », sur perezannik.canalblog.com, (consulté le 18 septembre 2019).
  4. Matthieu Noli, « Ravioles, caillettes, biscuits, chocolat, vive la gastronomie drômoise ! », sur Le Point, Le Point, (consulté le 18 septembre 2019).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 25-26.
  13. « Histoire et patrimoine - La Baume Cornillane - Bienvenue sur le site de la Baume Cornillane » (consulté le 18 septembre 2019).
  14. a b c d e et f Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Baume-Cornillane.
  15. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Cloche Notice no PM26000011, base Palissy, ministère français de la Culture. », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 18 novembre 2020).
  21. « La Baume Cornillane : le temple protestant », sur temples.free.fr (consulté le 18 septembre 2019).
  22. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=18422