La Baume-Cornillane

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La Baume-Cornillane
La Baume-Cornillane
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Crest
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Jean Meurillon
2014-2020
Code postal 26120
Code commune 26032
Démographie
Gentilé Balmois, Balmoises
Population
municipale
438 hab. (2016 en diminution de 4,16 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 28″ nord, 5° 02′ 28″ est
Altitude Min. 230 m
Max. 1 009 m
Superficie 14,42 km2
Localisation

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Liens
Site web labaumecornillane.fr

La Baume-Cornillane est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Balmois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Baume-Cornillane est située à 15 km de Crest, à 18 km de Valence.

Le territoire de la commune se compose de trois parties : la plaine, le contrefort du Massif du Vercors et la Montagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Baume-Cornillane
Montvendre Combovin
Montmeyran La Baume-Cornillane Gigors-et-Lozeron
Ourches


Le « Centre de la Pangée »[modifier | modifier le code]

La commune se trouverait à l'emplacement de ce qui a été le centre du très ancien continent appelé la Pangée (du grec ancien πᾶν (pân), « tout », et γαῖα (gaïa), « terre », qui devient en latin pangaea) , il y a 240 millions d’années. Ce continent unique a commencé à se disloquer il y a 200 millions d'années, ce qui a donné naissance à la Laurasia (au Nord) et au Gondwana (au Sud). Par la suite, les continents se séparèrent et dérivèrent[réf. nécessaire].

  • Cette originalité a été mise en avant sur le plan touristique[1]. La Communauté d'agglomération Valence Romans n'a pas démenti[2]. Pour commémorer la chose, une association de pâtissiers drômois a même eu l'idée d'un gâteau appelé « La Pangée » (élu meilleur biscuit de France en 2004)[3]. Le Point, en 2012, ironisait sur cette prétention[4].
  • Ottawa (Canada) se revendiquerait aussi comme le centre de la Pangée[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[5] :

  • 1332 : Balma Cornilliana (Gall. christ., XVI, 129).
  • 1391 : La Balme Cornilhe (choix de doc.).
  • 1438 : Balma Curnilhana (terrier de Montvendre).
  • 1442 : Balma Cornillana (choix de doc., 275).
  • 1527 : La Balme Cornilhane (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence], 283).
  • 1626 : La Baulme Cournilhanne (rôle de tailles).
  • 1630 : La Beaume Cornilliane (ibid.).
  • 1891 : La Baume Cornillanne, commune du canton de Chabeuil.

Non daté : La Baume-Cornillane[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Balma Cornillane serait apparu en 1305 alors qu'Albert de Cornillan était seigneur de cette terre. Ses armoiries portent trois corneilles (du latin populaire cornicula)[réf. nécessaire].

La Baume Cornillane (Balma cornillana) doit son nom à la présence d’une grotte (balme / baume) dite de la Dame, cette Dame étant Catherine de Cornillan, grande famille de seigneurs locaux dont les armes sont trois corneilles[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le village est établi au Moyen Âge autour d'une église paléochrétienne qui devient un prieuré clunisien de Marcigny sous le vocable de Saint-Étienne. Il est fortifié au XIe siècle[réf. nécessaire].

La seigneurie[5] :

  • Fief des comtes de Valentinois.
  • Les Cornilhan.
  • Milieu XVIe siècle : les (d') Eurre (par mariage).
  • 1579 : les Alrics (par héritage).
  • 1685 : les Berton de Crillon (par héritage), derniers seigneurs.

Refuge des Vaudois puis des protestants[7].

XVIe siècle : Catherine de Cornillan, dernière descendante des Cornillan (ou Cornilhan), adopte la religion réformée. Dans son testament de 1579, elle demande à sa descendance d'associer son nom à celui de leur père Thierry d'Eurre, d'entretenir la réforme protestante sur ses terres et d'être inhumée dans le temple protestant. Une grotte porterait son nom, « la Grotte de la Dame »[réf. nécessaire].

Avant 1790, la Baume-Cornillanne était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la sénéchaussée de Crest, formant une paroisse du diocèse de Valence[5].

  • XVe siècle : Cura Balme Cornilhane (Pouilié de Valence).
  • 1298 : Cura de Balma Cornillyana (cartulaire de Léoncel, 283).

Son église était sous le vocable des Saints-Philippe et Jude et les dîmes appartenaient au prieur du lieu, qui présentait à la cure[5].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Chabeuil depuis 1790[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2014 René Soulat    
mars 2014 En cours Jean Meurillon[8]   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1589, la commune comptait cent ménages, et en 1789, 130 chefs de famille[5].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 438 habitants[Note 1], en diminution de 4,16 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478322401535560559543539506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512503458451482448401406388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369357386338327305277271230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
240203186245321396430448449
2016 - - - - - - - -
438--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, arbres fruitiers, ovins, porcins[7].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le temple
  • Ruines féodales (donjon carré) du château des Cornillans bâti vers le XIIe siècle. Le site est marqué par les destructions de Simon de Montfort (croisade contre les Albigeois) en 1217 et par celles des troupes de Louis XIII en 1626.
  • Temple du XIXe siècle : cloche XVIIe siècle[7],[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La Pangée, centre de la Terre », sur Drôme Tourisme (consulté le 18 septembre 2019)
  2. martinm#ldap, « Rando patrimoine à La Baume Cornillane », sur www.valenceromansagglo.fr, (consulté le 18 septembre 2019)
  3. « Gourmandise drômoise - L'Arbre à fils et la Tortue », sur perezannik.canalblog.com, (consulté le 18 septembre 2019)
  4. Matthieu Noli, « Ravioles, caillettes, biscuits, chocolat, vive la gastronomie drômoise ! », sur Le Point, Le Point, (consulté le 14 octobre 2019)
  5. a b c d e et f J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 25-26
  6. « Histoire et patrimoine - La Baume Cornillane - Bienvenue sur le site de la Baume Cornillane » (consulté le 18 septembre 2019)
  7. a b c d e f et g Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. La Baume-Cornillane
  8. La Baume-Cornillane sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 19 février 2015).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « La Baume Cornillane : le temple protestant », sur temples.free.fr (consulté le 18 septembre 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]