Matha

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Matha
Image illustrative de l'article Matha
Blason de Matha
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Matha
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Matha
Maire
Mandat
Wilfrid Hairie
2014-2020
Code postal 17160
Code commune 17224
Démographie
Gentilé Mathaliens
Population
municipale
2 173 hab. (2011)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 06″ N 0° 19′ 08″ O / 45.8683, -0.318945° 52′ 06″ Nord 0° 19′ 08″ Ouest / 45.8683, -0.3189  
Altitude Min. 23 m – Max. 68 m
Superficie 19,08 km2
Localisation

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Liens
Site web ville.matha-mairie17.fr

Matha est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Mathaliens et les Mathaliennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Matha se situe dans le nord-est du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Depuis 1818, la commune de Matha regroupe les paroisses de Marestay et de Saint-Hérie, ainsi que les villages de Suchet, Héritolle, Archambaud, les Hubins, Chachevrier et une partie du Goulet.

Localisation[modifier | modifier le code]

La route nationale 139, reliant La Rochelle à Périgueux et déclassée en RD 939, traverse la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Matha[3]
Blanzac-lès-Matha Bagnizeau Les Touches-de-Périgny
Courcerac Matha[3] Haimps
Prignac Thors Sonnac

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l’Antenne traverse la commune, elle coule du sud-sud-ouest et forme une boucle qui contourne Matha par l'ouest. Elle est bordée de lavoirs et de moulins, aujourd’hui propriété de particuliers.

Le Briou, ainsi qu'un de ses deux affluents tous les deux nommés Node, traverse aussi la commune avant de se jeter dans l'Antenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot « matha » désignait une forêt ou un buisson en langage pré-gaulois : " Ainsi, Matha viendrait de la période celtique et signifierait "broussailles[4]". Ce toponyme trouve un certain écho en langue tudesque, où matha s'assimile à « mast », afférant à la chasse au trait. La région de Matha était en effet, dès le premier millénaire de l'ère chrétienne, couverte de forêts giboyeuses où les seigneurs de l'époque carolingienne - et, selon une légende persistante, l'empereur Charlemagne lui-même - venaient chasser le sanglier[5].

Selon d’autres étymologistes, Matha vient du mot celtique « mat », qui signifie élévation, motte, éminence - ce qui est contestable car cette toponymie ne s'applique pas sur le territoire de Matha[6].

Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

Les Wisigoths se sont installés dans la région de Matha, comme en témoigne la toponymie de Gourvillette, le « village des Goths ». Ils sont chassés par les Francs au début du VIe siècle et Matha devient un centre de diffusion du Christianisme.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est en 866 qu'un château est édifié par Wulgrin, le comte d’Angoulême, pour arrêter les Vikings.

En 1242, Isabelle Taillefer, après avoir été reine d’Angleterre pendant son premier mariage, épouse Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et comte d’Angoulême, et l’entraîne dans une révolte contre la royauté capétienne.

Elle donne Matha à son fils de première noce, Henry III, le roi d’Angleterre qui débarque à Royan le 13 mai 1242. Louis IX, futur Saint Louis, arrive en juin 1242 à Matha dont le château appartenait à Foulques II de Matha, vassal des comtes d’Angoulême. Les défenseurs du château se rendirent presque sans combattre dès juillet 1242, juste avant la bataille de Taillebourg. Ce château aurait été situé près de l'église Saint-Hérie.

Pendant la Guerre de Cent Ans, comme tous les fiefs de cette région, Matha passe à plusieurs reprises des mains des Français à celles des Anglais. Les seigneurs de Matha restent prospères et détenteurs des droits de haute et basse justice. Puis la seigneurie passe dans la famille des Montberon.

À nos jours[modifier | modifier le code]

En 1649, Louis XIV donna l’ordre de saisir les terres de Charles de Bourdeilles, comte de Matha, car c'était un des chefs de la Fronde.

Un hospice important se trouvait à côté de l’église à Marestay et permettait aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle de s’y arrêter.

Saint-Hérie et Marestay formaient autrefois des communes indépendantes. L'état des paroisses de 1686 nous dit que le comte de Bourdeilhe est le seigneur de la paroisse de Saint-Herie de 161 feux et de celle de Marestay de 178 feux qui produisent de la vigne et du blé[7].

Le 6 mai 1818, par ordonnance royale, Saint-Hérie est réunie à Matha.

La rivière à permis la présence de moulins, de six chapeliers et du rouissage du chanvre.

La viticulture a toujours été présente à Matha, malgré l’épidémie du phylloxéra qui a détruit le vignoble à la fin du XIXe siècle et qui a provoqué une période de grande misère. Au XIXe siècle, le chanvre était la 2e culture, l’élevage et la polyculture se sont développés, avec création d'une laiterie à Matha, transférée à Surgères au début des années 1980.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules aux deux pattes antérieures de griffon d’or posées en barre et rangées en pal[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1979 1983 Claude Binaud    
1983 1989 Claude Binaud    
1989 1995 Claude Binaud    
1995 2001 Claude Binaud    
2001 2008 Claude Binaud    
2008 en cours Claude Binaud    
Les données manquantes sont à compléter.

En 1793, la commune de Matha fait partie du district de Saint-Jean-d'Angély puis de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély comme chef-lieu de canton. En 1801, Matha absorbe Maretay, puis Saint-Herié en 1818. De 1926 à 1943, Matha est placé dans l'arrondissement de Saintes avant de revenir dans celui de Saint-Jean-d'Angély, toujours comme chef-lieu de canton.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 2 173 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
702 714 707 1 572 1 781 1 918 1 935 1 911 2 125
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 169 2 212 2 346 2 287 2 210 2 214 2 160 2 087 2 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 034 2 022 1 916 1 905 1 921 1 890 1 934 2 140 2 057
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 148 2 141 2 252 2 300 2 183 2 082 2 107 2 173 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Matha a gagné de la population durant la première moitié du XIXe siècle en grande partie en absorbant les communes de Marestay et de Saint-Hérié. Depuis, sa population est restée stable.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Matha tire de son riche terroir agricole l'essentiel de son développement économique qui est représenté par une importante distillerie des eaux-de-vie de cognac, un constructeur de machines agricoles, un fabricant de meubles et des petites entreprises du bâtiment.

  • Les industries
Zone de production du cognac

Matha est située dans le vignoble du cognac et est classée dans les Fins Bois pour la production de la célèbre eau-de-vie. Elle possède plusieurs producteurs de pineau et Cognac, dont la distillerie Léopold Brugerolles qui produit, depuis 1847, la Sève Feu de Joie, une liqueur à base d'eau-de-vie de cognac et d'amandes.

Le fabricant de meubles Simmob[11] est un acteur important de l'économie locale.

Près de Matha, plus précisément à Blanzac-lès-Matha, se trouve un important producteur de machines agricoles, AGROMA, qui appartient à un groupe suédois Ålö (francisé en Alo France)[12].

  • Les commerces et services

C'est à Matha, en 1920, que fut créée par Lucien Durand la compagnie de transport des voyageurs CITRAM (Compagnie Industrielle du Transport Routier et Automobile de Matha)[13]. Aujourd'hui, CITRAM a complètement délocalisé ses activités et n'exerce plus à Matha. La société est membre du Groupe Veolia Transport et opère principalement en Charente, Charente-Maritime et Gironde mais, aussi, dans les Deux-Sèvres et en Dordogne.

Plusieurs gros négociants en services agricoles sont en activité dans la ville permettant de renforcer le rôle de services agricoles traditionnel de Matha sur son canton.

La ville conserve un centre-ville commerçant et quelques supermarchés d'enseignes régionales [Intermarché, Casino (sur la commune de Blanzac) ED, ] confortant son rôle de petit centre commercial dans le Pays bas de Matha.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles

Matha a une école maternelle publique de 4 classes, une école primaire publique de 8 classes et une école privée, l’école de la Providence, qui reçoit les enfants de la maternelle jusqu’au CM2.

Le collège

Le collège Marc-Jeanjean a reçu 405 élèves du canton de Matha à la rentrée scolaire 2010 qui sont enseignés par 41 professeurs[14],

La MFR

La Maison Familiale Rurale, qui est un établissement de l’enseignement privé sous contrat avec le Ministère de l’Agriculture, propose des formations en alternance (4e, 3e technologiques et BEP) dans des domaines allant de l’horticulture à l’assistance vétérinaire pour 4e et 3e au BEPA Services aux Entreprises. Depuis septembre 2011, le bac professionnel Services aux Personnes et aux Territoires (Bac. Pro. SAPAT) remplace le BEP option accueil secrétariat. En 2014, la MFR propose aussi la préparation au CAP petite enfance en candidature individuelle. La MFR est aussi annexe du CFA régional des Maisons Familiales pour la formation d'apprentis "Assistant(e) de Gestion des Petites Entreprises" (AGPE)[15].

L'AIDEM

L'école de musique intercommunale, basée à la maison des associations de la communauté de commune, propose une formation instrumentale et de chant variée grâce au financement de la communauté de communes du canton de Matha et du conseil général. L'école assure la formation de 110 élèves chaque année (ref: Pdt AIDEM)[16].

Services de la santé[modifier | modifier le code]

Matha dispose d'un certain nombre de services dans les domaines médicaux, paramédicaux et médico-sociaux[17] qui en font un chef-lieu de canton bien équipé dans ce domaine en Charente-Maritime.

Les services médicaux

La ville dispose de cinq cabinets médicaux rassemblant une dizaine de médecins généralistes qui exercent tous dans le centre-ville.

Deux cabinets dentaires sont également situés en ville.

Matha ne dispose d'aucuns médecins spécialistes, les habitants vont habituellement consulter ceux situés à Saint-Jean-d'Angély et à Cognac, voire exceptionnellement à Saintes et Angoulême.

De plus, Matha n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, elle dépend de Saint-Jean-d'Angély pour ce type de prestation[Note 3].

Si le centre hospitalier le plus proche est celui de Saint-Jean-d'Angély pour les interventions les plus courantes, la ville dépend en fait du Centre Hospitalier de Saintonge situé à Saintes, à plus d’une vingtaine de kilomètres au sud-ouest ; il offre une palette extrêmement étendue de soins, étant le plus grand hôpital de toute la partie centrale et méridionale du département de la Charente-Maritime.

Les services paramédicaux

Dans ce domaine, Matha possède une gamme un peu plus élargie de prestations. Ainsi, la ville dispose-t'elle d'un centre en soins infirmiers, de trois cabinets de kinésithérapie, d'un cabinet de pédicure-podologue ainsi que d'un orthophoniste. La ville ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à Saint-Jean-d'Angély[Note 4].

À cela s'ajoutent deux pharmacies et deux opticiens-lunettiers.

Les services d’ambulanciers sont absents de la ville mais la prestation est assurée par une société agréée dans ce domaine qui est située dans la commune voisine de Blanzac-lès-Matha. Son rayon d'intervention s'étend à toute la partie ouest du canton de Matha.

Matha est également équipée d'un centre de secours des sapeurs-pompiers, qui dépend du SDIS de la Charente-Maritime, et plus précisément du Centre de secours principal de Saint-Jean-d'Angély.

Enfin, deux cliniques vétérinaires y sont en activité et exercent leurs services sur l'ensemble du canton de Matha et une partie du canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche.

Les services médico-sociaux

Un important établissement public pour l'accueil de personnes retraitées est implanté dans la ville de Matha. La MDR de Matha dispose de 80 lits, permettant l'accueil des personnes valides et semi-valides. Une unité spécifique pour les personnes atteintes de maladies dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer y est en service. La maison de retraite a également le statut d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et est habilitée à l'aide sociale[18].

Par ailleurs, un foyer d'adultes handicapés est également en service dans la ville[19].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Le court de tennis, le terrain de football, la salle d’escrime, une piste de roller-club et une aire de jeux pour les plus petits sont réunis dans le parc municipal de la ville. Le gymnase est la propriété du collège public de Matha.

La piscine municipale de Matha a été fermée récemment, les piscines les plus proches sont celles de Saint-Jean-d'Angély, Saint-Hilaire-de-Villefranche et de Cognac.

Les associations sportives actuelles sont représentées par l'Athlétic force, Sports et loisirs, Loisirs pour tous, le Vélo-club mathalien, le club de yoga et les Randonneurs du Pays de Matha.

Autres équipements, activités et services[modifier | modifier le code]

La ville de Matha dispose d'un marché couvert où les jours de marché ont lieu chaque mardi, vendredi et samedi matins tandis que la foire a lieu le premier vendredi du mois.

Le complexe associatif du Forum des Douves comprend un cinéma, une bibliothèque, une salle de danse, ainsi que de nombreuses autres salles et une cuisine équipée. La salle des fêtes peut accueillir environ 400 personnes[15].

Le festival annuel de folklore, baptisé "Ajhasson d'or" de 1979 à 1982 puis Festival de la Paix, et qui recevait chaque année en juillet des groupes folkloriques d'enfants du monde entier permettait un échange des cultures en associant tout un canton aux festivités. Il a cessé ses activités en 2001 après plusieurs décennies d'existence en même temps que le célèbre groupe de chants et danses traditionnels des « ajhassons » (les ajhassons : en saintongeais, les « petites pies »). Il a été élu meilleur groupe français au festival international de Dijon en 1976 puis au concours national d'Etaples en 1979 et en 1996. Il a effectué de nombreuses tournées en représentant officiellement la France dans 11 pays d'Europe mais aussi aux États-Unis, au Canada, en Syrie, en Thaïlande... Ces activités originales faisaient de Matha une des plus petites villes festivalières de France et contribuaient à sa notoriété bien au-delà des frontières régionales et nationales. Ils apportaient également un supplément d'animation et un apport touristique non négligeable pour la ville et son canton en accueillant chaque année plus de 20000 festivaliers.

Une partie du film Blanche et Marie, de Jacques Renard, a été tournée à Matha, dont la scène de la libération[20].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Châtelet d'entrée de l'ancien château de Matha

La ville est connue pour son château Renaissance, le Château de Matha, dont seul subsiste le châtelet d'entrée (XVIe siècle) situé dans le parc.

Le chemin de ronde et la charpente ont été reconstruits au XIXe siècle.

Propriété de la commune, il est classé monument historique en 1952.

Le Pigeonnier de Geffrou du XVIIe siècle[21].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La ville dispose de trois édifices religieux dignes d'intérêt autant pour leur architecture que pour leur riche histoire.

Les églises catholiques

L'église Saint-Hérie du XIIe siècle présente une belle façade-écran romane malheureusement brisée. On y perçoit des vestiges d'un cavalier sculpté et d'une statue féminine vêtue d'un bliaud. La tradition locale y voit Sainte Blandine, mais aucune preuve historique ne corrobore cette attribution. Au revers de cette façade se trouvent deux gros chapiteaux romans, visiblement plus anciens, remontés dans l'église. Le chœur a été fortement remanié au XIVe siècle dans le style gothique rayonnant. Présentant des hautes baies ornées de remplages, il rappelle en version modeste l'élévation de la Sainte-Chapelle de Paris. Ce chœur a été entièrement restauré dans les années 1960 (réouverture des baies, réfection de la voûte, réalisation d'une clé de voûte). À la même époque, on ôta les peintures du XIXe siècle qui ornaient les murs et colonnes de la nef romane. Depuis, l'église présente un intérieur très sobre.
Les vitraux du chœur, réalisés par Gérard Lardeur, maître verrier, en 2002[22].

L'église Saint-Pierre de Marestay est également romane du XIIe siècle. De cet édifice ne subsistent que le chœur, transept et le premier étage du clocher. À l'intérieur elle conserve des fresques gothiques. La coupole sur pendentifs du chœur est le résultat d'une réfection maladroite au cours des siècles. À l'origine, elle était sur trompes[23].

Le temple.

Le temple protestant

Le temple protestant incorpore dans sa structure les vestiges d'une chapelle romane dont l'origine est inconnue à ce jour. Il s'agit cependant d'un édifice reconstruit dans le premier tiers du XIXe siècle comme la plupart des églises réformées du département de Charente-Maritime.

Son style architectural remarquablement dépouillé le classe dans la première période de la reconstruction des temples réformés autorisée par Napoléon 1er. Il date des débuts de la période de la Restauration en raison de son style et de son bâti qui évoquent volontairement les anciennes granges où se rassemblaient les protestants lors de la grande époque de la persécution après la Révocation de l'édit de Nantes en 1685.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalité contemporaine du XVIIIe siècle
Personnalité contemporaine du XIXe siècle
Personnalités contemporaines du XXe siècle et du XXIe siècle
  • Emmanuel Lacroix, sportif handisport (natation, athlétisme, ski, biathlon), plusieurs fois médaillé aux jeux paralympiques d'été et d'hiver[24], originaire de Matha, décédé d'un arrêt cardiaque en 2008. La ville a honoré sa mémoire en donnant son nom au gymnase[25].
  • Georges Douin, président du Vélo club Mathalien, organisateur du critérium de Matha et des galas dansants qui ont accueilli dans les années 1960 les plus grands orchestres, de Verchuren à Claude Luter en passant par Georges Jouvin, Claude Bolling, Bob Azzam, Benny Vasseur et André Paquinet, Raymond Lefèvre[réf. nécessaire].
  • Suzanne Pinaud, organisatrice de concerts dans les années 1970 : Stone et Charden, Frédéric François, Annie Cordy, Johnny Hallyday[réf. nécessaire].
  • Robert Pallu, vainqueur du Circuit des Ardennes en portant les couleurs du Vélo Club Mathalien[26].
  • Bernard Rouhaud, enseignant, créateur puis président et directeur artistique des Ajhassons en 1968, du festival de la paix en 1979 et d'Europarts en 2000. Directeur du centre culturel français de Nazareth (Israël) de 1988 à 1993 puis directeur général des alliances françaises de Bangkok (Thaïlande) de 1993 à 1997, Plovdiv (Bulgarie) de 2002 à 2006 et Bombay (Inde) de 2006 à 2009[réf. nécessaire].
  • Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, né à Matha.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  4. Liste des villes de la Charente-Maritime à être équipées d'au moins un laboratoire d'analyses de biologie médicale sont par ordre alphabétique : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. F. JULIEN-LABRUYERE, A la recherche de la Saintonge maritime, Imprimerie de l'Ouest, La Rochelle, 1980, p. 82
  5. J.M. CASSAGNE, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean d'Angély, 2002, p. 189
  6. Ce toponyme s'appliquerait peut-être à celui de la commune des Mathes selon J.M. CASSAGNE, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, Saint-Jean d'Angély, 2002, p. 189
  7. Histoire passion
  8. Gaso.fr
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Simmob
  12. Groupe suédois Ålö Cylinder AB
  13. CITRAM
  14. Fiche de présentation du collège public de Matha
  15. a et b Site de Matha
  16. Site internet de l'AIDEM
  17. Site de l'annuaire de la santé
  18. Site de présentation sommaire de la MDR de Matha
  19. Site de présentation sommaire du Foyer occupationnel et d'hébergement des adultes handicapés de Matha
  20. Site L2TC.com
  21. [sACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=17224&NUMBER=6&GRP=0&REQ=%28%2817224%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous Base Mérimée]
  22. « Notice no PA00104796 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PA00104797 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Emmanuel Lacroix
  25. Rénovation du gymnase
  26. Robert Pallu