Montguyon

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Montguyon
Les ruines du donjon de Montguyon
Les ruines du donjon de Montguyon
Blason de Montguyon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Montguyon
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Maire
Mandat
François Bastère
2014-2020
Code postal 17270
Code commune 17241
Démographie
Gentilé Montguyonnais
Population
municipale
1 476 hab. (2011)
Densité 81 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 58″ N 0° 11′ 14″ O / 45.2161, -0.187245° 12′ 58″ Nord 0° 11′ 14″ Ouest / 45.2161, -0.1872  
Altitude Min. 30 m – Max. 121 m
Superficie 18,18 km2
Localisation

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Liens
Site web www.montguyon.fr

Montguyon est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Montguyonnais et les Montguyonnaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune de Montguyon se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

Montguyon est un chef-lieu de canton de la Haute Saintonge, au sud de la Charente-Maritime, aux confins de la forêt de la Double saintongeaise.

Elle est située à l'est de Montlieu-la-Garde, au carrefour de la D.730, route de Royan à Ribérac et de l'ancienne route nationale 10bis, de Chevanceaux à Libourne. Elle est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montguyon
Neuvicq
Saint-Martin-d'Ary Montguyon Le Fouilloux
Clérac Saint-Pierre-du-Palais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Monte Guidonis en 1121 et 1281, signifiant "mont de Guy". On prononce le "u" de Montguyon[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tranché au 1) d’azur à la tour ronde terrassée d’argent maçonnée de sable, mouvant de la partition, et à l’arbre aussi d’argent mouvant du flanc senestre, brochant sur la tour et la terrasse, au 2) de gueules à l’allée couverte d’argent sur une terrasse du même, surmonté d’une branche de gui d’or fruitée aussi d’argent posée en bande[4].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Montguyon.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours François Bastère    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 476 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 450 1 298 1 299 1 421 1 471 1 457 1 454 1 415 1 422
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 404 1 513 1 542 1 509 1 534 1 659 1 684 1 650 1 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 616 1 674 1 619 1 522 1 537 1 567 1 545 1 467 1 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 737 1 841 1 648 1 662 1 647 1 462 1 455 1 453 1 476
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 27,7 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 13,5 %, 15 à 29 ans = 11,7 %, 30 à 44 ans = 16,5 %, 45 à 59 ans = 23 %, plus de 60 ans = 35,2 %).
Pyramide des âges à Montguyon en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,6 
11,5 
75 à 89 ans
16,9 
15,6 
60 à 74 ans
16,7 
24,4 
45 à 59 ans
23,0 
17,4 
30 à 44 ans
16,5 
14,0 
15 à 29 ans
11,7 
16,5 
0 à 14 ans
13,5 
Pyramide des âges du département de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de Montguyon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Montguyon.
L'entrée du château, "mi-anglois mi-françois".

La première mention du château de Montguyon remonte à 1082. La forteresse actuelle date du XIIIe siècle et fut remaniée au XVIe siècle.

Propriété des familles de Montguyon, de la Rochefoucauld et de Rohan, les ruines du château appartiennent aujourd'hui à la commune de Montguyon.

De célèbres batailles se sont déroulées ici notamment celle de 1451 où l'armée du roi Charles VII commandée par Jean d'Orléans, comte de Dunois chassa les occupants anglais. Les rois Henri IV et Louis XIII ont séjourné dans le château.

L'imposante forteresse fut incendiée par la foudre en 1793. Le donjon s'est en partie effondré le 7 janvier 1982, mais a été ensuite consolidé.

Depuis 1980, une association, l'ASVPM, œuvre à la restauration et à la remise en valeur de ce site, et a organisé chaque année de 1998 à 2010 un son et lumière historique, trophée de la région Poitou-Charentes[9].

Les écuries du château et les remparts sont classés à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 23 juillet 2004, grâce à l'action de l'A.S.V.P.M[10].

L'allée couverte de Pierre Folle[modifier | modifier le code]

L'allée couverte de Pierre Folle est une construction mégalithique érigée il y a 4 500 ans environ; classé Monument historique en 1889[11], elle se trouve sur un terrain privé.

L'entrée est orientée vers le soleil levant, et le monument ENE/WSW. L'ensemble, de style aquitain, était recouvert de terre à l'origine en tumulus, et servait de sépulture. Il fait 16 m de long sur 4,2 m de haut.

La plus grosse pierre pèse 30 tonnes. Selon la légende, « quand la cloche de l'église de Vaissiac sonne la messe de Noël, elle fait trois tours sur elle-même ».

Un dolmen, construit il y a 4 000 ans, est adossé sur sa paroi nord à l'ouest.

Les pierres proviennent d'un rayon de 2,5 km.

Beaucoup d'autres mégalithes ont été érigés dans la région, dans un rayon de 6 km, comme la Pierre Folle de Chierzac, de Saint-Palais-de-Négrignac, le dolmen de Teurpin (Saint-Martin-d'Ary), les tumuli de la Goujonne et Ardeuil, et le menhir (disparu) de la Haute Borne (Saint-Martin-d'Ary)[12],[13]

Allée couverte de Montguyon
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Église de Vassiac[modifier | modifier le code]

L'église de Vassiac.

L'église paroissiale Saint-Vincent est située à Vassiac, faubourg de Montguyon. Elle date des XIIe et XVe siècles et est inscrite aux Monuments historiques depuis 1947[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Thénard-Dumousseau (1762-1846), qui fut successivement juge-sénéchal de Montlieu, administrateur du département, juge au tribunal de Montguyon, député aux Cinq-Cents, puis au Corps législatif.
  • Ivan Peychès (1906-1978). Membre de l'Académie des Sciences. Directeur des recherches de la compagnie de Saint-Gobain. Ses aïeux et une partie de sa famille s'étant fixés à Montguyon, il y fit de fréquents séjours. Ivan Peychès a laissé de nombreux dessins et relevés du château dont il reconstitua l'évolution architecturale.
  • André-Louis Cholesky (1875-1918). Mathématicien et militaire français.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le grand temple de Haute-Saintonge (ou le mystérieux nombre d'or des dolmens et du donjon de Montguyon), Bernard Bordelais, éditions Le Croît Vif.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Jacques Duguet, Noms de lieux des Charentes, éd. Bonneton,‎ 1995, 232 p. (ISBN 2-86253-185-5, présentation en ligne), p. 15
  4. Gaso.fr
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Montguyon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  9. « Article du journal [[Sud Ouest]] du 9 juillet 2010 » (consulté le 10 septembre 2010)
  10. « Château de Montguyon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Dolmen de Montguyon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Panneau d'information sur le site, A.S.V.P.M.
  13. Bernard Bordelais, président de l'A.S.V.P.M., Le "Grand Temple" de Haute-saintonge, Le Croît Vif,‎ 2008, 145 p. (ISBN 2-916104429, présentation en ligne)
  14. « Eglise de Montguyon », base Mérimée, ministère français de la Culture