Taillebourg (Charente-Maritime)

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Taillebourg
La tour du château.
La tour du château.
Blason de Taillebourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Savinien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Savinois
Maire
Mandat
Pierre Texier
2014-2020
Code postal 17350
Code commune 17436
Démographie
Gentilé Taillebourgeois
Population
municipale
747 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 15″ N 0° 38′ 32″ O / 45.8375, -0.642222222222 ()45° 50′ 15″ Nord 0° 38′ 32″ Ouest / 45.8375, -0.642222222222 ()  
Altitude Min. 2 m – Max. 63 m
Superficie 14,25 km2
Localisation

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Taillebourg
Liens
Site web www.taillebourg.net

Taillebourg est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Taillebourgeois[1].

Rendu célèbre par une peinture d'Eugène Delacroix, Taillebourg est aujourd'hui un gros bourg qui étage ses maisons de pierre de taille sur la rive droite de la Charente, possédant un site fluvial animé par le tourisme de croisière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le site géographique de Taillebourg[modifier | modifier le code]

La commune de Taillebourg se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[2], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Taillebourg est un village constitué de deux parties nettement distinctes : une partie élevée, bâtie sur le piton rocheux surplombant la vallée de la Charente où est édifié le château ; une partie basse, établie en bordure même du fleuve que longent la voie ferrée Nantes-Bordeaux et la route départementale reliant Saintes à Saint-Savinien et où se développa un port fluvial, dès le Moyen Âge.

Un site fluvial sur la Charente[modifier | modifier le code]

Édifié entièrement sur la rive droite du fleuve, Taillebourg doit originellement sa prospérité à la Charente.

Le bourg devient un port fluvial particulièrement actif dès le Moyen Âge. Mais c'est surtout pendant le XIXe siècle, notamment pendant l'« âge d'or » du cognac, au Second Empire, que le trafic portuaire atteint son apogée, où les gabarres transportaient les eaux-de-vie de cognac vers Tonnay-Charente, alors le premier port expéditeur de cette eau-de-vie fine.

Concurrencé rapidement par le chemin de fer, le port décline vite, à partir du début du XXe siècle. Ce site fluvial est maintenant consacré au nautisme de loisirs ainsi qu'à la navigation fluviale de croisière, où des bateaux-mouches remontent le cours du fleuve depuis Saintes, principal lieu d'embarquement pour ces vedettes de croisière.

Un lieu de passage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Taillebourg.

Occupant un site de vallée, Taillebourg est, depuis le fond des temps un petit carrefour de communications, d'abord routier, puis ferroviaire.

La commune est située sur la route départementale n°114 reliant Saintes (à une dizaine de kilomètres au sud), à Saint-Savinien (à six kilomètres au nord-ouest), et qui, comme la voie ferrée, longe en grande partie la vallée de la Charente. Grâce à un pont sur le fleuve, elle est en contact avec sa voisine, la commune de Port-d'Envaux.

Dès 1867, le bourg est longé par une voie ferrée en bordure de la vallée de la Charente et est desservi par une gare qui le met directement en contact avec Saintes et Rochefort. Le bourg est aujourd'hui desservi par une simple halte ferroviaire mais, par le passé, la gare de Taillebourg a joué un important rôle de carrefour ferroviaire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Taillebourg[3]
Saint-Savinien Grandjean La Frédière
Taillebourg[3] Annepont
Port-d'Envaux Saint-Vaize Juicq,
Le Douhet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Taillebourg est attestée sous la forme Terra Talleburgi en 1267[4].

Il s'agit d'une formation médiévale caractéristique, composée de l'élément Taille- déverbal de tailler que l'on retrouve dans les Taillebois, Taillecourt, Taillecavat ou Taillefontaine[5]. Le second élément est le mot bourg, terme issu du germanique continental. Il s'agit donc d'un « bourg résultant d'un défrichement ».

Homonymie avec Taillebourg (Lot-et-Garonne), attesté sous la forme occitane latinisée Talhaburgo au XIIIe siècle[6] et (Ponlat-)Taillebourg (Haute-Garonne).

Histoire[modifier | modifier le code]

Bataille de Taillebourg, par Delacroix.

Dans la deuxième moitié du IXe siècle, les Vikings auraient installé une base à Taillebourg, pour razzier le pays environnant[7]. Cette hypothèse a cependant été réfutée en 2005, sans être remise en question sérieusement depuis lors[8].

La cité est surtout connue dans l'histoire grâce à la bataille de Taillebourg qui s'y est déroulée le 21 juillet 1242. Elle précède la bataille de Saintes (23 juillet 1242). Saint Louis, roi de France, épaulé par son frère Alphonse de Poitiers, y bat une coalition de féodaux du Poitou dirigés par Hugues X de Lusignan, soutenu par Henri III, roi d’Angleterre.

Il est possible qu’en septembre 1346, le comte de Derby s’empare de la ville, sans que les historiens en soient certains[9] (guerre de Cent Ans).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or au chevron de gueules accompagné de trois aigle d’azur becquées et membrées aussi de gueules[10].

Administration[modifier | modifier le code]

L'ordonnance du 4 mars 1830 réunit la commune de Saint-Savin (qui, sous la Révolution, s’appelait "La Montagne") à celle de Taillebourg.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie, ancien logis du château.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 février 2010 Guy Perret PCF  
mars 2010 septembre 2011 Jean-Luc Renaudet    
décembre 2011 mars 2014 Guy Perret PCF  
mars 2014 en cours Pierre Texier    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1984 Taillebourg est jumelée avec Drapeau du Royaume-Uni Stockbridge (Hampshire) (Royaume-Uni)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées..

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 747 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 568 581 538 1 106 1 083 1 116 1 107 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 034 1 050 996 918 1 001 1 028 1 040 1 013 970
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
879 919 908 787 729 734 683 780 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
636 681 637 626 561 600 704 733 730
2011 - - - - - - - -
747 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Taillebourg.
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Taillebourg dans les arts[modifier | modifier le code]

Taillebourg est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine en 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Repères bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Combes (Jean) et Daury (Jacques) (Ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements : la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985 - monographie sur Taillebourg -, p.213.
  • Flohic (Jean-Luc), (Ouvrage collectif sous la direction de), Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, monographie sur Taillebourg - Tome II - p.p.975/977.
  • Gautier (M.A.), Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure publiée en 1839), Les Chemins de la Mémoire éditions, Saintes - Monographie sur Taillebourg au temps de la Monarchie de Juillet - p.p.161/162.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les gentilés de Charente-Maritime », sur habitants.fr
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 667.
  5. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit.
  6. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit..
  7. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p 132
  8. Château, ville et pouvoir au Moyen Âge, sous la direction d'Anne-Marie Flambart Héricher et Jacques Le Maho, publication de CRAHM, p. 147 [1]
  9. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p 197
  10. Gaso.fr
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  13. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375