Taillebourg (Charente-Maritime)

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Taillebourg
Le château de Taillebourg
Le château de Taillebourg
Blason de Taillebourg
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Savinien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Savinois
Maire
Mandat
Guy Perret
2011-2014
Code postal 17350
Code commune 17436
Démographie
Gentilé Taillebourgeois
Population
municipale
730 hab. (2010[1])
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 15″ N 0° 38′ 32″ W / 45.8375, -0.64222222222245° 50′ 15″ Nord
       0° 38′ 32″ Ouest
/ 45.8375, -0.642222222222
  
Altitude Min. 2 m — Max. 63 m
Superficie 14,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.taillebourg.net

Taillebourg est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Taillebourgeois et les Taillebourgeoises[2].

Rendu célèbre par une peinture d'Eugène Delacroix qui l'a inscrite dans les annales de l'histoire de France, Taillebourg est aujourd'hui un gros bourg qui étage ses belles maisons de pierre de taille sur la rive droite de la Charente et un site fluvial animé par le tourisme de croisière.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le site géographique de Taillebourg [modifier]

La commune de Taillebourg se situe dans le centre-est du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province de Saintonge. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[3], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest aux contours plus flous.

Taillebourg est un gros village constitué de deux parties nettement distinctes ; une partie élevée, bâtie sur un piton rocheux surplombant la vallée de la Charente où fut édifié originellement le château, et une partie basse, établie en bordure même du fleuve que longent la voie ferrée Nantes-Bordeaux et une route départementale reliant Saintes à Saint-Savinien et où se développa un port fluvial dès le Moyen Âge.

Un site fluvial sur la Charente [modifier]

Édifié entièrement sur la rive droite du fleuve, Taillebourg dut originellement sa prospérité à la Charente.

Le bourg devint un port fluvial particulièrement actif et, ce, dès le Moyen Âge. Mais c'est surtout pendant le XIXe siècle, notamment pendant l'« âge d'or » du cognac au Second Empire, que le trafic portuaire atteint son apogée où les gabarres transportaient les eaux-de-vie de cognac vers Tonnay-Charente, alors le premier port expéditeur de cette célèbre denrée.

Concurrencé rapidement par le chemin de fer, le port a vite décliné à partir du début du XXe siècle. Ce site fluvial est maintenant adonné au nautisme de loisirs ainsi qu'à la navigation fluviale de croisière où des bateaux-mouches remontent le cours du fleuve depuis Saintes, principal lieu d'embarcadère sur le fleuve pour les vedettes de croisière.

Un lieu de passage [modifier]

Article détaillé : Gare de Taillebourg.

Occupant un site de vallée, Taillebourg a été de tout temps un petit carrefour de communications, d'abord routier, puis ferroviaire.

La commune est située sur la route départementale n°114 reliant Saintes, à une dizaine de kilomètres au sud, à Saint-Savinien, à six kilomètres au nord-ouest, et qui, comme la voie ferrée, longe en grande partie la vallée de la Charente. Grâce à un pont sur le fleuve, elle est en contact avec la commune voisine de Port-d'Envaux.

Dès 1867, le bourg est longé par une voie ferrée en bordure de la vallée de la Charente et est desservi par une gare qui la met directement en contact avec Saintes et Rochefort. Le bourg est aujourd'hui desservi par une simple halte ferroviaire mais par le passé, la gare de Taillebourg a joué un important rôle de carrefour ferroviaire.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Taillebourg[4]
Saint-Savinien Grandjean La Frédière
Taillebourg[4] Annepont
Port-d'Envaux Saint-Vaize Juicq,
Le Douhet

Toponymie [modifier]

Taillebourg est attestée sous la forme Terra Talleburgi en 1267[5].

Il s'agit d'une formation médiévale caractéristique, composée de l'élément Taille- déverbal de tailler que l'on retrouve dans les Taillebois, Taillecourt, Taillecavat ou Taillefontaine[6]. Le second élément est le mot bourg issu du germanique continental. Il s'agit donc d'un « bourg résultant d'un défrichement »

Homonymie avec Taillebourg (Lot-et-Garonne), attesté sous la forme occitane latinisée Talhaburgo au XIIIe siècle[7].

Histoire [modifier]

Bataille de Taillebourg peinte par Delacroix

Dans la deuxième moitié du IXe siècle, les Vikings installent une base à Taillebourg pour razzier le pays environnant[8].

La cité est immortalisée par ce qu’on appelait autrefois la bataille de Taillebourg, qui précède la bataille de Saintes. Le roi de France saint Louis et son frère Alphonse de Poitiers y battent une coalition de féodaux du Poitou dirigés par Hugues X de Lusignan, coalition soutenue par le roi d’Angleterre.

Il est possible qu’en septembre 1346, le comte de Derby s’empare de la ville, sans que les historiens en soient certains[9] (guerre de Cent Ans).

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
D’or au chevron de gueules accompagné de trois aigle d’azur becquées et membrées aussi de gueules[10].

Administration [modifier]

L'ordonnance du 4 mars 1830 réunit la commune de Saint-Savin (qui sous la Révolution s’appelait "La Montagne") à celle de Taillebourg.

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 février 2010 Guy Perret    
mars 2010 septembre 2011 Jean-Luc Renaudet    
décembre 2011 en cours Guy Perret Apparenté PCF  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Jumelages [modifier]

Depuis 1984 Taillebourg est jumelée avec Stockbridge au Royaume-Uni.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 730 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
465 568 581 538 1 106 1 083 1 116 1 107 1 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 034 1 050 996 918 1 001 1 028 1 040 1 013 970
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
879 919 908 787 729 734 683 780 721
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
636 681 637 626 561 600 733 730 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[11] puis Insee à partir de 1968[12].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Article détaillé : Château de Taillebourg.
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Personnalités liées à la commune [modifier]

Voir aussi [modifier]

Repères bibliographiques [modifier]

  • Combes (Jean) et Daury (Jacques) (Ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements : la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985 - monographie sur Taillebourg -, p.213.
  • Flohic (Jean-Luc), (Ouvrage collectif sous la direction de), Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, monographie sur Taillebourg - Tome II - p.p.975/977.
  • Gautier (M.A.), Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure publiée en 1839), Les Chemins de la Mémoire éditions, Saintes - Monographie sur Taillebourg au temps de la Monarchie de Juillet - p.p.161/162.

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

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Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Populations légales 2010 de la commune : Taillebourg sur le site de l'Insee
  2. Les gentilés de Charente-Maritime
  3. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 667.
  6. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit.
  7. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit..
  8. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne] , p 132
  9. Rpbert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6) [lire en ligne] , p 197
  10. Gaso.fr
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010