Hard-discount

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Un magasin hard-discount à Paris

Un hard-discount ou maxi-discount est un magasin libre-service à prédominance alimentaire qui se caractérise par des prix de vente en dessous de la moyenne, une petite surface de vente et un assortiment de produits restreint (en moyenne de 600 m2 pour moins de 1 000 produits).

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancé en 1948 en Allemagne par les frères Albrecht, fondateurs d'Aldi, le hard-discount connaît un essor depuis la fin des années 1960 en Allemagne avec des enseignes comme Lidl, Norma et Aldi, puis à la fin des années 1980 dans d'autres pays européens.

Principes[modifier | modifier le code]

Le principe du hard-discount repose sur un assortiment limité, de marque propre ou non, une maîtrise des coûts de fonctionnement et une simplification des processus.

Ceci implique une mise en scène - présentation, animation - limitée et une plus grande polyvalence professionnelle des travailleurs par rapport aux supermarchés de même taille.

La maitrise des coûts vise à fidéliser les clients par le prix de vente en appliquant des taux de marque bas, par rapport aux commerces de proximité et aux magasins de même taille.

Le business model ainsi construit permet à de petites structures avec une zone de chalandise restreinte de prospérer, contrairement à celui des hypermarchés, basé sur des économies d'échelle qui a besoin d'une plus grande zone de chalandise.

Le marché français du hard-discount[modifier | modifier le code]

Le marché[modifier | modifier le code]

Les enseignes de hard-discount ont connu des années de croissance soutenue en France, au moins depuis la crise économique de 1993 jusqu'en 2004, année au cours de laquelle elles ont atteint une part de marché de 13 % des grandes et moyennes surfaces[1]. Depuis 2004, leur part de marché plafonne, malgré l'ouverture de nouveaux magasins (par exemple 250 en 2006) et la progression des dépenses publicitaires[1].

La croissance du hard-discount a été freinée par la réaction de la grande distribution classique (Carrefour, E.Leclerc, Auchan) qui ont clairement segmenté leurs gammes et vendent désormais des gammes de produits premiers prix[1].

La part de marché du hard-discount en France reste donc bien en dessous de celle constatée en Allemagne (42 % des ventes de produits alimentaires), patrie d'origine du concept[1].

Les enseignes[modifier | modifier le code]

En France, en 2007 le hard-discount représente 13,1 % des parts de marché des grandes et moyennes surfaces[1].

Le marché français se répartit principalement entre 5 enseignes de hard-discount en 2007[1] :

Depuis le 26 octobre 2012, Lidl a annoncé se retirer du hard-discount[2]. Début mai 2014, le groupe espagnol qui détient l'enseigne Dia, informe qu'il met en vente ses magasins français, suite à une baisse du chiffre d'affaires. Deux grands groupes se proposeraient à la reprise des commerces...

Alimentation hard-discount et santé[modifier | modifier le code]

En France en mars 2010, un avis du Conseil national de l'alimentation (CNA) [3] concluait que les produits alimentaires premiers prix n'étaient pas « moins bons sur le plan nutritionnel que ceux vendus par les marques » [4].

Critiques[modifier | modifier le code]

Concernant le modèle économique "bas coût" et ses conséquences[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Low cost.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]