Fouras

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Fouras
Le centre-ville de Fouras.
Le centre-ville de Fouras.
Blason de Fouras
Blason
Fouras
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Rochefort-Nord
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Sylvie Marcilly
2014-2020
Code postal 17450
Code commune 17168
Démographie
Gentilé Fourasins
Population
municipale
4 099 hab. (2011)
Densité 431 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 16″ N 1° 05′ 35″ O / 45.9877777778, -1.0930555555645° 59′ 16″ Nord 1° 05′ 35″ Ouest / 45.9877777778, -1.09305555556  
Altitude Min. 0 m – Max. 21 m
Superficie 9,51 km2
Localisation

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Liens
Site web www.fouras.net

Fouras[Note 1] est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Fourasins et les Fourasines[1].

Faisant face à l'archipel charentais et disposant d'une situation géographique quasi centrale sur le littoral de la Charente-Maritime, Fouras s'étend sur une presqu'île lui conférant dès ses origines les bases d'un site stratégique, puis, au XIXe siècle, d'un site balnéaire attractif.

Ancien centre de garnison, ayant longtemps vécu à l'ombre de ses forts destinés à protéger le port militaire et l'arsenal de Rochefort, Fouras fut le théâtre de plusieurs accrochages avec la marine britannique, dont le plus illustre fut la « bataille des Brûlots », disputée au large de Fouras et de l'île d'Aix en 1809.

Dernière ville du continent traversée par l'empereur Napoléon Ier avant son exil à Sainte-Hélène, Fouras devint par la suite un lieu d'internement pour plusieurs centaines de communards.

Devenue l'une des principales stations balnéaires de la côte aunisienne dès 1850, à la faveur de la mode des bains de mer et de l'arrivée du chemin de fer à la fin du XIXe siècle, Fouras s'est affirmée rapidement comme l'un des lieux de vacances à la mer et de rassemblement de la haute-société rochelaise, qui y édifia nombre de villas principalement en bords de mer toujours visibles aujourd'hui. Grâce à l'impulsion donnée par le tourisme, Fouras est également devenu le troisième port de voyageurs du littoral charentais avec son port de la Fumée qui assure des liaisons maritimes permanentes avec l'île d'Aix.

Le jeu télévisé Fort Boyard et son célèbre « père Fouras » participent à la notoriété de la ville depuis 1990.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Fouras se situe dans le centre-ouest du département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes, dans l'ancienne province d'Aunis.

Dans une vue plus globale, Fouras occupe la partie sud-ouest de la France[Note 2], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « midi atlantique »[2].

Fouras est avant tout une commune littorale, située à l'embouchure en rive droite de la Charente, face à l'archipel charentais, dans la partie occidentale du département de la Charente-Maritime, dans l'ancienne province de l'Aunis.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune[modifier | modifier le code]

Position de Fouras en Charente-Maritime.
Fouras
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Position de Fouras en Charente-Maritime.

Fouras dispose d'une position géographique particulière sur le littoral charentais lui permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les quatre îles qui forment l'archipel charentais. Elle occupe effectivement une situation quasi centrale sur la façade côtière de la Charente-Maritime.

Fouras est bordé par l'océan Atlantique et plus précisément par le pertuis d'Antioche, véritable petite mer intérieure, qui la sépare de l'Île-d'Aix accessible uniquement par voie maritime et distante de six kilomètres seulement.

La station balnéaire est située à 14 kilomètres au nord-ouest de Rochefort, sa sous-préfecture, à 27 kilomètres au sud de La Rochelle, préfecture de la Charente-Maritime, et à 53 kilomètres de Saintes, la deuxième ville du département.

En Poitou-Charentes, Fouras est situé à 74 kilomètres de Niort, 103 kilomètres d'Angoulême et 149 kilomètres de Poitiers, la capitale régionale de Poitou-Charentes.

Elle est située à quasi égale distance des grandes métropoles régionales de Nantes, 168 kilomètres au sud, et de Bordeaux, 167 kilomètres au nord-ouest[3].

Par ailleurs, Fouras est située à 482 kilomètres de la capitale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La ville est mitoyenne de la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée, avec laquelle elle partage plusieurs infrastructures, notamment la halte SNCF. S'étendant à l'est de Fouras, elle en est séparée par le Bois Brûlé, petite pinède composée également de chênes verts, et par les marais de Terre-Noire.

Au nord-est, la presqu'île de Fouras est baignée par la baie d'Yves, petit golfe marin qui la sépare de la commune éponyme.

Le fleuve Charente sert de délimitation naturelle entre les communes de Fouras, au nord, et de Port-des-Barques, au sud.

Enfin, au large de la pointe de la Fumée, à six kilomètres à l'ouest de Fouras, se trouve l'île d'Aix qui forme une commune à part entière.

Communes limitrophes de Fouras[4]
Yves
Océan Atlantique Fouras[4] Saint-Laurent-de-la-Prée
Port-des-Barques
(sur 100 m)

Axes de communication[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de la Fumée.

De par son caractère géographique particulier où Fouras occupe le site d'une presqu'île, la mer est omniprésente autour de la ville faisant de Fouras une sorte de « finistère ».

L'accès au quai no 2 pour les trains en direction de La Rochelle.
Fouras est le troisième port de voyageurs du littoral charentais.

La ville de Fouras est accessible depuis Rochefort ou La Rochelle via la RN 137. Celle-ci est reliée à la route de l'Océan ou RD 937, laquelle fait le tour de la presqu'île. Divisée en plusieurs avenues (avenue du Cadoret, avenue d'Aix), elle se prolonge par un boulevard, le boulevard de la Fumée, lequel relie l'embarcadère pour l'île d'Aix. Un axe secondaire, la D 214, relie Fouras à la zone d'activité de Soumard, puis à la commune voisine de Saint-Laurent-de-la-Prée.

L'arrivée du chemin de fer dans la commune eut lieu en 1884 grâce à un embranchement ferroviaire situé au nord de la halte de Saint-Laurent-de-la-Prée - entre La Rochelle et Rochefort construit par La Compagnie des Charentes sur la ligne La Rochelle-Rochefort ouverte le 29 décembre 1873[5], qui favorisa le développement de Fouras, qui n'était alors qu'un modeste village en bord de mer. Jusqu'en 1937, Fouras fut reliée à la gare de Paris-Montparnasse, puis à la gare de Paris-Austerlitz. Le trajet était d'environ sept heures et demie. En 1970, la SNCF décida de fermer la gare de Fouras en raison d'un déficit important causé par une très faible fréquentation. Celle-ci fut démolie en 1985[6]. Désormais, les voyageurs à destination de Fouras transitent par la halte de Saint-Laurent-de-la-Prée, rebaptisée Saint-Laurent - Fouras, à cinq kilomètres du centre-ville[7]. La halte accueille principalement des trains du réseau TER Poitou-Charentes et la desserte cadencée La Rochelle-Rochefort par autorails thermiques.

La ville, équipée d'un embarcadère situé au bout de la presqu'île de la Fumée où accostent les ferryport de la Fumée, est le troisième port de transport de voyageurs du littoral charentais. Fouras est l'unique prestataire de la liaison maritime permanente avec l'île d'Aix. De plus, Fouras affirme sa vocation de port croisiériste où plusieurs compagnies de bateaux effectuent également des promenades touristiques jusqu'au fort Boyard, visible depuis Fouras.

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Description du cadre géographique[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 951 hectares, cette petite commune occupe pour une large part un promontoire rocheux prolongé par la presqu'île de l'Aiguille et la Pointe de la Fumée à l'ouest, et se situe à proximité immédiate de l'île d'Aix[8], laquelle est séparée par un petit détroit de six kilomètres, dénommé la rade de l'île d'Aix.

La ville elle-même s'étire sur la majeure partie de la presqu'île de l'Aiguille, qui conserve néanmoins une partie de son site boisé initial, le « Bois-Vert ». Ce dernier correspond à une pinède, qui est composée essentiellement de pins maritimes et de chênes verts, et couvre environ 1/5 du territoire communal.

Cinq plages de sable fin bordent la presqu'île, totalisant quatre kilomètres[9] sur les 15,4 kilomètres de côtes que compte la commune[10]. Ces plages s'étalent sur son littoral nord, sud et ouest, dans de petites criques sablonneuses ou des anses naturellement formées et confèrent à la station balnéaire un cadre particulièrement attractif.

Au sud de Fouras se déversent dans l'océan Atlantique les eaux du fleuve Charente en une large embouchure, sur la rive gauche de laquelle se trouve l'île Madame, petite île appartenant à la commune de Port-des-Barques.

Au nord-est de la ville s'étend la baie d'Yves, au large de laquelle se situe la Réserve naturelle nationale du Marais d'Yves[11], fréquentée par plus de 250 espèces différentes d'oiseaux migrateurs[12].

À l'est et au sud, le paysage est formé d'une plaine marécageuse composée d'alluvions d'origine fluviale, régulièrement inondée par les crues saisonnières du fleuve. Localement appelées prées, elles forment un écosystème particulier, où abondent notamment les genêts, fréquenté entre autres par des visons d'Europe, des couleuvres à collier et autres tariers des prés[13].

Le finage communal[modifier | modifier le code]

Le printemps à Fouras, Gustave Courbet (1863)

Le finage communal de Fouras est constitué par un cœur urbain qui s'est développé autour du fort, centre historique de la ville, et par un ensemble d'écarts, représentés par les anciens hameaux agricoles où ceux-ci ont été progressivement agglomérés à la ville-centre pour une grande partie d'entre eux bien qu'ils gardent leur aspect villageois d'antan.

Le site urbain de Fouras succède à un établissement romain, lequel semble s'être limité aux environs immédiats du promontoire occupé par le fort de Fouras.

Plusieurs hameaux alentour ont été intégrés à l'agglomération au fur et à mesure du développement de la cité : ainsi en est-il du hameau du Treuil, dont les origines semblent aussi anciennes que la ville de Fouras, attestées par les vestiges gallo-romains découverts au XIXe siècle. Le Treuil fut autrefois le siège d'une seigneurie, largement confirmée dès le XVIIe siècle[14].

À l'est de la commune, l'ancien hameau de Chevalier, connu dès le Moyen Âge, était autrefois isolé au milieu des marais : regroupées autour de la place des Tilleuls, quelques anciennes demeures témoignent de l'ancienneté du lieu, aujourd'hui gagné par l'urbanisation.

Dans la partie méridionale de la commune, le hameau de Soumard, jadis consacré aux activités agricoles et au maraîchage, est aujourd'hui doublé par une zone d'activité économique. Les noms de rues témoignent encore des activités traditionnelles : rue du Moulin, de l'Abreuvoir, des Roselières, ou encore rue du Marais.

Tout à l'ouest du territoire communal, l'ancien village de La Fumée était jadis relié par un pont naturel, accessible à marée basse, à l'île d'Aix voisine[15]. Aujourd'hui intégré à l'agglomération, le village conserve, entre autres témoignages de son passé de port de pêche, de nombreuses installations de pêche au carrelet - cabanes de pêcheurs montées sur pilotis, généralement au bout d'un ponton permettant de s'avancer dans la mer, caractéristiques des côtes de l'Aunis et de la Saintonge - et des parcs à huîtres.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[16].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C. Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre. Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[17].

Rue du Bois-Vert après le passage de la tempête Xynthia.

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés de secteur ouest ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron. De nombreux dégâts ont été enregistrés sur le territoire de la commune[18].

En outre, les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée comptent parmi les plus touchés par la tempête Xynthia du 28 février 2010. Des rafales de vent de secteur sud comprises entre 140 et 160 km/h atteignent dans la nuit les régions littorales vers 2 heures. Ces intempéries conjuguées à une marée de fort coefficient avec des niveaux supérieurs à plus de 2 mètres par rapport à la normale à cause d'une très faible pression atmosphérique, provoquent des inondations importantes dans de nombreuses communes de la côte charentaise et vendéenne.

À Fouras, plusieurs quartiers sont submergés : au port Nord des dégâts importants sont relevés, rue du Bois-Vert (voir photo), également à partir de la Redoute de l'Aiguille sur une partie de la cote basse pour toutes les maisons situées le long de la côte sud jusqu'au parc de stationnement de la Vierge en direction de la pointe de la fumée. Cette dernière zone est ainsi déclarée « Zone noire » et les maisons devront être démolies après expropriations dans un avenir proche. Enfin à la source du Paradis, entre la plage Sud et la plage de l'Espérance, la tempête Martin a eu raison des dernières cabanes de pêcheurs qui subsistaient à cet endroit.

Données générales[modifier | modifier le code]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Fouras[19] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[20].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Colrasum[Quand ?], Colraso[Quand ?], Currasio[Quand ?], puis Fourrans[Quand ?][21], puis Fourras en 1801, la municipalité tentera sans succès de faire modifier son nom en Fouras-les-Bains dans la seconde moitié du XIXe siècle, afin de souligner la vocation balnéaire de la cité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation ancienne[modifier | modifier le code]

Le territoire communal semble avoir été occupé dès l'époque néolithique comme l'atteste la découverte de fragments de pointes de flèches et de silex taillés.

Mais il est plus que certain que le site de Fouras présente une occupation sédentarisée dès l'époque gallo-romaine. En effet, des fragments de tuiles d'époque gallo-romaine et des monnaies impériales retrouvées en divers points de la commune[14] permettent d'envisager la présence d'un domaine ou d'une petite agglomération à cet endroit stratégique dès les premiers siècles de l’ère chrétienne.

Un lieu stratégique[modifier | modifier le code]

Le fort de Fouras coté sud, héritier d'un château médiéval.

Un premier édifice défensif pourrait avoir été bâti dès le haut Moyen Âge afin de protéger le rivage des incursions des Vikings et des pirates[22]. Cependant, la présence effective d'un château fort n'est attestée dans une charte qu'au cours du XIe siècle : Fouras est alors le siège d'une châtellenie — sans doute aux mains des ducs d'Aquitaine et comtes de Poitiers — tirant une partie de ses revenus de la perception d'un droit de navigation sur les navires et gabares empruntant la Charente. En 1080, l'église et les terres comprises entre le château et la forêt sont données à l'abbaye de Saint-Maixent, donation confirmée en 1092 par l'évêque de Saintes Ramnulfe[22].

Le château est reconstruit sous le règne de Philippe le Bel, puis passe successivement aux mains de seigneurs français et anglais durant la guerre de Cent Ans. Ruiné au cours de ce conflit, il est partiellement reconstruit à partir de 1480 sous l'impulsion du seigneur Jehan de Brosse, ancien conseiller et chambellan du roi Charles VII.

La forteresse est disputée durant les guerres de religion : le chef du parti protestant, Henri Ier de Bourbon-Condé, l'investit en 1585. Elle passe par la suite sous le contrôle des troupes royales, qui l'utilisent comme base arrière durant le siège de La Rochelle de 1627 et 1628[23].

Lors de la création du port militaire et de l'arsenal de Rochefort, le vieux château féodal est transformé en fort moderne sous l'impulsion de Vauban. L'ingénieur Ferry est chargé des travaux, comprenant, outre la consolidation du donjon, l'adjonction de redoutes et de batteries.

Sous le Premier Empire, le fort est intégré à la ceinture de feu voulue par Napoléon Ier pour protéger les côtes d'une éventuelle attaque britannique.

La « bataille des brûlots »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de l'île d'Aix.

C'est dans ce contexte qu'eût lieu la célèbre bataille des Brûlots, également connue sous le nom de « bataille de l'île d'Aix » disputée à la sortie de l'embouchure de la Charente au large de l'île d'Aix[24]. Celle-ci intervint les 11 et 12 avril 1809, alors que la flotte britannique bloquait les principaux ports de l'empire. Tandis que des navires français s'apprêtaient à quitter Rochefort pour rejoindre les colonies des Antilles, ils se heurtèrent à l'escadre anglaise commandée par lord James Gambier, composée de 34 navires dont 11 vaisseaux de ligne et 7 frégates. Parmi eux se trouvait le vaisseau amiral, le Caledonia. Face à eux, les Français alignaient 11 vaisseaux de ligne et quatre frégates.

La bataille qui s'ensuivit tire son nom de la tactique employée par les Britanniques pour contenir les Français à l'aide de navires incendiaires, appelés « brûlots »[25]. Lancés au soir du 11 avril contre la flotte française qui était au mouillage et formait un mur devant l'entrée du fleuve. Les Anglais utilisèrent la dérive provoquée par un vent de secteur ouest. Ils firent des ravages à cause d'erreurs de manœuvres de plusieurs bâtiments français provoquant une grande panique - d'où l'échouage de plusieurs navires - sur les vases de l'estuaire et destructions par le feu, ruinant du même coup l'espoir de faire parvenir de l'aide aux colonies antillaises.

Au soir du 12, la victoire revenait incontestablement aux Anglais. Au cours de cette bataille s'illustra le commandant Lucas, héros de Trafalgar qui commandait le Régulus, navire qui fut sabordé au large de Meschers, dans l'estuaire de la Gironde le 6 avril 1814 [26].

Un procès, après la défaite - des différents commandants - des navires français va se dérouler à Rochefort à bord du vaisseau L'Océan amarré sur la Charente, avec de la prison pour certains, une dégradation pour d'autres et enfin une condamnation à mort pour Jean-Batiste Lafon commandant Le Calcutta qui fut déclaré abandonné à l'ennemi.

Le souvenir de l'empereur[modifier | modifier le code]

Mémorial Napoléon 1er sur la plage Sud.
Plaque commémorative du mémorial Napoléon 1er.

Contraint à l'exil après l'effondrement de l'empire en 1815, c'est à Fouras que l'empereur Napoléon passa sa dernière nuit sur le continent[27]. Sur la plage Sud, pour cause de marée haute, campé sur les épaules d'un marin nommé Baud (fils du fermier habitant en face), il embarqua dans un canot et rejoignit la frégate Saale mouillée devant l'estuaire, celle-ci escortant La Méduse avant de rejoindre l'Île d'Aix. La stèle (photo ci-contre) située sur la plage Sud rappelle cet évènement en ces termes :

« Ici, le 8 juillet 1815, Napoléon 1er a quitté le continent pour l’exil. L’Empereur a été porté jusqu’à la baleinière par le marin Baud, natif de Fouras. Don du Baron Gourgaud, arrière-petit-fils du général Gourgaud  »

Napoléon restera plusieurs jours à l'Ile d'Aix, surveillant de sa chambre l'escadre anglaise, en voulant fuir vers l'Amérique, puis après réflexion il va écrire une lettre où il explique qu'il veut se rendre en choisissant de se mettre sous la protection de l'Angleterre, « le fugitif » Napoléon sera cependant déporté plus tard vers l'île Sainte-Hélène[28].

L'émergence des « bains de mer »[modifier | modifier le code]

En 1871, après l'écrasement de l'insurrection de la commune de Paris, 500 fédérés seront incarcérés à Fouras, ville possédant plusieurs forts appartenant à l'Armée jusqu'au début du XXe siècle.

Rampe d'accès à la Grande Plage orientée ouest au pied du fort de Fouras.

Cependant, en cette fin de XIXe siècle, la ville change. Le port de pêche devient, à la faveur de la mode des bains de mer, l'une des principales stations balnéaires de la côte aunisienne.

Les plages sont aménagées, des villas sont construites toujours visibles actuellement. En 1866 est créée la société des régates de Fouras. Le chemin de fer arrive en 1873 avec la construction d'une gare terminus, entraînant un essor de la fréquentation touristique. En 1886 le casino de Fouras est inauguré. En 1897, la commune, rebaptisée officieusement « Fouras-les-Bains » à des fins touristiques, accueille 42 046 estivants[23].

L'essor des bains de mer est à lier également avec la desserte de la ville par une voie ferrée avec une gare située à Saint-Laurent-de-la-Prée. Cette ligne ferroviaire fut mise en service le 29 décembre 1873, avec l'ouverture de la ligne La Rochelle - Saint-Laurent-de-la-Prée - Rochefort exploitée par La Compagnie des Charentes. La construction du raccordement de Saint-Laurent-de-la-Prée vers Fouras fût ouvert dès le printemps 1884. Cette ligne fut prolongée depuis la gare urbaine jusqu'à la Pointe de la Fumée mais ne sera exploitée que 4 ans (1880/1884) pour cause de déficit[Note 3]. Des trains rapides relient la ville à Paris en « seulement » sept heures et demie[29].

Des infrastructures modernes sont créées : construction des deux halles en 1866, de l'église en 1883, d'un nouvel hôtel de ville en 1902.

Des villas balnéaires sur la plage Nord émergent en bord de mer.

La reddition des Allemands[modifier | modifier le code]

En 1945, la ville servira de cadre aux réunions préliminaires à la reddition de la « poche de La Rochelle », l'une des dernières zones toujours occupées par l'armée allemande. Les accords seront finalement signés dans cette ville au matin du 9 mai par l'amiral Schirlitz, commandant de la forteresse de La Rochelle, et par le capitaine de frégate Meyer, représentant officieux du GPRF, mettant fin à cinq années d'occupation[30].

Fouras aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La ville connue et réputée depuis longtemps pour les bains de mer est aujourd'hui une des principales stations balnéaires du département et de la côte de l'Aunis.

Vue sur la ville depuis le site du fort de Fouras.
Une des principales stations balnéaires de la Charente-Maritime.

Cette jolie station est bien pourvue en services et en commerces, en équipements touristiques (résidences de tourisme, hôtels, campings) et de loisirs (casino, cinéma, golf, musée régional de Fouras, médiathèque), possédant également trois ports de plaisance, à la Fumée, au Port-Nord et le dernier au sud de la ville.

C'est une ville résidentielle par excellence, non seulement pour les personnes retraitées qui en font un centre moderne de villégiature, mais également, pour un nombre de plus en plus croissant de citadins qui travaillent dans les deux principales agglomérations du bipôle La Rochelle-Rochefort et qui ont choisi la station balnéaire comme lieu de résidence principale. Le site remarquable de la ville a favorisé l'accueil de nouveaux habitants, et depuis les années 1990, une active politique de rénovation urbaine a été mise en place, complétée par l'édification de lotissements communaux et privés. Fouras est redevenue une ville attractive, sa population ne cesse de croitre depuis le début des années 1990.

Centre de villégiature pour les retraités comme toute station balnéaire, Fouras s'est équipée d'une résidence de retraite construite depuis plusieurs années qui accueille des personnes valides et invalides dans une unité spécialisée.

Fouras est également le lieu de passage obligé pour accéder à l'ile d'Aix, étant le principal embarcadère d'où transitent chaque année plus de 250 000 voyageurs.

Étant devenu un lieu d'embarquement pour les nombreuses croisières sur la mer des pertuis charentais, des bateaux partent également de Fouras, plus précisément de la « pointe de la Fumée », en direction de fort Boyard, situé au large de la ville, mais appartenant administrativement à la commune de l'Île-d'Aix.

Enfin, Fouras est située dans une importante zone de captage, d'élevage et de production ostréicole, dont les activités sont regroupées sur la côte Sud/Ouest de la « pointe de la Fumée », à l'ouest de la cité. La ville est devenue le premier centre national de production de naissains d'huîtres, fournissant le bassin de Marennes-Oléron.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la barque d'argent et de gueules de deux mâts, habillée d'or et pavillonée d'azur, d'argent et de gueules, accostée de deux poissons d'argent posés en pal, et voguant sur une mer de sinople agitée de sable, au chef parti de sable à la lune au plein d'argent et de gueules au fort Vauban du lieu aussi d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Pierre Vantrou DVG, apparenté PCF  
2008 en cours Sylvie Marcilly UMP Conseillère générale, ancienne conseillère régionale

Circonscription électorale[modifier | modifier le code]

Depuis le découpage électoral de novembre 1986 (loi Pasqua), Fouras comme l'ensemble du canton de Rochefort-Nord appartiennent à la deuxième circonscription législative[Note 4] de la Charente-Maritime, également dénommée circonscription de Rochefort-Pays d'Aunis. Depuis le 17 juin 2012, le député est Suzanne Tallard, par ailleurs maire d'Aytré, qui succède à Jean-Louis Léonard.

La commune fait également partie de la circonscription Ouest dans le cadre des élections européennes.

Canton[modifier | modifier le code]

Fouras est, par sa population, la seconde ville du canton de Rochefort-Nord, qui compte huit communes.
Le conseiller général, élu jusqu'en 2014, est actuellement Sylvie Marcilly (UMP), également maire de la ville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Fouras est très majoritairement positionnée à droite, pour laquelle la commune a voté dans l'ensemble des scrutins, locaux ou nationaux depuis au moins 2000.

Résultats des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 85,54 % Jacques Chirac RPR 14,46 % Jean-Marie Le Pen FN 80,02 % [32]
2007 57,20 % Nicolas Sarkozy UMP 42,80 % Ségolène Royal PS 86,71 % [33]
2012 45,16 % François Hollande PS 54,84 % Nicolas Sarkozy UMP 94,83 % [34]
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2002 60,20 % Jean-Louis Léonard UMP 39,80 % André Bonnin PS 64,97 % [35]
2007 58,52 % Jean-Louis Léonard UMP 41,48 % André Bonnin PS 66,31 % [36]
2012 56,95 % Jean-Louis Léonard UMP 43,05 % Suzanne Tallard PS 65,36 % [37]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 27,60 % Bernard Poignant PS 19,42 % Roselyne Bachelot UMP 46,82 % [38]
2009 40,43 % Christophe Béchu UMP 12,61 % Bernadette Vergnaud PS 49,07 % [39]
2014  %  %  % [40]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2004 45,01 % Ségolène Royal PS 45,65 % Elisabeth Morin UMP 67,10 % [41]
2010 47,98 % Ségolène Royal PS 52,02 % Dominique Bussereau UMP 58,95 % [42]
Élections cantonales, résultats du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
Fouras est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de .
2001  %  % indisponible % [43]
2004 46,73 % André Bonnin PS 53,27 % Dominique Rabelle UMP 67,67 % [44]
2008  %  % indisponible % [45]
2011 60,73 % Sylvie Marcilly UMP 39,27 % André Bonnin PS 61,03 % [46]
Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
Année Élu(e) Battu(e) Participation
2001  %  %  % [47]
2008 63,30 % Sylvie Marcilly
élu au premier tour
UMP 16,81 % Yann Berret DVG 72,04 % [48]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992 49,15 % (51,04 %) 50,85 % (48,96 %) 66,90 % [49]
2000 72,93 % (73,21 %) 27,07 % (26,79 %) 31,45 % [50]
2005 53,43 % (45,33 %) 46,57 % (54,67 %) 71,18 % [51]


Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 099 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
615 638 645 736 860 843 800 833 823
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
870 926 1 028 1 138 1 256 1 679 1 877 1 887 1 989
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 171 2 461 2 499 2 399 2 322 2 166 2 474 3 013 4 068
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 121 3 634 3 612 3 295 3 238 3 835 4 024 4 099 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53].)
Histogramme de l'évolution démographique


D'après les derniers résultats du recensement de la population publiés par l'Insee en 2006, la population de la commune est passée de 3 835 habitants en 1999 à 4 024 habitants, répartis sur une superficie de 951 hectares, soit une densité de population de 423 hab./km2, ce qui en fait l'une des villes les plus densément peuplées de la Charente-Maritime.

Après une baisse ininterrompue de sa population entre 1962 et 1990, la ville voit sa population croître de nouveau.

Entre 1990 et 1999, elle s'est accrue de 597 habitants, puis de 189 habitants entre 1999 et 2006. La ville est redevenue nettement attractive et s'affirme comme l'une des stations balnéaires les plus dynamiques du département depuis le début des années 1990.

Au recensement de 1999, la part des moins de 25 ans dans la population de la ville est de 21,2 %, celle des familles monoparentales est de 11,3 %, tandis que les non-diplômés représentent 18,3 % de la population. Quant aux étrangers, avec 0,3 %, ils ne représentent qu'une faible part de la population de la commune[54]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Fouras en 2009[55] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
> 90
3,0 
14,9 
75-89
19,5 
26,1 
60-74
26,6 
19,9 
45-59
18,4 
14,6 
30-44
14,5 
9,1 
15-29
7,9 
14,4 
0-14
10,2 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2009[56] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
> 90
1,5 
9,0 
75-89
12,4 
17,2 
60-74
17,8 
21,0 
45-59
20,8 
18,7 
30-44
17,9 
16,5 
15-29
14,4 
17,2 
0-14
15,1 


Catégories socioprofessionnelles[modifier | modifier le code]

On remarque une surreprésentation des retraités à Fouras, probablement attirés par son statut de calme site balnéaire, phénomène qui s'est considérablement accéléré depuis 1999 au détriment des employés, mais surtout des personnes sans activité. Dans le même temps Le secteur agricole voit sa population réduite par deux, pendant que les cadres sont quant à eux deux fois plus nombreux.

Catégories socioprofessionnelles en 1999 et 2009 (15 ans et plus) à Fouras [57]
(par rapport au département[58] et à la nation[59])
Catégorie 1999 2009
Agriculteurs exploitants 1.8 % (2.6 %) (1.4 %) 0.9 % (1.7 %) (1.0 %)
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise 5.6 % (4.4 %) (3.5 %) 4.8 % (4.2 %) (3.3 %)
Cadres et professions intellectuelles supérieures 3.6 % (3.9 %) (6.6 %) 6.9 % (5.0 %) (8.6 %)
Professions intermédiaires 10.1 % (9.6 %) (12.1 %) 10.0 % (11.3 %) (13.8 %)
Employés 14.4 % (16.3 %) (16.6 %) 10.5 % (16.6 %) (16.7 %)
Ouvriers 7.0 % (13,4 %) (14.9 %) 6.5 % (12,8 %) (13.5 %)
Retraités 38.3 % (28,2 %) (22.2 %) 49.5 % (34,0 %) (22.9 %)
Autres personnes sans activité professionnelle 19.2 % (21.6 %) (22.9 %) 10.9 % (14.4 %) (17.2 %)



Économie[modifier | modifier le code]

L'ostréiculture, importante ressource économique de la cité.

L'économie de la commune repose essentiellement sur le tourisme balnéaire ainsi que sur les activités ostréicoles. La ville compte une zone d'activité, la ZA du Soumard, située au sud de la commune, et un centre commercial appartenant au groupe Super U.

Le taux d'activité des personnes âgées de 20 à 59 ans est de 79 %, soit légèrement inférieur à la moyenne nationale, qui est de 82,2 %. En 1999, le taux de chômage était également supérieur aux chiffres nationaux : 17,3 % contre 12,9 % dans le reste de l'hexagone[60]. Les actifs représentent 36,2 % de la population, suivis par les retraités (33,5 %), les étudiants et les jeunes scolarisés (16 %).

Au 1er janvier 2004, le nombre total d'entreprises présentes sur le territoire communal était de 213, se répartissant en 15 établissements consacrés à l'industrie, 22 consacrés à la construction, 56 commerces et 120 prestataires de services[61].

Station balnéaire depuis 1850[62], mais aussi ville portuaire (trois ports sont répartis sur le territoire communal)[63], Fouras est également réputée pour son importante activité ostréicole : la douceur de l'eau de la Charente et sa température font de la commune un important centre de captage de naissain d'huître. Lorsque l'ostréiculture fut introduite dans la commune, vers 1925, les huîtres étaient élevées au sol, à plat. En 1970, une épizootie décima les huîtres en place et une nouvelle variété, dite du Japon fut introduite. Cette dernière est désormais cultivée en poches plastiques grillagées, placés sur des tables de fer.

Logement[modifier | modifier le code]

En 1999, lors de la dernière enquête de l'Insee, le nombre de logements présents dans la commune était de 3832. Parmi ceux-ci, 49,8 % étaient des résidences secondaires[61].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Régional de Fouras.

La ville de Fouras dispose d'un musée régional constitué principalement de fonds locaux ainsi que d'une collection d'objets d'art asiatiques et africains. Les collections sont installées à l'intérieur du donjon, dans le fort de Fouras. Outre le musée, classé « Musée de France », le fort est le cadre d'expositions temporaires (peintures, arts plastiques).

Fouras est également équipée d'une médiathèque, d'un espace culturel multimédia et d'une salle de cinéma.

Plusieurs séquences de films ont été tournées à Fouras, parmi lesquels Comme un poisson dans l'eau, d'André Michel (1962) ou Les Aventuriers, de Robert Enrico (1967)[64]. Plus récemment, en 2007, une mini-série de deux épisodes (52 minutes chacun) produite par la chaîne de télévision TF1 a été tournée à Fouras : Le Canapé rouge[65].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Le Fort de Fouras[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fort de Fouras.

Cet ancien château fort fut considérablement remanié au cours des siècles. Son donjon fut transformé en sémaphore sous le premier empire, il abrite actuellement le musée régional.

Le fort de Fouras, connu également sous le nom de Sémaphore.

Établi en bord de mer entre la plage ouest et la plage sud, le fort est constitué d'un donjon médiéval entouré par une enceinte en pierre de taille complétée par quatre tours circulaires, l'ensemble étant protégé par de profondes douves sèches. Le donjon quadrangulaire semble avoir été érigé au début du XIVe siècle[66], sous le règne du roi Philippe le Bel. Il repose sur une crypte voûtée d'ogives formant quatre travées, et s'établit sur trois niveaux. Il est repris en 1480 par l'architecte De Brosse, qui contribua à le moderniser.

La forteresse médiévale est remplacée en 1672 par un fort moderne, bâti d'après les directives de Vauban, sur des plans de l'architecte Ferry; cependant les travaux ne furent réellement achevés qu'en 1689. Le fort, qui devait passer à la postérité sous le nom de son initiateur (fort Vauban) comportait une batterie basse pour les tirs à couler, et une batterie haute pour les tirs à démâter. Le donjon fut conservé et consolidé, afin de pouvoir placer une plate-forme garnie de canons en son sommet. Transformé en sémaphore durant le premier empire, il fut également intégré à la ceinture de feuvoulue par l'Empereur pour protéger les côtes des éventuelles incursions anglaises. Cette ceinture de feu devait regrouper le fort de Fouras, le fort Énet et le fort Boyard. Propriété du ministère de la Défense, le fort est finalement déclassé à la fin du XIXe siècle, les batteries et les redoutes démantelées. Classé monument historique en 1987[67], ce monument, devenu le symbole de la cité, est aujourd'hui partiellement transformé en musée. Celui-ci, installé dans le donjon, est constitué de plusieurs salles présentant différents aspects de l'histoire de la région : les principales sections sont consacrées à la géologie, à l'archéologie, à l'histoire militaire, à l'histoire contemporaine ou encore l'histoire maritime. Un fonds artistique et un fonds documentaire orienté sur l'histoire de l'Aunis et de la Saintonge y sont également présentés[68], de même qu'une série de collections d'origine extra-européenne (armes et outils originaires d'Afrique et d'Asie principalement[69]).

Le fort Énet[modifier | modifier le code]

Le fort Énet vu de la mer coté ouest et derrière au loin Fouras.
Article détaillé : Fort Énet.

Le fort Énet, construit sous le règne de Napoléon Ier entre 1809 et 1811, participait à la protection de la rade de Rochefort.

Situé sur l’extrémité du rocher formant la pointe de la Fumée, non loin de l'île d'Aix, il a la forme d'une batterie recourbée, fermée par un éperon couvrant le magasin à poudre. La structure initiale, livrée à la Marine en décembre 1811[70], fut complétée vers 1850 par un second étage de feux et par seize casemates en pierre. Propriété du ministère de la Défense, qui y fit plusieurs expérimentations d'artillerie en 1863, il est déclassé au début du XXe siècle. Il servit ensuite de prison de transit aux bagnards. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1994[71].

Il est actuellement propriété privée et se visite lors des journées du patrimoine.

La redoute de l'Aiguille[modifier | modifier le code]

La redoute de l'Aiguille.

Ce fort ou redoute est situé au bord de l'eau à l'endroit le plus étroit de la presqu'île.

Bâti entre 1673 et 1674, il était destiné à protéger la ville d'une éventuelle invasion anglaise par la pointe de la Fumée et participait à la ligne de défense de l'entrée de la Charente. Il est composé d'un bâtiment principal et de plusieurs fortifications établies le long de la côte. Cette construction, peu élevée, permettait d'être peu visible depuis l'océan et surtout de mieux résister aux tirs éventuels de navires de guerre. Acquis par la municipalité de Fouras en 2001, il n'est actuellement pas accessible au public.

La redoute de l'Aiguille est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2001[72].

Le fort Lapointe dit fort Vasou[modifier | modifier le code]

Le fort Lapointe, connu également sous le nom de fort Vasou.

Cet ensemble défensif fut érigé à partir de 1672 sur la rive droite de la Charente, à proximité immédiate de son embouchure. Premier des éléments défensifs assurant la protection du port militaire et de l'arsenal de Rochefort, ses effectifs atteignaient plusieurs centaines d'hommes et une cinquantaine de canons[73]. En 1757, le fort fut endommagé par les Anglais. Remanié après cette bataille, il intègre une batterie semi-circulaire formant environ 130 mètres de diamètre, à laquelle est venue se greffer une caserne et un entrepôt de stockage d'obus entre 1860 et 1880[74]. Déclassé par l'armée puis vendu à un particulier en 1950, il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 2002[75].

Patrimoine urbain public[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

La mairie de Fouras.

Le nouvel hôtel de ville fut érigé au début du XXe siècle en plein centre de la cité balnéaire et inauguré le 27 juillet 1902 par le maire de l'époque, le docteur Boutiron. Auparavant, la mairie était installée rue de la Coue dans une maison blanchie à la chaux. Cet édifice à étage, en briques et pierres de taille, œuvre de l'architecte Michaud, est doté d'un toit en ardoise et possède un fronton triangulaire orné des armes de la ville. Celles-ci montrent une chaloupe de pilotin, les fortifications de l'ancien château et une représentation de la lune. Un campanile dont la structure est construite en bois et fer forgé se situe au sommet de la toiture. Le sigle RF, pour République française, est présent sur deux sculptures présentes de part et d'autre de la fenêtre centrale.

À l'intérieur, la salle du Conseil abrite un tableau représentant la bataille navale des Brûlots et la résistance du commandant du navire Le Régulus, le commandant Lucas, face aux Anglais. Cette huile sur toile fut réalisée en 1902 par le peintre Charles Fouqueray.

Le bâtiment a été agrandi sur l'arrière en longueur pour créer des bureaux.

Le château du Bois-Vert[modifier | modifier le code]

Château du Bois-Vert dans le parc de Fouras.

Cette vaste demeure néo-classique construite en 1870, fut conçue à l'origine comme une habitation, avant d'être transformée en casino en 1886. Elle devint alors l'un des lieux les plus en vogue de la ville et le cœur de la vie mondaine[29].

L'aile gauche fut ajoutée en 1887. Une salle de spectacle fut inaugurée ultérieurement tandis que le parc, arboré de chênes-verts, attenant au château fut aménagé pour servir de cadre à des fêtes de plein air.

En 1913, le château est transformé en hôtel, avant d'être un temps reconverti en maison de convalescence accueillant des soldats blessés durant la Première Guerre mondiale. Son nom était alors « Hôpital 103 ».

L'hôtel est racheté par la commune en 1946 et fermé en 1975.

Le château, toujours propriété de la commune, est devenu un lieu de réception.

La halle au poisson et le marché couvert[modifier | modifier le code]

Halle au poisson, rue de la Halle.

La halle au poisson est le premier marché couvert à avoir été construit à Fouras et découle de l'essor de la petite station balnéaire depuis le Second Empire.

Cet édifice, implanté au cœur de la cité balnéaire, présente une halle fermée, d'allure plutôt austère, appelée le marché au poisson. À l'origine, il s'agissait d'une criée dont les poissons et les produits de la mer (huîtres, moules et autres coquillages) étaient fournis par les petits pêcheurs de la ville « car la flotte fourasine compte au XIXe siècle 63 chaloupes et 24 canots de pêche »[76].

Le bâtiment primitif date de 1866 et, en 1895, une marquise métallique y a été accolée sur son flanc gauche pour abriter les commerçants de Fouras et des alentours qui vendaient des denrées alimentaires autres que celles de la mer.

La criée de Fouras, qui ferma définitivement en 1940, avait lieu deux fois par jour et était annoncée par la cloche[76].

Grande halle du marché de Fouras, place José-Cando.

Ce premier marché couvert a été rénové dans les années 1980 et est demeurée la halle au poisson, fidèle à ses origines. Avec l'essor du tourisme, un deuxième marché couvert, a été édifié en 1935 avec une façade de style Art déco[76]. Il est situé à côté de la halle au poisson et est destiné à la vente des denrées alimentaires autres que les produits de la mer telles que les fruits et légumes, les produits laitiers et les produits de la viande.

Le kiosque à musique[modifier | modifier le code]

Le kiosque à musique de Fouras.

Ce joli kiosque, édifié au tout début du XXe siècle, est l'un des dix kiosques conservés en Charente-Maritime[Note 7].

De structure hexagonale, reposant sur six colonnes, il trône au milieu de la place Carnot face à l'église Saint-Gaudens et près de la plage.

Progressivement abandonné après la dernière guerre, ce monument a été heureusement préservé et conservé lors de la rénovation du centre de Fouras depuis le printemps 2011.

Cette rénovation a été inaugurée le 5 septembre 2012 en musique (piano et violoncelle) et avec la participation d'un public nombreux[77].

Patrimoine urbain civil[modifier | modifier le code]

Château du Treuil-Bussac[modifier | modifier le code]

Château du Treuil-Bussac, vue arrière.

Cette maison noble datant du début du XVIIe siècle fut reconstruite par la famille D'Ansays, issue de la noblesse de robe protestante, sur les ruines d'un château plus ancien, ruiné par les guerres de religion, lui-même bâti sur des fondations gallo-romaines[78]. En 1633, le seigneur du lieu était Jean-Marc d'Ansays, notable et commerçant de La Rochelle. Son fils, Pierre d'Ansays du Treuil, fut contraint d'abjurer la religion calviniste sous la contrainte lors de la révocation de l'édit de Nantes. La seigneurie passa ensuite à Jean d'Ansays du Treuil-Bussac, son fils.

Au début du XVIIIe siècle, la famille d'Ansays possédait de nombreuses propriétés situées dans les paroisses de Fouras et de Saint-Laurent-de-la-Prée (fief de la Motte, fief de Magnou, terres de La Raize), ainsi qu'une demeure à La Rochelle[79].

Le château, très sobre, constituait une des principales propriétés de la famille. Il est entouré d'une enceinte flanquée de tourelles à bretèches, ouvrant sur une cour via un double porche - à piétonne et à charretière - daté de 1621. Adossé à l'enceinte, le logis est desservi par un escalier droit. Des vestiges d'époque gallo-romaines ont été retrouvés dans la propriété en 1872 et 1883, notamment un moyen-bronze daté du IVe siècle représentant l'empereur Maximien Hercule[80].

Villa la Jetée[modifier | modifier le code]

Villa La Jetée, connue également sous le nom de Château Bugeau.

Hôtel particulier bâti en 1903, la villa située au Port Nord, également connue sous le nom de Château Bugeau - La Jetée, est inscrite aux Monuments historiques en 2007[81]. Elle a servi de cadre à des romans ou à des séries télévisées[23], bien avant que le « Père Fouras », personnage clé du jeu télévisé Fort Boyard, ne contribue à populariser la cité.

Les villas balnéaires de Fouras[modifier | modifier le code]

Une des nombreuses villas de la plage Nord.

Grâce à sa fonction balnéaire développée dès le Second Empire, Fouras s'est affirmée rapidement comme un centre de villégiature pour les familles aisées de la côte aunisienne, principalement de la bourgeoisie rochelaise et rochefortaise, puis avec l'arrivée du chemin de fer des classes aisées de Paris et Bordeaux.

C'est ainsi que de nombreuses petites villas cossues, à l'architecture fantaisiste de la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant, ont été édifiées le long des plages et des promenades du front de mer.

En bordure de la plage Nord, également appelée plage de la Garenne, subsistent une série de villas balnéaires datant du début du XXe siècle.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Il subsiste trois moulins à Fouras : le moulin de l'Aubier, le moulin de l'Espérance et le moulin de Soumard. Ils ont tous les trois été restaurés et transformés en résidence d'habitation.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gaudens[modifier | modifier le code]

Église Saint-Gaudens.

Ce sanctuaire fut édifié à partir de 1883 sur l'emplacement d'une ancienne église du XIe siècle, qui relevait au Moyen Âge de l'abbaye de Saint-Maixent. L'édifice actuel est de style néo-gothique, avec quelques emprunts au style roman, notamment dans la partie supérieure du clocher. L'église renferme plusieurs ex-voto, dont deux maquettes de navires établies de chaque côté du maître-autel. Celles-ci représentent des navires de commerce datant sans doute du Second Empire.

L'autel en bois et une cloche de l'ancienne église — portant le nom de Madeleine, elle fut fondue en 1738 et est inscrite aux monuments historiques depuis 1942[82] — y sont également conservés. Une peinture du XVIIIe siècle représentant le baptême du Christ se situe dans le croisillon nord.

L'église, consacrée à saint Gaudens, saint patron de la ville, forme un plan en croix latine, comportant une nef unique de quatre travées, prolongée d'un transept et d'une abside à pans coupés. L'ensemble est voûté d'ogives. Une série de contreforts vient soutenir les murs de la nef. La façade est occupée par un porche ogival surmonté d'une tribune et d'un clocher comportant deux niveaux d'arcatures d'inspiration romane, l'ensemble étant lui-même surmonté d'une flèche en pierre de taille encadrée de quatre pinacles. Le clocher fut fissuré par le séisme de 1972, et la toiture endommagée par la tempête de 1999.

Plages[modifier | modifier le code]

La ville de Fouras possède cinq plages : la Grande Plage, la plage Nord, la plage Sud, la plage de l'Espérance et la plage de la Vierge.

La Grande Plage possède une retenue d'eau qui garantit la baignade par marée basse. Elle est bordée par une esplanade qui tient lieu de promenade. En saison, la baignade est surveillée par des sauveteurs de la SNSM[83], et des clubs proposent des activités ludiques pour les enfants.

La Grande Plage à marée haute vue du fort de Fouras.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'une école élémentaire publique, l'école Jean-Michenot, et d'une école maternelle publique.

Les collèges et lycées les plus proches sont situés à Rochefort, la deuxième agglomération urbaine du département.

Culture[modifier | modifier le code]

La ville de Fouras du fait de son statut de station balnéaire dispose d'un certain nombre de services culturels pour répondre aussi bien aux exigences de la clientèle touristique qu'aux résidents permanents.

Fouras est équipée d'une médiathèque implantée près du centre-ville, non loin du fort de Fouras.

La ville qui est équipée d'un casino depuis la fin du XIXe siècle dispose également d'une salle de cinéma.

Dans le site du fort de Fouras, se trouve également aménagé depuis 1966 un musée, le musée régional de Fouras, qui accueille en moyenne 8 000 visiteurs par an.

À l'année, de nombreuses manifestations culturelles sont organisées (salon du livre, salon gastronomique, galeries d'art avec expositions temporaires).

Les services de la santé[modifier | modifier le code]

Fouras dispose de quelques services dans les secteurs médical, paramédical et médico-social grâce à sa vocation de station balnéaire et sa fonction de centre de villégiature[84].

Les services médicaux

Quatre cabinets médicaux regroupant six médecins généralistes dont un avec orientation en mésothérapie et en ostéopathie-médecine manuelle sont installés en ville auxquels s'ajoutent deux cabinets dentaires.

Si les médecins spécialistes sont absents de la ville, les habitants consultent ceux qui sont situés à Rochefort et à La Rochelle.

De même, Fouras n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, la ville dépend de Rochefort pour ce type de prestation[Note 8].

L’hôpital général le plus proche est le nouveau centre hospitalier "Béligon" de Rochefort situé à une dizaine de kilomètres à l'est.

Les services paramédicaux

Fouras possède trois centres en soins infirmiers, trois cabinets de kinésithérapie, un cabinet en orthophonie ainsi que trois pédicures-podologues.

À cela s'ajoutent deux pharmacies, dont une avec services en orthopédie générale, et un opticien-lunettier. Par contre, la ville n'est pas équipée d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à Rochefort[Note 9].

S'il n'existe pas de service d’ambulanciers dans la ville, celui-ci se trouve dans la commune voisine de Saint-Laurent-de-la-Prée qui assure des interventions dans l'ensemble de la presqu'île de Fouras. Il est cependant relayé par les pompiers du Centre d'intervention principal de Rochefort qui sont habilités à intervenir également dans les situations d'urgence médicale[85].

Par ailleurs, une clinique vétérinaire y est en activité et exerce ses services sur la presqu'île.

Les services médico-sociaux

Une maison de retraite, la Résidence de la Presqu'île, est équipée de 73 lits. Cet établissement privé est également une résidence médicalisée équipée d'une structure de type Alzheimer de quinze lits[86].

Sports[modifier | modifier le code]

La situation géographique de la ville la prédispose aux activités nautiques. De fait, Fouras compte actuellement plusieurs associations sportives consacrées à la voile (école de voile de Fouras, association Voile Plaisir Fouras, cercle nautique de Fouras) et au kayak de mer (Antioche Kayak).

Équipée d'un stade et d'une salle omnisports, le complexe Roger-Rondeaux, la station accueille un club de football et un club de rugby — regroupés au sein du Fouras Océan Club (FOC) — ainsi que plusieurs associations sportives consacrées à la pratique du tennis, du volley-ball, du badminton ou du tennis de table[87].

Un boulodrome et un ball-trap complètent les infrastructures sportives de la ville, tandis qu'un terrain de golf est implanté en périphérie de Fouras, sur la commune voisine de Saint-Laurent-de-la-Prée[88].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Les transports en commun de la ville de Fouras sont gérés par la société Keolis Littoral, filiale de la société Keolis, opérateur privé de transports de voyageurs. Ils se composent de bus faisant la jonction entre les neuf stations réparties sur le territoire communal (depuis l'embarcadère de l'île d'Aix jusqu'au centre commercial, rue Dieu-me-Garde), les cinq stations de la commune limitrophe de Saint-Laurent-de-la-Prée et le centre-ville de Rochefort, via la commune de Vergeroux[89]. Cette ligne de bus interurbaine, portant le numéro 6, est l'une des huit lignes de bus de l'agglomération rochefortaise.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Liste des quartiers de Fouras[90]
Quartiers Nord
  • La Fumée
  • Le port Nord
  • Le Cadoret
Quartier Nord-Est
  • Chevalier
Quartiers Centre
  • Centre-ville
  • Gazin
Quartier Sud
  • Le paradis
Quartier Est
  • Soumard

Cultes[modifier | modifier le code]

Fouras appartient au diocèse catholique de La Rochelle et à l'archidiocèse métropolitain de Poitiers[91] (avant 2002, à l'archidiocèse de Bordeaux). Le culte catholique y est célébré tous les samedis à 18 heures 30, et tous les dimanches à 10 heures[92].
La commune ne possède pas de temple protestant, cependant le culte est célébré à Rochefort.

Marchés[modifier | modifier le code]

Le marché est composé de deux bâtiments distincts au cœur de Fouras sur la place José-Cando. La halle aux poissons et fruits de mer et la grande halle qui abrite le marché aux autres produits alimentaires (légumes, viandes et fromages...).

Un marché forain s'étend sur quelques rues adjacentes et sur le parking du Sémaphore en été le dimanche matin.

Les deux halles sont ouvertes toute l'année chaque jour de 8 heures 30 à 12 heures 30[93].

Des foires mensuelles ont lieu également à Fouras depuis presque trois siècles.

Associations[modifier | modifier le code]

Pontons de pêche au carrelet à proximité de la pointe de la Fumée.

La vie associative fourasine est relativement développée, puisque ce ne sont pas moins de 86 associations qui sont présentes dans la commune[94]. Celles-ci se répartissent en associations culturelles, patriotiques, sportives, politiques ou syndicales. Les associations à vocation culturelle sont principalement représentées par l'Association des amis du musée de Fouras, par l'Association des saisons artistiques de Fouras ou par l'Association musicale Crea'puce[95]. La commune accueille également un club de scrabble, un club de bridge, ainsi que l'association Terre-Marine Radio, qui gère la radio associative du même nom.

Intimement liée à l'histoire militaire française — la capitulation de la « poche de La Rochelle » fut signée au fort de Fouras, la commune accueille diverses associations patriotiques et d'anciens combattants. Parmi celles-ci, on trouve une section de l'Association des anciens combattants et prisonniers de guerre (A.C.P.G.), une antenne du Souvenir Français, une Délégation des Résistants, ainsi que l'Association des officiers mariniers et quartiers-maîtres.

En tête de liste des associations sportives fourasines se trouve le FOC - Fouras Océan Club - qui regroupe un club de football et un club de rugby. Une école de voile, une association pongiste, un club de judo-jujitsu ou encore de motocross figurent parmi les 22 associations sportives recensées dans la commune.

Enfin, Fouras accueille plusieurs associations politiques, syndicales ou professionnelles, ainsi que des associations d'intérêt général : Comité de jumelage, Cercle des rencontres citoyennes, Comité des fêtes, Amicale laïque des écoles en constituent quelques exemples.

Médias[modifier | modifier le code]

Radio Terre Marine Fm[modifier | modifier le code]

La ville de Fouras abrite les studios d'une radio associative, Terre Marine FM[96].
Celle-ci, qui se définit comme « la première radio de proximité de Charente-Maritime », émet des programmes généralistes (musique, informations nationales et locales) dans une partie du département, où trois fréquences lui ont été allouées par le CSA. La fréquence de la radio à Fouras est 94.8 FM. Elle émet également sur l'ensemble du pays rochefortais, sur la région de La Rochelle, à Saintes, ainsi que sur internet.

Fouras dans la presse écrite[modifier | modifier le code]

Les actualités de la ville sont couvertes par la presse régionale et la presse locale, représentées par L'hebdo de Charente-Maritime dont le siège est à Surgères, le quotidien régional Sud-Ouest - agence de presse de Rochefort - et par l'hebdomadaire d'informations locales, Le Littoral de la Charente-Maritime, dont le siège est fixé à Marennes.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'émetteur de La Rochelle - ZUP de Mireuil (en réception analogique et en numérique terrestre, TNT)[97]. La diffusion numérique de cet émetteur a été activée en octobre 2006, afin de pallier les déficiences de l'émetteur de Niort-Maisonnay (altérations ponctuelles du signal signalées dans certaines zones de la Charente-Maritime). L'ensemble des chaînes nationales sont diffusées, y compris la version régionale de France 3, France 3 Poitou-Charentes, et son décrochage local, France 3 Atlantique.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

  • Isaac Chabeau de la Clochetterie, seigneur du Treuil, lieutenant dans la compagnie des gardes de la Marine en 1731, s'illustra au cours d'une bataille navale contre les Anglais en 1747. Parti avec plusieurs marins fourasins pour escorter un convoi marchand, ils furent attaqués au large du Cap Finisterre (Galice). Commandant en second du navire Le Sérieux, il fut renversé par un boulet de canon qui lui emporta les deux jambes. Ne voulant pas quitter son poste, il refusa les soins qu'on lui proposait et dirigea la défense du navire, jusqu'à ce qu'il soit emporté par une salve de mitraille[98].
  • José Cando, de son vrai nom Pierre Audouit, un maître de la clarinette jazz

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le s final ne se prononce pas
  2. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Fouras comme l'ensemble de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  3. la majorité des voyageurs descendants à Fouras ville. À l'époque au départ de Paris, des billets et cartes de réduction étaient combinés pour la visite de l’Île d'Aix, proposés aux voyageurs depuis les Râmeaux jusqu'à fin octobre avec terminus La Fumée. Sa plate-forme est aujourd'hui occupée par le parking du matériel des ostréiculteurs et par quelques voitures avec une durée de 48 heures fixée par arrêté municipal.
  4. La deuxième circonscription électorale regroupe du nord au sud les cantons suivants : Marans, Courçon, La Jarrie, Aytré, Aigrefeuille d'Aunis, Surgères, Rochefort-Centre, Rochefort-Nord, Rochefort-Sud et Surgères
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  7. Au début du XXe siècle, le département de la Charente-Maritime en comptait une trentaine; il en reste seulement une dizaine aujourd'hui, principalement conservés dans les villes
  8. Les onze villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  9. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Source : Carte routière Michelin no 71 et Atlas routier Michelin - édition 2010 ; cependant voir également le site ci-après qui fournit des distances dont la source n'est pas précisée Distances
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Dominique Audet-Perrier, Les premiers pas du chemin de fer en Charentes : mythe et réalité : 1836-1883, Le Croît Vif,‎ 1997, 455 p., p. 265
  6. in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic
  7. Sources : SNCF/site Fouras-les-bains (site non officiel)
  8. in Poitou-Charentes, de Antoine Lebègue et Adélaïde Barbey, éditions Hachette, 1995
  9. Plages de Fouras
  10. Sources : site Fouras, la presqu'île
  11. La Baie d'Yves
  12. Les réserves naturelles de France
  13. in Guide Gallimard : Saintonge, 1994
  14. a et b in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890
  15. in Le livre des côtes de France, de Jean Merrien, éditions Robert Laffont, 1962
  16. Données Météo France.
  17. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  18. Tempêtes de 1999
  19. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  20. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  21. in Bulletin monumental de la Société française d'archéologie, « De Saintes à Luçon et retour », page 30, 1853
  22. a et b in Bulletin monumental de la Société française d'archéologie, « De Saintes à Luçon et retour »
  23. a, b et c in Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic
  24. Site sur la marine impériale
  25. Les brûlots anglais en rade de l'île d'Aix, de Jules Silvestre
  26. L’agonie du vaisseau le Régulus au large de Meschers
  27. in Napoléon à Fouras : la journée du 8 juillet 1815, de Robert Chandeau, Imprimerie de l'Ouest, 1958
  28. Site : de Waterloo à Sainte-Hélène
  29. a et b in Fouras et ses environs, de Antoine Duplais des Touches, collection monographie des villes et villages de France
  30. Sources : Le journal des propriétaires de l'île de Ré : numéro spécial, 2005
  31. Maires de Fouras
  32. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  33. Résultats des élections présidentielles de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  34. Résultats des élections présidentielles de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  35. Résultats des élections législatives de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  36. Résultats des élections législatives de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  37. Résultats des élections législatives de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  38. Résultats des élections européennes de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  39. Résultats des élections européennes de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  40. Résultats des élections européennes de 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  41. Résultats des élections régionales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  42. Résultats des élections régionales de 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  43. [xls] Résultats des élections cantonales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  44. Résultats des élections cantonales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  45. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  46. Résultats des élections cantonales de 2011 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  47. [xls] Résultats des élections municipales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
  48. Résultats de l’élection municipale de 2008 sur le site du Figaro.
  49. Résultats des élections référendaires de 1992 sur le site PolitiqueMania.
  50. Résultats des élections référendaires de 2000 sur le site PolitiqueMania.
  51. Résultats des élections référendaires de 2005 sur le site PolitiqueMania.
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  54. Délégation interministérielle à la ville
  55. Insee - Recensement de la population - 2009 - Fouras
  56. Insee - Recensement de la population - 2009 - Charente-Maritime
  57. Insee - Recensement de la population - 2009 - Fouras
  58. Insee - Recensement de la population - 2009 - Charente-Maritime
  59. Insee - Recensement de la population - 2009 - France
  60. Taux de chômage (1999) sources : L'internaute
  61. a et b Sources : site Fouras les bains (site non officiel)
  62. Source : site de la commune
  63. Sources : Charente-Maritime.com
  64. Séquences de films tournées en Poitou-Charentes
  65. La lettre d'information de la région Poitou-Charentes, avril 2008
  66. Index de la fortification Française : Château de Fouras
  67. « Fort et citadelle, Fouras », base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. Site consacré au musée de Fouras
  69. Sources : MuseoArtPremier
  70. Sources : culture.fr
  71. « Fort d'Enet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  72. « Redoute dite Fort de l'Aiguille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  73. Sources : Beneze 17, site consacré au département de la Charente-Maritime
  74. Index de la fortification Française
  75. « Fort Lapointe ou fort Vasou », base Mérimée, ministère français de la Culture
  76. a, b et c Jean-Luc Flohic, Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, 2002, tome II, p. 621
  77. Article du quotidien régional Sud-Ouest intitulé « Le kiosque reprend du service » en date du 09/09/2012
  78. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, page 114
  79. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, page 116
  80. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, page 112
  81. « Notice no PA17000075 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. Fiche issue de la base de données Patrimoine de France
  83. Sauveteurs en mer
  84. Site de l'annuaire de la santé
  85. Services d'urgence à Fouras
  86. Site de présentation de la Résidence de la Presqu'île
  87. Club pongiste fourasin
  88. Activités sportives
  89. Transports en commun de Fouras
  90. [1]
  91. Diocèses de France
  92. Horaire des messes à Fouras
  93. Horaires des marchés
  94. Associations fourasines
  95. Association Crea'Puce
  96. Site internet de la radio Terre Marine FM
  97. Couverture de l'émetteur de La Rochelle - ZUP de Mireuil
  98. in Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge et d'Aunis, 1890, pages 118-119

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(Liste des livres par ordre alphabétique des noms d'auteur)

Ouvrage consacré à la ville
  • Antoine Duplais des Touches, Fouras et ses environs, collection Monographies des villes et villages de France, Le Livre d'Histoire, Paris, 2008 (320 pages). (ISBN 978-2-7586-0208-8)
Quelques monographies sur la ville
  • Claverie (Agnès), La vie d'autrefois en Charente-Maritime, éditions Sud-Ouest, Luçon, 1999, - Intéressante monographie historique sur la ville au XIXe siècle lors de la mode des bains de mer - p.p.p. 151/155. (ISBN 2-87901-296-1)
  • Combes (Jean) et Daury (Jacques) (Ouvrage collectif sous la direction de), Guides des départements : la Charente-Maritime, éditions du Terroir, Tours, 1985 - monographie sur Fouras - , p. 79. (ISBN 2-903283-25-9[à vérifier : ISBN invalide])
  • Flohic (Jean-Luc), (Ouvrage collectif sous la direction de), Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, monographie sur Fouras - Tome II - p.p. 619/622.
  • Gautier (M.A.), Dictionnaire des communes de la Charente-Maritime (réédition de la Statistique du département de la Charente-Inférieure publiée en 1839), Les Chemins de la Mémoire éditions, Saintes - Monographie sur Fouras au temps de la Monarchie de Juillet - p. 57.
  • Rieupeyrout (Jean-Louis), Poitou-Charentes, Nathan/Guides Delpal, 1987 - Courte monographie historique et touristique sur la ville - , p.p. 127/128. (ISBN 209-286212-X)
Toponymie
  • Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, 2003, 348 pages. (Toponymie sur la ville en p.p. 134/135) (ISBN 2-913471-65-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoires et administrations
Géographie
Histoire
Patrimoine historique
Culture et loisirs
Économie et tourisme
Transports et voirie

Liens externes[modifier | modifier le code]

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