La Jarrie

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La Jarrie
Mairie de La Jarrie.
Mairie de La Jarrie.
Blason de La Jarrie
Blason
La Jarrie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton La Jarrie
Intercommunalité Communauté d’agglomération de La Rochelle
Maire
Mandat
David Baudon
2014-2020
Code postal 17220
Code commune 17194
Démographie
Gentilé Jarriens
Population
municipale
2 797 hab. (2011)
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 45″ N 1° 00′ 31″ O / 46.1292, -1.008646° 07′ 45″ Nord 1° 00′ 31″ Ouest / 46.1292, -1.0086  
Altitude Min. 11 m – Max. 43 m
Superficie 9,45 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lajarrie.fr

La Jarrie est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Jarriens et les Jarriennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le centre du bourg de la Jarrie bénéficie d'une configuration particulière qui s'organise autour d'une voie circulaire à partir de laquelle rues, ruelles et venelles rejoignent l'espace central, occupé aujourd'hui par la place de la Mairie.

Outre le bourg, la commune comprend une partie des villages de Grolleau (partagé avec la commune de Salles-sur-Mer), Chassagné (partagé avec la commune de La Jarne) et Puyvineux (partagé avec la commune de Saint-Christophe).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Clavette Montroy Saint-Médard-d'Aunis Rose des vents
La Jarne N Saint-Christophe
O    La Jarrie    E
S
Salles-sur-Mer Croix-Chapeau Aigrefeuille-d'Aunis

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[2].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : --13,6 °C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[3].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par l'ouragan Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
La Jarrie[4] 2250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données météorologiques de La Rochelle de 1961 à 1990[5]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 3,4 4,0 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Températures maximales (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Températures moyennes (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2250
Pluviométrie (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune de La Jarrie est bordée, au sud, par la route départementale 939 qui relie La Rochelle à Périgueux, en passant par Surgères et Angoulême[Note 1]. Elle est traversée par la route départementale 110 qui permet de rejoindre la route nationale 11 au nord ou la route nationale 137 au sud.

L'accès à l'autoroute se fait par la départementale D 5 (depuis Aigrefeuille-d'Aunis), qui permet de rejoindre l'autoroute A 837 donnant un accès vers Saintes, puis au-delà vers Bordeaux.

Le projet autoroutier (A831) devant relier Rochefort à Fontenay-le-Comte et qui passera à travers le Pays d'Aunis[Note 2] est programmé depuis 1994. Cette autoroute d'une longueur de 64 kilomètres se heurte à une vive opposition en raison de la traversée du marais de Rochefort et du Marais poitevin. Elle permettra d'établir la jonction autoroutière entre l'A837 et l'A83[6]. Déclarée d’utilité publique en 2005, un appel à concessionnaire vient d'être lancé[7]. Pendant ces démarches, la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), achète les terres et les stocke[8]. Cette autoroute passera à l'est de la commune et l'échangeur qui sera réalisé à la jonction de la route départementale 939 amplifierait l'attractivité de la commune et permettrait un renforcement de l'économie locale.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Une gare ferroviaire desservait le bourg de La Jarrie lors de l'arrivée du chemin de fer en 1857. Cependant, pour assurer un tracé le plus directe vers La Rochelle, la ligne ferroviaire se situe à près d'un kilomètre au sud du centre-ville de La Jarrie, en bordure du bourg de Grolleau. Une gare est néanmoins installée, côté ouest de Grolleau, de manière à assurer la desserte du secteur. Avec l'arrivée et la généralisation de la voiture, la gare est fermée aux voyageurs dans le premier quart du XIXe siècle. Lors de l’électrification de la ligne en 1990, la gare est démolie pour laisser place à un passage inférieur en remplacement du passage à niveau la jouxtant[9].

La gare ferroviaire la plus proche pour les habitants de La Jarrie est celle de Châtelaillon, située à une dizaine de kilomètres du centre-ville. La gare de Châtelaillon, située sur la ligne Bordeaux - Nantes, est desservie par la liaison interurbaine cadencée entre La Rochelle et Rochefort et par les trains Intercités. Desservie par les mêmes trains que ceux de Châtelaillon, la gare de La Rochelle, située à une quinzaine de kilomètres de La Jarrie, est desservie par des TGV de la ligne Paris - La Rochelle via Poitiers.

En raison de l'augmentation de plus en plus grandissante des déplacements vers La Rochelle et face à une demande de plus en plus accrue, la création d'une nouvelle halte ferroviaire pour assurer des relations régulières par voie ferrée avec La Rochelle pourrait être envisagée.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de La Rochelle - île de Ré, situé à La Rochelle, à moins de 20 kilomètres, offrant des vols quotidiens en direction de Paris et de Lyon et des destinations pluri-hebdomadaires en direction des îles Britanniques et de Bruxelles[10].

L'aéroport de Rochefort-Saint-Agnant, situé au sud de Rochefort, est essentiellement utilisé comme aéroclub pour la pratique de l'aviation légère[11].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Jarrie est reliée par autocars à La Rochelle et Surgères via le réseau de lignes départementales « Les Mouettes » ; ce dernier totalisant 20 lignes principales et 250 lignes secondaires[12].

La commune est desservie quotidiennement par la ligne 11a (Surgères / La Rochelle) du réseau[13].

Des lignes de cars scolaires desservent le collège de La Jarrie pour les élèves demi-pensionnaires résidant notamment dans le canton de La Jarrie.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au chêne vert arraché d’argent accompagné de quatre fleurs de lys d’or cantonnées.
Commentaires : Le chêne renvoie à l’origine étymologique du lieu. Les quatre fleurs de lys qui l’entourent rappellent les quatre rois qui ont fait étape à la Jarrie. La couleur rouge renvoie à la couleur de l’Aunis. L’écu est surmonté d’une couronne murale simple[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Église Sainte Madeleine de La Jarrie.
Voir également l’article : Histoire de la Charente-Maritime.

Passages de princes

  • François Ier vient coucher à La Jarrie le 29 décembre 1542[Note 3], avec de hauts personnages, pour aller à La Rochelle tenir conseil sur une révolte contre l’extension de la gabelle à l’Aunis, province où cet impôt sur le sel n’existait pas.

Après avoir défait les troupes de Soubise à Rié, le comte de Soissons et ses troupes arrivent à La Jarrie le 25 juin 1622. Louis XIII a chargé le comte de faire le blocus de La Rochelle par terre[16]. Dans les jours qui suivent, il s’emploie à la construction du Fort Louis près de l'actuel quartier de port-neuf à La Rochelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie[modifier | modifier le code]

Mairie de La Jarrie, place de la Mairie au centre ville.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2002 en cours
(au 30 avril 2014)
David Baudon PS Conseiller général (depuis 2008)

Circonscription électorale[modifier | modifier le code]

Depuis le découpage électoral de novembre 1986 (loi Pasqua), la ville de La Jarrie et son canton appartiennent à la deuxième circonscription législative[Note 4] de la Charente-Maritime, également dénommée Circonscription de Rochefort-Pays d'Aunis.

Depuis le 17 juin 2012, le député est Suzanne Tallard, par ailleurs maire d'Aytré, qui succède à Jean-Louis Léonard.

Canton[modifier | modifier le code]

Situation du canton de La Jarrie en Charente-Maritime.

Données géographiques générales[modifier | modifier le code]

La Jarrie est chef-lieu d'un canton de 14 communes, appartenant à l'arrondissement de La Rochelle.

Aujourd'hui, le canton de La Jarrie avec une superficie de 143,93 km2 occupe le troisième rang dans l'arrondissement de La Rochelle.

Représentation départementale[modifier | modifier le code]

Le conseiller général qui représente le canton de La Jarrie au conseil général de la Charente-Maritime est le maire de La Jarrie, David Baudon depuis les élections cantonales de 2008.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de La Jarrie a adhéré à la Communauté de communes Plaine d'Aunis, depuis sa création jusqu'à sa dissolution le 31 décembre 2013.

Les élus ont approuvé, le 20 juin 2012, le projet de modification de périmètre de la Communauté d'agglomération de La Rochelle tel que fixé dans l'arrêté préfectoral, aboutissant à l'incorporation des communes du canton de La Jarrie (La Jarne, Saint-Rogatien, Saint-Vivien, Sainte-Soulle, Salles-sur-Mer, Bourgneuf, Clavette, Croix-Chapeau, La Jarrie, Montroy, Saint-Médard-d'Aunis, Saint-Christophe et Vérines.)[17].

Depuis le 1er janvier 2014, la commune de La Jarrie est incorporée à Communauté d'agglomération de La Rochelle[18].

Elle fait également partie du Pays d'Aunis, structure intercommunale créée le 10 juillet 1996, dont le siège a été fixé à Courçon.

Les services administratifs[modifier | modifier le code]

Outre les services proprement de la Mairie, la municipalité gère la médiathèque, Service de la petite enfance et la salle des fêtes. La commune comporte également un CCAS (Centre communal d'action sociale).

Les services publics de l’État sont représentés par la brigade de la Gendarmerie Nationale, le Trésor public et le bureau de La Poste, les écoles et le collège publics.

Fiscalité municipale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à La Jarrie en 2010[19]
Taxe Taux communal Taux intercommunal Taux départemental Taux régional
Taxe d'habitation (TH) 13,10 % 1,15 % 7,12 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22,03 % 2,09 % 14,01 % 3,32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 41,82 % 6,27 % 29,17 % 8,63 %
Cotisation foncière des entreprises (ex TP) 23,86 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable[19].

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[20]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation de La Jarrie et Eddelak

Au 31 juillet 2012, La Jarrie est jumelée avec :

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2012, 2007 et 2002  :

Résultats des élections législatives de 2012, 2007 et 2002 :

Lors du premier tour des élections législatives de 2012[27], le maire de La Jarrie, David Baudon[28], est arrivée en tête avec 62,45 % des voix, arrivée troisième sur la circonscription, il ne peut se maintenir au deuxième tour et appelle à voter Suzanne Tallard[29].

Résultats des élections régionales de 2010 et 2004 :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ancien puits près de l'église.

La population de la ville de La Jarrie en 1999 était de 2653 personnes répartie avec 50,2 % d'hommes et 49,8 % de femmes[34].

En 2011, la commune comptait 2 797 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
968 1 053 993 941 1 067 1 055 1 023 973 1 029
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 110 1 195 1 246 1 202 1 210 1 113 1 023 968 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
796 775 774 716 713 711 737 780 887
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
997 1 056 1 596 2 235 2 413 2 653 2 806 2 790 2 744
2011 - - - - - - - -
2 797 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2004[36].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège Françoise-Dolto de La Jarrie.

La Jarrie dispose de trois écoles réparties dans son centre-ville et d'un collège :

  • école maternelle Les Marronniers,
  • école primaire Jacques-Tati,
  • école élémentaire Jules-Verne.

Début 2011, l'école primaire Jacques-Tati a été transféré dans ses nouveaux locaux, un bâtiment BBC en ossature bois préfabriqué, se composant de trois classes. Le bâtiment se situe sur le site de l'école élémentaire Jules-Verne permettant une mutualisation des équipements et la création d'équipement commun comme le restaurant scolaire[37].

  • Le collège Françoise-Dolto.

Collège de l'enseignement secondaire public, cet établissement moderne a reçu 426 élèves à la rentrée scolaire 2010 qui sont encadrés par 31 professeurs[38].

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le Salon du Livre, 7e édition en 2012.
  • Le Festival de Musiques actuelles, 9e édition en 2012.

Services de la santé[modifier | modifier le code]

La Jarrie dispose d'un certain nombre de services dans les secteurs médical et paramédical[39], inhérents à sa fonction de chef-lieu de canton.

  • Les services médicaux

La Jarrie possède un cabinet médical regroupant deux médecins généralistes et un cabinet en soins dentaires, tous situés dans le centre-ville.

La Jarrie ne dispose d'aucuns médecins spécialistes, les habitants vont habituellement consulter ceux installés à La Rochelle.

De même, La Jarrie n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, le chef-lieu de canton dépend de La Rochelle pour ce type de prestation[Note 7].

Le centre hospitalier le plus proche est celui de La Rochelle, situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest, offrant une palette extrêmement étendue de soins, étant le plus grand hôpital du département de la Charente-Maritime.

  • Les services paramédicaux

Dans ce domaine, La Jarrie est équipée de deux centres en soins infirmiers, de trois cabinets de kinésithérapie, d'un cabinet de pédicure-podologue et de deux cabinets d'orthophonie. La ville ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, les plus proches étant situés à Aytré et La Rochelle[Note 8].

À cela s'ajoute une pharmacie.

Les services d’ambulanciers sont absents du chef-lieu de canton mais la prestation est assurée par une société agréée dans ce domaine qui est située dans la ville voisine d'Aigrefeuille-d'Aunis. Son rayon d'intervention s'étend en partie sur les deux cantons de La Jarrie et d'Aigrefeuille-d'Aunis.

La Jarrie fait partie des rares chefs-lieux de canton de la Charente-Maritime à ne pas être équipés d'un centre de secours. Ainsi, la ville dépend du centre d'Aigrefeuille d'Aunis où les pompiers sont habilités à intervenir dans les situations d'urgence.

Sports[modifier | modifier le code]

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Terrains de Tennis : La Jarrie dispose de 5 courts de tennis dont 3 couverts et éclairés grâce à la construction en 2003 de 3 courts intercommunautaires.
  • Salles multisports :
    • Salle de Sport H.- Péricaud, située derrière le groupe scolaire Jules-verne.
    • Gymnase J.- Héraud, situé derrière le collège Françoise-Dolto, construit dans les années 1990. Le gymnase dispose d'une tribune de 220 places.
  • Terrain de grands jeux

Le stade actuel est inauguré en 1982 et portera le nom de Stade Claude-Poumadère en 1986. En 2004 est installé l'éclairage homologué pour les rencontres nocturnes. Il comporte un terrain d'honneur, un terrain annexe et des locaux et vestiaires.

Une piste d’athlétisme et un terrain de football. Située derrière le collège, elle comporte une piste d’athlétisme de 300 mètres encadrant un terrain de football ainsi que d’une aire de lancer de poids et d’une autre consacrée au saut en longueur. Cet ensemble sera complété par des vestiaires d’une surface de 170 m2 et des locaux techniques contigus au gymnase existant.

Les activités sportives de la ville[modifier | modifier le code]

  • Club de tennis

Le Tennis Club Plaine d'Aunis[40]. Le club est créé en 1981 par un groupe de passionnés. Il est affilié l'année suivante à La Fédération Française de Tennis. En 1984, on construit 2 courts extérieurs en béton poreux puis en 1992, le club-house. En 2004, le TCJ (Tennis Club Jarrien) devient TCPA (Tennis Club de la Plaine d'Aunis). En 2011, le club regroupe 326 licenciés[41], soit le 4e du département et voit l'accession de l'équipe 1 Messieurs à la 1re division régionale.

  • Club de Basket

Le Sporting-Club La Jarrie (SCLJ)[42] compte 241 licencié en 2012 soit le premier du département et le 4e au niveau régional[43]. Le basket voit le jour en 1934 à La Jarrie grâce à l’initiative de Henri PERICAUD et compte 18 titres départementaux et 4 titres régionaux. La commune organise également tous les ans un Tournoi interrégional de basket[44].

  • Club de Football

La Jarrie Football Club[45] a fêté ses 60 ans en 2009. Créé en 1948 le club s'appelait alors "les Fantomas". Les statuts de l'association jarrienne sont déposés en 1949 en préfecture. Jusqu'en 1981 les rencontres se disputaient à la Minoterie sur un terrain prêté par monsieur GAUTHIER-DAVID avant d'être transféré dans le stade actuel en 1982.

  • La commune dispose également de clubs de chasse, de twirling bâton, de danses, de boule, de gymnastique...

Cultes[modifier | modifier le code]

La Jarrie appartient au diocèse catholique de La Rochelle et Saintes et à l'archidiocèse métropolitain de Poitiers[46].

Bien que la commune possède l'église Sainte-Madelaine, le service est assuré depuis la paroisse d'Aigrefeuille-d'Aunis.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Données économiques de la ville de La Jarrie :

Le taux de chômage en 2005 était de 7,7 % et en 1999 il était de 11,4 %. Les retraités et les préretraités représentaient 18,6 % de la population en 2005 et 14,5 % en 1999. Le taux d'activité était de 74,6 % en 2005 et de 71,6 % en 1999[34].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade Renaissance, maison improprement appelée "Maison de Louis XIII".

Façade renaissance[modifier | modifier le code]

Situé près de l'église, cette façade comporte des éléments de style renaissance. La façade est percée de deux baies au premier niveau. La plus large comporte de part et d'autre, des atlantes qui soutiennent une frise et une corniche ornée de palmettes. La seconde baie, plus étroite, est surmontée d'un décor identique. La fenêtre de l'attique est encadrée de pilastres. La façade porte l’inscription d'origine protestante "Post Tenebras Lux 1565". La maison est appelée à tort "maison Louis XIII" puisque aucun récit n'en fait mention.

Minoterie Gautier, David et Cie[modifier | modifier le code]

La minoterie est créée en 1901 par les cousins Auguste Gautier et Joseph David à l'emplacement d'une distillerie de betteraves. En 1922, la société Gautier David et Cie est créée. Il s'agit de la plus importante minoterie de la région, qui traite 350 à 400 quintaux de blé par jour avec une capacité de stockage de 12 000 quintaux. Le site comporte :

  • un atelier de fabrication datant de la fondation et agrandi en 1911 et 1915,
  • un magasin à farine,
  • un silo de 1912,
  • deux logements patronaux de 1910 et 1913,
  • le bâtiment des bureaux, édifié en 1917,
  • un logement pour le contremaître réalisé dans les années 1920.

En 1972, les 120000 q de farine produits représentent le plus fort contingent de la région. Le site industriel est desservi par embranchement ferroviaire[47]

Église Sainte-Madeleine[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église avec vue sur le portail et sur la baie murée.

Cette église fut successivement sous l'autorité des moines de l'Île-d'Aix puis des prêtres de l'oratoire. La première église daterait du XIIe siècle, le clocher et la maison des prêtres furent détruits en 1386. Le clocher est reconstruit au XVe siècle, façon clocher-porche. Le 1 et 2 avril 1568, l'église de La Jarrie fut mise à terre[48]. Le corps de l'église, relevé au cours XVIIe siècle, est un simple quadrilatère. Au cours des siècles, divers projets de reconstruction sont envisagés, pour finalement être abandonné au profit de simple réparation. En 1868, on réalise les fausses voûtes et les trois absides[49], sur les plans de Massiou.

Le clocher est une grosse tour carrée, flanqué de quatre contreforts. Il comporte une horloge. Le rez-de-chaussée du clocher est couvert d'une importante voûte à liernes et tiercerons. Il s'ouvre à l'ouest par un portail à deux colonnettes[49]. Le clocher présente également une ancienne baie en grande partie murée mais où se devinent les restes d'un remplage de style gothique flamboyant. Il renferme la cloche dite Charles Jean-Baptiste Louise Elisabeth. Elle date de 1764 et elle est classée au titre d'objet par arrêté du 5 décembre 1908[50].

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque

La nouvelle médiathèque remplace l'ancienne bibliothèque, qui se situait derrière le groupe scolaire Jules-verne (rue des écoles). L'ancienne bibliothèque fait maintenant partie du restaurant scolaire tandis que les classes primaires qui occupaient l'angle de la rue de l'Alerte et des canons, on était transformé en médiathèque[51].

  • Salle des fêtes

La salle a été rénové en 2011

La vie associative[modifier | modifier le code]

La commune comporte une trentaine d’associations de domaines différents (culture, sport, humanitaire, environnement…).

Médias[modifier | modifier le code]

La commune de La Jarrie est desservie par le quotidien régional Sud Ouest, qui a une antenne à La Rochelle, et le journal hebdomadaire Charente-Maritime-Hebdo, dont le siège est à Surgères.

Télévision[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'émetteur de La Rochelle- ZUP de Mireuil (en réception analogique et en numérique terrestre, TNT)[52]. La diffusion numérique de cet émetteur a été activée en octobre 2006, afin de pallier les déficiences de l'émetteur de Niort-Maisonneuve (altération ponctuelle du signal signalées dans certaines zones de la Charente-Maritime). L'ensemble des chaînes nationales sont diffusées, y compris la version régionale de France 3, France 3 Poitou-Charentes, et son décrochage local, France 3 Atlantique. Une chaîne généraliste locale

La commune reçoit également la chaine Célà TV, chaîne diffusée 24h sur 24 sur le canal 30 de la TNT sur le nord de la Charente-Maritime. La chaîne propose une ligne éditoriale départementale et une programmation spécifiquement consacrée à la Charente-Maritime.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri-Constant Groussau (1851-1936), homme politique, député du département du Nord de 1902 à 1936.
  • Les frères Naud, avaient créé une marque de cycles, la marque "HEN" pour Henri et Ernest Naud, encore en activité au début des années 1960.
  • La famille David qui a créé la minoterie de La Jarrie toujours en activité.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est l'ancienne RN 139. Cette route est, de même, l'ancienne route royale de Périgueux à La Rochelle, dénommée ainsi jusqu'à la fin de la Monarchie de Juillet, puis l'ancienne route impériale 139 pendant tout le Second Empire
  2. L'autoroute passera dans l'est de la Communauté d'agglomération de La Rochelle dans le territoire communal de Sainte-Soulle où est prévue la construction d'un échangeur autoroutier avec la RN11 Le tracé de l'autoroute A831
  3. Après avoir chassé le cerf à Aguré, domaine du baron de Surgères et couché la veille à la Jarrie, François I arriva, le 30 décembre à La Rochelle. Il était accompagné de son second fils, le duc d'Orléans, du duc de Vendôme, du comte de Saint-Pol, du cardinal de Tournon, son premier ministre, des cardinaux de Lorraine et de Ferrare, du garde des sceaux de Montholon, du chancelier d'Alençon et de plusieurs autre grands personnages, (extrait de Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p. 507)
  4. La deuxième circonscription électorale regroupe du nord au sud les cantons suivants : Marans, Courçon, La Jarrie, Aytré, Aigrefeuille d'Aunis, Surgères, Rochefort-Centre, Rochefort-Nord et Rochefort-Sud
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  7. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  8. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  3. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  4. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  5. Relevés météorologiques de La Rochelle, Charente-Maritime (17), de 1961 à 1990 (infoclimat.fr)
  6. ministère du Développement durable, « Projet d'autoroute A831 »,‎ 2010 (consulté le 30 décembre 2010)
  7. « A 831 Fontenay-Rochefort : l'appel à concession lancé ! », http://www.fontenaylecomte-blog.com,‎ 1 février 2012
  8. pierre-marie lemaire, « A 831 Rochefort-Fontenay-le-Comte : qui paiera le surcoût ? », SUD OUEST,‎ 21 février 2011
  9. Sur les Rails Charentais, « La gare de La Jarrie », Sur les Rails Charentais,‎ 30 novembre 2009
  10. Le site de l'aéroport de La Rochelle
  11. Le site de l'aéroclub de Rochefort-Saint-Agnant
  12. Lignes départementales Les Mouettes
  13. Arrêts de bus "Les Mouettes" sur La Jarrie
  14. Blason de La Jarrie
  15. ARCERE, Histoire de la ville de La Rochelle et du Pays d'Aunis, vol. Tome I,‎ 1756, 727 p. (lire en ligne), p. 627
  16. Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 216
  17. Émilie Gatault, « Le foyer rural ira à la maternelle », Sud Ouest,‎ 22/06/2012
  18. http://www.agglo-larochelle.fr/l-extension-du-perimetre-d-agglomeration
  19. a et b (fr) « Impots locaux à La Jarrie », taxes.com
  20. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  21. Annuaire des villes Jumelées
  22. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 31 Juillet 2012).
  23. « Résultats des élections présidentielles de 2012 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  24. « Résultats des élections présidentielles de 2007 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  25. « Résultats des élections présidentielles de 2002 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  26. « Résultats des élections législatives de 2012 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  27. Thomas Villepreux, « Législatives :David Baudon a su attirer la lumière », Sud Ouest,‎ Jeudi 08/06/2012
  28. Thomas Villepreux, « David Baudon : « Je ne suis pas un apparatchik » », Sud Ouest,‎ Jeudi 2 février 2012
  29. Thomas Villepreux, « L'horizon se dégage pour Suzanne Tallard », Sud Ouest,‎ 11/06/2012
  30. « Résultats des élections législatives de 2007 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  31. « Résultats des élections législatives de 2002 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  32. « Résultats des élections régionales de 2010 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  33. « Résultats des élections régionales de 2004 à La Jarrie », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 juillet 2012)
  34. a et b Site Conseil général, fiche de La Jarrie
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  37. Émilie Gatault, « Un projet scolaire enfin mené à bien », Sud Ouest,‎ 14/04/2012
  38. Fiche de présentation du collège public de La Jarrie
  39. Site de l'annuaire de la santé
  40. Site du Club de tennis de la plaine d'Aunis
  41. E. G., « 326 licenciés au tennis l'an dernier », Sud Ouest,‎ 10/03/2012
  42. Site du club de Sporting-Club de Basket de La Jarrie
  43. Émilie Gatault, « Avec 241 licenciés, le Sporting-Club est en tête du département », Sud Ouest,‎ 4 février 2012
  44. Émilie Gatault, « Tournoi interrégional de basket », Sud Ouest,‎ 02/06/2012
  45. site de La Jarrie Football Club
  46. Diocèses de France
  47. « Minoterie - Dossier inventaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p 93
  49. a et b Église Sainte-Madelaine
  50. « Cloche dite Charles Jean-Baptiste Louise Elisabeth », base Palissy, ministère français de la Culture
  51. Émilie Gatault, « La nouvelle médiathèque compte déjà 400 inscrits », Sud Ouest,‎ 19/04/2012
  52. [PDF]Couverture de l'émetteur de La Rochelle - ZUP de Mireuil

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Blomme Yves (abbé), Les églises d'Aunis, Éditions Bordessoules,‎ 1993, voir p. 80
  • Le Patrimoine des Communes de la Charente-Maritime, Flohic éditions,‎ août 2002, 575 p. (ISBN 2-84234-129-5), voir p. 281
  • Jourdan, Éphémérides historiques de la Rochelle, A.SIRET,‎ 1861, 595 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]