Monségur (Gironde)

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Monségur
Monségur, arcades et halle
Monségur, arcades et halle
Blason de Monségur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement de Langon
Canton de Monségur (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde
Maire
Mandat
Pascal Lavergne
2014-2020
Code postal 33580
Code commune 33289
Démographie
Gentilé Monségurais
Population
municipale
1 502 hab. (2011)
Densité 152 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 05″ N 0° 04′ 54″ E / 44.6513888889, 0.081666666666744° 39′ 05″ Nord 0° 04′ 54″ Est / 44.6513888889, 0.0816666666667  
Altitude Min. 17 m – Max. 111 m
Superficie 9,91 km2
Localisation

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Monségur

Monségur (Montsegur en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Monségurais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Dropt à Monségur

Située en Guyenne au sud-est du département de la Gironde, Monségur est établie sur une hauteur dominant la vallée du Dropt, un affluent de la Garonne. Trois hameaux : la Contente, Sarot et Montignac.

Le bourg, implanté au croisement des routes départementales 16 et 668 (l'ancienne route nationale 668), se trouve, en distances orthodromiques, à 11 kilomètres au nord-est de La Réole et à 18 kilomètres au nord-nord-ouest de Marmande.

La commune est également desservie par les routes départementales 234 et 668E1.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monségur
Le Puy Dieulivol
Saint-Sulpice-de-Guilleragues Monségur Cours-de-Monségur
Sainte-Gemme Saint-Vivien-de-Monségur

Histoire[modifier | modifier le code]

Monségur est une bastide fondée en 1265 par la reine d'Angleterre, Éléonore de Provence[2].

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Monségur se situe dans la petite Gavacherie, enclave de langue d'oïl en occitan.

La tradition locale veut que Monségur et ses environs ont été repeuplés en partie, après la grande peste de 1356 survenue au cours de la Guerre de Cent Ans, par un transfert massif de colons venus de la Saintonge, de l'Angoumois, du Poitou, de l'Aunis. Les documents assez nombreux à partir du XVe siècle indiquent plutôt une immigration progressive et continue[3]Cela a entraîné la constitution d'une enclave de langue d'oïl en terre gasconne dite « Petite Gavacherie » ou « Gavacherie de Monségur » ou l'on parle le « gabay » ou « gavache » (localement appelé « marot[4] ») qui est une variété du saintongeais lui-même variété du poitevin-saintongeais[5]. Ce territoire s'étendait aussi au pays voisin de Duras (en Lot-et-Garonne). « Gavache » (prononcer Gabache) est le nom qui a été donné par les Gascons à ces nouveaux venus. Il désigne à la fois ces étrangers allophones qui ne parlaient pas la même langue que la communauté d'accueil. Avec le temps, le parler gavache a aussi emprunté des mots et certaines formes au gascon et à l'occitan. En pays de Monségur et dans ce que l'on continuait à appeler jusqu'au siècle dernier la petite Gavacherie, le gavache n'est pratiquement plus parlé aujourd'hui.

Le 31 juillet et le 1er août 1562, lors des guerres de religion, la ville est assiégée et prise par Blaise de Montluc, à la tête de l’armée royale et des catholiques ; tous les défenseurs protestants sont massacrés[6].

À la Révolution, la paroisse Notre-Dame de Monségur et son annexe, Notre-Dame de Montignac, forment la commune de Monségur[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Monségur se blasonnent ainsi :

de gueules au château d'argent maçonné de sable, sommé d'un lion léopardé contourné d'or[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Pierre Martaut DVD Conseiller général (1951-1963)
 ?  ? Yves Renard CNIP Conseiller général (1967-1973)
mars 1977 1978 † Robert-Étienne Servant PS Conseiller général (1973-1975)
1978 mars 2008 Bernard Dussaut PS Artisan, sénateur (1989-2008) et conseiller général (1975-)
mars 2008 mars 2014 Jean-Louis Favereau PS Conseiller municipal (1971-1989), adjoint au maire (1989-2008)[9]
mars 2014 en cours Pascal Lavergne[10] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la Communauté de communes du Monségurais ayant été supprimée, la commune de Monségur s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Réolais en Sud Gironde siégeant à La Réole.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 502 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 571 1 440 1 469 1 328 1 344 1 486 1 523 1 592 1 639
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 732 1 689 1 704 1 679 1 709 1 649 1 567 1 497 1 511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 522 1 510 1 404 1 267 1 307 1 260 1 251 1 396 1 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 598 1 630 1 618 1 612 1 537 1 429 1 510 1 522 1 502
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil ou militaire[modifier | modifier le code]

  • La halle du XIXe siècle, très bel exemple d'harmonisation entre la fonte et le verre, a été construite en deux temps : d'abord les galeries extérieures en 1866 avec un square en leur centre, puis à la place de ce dernier une halle couverte en 1897 pour abriter la totalité des marchands forains[16]. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en 2011[17].
  • La place de la halle et ses galeries à arcades.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

  • « Les 24 heures du swing », début juillet chaque année depuis 1990[18].
  • Marché nocturne tous les mercredis de mi-juin à mi-septembre depuis 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 26 mars 2013.
  2. La bastide de Monségur sur le site du Comité départemental du tourisme de la Gironde
  3. Raymond Doussinet, Le Parler savoureux de Saintonge, Éditions Rupella, La Rochelle, 1958
  4. Freddy Bossy, Pour une approche linguistique des gavacheries, 1978  : « À noter que les locuteurs se désignent eux-mêmes sous le terme “marot”, “gavache” étant senti comme l’injure occitane atteignant une ethnie d’oïl. »
  5. Le poitevin-saintongeais réapparaît, après 3 ans d'absence, dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais »]. DGLF - Ministère de la Culture
  6. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 234
  7. Historique des communes, p. 35, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 avril 2013.
  8. Blason dessiné d'après le blason sur le frontispice de la mairie
  9. Jean-Louis Favereau ne se représente pas, Sud Ouest.fr du 7 novembre 2013, consulté le 2 juillet 2014.
  10. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 pour Monségur, consultés le 2 juillet 2014.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  13. Panneau d'information (à l'initiative du Service départemental d'architecture des Bâtiments de France) à l'extérieur de l'église, côté portail ouest
  14. « L'église de Monségur », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 août 2012.
  15. « Croix de la Passion », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 août 2012.
  16. Panneau d'information (à l'initiative du Service départemental d'architecture des Bâtiments de France) à l'extérieur de la halle
  17. « Halle », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 août 2012.
  18. Festival de Jazz en Gironde Les 24 Heures du Swing, consulté le 8 novembre 2013.