Soubise (Charente-Maritime)

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Soubise
L'hôtel de ville de Soubise.
L'hôtel de ville de Soubise.
Blason de Soubise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Saint-Agnant
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Robert Chatelier
2008-2014
Code postal 17780
Code commune 17429
Démographie
Gentilé Soubisiens
Population
municipale
2 852 hab. (2011)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 34″ N 1° 00′ 28″ O / 45.9261111111, -1.00777777778 ()45° 55′ 34″ Nord 1° 00′ 28″ Ouest / 45.9261111111, -1.00777777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 22 m
Superficie 10,93 km2
Localisation

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Liens
Site web www.soubise.fr

Soubise est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime en région Poitou-Charentes.

Son gentilé est Soubisien et Soubisienne[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Soubise est située dans le Sud-Ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante de moins d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Commune fluviale et estuarienne, elle est longée uniquement sur sa rive gauche par la Charente.

Elle appartient à la couronne périurbaine de l'aire urbaine de Rochefort et s'étend entièrement sur la rive sud de l'estuaire de la Charente en aval de Rochefort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Soubise[3]
Saint-Nazaire-sur-Charente Rochefort
Moëze Soubise[3] Échillais
Beaugeay Saint-Agnant

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois la ville était un point de passage important pour traverser le fleuve entre Rochefort et l'océan.

En septembre 1346, le comte de Derby s’empare de la ville[4] (guerre de Cent Ans).

Elle fut érigée en principauté pour les Rohan. Cette principauté jouissait d’une certaine liberté fiscale, ce qui en faisait un point de passage privilégié et bien situé pour la contrebande de tabac et d’étoffes d’importation[5].

Le bac de Soubise[modifier | modifier le code]

Un bac a longtemps permis de traverser la Charente au niveau du port de plaisance actuel. Les deux cales empierrées de part et d'autre du fleuve, où aboutissait une route venant de Rochefort (Charente-Maritime) sur la rive droite, sont toujours visibles actuellement au niveau du village et servent à la mise à l'eau des embarcations.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : en 1 : de gueules à neuf macles d'or, ordonnés 3, 3, 3 (qui est de Rohan) ; et en 2 : d'hermine plain (qui est de Bretagne)[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Robert Chatelier    
2001 2008 Robert Chatelier    
2008 en cours Robert Chatelier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 852 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
493 428 412 699 633 677 678 716 660
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643 670 672 619 645 672 790 715 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
744 746 712 678 642 611 601 581 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
706 730 842 1 422 1 220 1 220 2 744 2 852 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Carrières de pierre.
  • Chantier naval pour la plaisance.
  • Mécanique de précision.
  • Tourisme.
  • Parc Myocastor.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint Pierre.
Le port à sec.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victor Hugo apprit le décès de sa fille Léopoldine (qui se noya avec son mari dans la Seine à Villequier) le soir du 9 septembre 1843, soit 5 jours après le drame, à Rochefort, au café de l'Europe longtemps appelé le café de la Paix à l'angle de la place Colbert, en lisant le journal Le Siècle[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français, et est parfois également incluse dans un Grand Ouest.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Rpbert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,‎ 2001, 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p 197
  5. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 147
  6. Gaso.fr
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Fontaine de la Rouillasse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Jean Milhères, Traverser le Sud-Ouest avec Victor Hugo : Bordeaux, Bayonne, Biarritz, in De Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port, Fédération Historique du Sud-Ouest, Bordeaux, 1993, page 198.